Vous l’attendiez avec impatience : en cette rentrée, La Péniche, journal des étudiant.e.s de Sciences Po, reprend du service avec un enthousiasme débordant, prête à embarquer pour une nouvelle année riche en découvertes et en partage.
Le port est ouvert à tous ceux qui souhaitent contribuer à cette aventure éditoriale, et voguer avec nous à plus de vingt mille lieues sur les mers. Ensemble, nous explorerons tous les horizons et océans de l’actualité.
Rédacteurs, nous attendons sur le pont vos articles sur la vie étudiante, vos critiques d’art, vos enquêtes en eaux troubles, mais aussi vos tribunes engagées et autres éclats de voix, mais surtout de plume;
Dessinateurs, les portes vous sont également ouvertes si vous voulez vous essayer à l’art subtil de la caricature et de l’illustration;
Écrivains en herbe, vous trouverez dans nos colonnes un espace de publication bienveillant pour vos billets littéraires, poèmes, et autres créations.
Photographes enfin, nous sommes en quête de vos talents pour illustrer nos mots.
Que vous souhaitiez vous investir un peu, beaucoup, ou à la folie, c’est avec joie que nous lirons ce que vous avez à nous proposer. Marins aguerris ou novices de la plume, soyez assurés que chacun trouvera sa place à bord de La Péniche.
Pour nos camarades anglophones, pas de panique, les eaux sur lesquelles naviguent La Péniche sont internationales : en français ou en anglais, n’ayez pas peur de vous exprimer. Ici à la rédaction, la langue ne saurait devenir obstacle, mais plutôt terrain de jeu expérimental servant à la diffusion de connaissances et d’idées.
Mais l’écriture n’est pas qu’un jeu solitaire : régulièrement, nous aurons l’occasion de nous rencontrer pour échanger, lors de nos conférences de rédactions ou de nos afterworks pour une ambiance plus festive. Nous vous attendons également pour débattre à l’occasion du Grand Oral, rendez-vous immanquable de la vie étudiante qui accueille des personnalités au cœur de l’actualité afin d’échanger.
Pour nous lire : rien de plus simple, suivez ce lien (et oui puisqu’il faut être absolument modernes, nous ne nous embarassons pas d’une version papier).
Alors, dès que le vent soufflera, soyez prêts à prendre le large avec nous, car l’horizon s’étend à perte de vue, et les voiles de La Péniche n’attendent que vos mots pour se gonfler. Bon vent à toutes et à tous!
Vos rédacteur.ice.s en chef, Chloé Auffray et Liam Piorowicz
Illustration : Alysse Verron
Ahoy!
You’ve been eagerly awaiting it: La Péniche, Sciences Po’s student newspaper, is back with overflowing enthusiasm, ready to embark on a new year filled with discoveries and sharing.
The harbor is open to all who wish to contribute to this editorial adventure and sail with us over twenty thousand leagues on the seas. Together, we will explore all the horizons and oceans of current events.
Writers, we’re waiting for your articles on student life, art critiques, investigations in murky waters, but also your engaged op-eds and other bursts of voice, but above all, of pen;
Illustrators, the doors are also open to you if you want to try your hand at the subtle art of caricature and illustration;
Budding authors, you will find in our columns a welcoming space for your literary pieces, poems, and other creations.
Photographers, we are on the lookout for your talents to illustrate our words.
Whether you want to get involved a little, a lot, or passionately, we will joyfully read what you have to offer. Seasoned sailors or novice writers, rest assured that everyone will find their place aboard La Péniche.
To our fellow international students, have no fear, for the troubled waters on which La Péniche is sailing are international : in English or in French, don’t be afraid to express yourself. Here at La Péniche, language is not an obstacle, but rather a playground for the dissemination of knowledge and ideas.
But writing is not just a solitary game: we will often have the opportunity to meet and exchange ideas at our editorial meetings or afterwork events in a more festive atmosphere. We also look forward to welcoming you to our Grand Oral debates, an unmissable event in student life that hosts prominent personalities at the heart of current affairs for discussions.
To read us: nothing could be simpler, follow this link (yes, because we must absolutely be modern, we don’t bother with a print version).
So, as soon as the wind blows, be ready to set sail with us, because the horizon stretches endlessly, and La Péniche’s sails are waiting for your words to billow. Fair winds to one and all!
Your editors-in-chief, Chloé Auffray and Liam Piorowicz
Illustration: Alysse Verron
]]>Sandrine Rousseau est de celles et ceux qui ne laissent pas indifférents, qu’elle soit admirée ou détestée. Cela se retrouve dans son parcours politique. Députée Europe Écologie-Les Verts de Paris, elle ne manque pas d’exprimer clairement ses positions anti-capitalistes, anti-patriarcales ou encore anti-nucléaires. Aujourd’hui, Sandrine Rousseau représente la branche de EELV dite “très à gauche”, en opposition totale avec Yannick Jadot, candidat à la présidentielle de 2022, perçu comme “et de droite et de gauche.”
<<Si les quatre partis de gauche étaient venus aux législatives séparés, nous n’aurions pas le nombre de députés que l’on a aujourd’hui. Donc la NUPES a marché.>>
Durant cet échange, Sandrine Rousseau a été largement interrogée sur la stratégie de la NUPES, son efficacité et ses limites. En effet, la députée ne cache pas sa mésentente particulière avec l’aile LFI de la NUPES lors du vote de la motion de censure : Madame Rousseau appelait à retirer des amendements afin de faire avancer le débat, soit une stratégie ouvertement contraire à celle de son alliance. À celà, la députée rétorque qu’une réorganisation est nécessaire au sein de l’alliance : <<Je pense que c’est la NUPES qui y arrivera, à condition de s’entendre, et de repenser les rapports de force au sein de la NUPES.>> Tout en affirmant les faiblesses de la NUPES, Sandrine Rousseau rappelle que sans cette alliance, une telle présence de la gauche à l’Assemblée n’aurait pas été si forte.
Féminisme, radicalité et violences policières…
Lorsque la députée est interrogée sur l’impunité des violences sexistes et sexuelles (VSS) en France par une étudiante, Sandrine Rousseau répond : <<La société, globalement, accepte ces violences.>> La députée écologiste ne manque pas de rappeler qu’elle considère les VSS comme une faille systémique dans la société. Elle-même est très engagée au sein des milieux féministes. Suite à l’affaire Denis Baupin, elle a notamment écrit le livre Parler et fondé l’association du même nom pour sensibiliser sur l’importance de la parole pour les femmes victimes de VSS : c’est la refonte de tout un système qui, selon elle, est nécessaire.
Mais si Sandrine Rousseau souhaite la chute du capitalisme, elle évoque d’abord la nécessité de la chute du patriarcat, qui selon elle, entraînerait de manière presque causale, la fin du capitalisme.
De ce Grand Oral, Lilas, étudiante en première année, a retenu la “solidité” de certains arguments de la députée écologiste, tout autant que la “tension” qu’ont soulevé certaines questions, notamment au sujet de la violence, et de sa légitimation en matière écologiste.
Crédit image : Caroline Renaux pour La Péniche
]]>Navigateurs, Navigatrices,
Bienvenue à bord !
Que vous soyez un jeune mousse désorienté ou un capitaine aguerri, la péniche du 27 va (re)devenir votre port de plaisance. Ne sentez-vous pas déjà l’embrun des conversations agitées, n’entendez-vous pas le clapotis familier des claviers, le ressac des rires masqués ?
Le périple reprend, chers moussaillons. Tel l’Albatros, il reprend d’une démarche chaloupée. Certes, il hésite, il titube, il oscille, mais il reprend. La traversée sera rude, parfois, sera belle, souvent. Et parmi cette brume marine, La Péniche sera là. Laissez vous porter, emporter, transporter par notre houle rédactionnelle. Car comme vous, nous sommes toujours là, contre vents et marées, bravant la tempête du covid et du tout numérique.
Cette année, La Péniche fête ses 15 épopées. Quinze années d’actualités, d’investigations, de culture, d’art et d’écriture. De nombreux milles ont été parcourus. Notre paquebot bouillonne de chacun de vos apports. La Péniche se réinvente sans cesse, s’adapte et pourtant, elle ne garde qu’un seul et même cap, le plaisir de l’écriture.
Car, moussaillons, la presse écrite n’est pas obsolète. Elle permet un recul, un temps de réflexion, une approche plus mesurée. Cela vient à manquer dans notre monde hyper connecté.
Alors que vous soyez marin d’eau douce ou aventurier, la Péniche sera votre phare, embarquez !
1A nous vous aiderons à faire face aux rouleaux de l’IP, 2A nous vous guiderons pour votre année à l’étranger, 3A, vous qui n’avez pu voyager, nous serons là pour vous épauler. Quant aux plus endurcis, pas de répit, notre pont vous accueille aussi.
Vous l’aurez compris, à la Peniche les jeux de mots sont permis. Mais trêve de bavardage, je me dois de vous présenter notre équipage. Rédacteurs, dessinateurs et photographes vous préparent une année mémorable. Les discussions promettent d’être tumultueuses au sein de notre cabine politique qui couvrira les prochaines élections. La culture aura également le vent en poupe avec la rubrique Mag’ qui ne manquera pas une sortie ciné, littéraire ou musicale. L’actualité mondiale, nationale ou sciencepale vous sera décortiquée, analysée et même illustrée. Sortez donc vos stylos, vos feutres et vos appareils photos !
Et parce que tout marin doit savoir jeter l’ancre, notre cabine évènementielle vous prépare de nombreuses odyssées, pied à terre. Les traditionnels Grands Oraux pour les ambitieux, les mots de la Saint-Valentin pour les plus fleurs bleues, sans oublier les workshops pour les passionnés. Enfin, comme un navire solitaire ne fait pas long feu sur les flots amers, nous naviguerons aux côtés d’autres associations.
Dear exchange students, we do not forget you ! You can write in English or, if you want to improve your French, we can help you to do so.
Chers Sciencepistes, pour son anniversaire, c’est vous que la Péniche met à l’honneur. Vous, rédacteurs, scénaristes, musiciens, photographes, dessinateurs, poètes, lecteurs. Vous, intéressés par tout, passionnés de rien, vous, épris de tout et curieux d’un rien.
Alors rejoignez-nous pour une heure ou pour un an, lisez-nous quotidiennement ou de temps en temps. Nous sommes là pour vous accompagner, vous divertir, vous faire sourire et même rire.
Et puisque la Peniche n’est pas une épave, surfant sur les vagues du net, vous pouvez la suivre sur tous les réseaux sociaux.
Notre équipage et moi-même vous souhaitons une bonne rentrée et surtout, une belle année à nos côtés. Bon vent !
Ambre Bertocchi, rédactrice en chef pour l’année 2021-2022
Crédit image : Caroline Renaux
]]>Bien qu’il soit enseignant à Sciences Po Paris dans la spécialité « Sécurité et défense » du Master politiques publiques, Bernard Cazeneuve sort diplômé de l’IEP de Bordeaux en 1985. Aujourd’hui encore, l’ancien Premier ministre reste attaché à l’Institut, où il a été élu président du Conseil d’Administration en octobre 2019. Issu d’une famille de gauche – son père était représentant du Parti socialiste dans l’Oise –, Bernard Cazeneuve dirige la section girondine des Radicaux de Gauche pendant ses études. Ce n’est qu’en arrivant à Paris pour préparer l’ENA – qu’il ne rejoindra finalement pas – qu’il adhère au PS.
Bernard Cazeneuve entame sa carrière en tant que juriste, notamment à la Banque Populaire, avant de rejoindre plusieurs cabinets ministériels au début des années 1990. Il y occupe des fonctions de conseiller technique et de chef de cabinet. En 2003, après un échec aux élections législatives l’année précédente, l’ancien Premier ministre se retourne vers le droit et le privé, et devient avocat au barreau de Cherbourg-Octeville. En 2006, il travaille ainsi comme avocat au sein du cabinet August Debouzy. Lorsqu’il quitte Matignon, il renoue très vite avec le privé et reprend ses activités d’avocat au cabinet August Debouzy. Il devient l’un des premiers chefs du gouvernement de la Vème République à rejoindre si rapidement le privé.
Né dans l’Oise, Bernard Cazeneuve est parachuté dans la Manche pour débuter sa carrière politique en 1994 en tant que conseiller général. Il y restera néanmoins fidèle, occupant le poste de maire d’Octeville entre 1995 et 2000, puis celui de Cherbourg-Octeville entre 2001 et 2012 après la fusion des deux communes. A trois reprises, il est également élu député de la Manche, dans des circonscriptions différentes. De 2004 à 2007, il change d’échelle et devient vice-président du conseil régional de Basse-Normandie.
Tout au long de sa carrière, Bernard Cazeneuve s’est montré proche de Laurent Fabius, qu’il considère comme son « grand frère ». C’est d’ailleurs lui qui a organisé son parachutage dans la Manche. Au-delà de l’amitié qu’ils partagent, les deux hommes ont longtemps été des alliés politiques. L’ancien maire de Cherbourg s’est ainsi montré fidèle à la ligne fabusienne à de nombreuses reprises. En 2005, à l’image de Laurent Fabius, il choisit de voter « non » au référendum sur le projet de Constitution européenne. En 2012, toujours dans le sillage du député de Seine-Maritime de l’époque, Bernard Cazeneuve ne se positionne pas sur la primaire de la gauche. Les deux hommes ont aussi en commun une approche fiscale prônant la maîtrise et le contrôle des dépenses. Le poste de ministre délégué au Budget que l’avocat a occupé pendant quelques mois à partir de 2013 a permis de l’illustrer. Les deux alliés ont également travaillé ensemble entre 2012 et 2013 lorsque Bernard Cazeneuve était ministre délégué aux Affaires européennes auprès de Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères.
Lorsqu’il arrive à Beauvau en 2014, Bernard Cazeneuve est relativement mal connu et pèse peu face aux ténors du PS. La triste vague d’attentats de 2015 et 2016 le mettra sur le devant de la scène et lui fera gagner en crédibilité. La situation sécuritaire à laquelle il est confronté en tant que ministre de l’Intérieur est finalement assez similaire à celle d’aujourd’hui. Au-delà de la menace terroriste forte, il connaît de grandes manifestations et des tensions avec les forces de l’ordre, bien que les sujets de discorde soient différents de ceux de 2020. En octobre 2014, il est ainsi confronté à la polémique provoquée par la mort de Rémi Fraisse par un tir de grenade offensive pendant la mobilisation contre le barrage de Sivens dans le Tarn. Il est également à l’Intérieur au moment des grèves et manifestations d’opposition à la loi Travail, quelques mois avant de devenir Premier ministre.
Pour poser toutes vos questions à Bernard Cazeneuve, ça se passe ce soir à 19h30, sur Zoom ! Les places sont disponibles ici : Inscription au webinaire – Zoom
Crédit image : Ministru prezidents Valdis Dombrovskis tiekas ar Francijas Eiropas lietu ministru Bernāru Kazenēvu (Bernard Cazeneuve) (flickr.com), State Chancellery of Latvia, Creative Commons — Attribution-ShareAlike 2.0 Generic — CC BY-SA 2.0
]]>Le jour venu est enfin arrivé. Les grilles du 27 sont ouvertes, prêtes à laisser un flot d’étudiants se déverser en péniche. Cette année, pourtant, tout risque d’être un peu différent. Les retrouvailles se feront sans embrassades, mais avec masques et gestes barrières. Sciences Po en mode Covid-19, c’est moins de temps passé à courir d’un côté à l’autre du boulevard Saint-Germain, et plus de prières pour sa connexion internet ; c’est non seulement devoir lutter contre l’onglet Facebook qui nous fait de l’œil, mais aussi contre l’appel du lit et du réfrigérateur. C’est, aussi, moins de rendez-vous donnés en péniche, mais qu’à cela ne tienne : il y aura toujours les rendez-vous avec La Péniche !
La Péniche avec un grand P, c’est le journal des étudiants de Sciences Po, et à l’ère du campus numérique, votre fidèle navire ne faiblit pas ! Actualités sciencespistes, débats, mais aussi, photographies, dessins ou dernières news du monde de la culture : en cette rentrée, nos matelots sont prêts à braver la tempête Covid pour vous fournir les contenus qui font la réputation de votre média favori depuis quatorze ans. Plus que jamais, La Péniche sera votre guide à travers le brouillard. Besoin de conseils pour affronter ce semestre particulier ? Envie de connaître les dernières actualités de Sciences Po ? C’est par ici que ça se passe. Restez connecté.e.s sur notre site internet et nos réseaux sociaux pour ne manquer aucune de nos publications !
Notre équipe se compose de rédacteurs et rédactrices, mais aussi de photographes, de dessinateurs et de dessinatrices. Cette année, nous voulons les mettre à l’honneur et traiter l’actualité en images. L’année dernière, vous aviez pu suivre la campagne des élections syndicales (finalement reportées) grâce à notre reportage photo : durant les mois à venir, nous renouvellerons l’expérience sur d’autres thématiques pour vous permettre de suivre l’actualité autrement. Gardez également un œil sur notre rubrique dessins, qui devrait accueillir le talent des sciencespistes tout au long de l’année !
À l’heure du Covid-19, plus encore qu’à l’habitude, votre journal se voudra proche de ses lecteurs et lectrices. Sans relâche, nous parcourrons les mers agitées qui séparent campus physique et numérique. Ainsi, suivre les cours à distance ne vous empêchera pas d’être au courant des dernières nouvelles de la rue Saint-Guillaume : nous serons vos yeux et vos oreilles ! Nous partirons à la (re)découverte des lieux, des individus, des associations et des organisations qui font Sciences Po et que nous avons pu perdre de vue ces derniers temps.
Enfin, parce que loin des yeux ne signifie pas loin du cœur, La Péniche se rapproche des autres vaisseaux journalistiques du monde étudiant : en première ligne, un projet de collaboration entre les journaux des différents IEP, à suivre d’ici quelques mois !
Toute l’équipe de La Péniche se joint à moi pour vous souhaiter une belle rentrée, puisse-t-elle être embellie par votre dévoué journal. Alors, embarquez avec nous et larguons les amarres : c’est un nouveau voyage qui débute maintenant, et il s’annonce trépidant !
Sarah Miansoni, rédactrice en chef pour l’année 2020-2021
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