Les 2 précédents étant, si je n’abuse, Gwenolé Buck, ENA, et Virginie Battu, qui travaille au sur un poste technique au conseil de l’Europe sur les questions d’égalité femmes/hommes si j’en crois une rapide recherche internet.
Par ailleurs notons que contrairement à ce que prétend l’inventaire à la Prévert d’anciens de l’UNEF Sciences Po dressé plus haut, Jean-Baptiste Prévost n’a jamais été président de l’AGE de Sciences Po. Si la personne qui a commis cette article connaissait effectivement l’histoire de l’UNEF elle le saurait. Une nouvelle erreur à son actif.
(Au passage, sur les parcours des anciens de l’UNEF vue de façon un peu systémique, ce qui est la prétention de l’article, Robi Morder et le GERME en général c’est un « choya » plus scientifiquement étayé que Quino)
]]>-Eve Robert septembre à décembre 2007 : passage dans le privé (maitrise d’oeuvre) puis ENA.
-Gwendoline Lafarge janvier à juillet 2008: Natixis (vachement bolchévique comme occupation professionnelle)
-Maria Cotora juillet à décembre 2008: engagement politique professionnelle
-Manon Aubry décembre 2009 à juillet 2009 : divers ONG bizarroïdes puis depuis peu Oxfam (encore vachement une officine de la rue de Solfé…)
-Arnaud Bontemps juillet 2009 à juillet 2010 : ENA
-Louisa Acciari juillet 2010 à janvier 2011 : IFOP puis commission européenne puis doctorante à la LSE en sciences politique
-Moi même : janvier 2011 septembre 2011: j’ai eu 9 mois de boulot dans des cabs de collectivité. je suis depuis peu dans un cabinet d’expertise comptable
A partir de Paul (et sauf erreur de ma part) tous sont encore étudiants.
Durant ma scolarité à Sciences Po, j’ai côtoyé 7 autres présidents d’AGE.
Sur 7 qui ne sont plus étudiants à Sciences Po, seule Maria a fait de la politique un engagement professionnel.
On est bien loin du sensationnalisme de l’auteur de l’article.
Déjà, je vous ai expliqué que votre information était fausse, puisque j’ai quitté ce poste le 4 août 2014.
Ensuite, je suid cité parmi ceux « ayant entamé une carrière professionnelle dans des cercles proches du PS », ce qui est rigoureusement faux.
Déjà, ni Cécile Duflot (EELV), ni Sylvia Pinel (PRG) ne sont au PS.
Ensuite, je suis fonctionnaire. Je travaille pour le Gouvernement. Dans mes stages ENA, j’ai successivement appliqué la politique européenne de David Cameron, puis la politique territoriale de Nicolas Sarkozy. On peut difficilement m’accuser de choisir par affinités politiques.
Alors oui, un correctif, parce qu’en ce qui me concerne (notamment), cet article est mensonger, d’une part par ce qu’il dit, d’autre part par ce qu’il sous-entend.
Je concluerai en soulignant que, normalement, quand on se plante comme ça, on s’excuse, au lieu de la ramener.
]]>Alors, point par point, avec moins de morgue et de dédain mal placé que celui dont vous faites preuve :
– l’UFC Que Choisir s’appuie sur « une recherche sur le site internet de la mutuelle » pour montrer que Mme Rossignol serait un emploi fictif. J’amalgame en faisant référence à google, mais le fond est là. Une simple recherche sur le site ne suffit pas à savoir si les gens travaillent en entreprise ou pas. Comme je le disais, et je fondais mon argument sur du concret, merci de me lire, je l’ai fait pour plusieurs collègues comptant plus de 10 ans d’ancienneté de mon entreprise : RAS quasiment à chaque fois.
– je vous reproche par ailleurs des choses sur la forme des accusations reprises à gauche/à droite dans votre article.
– vous dites que l »immense majorité des présidents d’AGE se sont retrouvés dans des sphères proches de la gauche ». Vous en citez 4, dont 1 sur lequel vous faites erreur (M. Buck). Depuis M. Detourné, il y en a eu 12 ou 13 (j’en pers un peu le compte). Donc, « immense majorité », je ne crois pas.
– Encore une fois, sur le fond de cet argument, je développe quelques éléments d’analyse sur le ressort d’engagement des gens après leur passage à l’UNEF qui, me semble-t-il, mérite un peu plus d’intérêt que le dédain.
– Merci pour le cour d’histoire de l’UNEF, je maîtrise. Vous devriez relire la Charte de Grenoble pour situer un petit peu la démarche d’engagement que propose l’UNEF. Mais vous travestissez mon propos à votre profit. Je citais P. Seguin parce que c’est un nom connu. Il ne vous aura pas échappé si vous avez lu mon propos que je faisais référence à l’engagement des militants que j’ai connu, entre 2007 et 2012, donc à une période où les syndicalistes ont battu les corporatistes depuis fort longtemps. Et sur les gens que j’ai connu, les gens étaient majoritairement non engagé en politique, et pour la minorité engagée, se retrouvait de LO au Modem. Là encore, j’ai la prétention de fonder mon constat sur mon engagement à l’UNEF, et ma connaissance de mes camarades.
– Concernant les rapports de proportion que vous évoquez, merci de me rappeler que les militants UNEF sont minoritaires dans une promo, je n’avais jamais remarqué… Je dis simplement que c’est fréquent, « tous engagements égaux par ailleurs », de retrouver des Sciences Pistes en cabinet politique, qu’ils soient issus de l’UNEF ou pas. A ce titre, l’engagement syndical préalable ou pas ne me parait pas statistiquement comme politiquement primordial pour expliquer ce phénomène. Et là encore, je fonde ce constat sur l’observation fine de ce qu’est devenu ma promo.
Bref, vous éludez le fond de mon propos sur les ressorts d’engagement que l’UNEF façonne, pendant et après un parcours militant, et que je fonde, non pas sur du vent, mais sur des années d’engagement militant. Que vous considériez ça comme un point de vue non valable en dit long sur les a priori qui sont les vôtres. Par ailleurs, vous faites preuve d’une arrogance et d’un mépris pour vos commentateurs qui sont fort peu agréables, ce qui est fort dommage quand on essaie, à la différence de certains commentaires précédents, d’être constructif. Mais c’est votre choix de posture « journalistique », dont acte.
Dommage que vous soyez loin de l’exemplarité journalistique, en reproduisant des citations anonymes, en ne sourçant pas les accusations que vous portez, et en ne reportant pas les éléments de réponse que les personnes mises en cause par les sources que vous utilisez comme par celles que vous nommez et demeurant en commentant certaines erreur factuelles ridicules.
Sur l’UFC Que Choisir, votre réponse est une accusation trop malhonnête pour que je me passe de commentaires : de quel droit les accusez vous de baser leurs propos sur une simple recherche Google ? Vous me reprochez de brasser de l’air mais j’aurais préféré que vous commenciez votre argumentaire par de l’air plutôt que par un mensonge.
Ensuite, vous prétendez démonter les arguments de l’article parce que vous vous êtes aperçus que “la majorité des militants actifs (je ne parle même pas des adhérents) n’étaient pas adhérents à un parti politique”. Ok, très bien and so what ? Est-ce que ça remet en cause le fait que l’immense majorité des présidents de l’AGE ont fini dans des sphères proches de la gauche ? Non …
Ensuite, vous faites un énorme raccourci : vous dites que l’UNEF n’accueille pas que des gens de gauche, à l’image de Philippe Seguin. C’est vrai, Philippe Séguin était à l’UNEF. Jean-Marie Le Pen aussi était à l’UNEF. Mais c’était avant les années 60, à une époque où l’UNEF est divisé entre deux grandes tendances : corporatisme et syndicalisme. Les AGE corporatistes ne sont pas politisées et se disent apolitiques. C’était le cas de la corpo de droit de Le Pen. Et de Séguin également.
Enfin, nouvelle étape dans votre argumentaire en carton, vous dites qu’il “y a beaucoup plus d’élus ou de collaborateurs de cabinet issus de Sciences Po qui n’ont jamais mis les pieds à l’UNEF que d’anciens syndicalistes reconvertis. Rien que sur ma promo, je compte 3 ou 4 personnes en cabinet de ministre, dont 0 militant UNEF.”. Dois-je vous rappeler qu’il y a environ 20 militants UNEF par promo et 780 qui ne le sont pas ?
Vous finissez en affirmant : “Voilà ce que j’aurais aimé lire dans cet article, plutôt qu’une compilation de pointages du doigt et d’attaques ad hominem. Dommage”. Ce que vous auriez aimé lire donc, ce sont des arguments fallacieux qui ignorent le principe de la proportion (#backinCE2), des remarques d’une ignorance assez consternante sur l’histoire de l’UNEF et des accusations tirées du chapeau sur la méthodologie de l’UFC Que Choisir. Trouvez vous un autre journal étudiant pour publier ce genre de choses.
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