Vie du campus

Les membres de l’AS vous disent tout sur le CRIT

Pour vous, Elian, fraichement arrivé à lapeniche.net, a osé pénétrer l’antre jaune et noire de l’AS pour se frotter à ses membres…Interview de Léo Bochet, le président, d’Hugo, membre du staff et de Mathieu, chef ultra

LP: Le CRIT à Aix cette année, ça s’annonce comment ?

Cette année, Aix a vraiment mis le paquet, les aixois ont une tradition festive bien sudiste, mais tout est pourtant réglé au millimètre. Leur équipe d’organisation prévoit tout, elle a vraiment à cœur de faire la meilleure soirée et un CRIT dingue. Ils ont même écouté tous les mix des associations Pom Pom, pour éviter de retrouver le même son dans plusieurs chorégraphies, les moments de flottement… Ils sont vraiment chauds. Le seul bémol, c’est Aubagne : la salle se trouve assez loin d’Aix, mais ils ont tout préparé.

Hugo : on a testé leur sens de la fête en septembre lors de la réunion pré-CRIT: ils sont vraiment prêts.

Léo : Sportivement, Aix est LE gros challenger de cette année : ils seront chez eux, la ville est assez petite, donc les autres IEP viennent vraiment en effectif réduit, et ils sont vraiment chauds niveau ambiance.

LP: Et du côté parisien ? Combien d’étudiants font le déplacement ?

Léo : Départ prévu jeudi à 17h, retour à Sciences Po lundi 15h, vous pouvez d’ailleurs vous préparer à une petite invasion de Boutmy pour ceux qui auront cours à ce moment là. La délégation parisienne se compose de 245 étudiants, on part à plusieurs cars, et on est la plus grosse délégation qui fait le déplacement, seul Aix nous dépasse, avec environ 400 étudiants.

LP: Paris sait-il mettre l’ambiance ?

Mathieu : on est obligé d’avouer que Lille est vraiment très bon niveau ambiance. Ils gagnent souvent le prix, mais cette année Batuka et les Ultras ont particulièrement à cœur de tout péter. Concrètement, on va galvaniser au maximum les 200 supporters parisiens, lancer les chants, drapeaux, fumigènes…

Leo : d’ailleurs, à bon entendeur : à jeudi 17h, les criteux ont deux options. Soit ils montent dans le car vêtu de jaune et noir, soit… Hugo : … soit ils montent à poil

LP: Quels sont les différents prix au CRIT ?

Léo : le prix le plus important est le prix du sport, que Paris avait gagné au Monar’CRIT l’année dernière avec un record du nombre de points, c’est donc celui-ci que l’on vise en priorité. Le 2ème le prix le plus important est le prix de l’ambiance, généralement attribué à Lille, ou à Paris. Il y a ensuite deux prix pour consoler les IEP qui hésitent encore à revenir chaque année : le prix du fair-play est un petit cadeau à l’IEP dernier, qui récolte donc le fair-play ET la cuillère en bois, donc typiquement c’est Rennes, comme l’année dernière. Le prix de la Batuka est un petit cadeau à l’IEP qui n’a rien du tout, crée spécialement pour Lyon, qui a une fanfare, mais qui n’a que ça. C’est ce prix que Batuka veut rafler cette année, et qu’elle avait remporté en 2009 à Strasbourg.

Enfin, il y a le prix des Pom Pom, qui est un prix honorifique depuis cette année, mais qui se joue sur les terrains et pendant les soirées.

LP: Et comment les attribue-t-on ?

Léo : le prix des sports s’attribue par points, donc classiquement, l’IEP qui emporte le plus de victoires ressort vainqueur. Les autres prix sont attribués par votes : les 9 AS se réunissent chaque soir pendant le CRIT, et n’ont pas le droit de voter pour elle.

LP: Pouvez-vous me parler un peu du communiqué de fin 2011, et de la « réforme » du CRIT ?

Léo : Le CRIT à 3000 c’est beaucoup, on voudrait rester sur un modèle à 2500, pour préserver le bon esprit de ces 3 jours et le faire perdurer. Cette édition est un peu particulière, Aix est une petite ville, donc nous serons un peu moins, d’autant plus que l’IEP et la mairie d’Aix ont eu moins de temps pour se préparer, puisqu’initialement ce devait être Lille qui organisait l’édition 2012… Surtout, le communiqué informe bien que le CRIT est maintenu pour les années suivantes: il sera organisé à Bordeaux l’année prochaine, et normalement à Rennes dans deux ans.

Sportivement, comment le sentez-vous par rapport à l’année dernière ? Dans quels sports Paris est-il particulièrement attendu ?

Grenoble est toujours très fort, ils ont gagné le foot l’année dernière en terre parisienne. Bordeaux est très bon également, mais la petite différence avec Grenoble, c’est que les grenoblois sont sympas, alors que les bordelais sont des gros cons pointilleux sur le règlement, et qu’ils n’y vont que pour le sport. On a par exemple pensé à retirer le rugby du classement général uniquement pour cette année, vu les récents événements, et Bordeaux a bondi en déclarant qu’il trouvait ça scandaleux, etc. Heureusement, ils se sont faits remettre à leur place par les capitaines des autres IEP.

Aix également, puisqu’ils vont être à domicile. Et surtout, ils ont la tradition très sympathique de toujours accepter une légère marge par rapport aux participants et aux règles : ils invitent des sportifs de 30 ans, comme Strasbourg d’ailleurs…

Paris arrive bien en favori, au vu du large succès de l’année dernière, mais nous sommes les plus attendus, et avec le trajet…

Qui est-ce qui gère l’organisation des rencontres sportives, des soirées, des déplacements ? Léo, quel est ton rôle en tant que président de la plus importante AS des IEP ?

Le président de l’AS organisatrice gère le CRIT dans son ensemble, et délègue ensuite à une équipe les soirées, etc. Me concernant, j’ai d’abord une grosse responsabilité, je dois gérer toute la logistique en amont, les négociations entre IEP plusieurs mois avant, la réunion pré-CRIT, qui a lieu en septembre… C’est vraiment pour ça qu’une bonne entente entre les différents BDS est super importante : ça détermine tout, du bon déroulement de ces trois jours, à la victoire finale, en passant par l’ambiance générale. Les présidents ont enfin une grosse fonction d’appui durant le CRIT : responsabilité de toutes les organisations, défendre les intérêts de Paris…

Et le rôle d’un capitaine alors ?

Hugo : le réveil matin, le classique : un CRIT c’est long, c’est dur, et on dort peu. Comme ma bite. Les compétitions sportives sont organisées assez loin, si les criteux ne partent pas à temps… Léo : ils passent leur journée dans un Formule 1 miteux. Hugo : voilà. Le plus dur, c’est donc vraiment de lever tout le monde le matin. Ensuite sur le terrain, c’est celui qui doit avoir le plus gros moral : quand tu as 10 volleyeurs parisiens qui supportent l’équipe féminine face à l’équipe aixoise soutenue par 200 fous furieux, dans un gymnase qui raisonne, il faut tenir…

Mathieu : nous on intervient dans ces moments-là : on est une quinzaine d’ultras à faire le déplacement, d’autres nous rejoignent ensuite, mais sans packs. L’avantage d’un CRIT un peu plus « réduit » comme l’ApériCRIT à Aix, c’est qu’on pourra être partout en même temps, et assister à la grosse majorité des rencontres.

Léo : le capitaine, c’est vraiment « le phare au milieu de la tempête » (métaphore parfaite pour LaPéniche)

Hugo : Ah non, j’ai oublié la mission la plus importante : les capitaines lillois et rennais doivent apprendre les règles à leurs joueurs, et pour nous autres capitaines parisiens, on doit vérifier et apprendre les règles à l’équipe d’en face. A Rennes, ou à Lille par exemple, on doit leur expliquer qu’au volley, après 8 passes consécutives, on peut plus continuer à jouer…

Mathieu : ça leur fait une petite pause balle au prisonnier, c’est cool aussi.

Hugo, achevant : voilà, on a vraiment la mission civilisatrice de leur apprendre à jouer au volley

Pour finir : un petit secret sur le CRIT et les AS ?

(…) « les différents BDS ne se haïssent point »

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