Oui parce qu’il n’y a qu’à Paris que les masters sont dignes d’intérêt……..
]]>Concernant la première année, il s’agit d’une année facile à délocaliser puisqu’elle ne fait pas intervenir de professionnels (seulement des professeurs des universités de la maison qui peuvent éventuellement voyager une fois par semaine, ainsi que des chargés de conférence qui seront aisément recrutés), et qu’elle ne comporte pas vraiment d’enseignement électif (mais des ateliers artistiques au second semestre ! ce qui complique tout de même la tâche). La maquette issue de la réforme du Collège universitaire est ainsi particulièrement adaptée à une délocalisation – au moins partielle tout en étant majeure – de la première année. Par ailleurs, le programme d’échange à Reims est beaucoup plus valorisé depuis quelques mois en termes de communication et l’administration cherche à accueillir plus d’élèves sur le campus de Reims par ce biais.
Mais la vérité d’une délocalisation massive vers Reims n’est dite qu’à demi-mot à Paris, tandis qu’elle est beaucoup plus concrètement évoquée dès qu’il s’agit de rassurer les collectivités territoriales qui dépensent sans compter pour un très beau projet de réfection.
Il semble difficile de ne pas tenir les engagements pris auprès de Reims. Alors d’où vient ce double discours ? Les propos de Madame Mélonio annonçant l’arrivée de 250 élèves en 2016 semble combler (dans une certaine mesure) un déficit de communication concrète sur la politique régionale de Sciences Po. Rappelons qu’une réplique de la Péniche (le fameux banc) a été installée à Reims, et c’est plus qu’un symbole. Il n’en reste pas moins qu’à Paris, le projet pour Reims n’est jamais explicité ni mis en avant, alors qu’il existe bel et bien dans l’esprit de nos plus grands dirigeants.
Et vous en voulez pour preuve une simple lecture de la presse régionale ! Une consultation des journaux de Reims permet de mesurer l’ampleur des débats (houleux) qui ont agité les collectivités territoriales au moment de la transition Descoings-Mion. Certains travaux avaient été suspendus à Reims car les autorités locales attendaient que le nouveau directeur (qui n’avait ni été choisi, ni été nommé) se prononce sur la promesse qui avait été faite par le précédent directeur (le dépassement du millier d’élèves avec une augmentation croissante des effectifs qui n’a d’ailleurs pas été tenue)… Les collectivités territoriales investissent énormément dans le campus (travaux importants et contrat signé très avantageux pour Sciences Po), et refusaient de continuer à payer des travaux d’envergure si l’effectif promis par Richard Descoings (tout comme son projet global pour Reims) n’était pas confirmé. Il l’a été, par Monsieur Mion, et les travaux ont pu reprendre sans heurt (encore une fois tout cela est bien relaté par les journaux régionaux).
Il y a des articles à faire sur l’expansion de la maison à Reims…
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