Ainsi, tu vas devoir affronter les autres triplettes sur ton meilleur vélo ou ton meilleur vélib’, pour arriver le premier à un bar dont tu ne connaîtras que le nom, pour y boire de super grenadines (nous en sommes tous certains).
Alors, réveille le plus beau cycliste en toi, parce qu’il va falloir pédaler, et vite.
Seulement, pour remporter la victoire en toute sécurité, il ne faut pas oublier que le vélo est un moyen de transport génial mais avec lequel il y a certaines règles de courtoisie et de sécurité routière à respecter pour arriver tout entier dans ton nouveau bar préféré.
Notre but c’est bien sûr aussi de t’inciter à faire du vélo. Parce que le vélo, ce n’est pas fait juste pour remporter les triplétades, c’est également une alternative plus durable pour se déplacer dans la capitale.
En bref : sois concentré et tout ira bien.
Déjà, c’est cool parce que c’est écolo : ton empreinte carbone de déplacement est bien meilleure à vélo, parce qu’elle est très proche de 0, surtout si tu récupères celui de la voisine de l’ex de ta proprio. En vélib’, c’est la même chose. Ton empreinte carbone est calculée à partir de tes émissions de CO2 quand tu te déplaces, quand tu consommes, ou quand tu manges. Ainsi, les transports en commun émettent bien moins de gaz à effet de serre que la voiture, parce que la même distance est parcourue mais à bien plus nombreux. Seulement, le bus et même le métro sont émetteurs de gaz à effets de serre mais aussi de particules fines, dangereuses pour la santé, et qui contribuent au réchauffement climatique. Ainsi, en faisant du vélo, tu contribues à rendre l’air plus respirable, mais aussi à ne pas polluer encore plus et donc à contribuer au changement climatique.
Si tu n’as pas de vélo, si tu souhaites en faire occasionnellement, ou que tu habites un 10 m2 au 6ème étage sans ascenseurs et sans cave, les vélib’ sont de bonnes alternatives. Le forfait mensuel V-Plus est à 2,30 € (1,55€ si tu es boursier). La première demi-heure est gratuite, ce qui permet de parcourir une assez grande distance. Sinon c’est 1 euro par demi-heure. Moins cher que le métro… Avec les grèves qui arrivent, c’est l’occasion de tester! Et en plus, tu fais du sport pour pas grand-chose.
Pour pédaler, il faut certes du courage, alors n’oublie pas de t’hydrater avant de partir sur les routes pavées. Cependant, en attendant que tout le monde t’imite, n’hésite pas, si tu le souhaites, à porter un masque pour éviter de respirer les pots d’échappement du bus devant toi. Paris n’est pas toujours très adapté aux cyclistes, et c’est pour ça que si tu te mets à rouler maintenant, cela incitera la mairie, ou Sciences Po, à mettre en place des infrastructures nécessaires pour que la circulation cycliste soit plus aisée et adaptée. Alors prends ta bicyclette : c’est un acte écocitoyen.
Paul, en 1A : « Je fais du vélo tous les matins et tous les soirs pour aller à Sciences Po. J’aime beaucoup me déplacer comme ça, parce que ça me donne une poussée d’adrénaline en fin de journée avant de rentrer chez moi. Je préfère le vélo au métro : pour l’instant j’ai testé les deux, et je me suis pris rapidement un pass vélib’. J’évite l’odeur du métro et ses rames bondées, et ça me donne de l’énergie en fin de journée. Ça va plus vite à vélo et c’est plus agréable : j’ai une grande impression de liberté et c’est beaucoup plus pratique. Cependant, faut faire attention, surtout quand il pleut. Il faut être encore plus attentif, et vérifier ses pneus ! Après je pense, que s’il y avait plus de stations de vélib’ ça serait encore mieux. La flotte (de vélos) serait plus grande encore s’il y avait plus d’utilisateurs. En bref, je recommande le vélo, surtout quand tu habites trop loin pour venir à pied mais que tu en as marre du métro : au moins tu peux être maître de toi-même et te sentir libre. Après je verrai bien quand il fera plus froid, ou quand il y aura de la pluie tous les jours… »
Geoffrey, en 1A : « Franchement c’est super avantageux, en tarif jeune, je paie une vingtaine d’euros par an, alors que je paie mon pass Navigo plus de 300 euros… Donc clairement, c’est bien plus économique… En revanche, même si c’est très pratique, je me suis déjà fait peur. Les ponts sont plutôt dangereux et faut faire assez attention, surtout quand tu viens de l’île de la Cité pour aller vers Sciences Po, parce que tu n’es pas tout seul… Mais bon, il suffit de faire attention, surtout en tant que piéton quand tu vois des cyclistes. Après les avantages sont bien plus grands. Déjà du côté du portefeuille, mais surtout parce que c’est beaucoup plus confortable et agréable que le métro. Je mets beaucoup moins de temps, et j’évite de m’enfermer tous les matins et tous les soirs. Je vois la beauté de la ville, et c’est quand même bien d’éviter les sous-sols. Après, je pense qu’il faut surtout savoir rester polyvalent et privilégier le vélo quand on le peut, c’est quand même certainement moins polluant que le bus. »
Nicolas, en Master « Je n’ai pas roulé qu’à Paris, mais aussi beaucoup à Tokyo et cette ville est vraiment géniale pour rouler à vélo. Selon moi, le but principal du vélo c’est de se sentir libre et d’éviter la voiture polluante, ou les transports en commun qui sont chers et tout de même polluants, parce qu’ils consomment énormément d’électricité. C’est pour ça, faire du vélo, c’est un acte totalement responsable. Tu te déplaces par toi-même, et souvent bien plus rapidement qu’en transports en commun ! Faut juste faire attention à son antivol, les vols de vélo sont plus fréquents qu’on ne le pense. »
Si tous ces arguments ne t’ont pas encore convaincu, sache que tu peux t’essayer au vélo dans la ville lors des Triplétades, vendredi prochain. En attendant, privilégie la marche à pied sur les très courtes distances et le vélo quand ça devient plus long. Fais toujours attention à toi et n’oublie pas tous les autres avantages à faire du vélo: la brise matinale qui fouette ton visage, la sensation de liberté, la beauté de la ville… Ce ne sont que des arguments supplémentaires pour te mettre à pédaler. En plus, c’est plutôt romantique, non ?
Alors, à ta bicyclette!
Le principe ? Il est très simple, des vélos en libre-service, qui se récupèrent et se déposent dans n’importe quel endroit de Paris. Les vélos se géolocalisent grâce à l’application et se débloquent grâce à un QR code scanné par le smartphone de l’utilisateur. Levez le petit verrou à l’arrière de la selle, et vous êtes lancés : à vous Paris, pour la modique somme de 0.50 centimes la demi-heure.
Contrairement aux Vélib, pas besoin d’abonnement ni de carte pour circuler. L’application vous prélève une caution initiale de 15 euros ( remboursable à la clôture du compte ), et le paiement s’effectue à la durée. Plus besoin d’errer des heures à la recherche d’une station libre, n’importe quel parking public à vélo fera l’affaire. Évidemment, il n’y a aucune garantie de retrouver votre vélo à l’endroit initial. C’est aussi cela, l’esprit de partage.
Le seul obstacle qui pourrait se dresser face à ce nouveau concept ? Les parisiens. Avec près de 19 000 Vélib volés et dégradés en 2013, comment préserver de la casse les vélos verts ? L’absence de stations dédiées pourrait favoriser les détériorations et les vols. L’entreprise tente d’éviter cela grâce à un système d’alarme intégré au vélo, alarme qui se déclenche lors d’une utilisation frauduleuse, et au moyen d’une robustesse vantée des deux-roues. Les pannes et dégâts sont directement reportés par les utilisateurs via l’application, toujours dans la logique du vélo-partage.
Victime de mes inscriptions pédagogiques, j’ai croisé ces vélos autour de tous les bâtiments de Sciences Po durant mes allers-retours pressés, et suis allée interroger leurs utilisateurs.
Guillaume Thibault, étudiant en deuxième année de master en Politiques Publiques, a accepté de témoigner :
Comment as-tu connu GoBee.bike ? Etais-tu un utilisateur de Vélib ?
J’ai découvert GoBee.bike par hasard dans les rues de Paris. Ayant déjà utilisé des services similaires en Chine, je me suis rapidement inscrit sur la plateforme. Je suis un utilisateur régulier de Vélib, abonné depuis 3 ans et je continue à utiliser le service.
Qu’est ce qui t’as poussé à devenir un utilisateur régulier de cette nouvelle plateforme ? Quels avantages y trouves-tu ?
J’utilise fréquemment le service (au moins 3 fois par semaine) pour me déplacer rapidement, car trouver et replacer un GoBee.bike est plus simple que de trouver et replacer un Vélib.
C’est la solution idéale pour rejoindre un endroit éloigné d’une station de métro ou pour faire une courte distance. Les deux stations de Vélib à côté de chez moi sont entrées en travaux au même moment et je n’avais pas la motivation de marcher plus loin que ma station de métro, juste pour un Vélib !
Le vélo-partage, c’est un concept d’avenir pour toi ?
Je pense que le concept de vélo-partage est idéal, et devrait très bien se développer.
]]>Même si la tentation est grande, nous vous ferons une seule demande, chers cyclistes sciencespistes : n’envahissez pas les trottoirs. Quinze minutes sont trop courtes pour courir du 9 rue de la chaise au 13U, en évitant des obstacles verts à deux roues en chemin.
Le voyage réalisé par Mathys, Anne et Emilio à travers le Monténégro a été intégralement financé par l’Association Sportive de Sciences Po. À travers ce récit de voyage, les membres de l’expédition souhaitent remercier l’association pour son investissement.
Pays peu connu, le Monténégro se situe en l’Europe de l’Est. Il est entouré de la Croatie, la Serbie et l’Albanie. C’est dans ce pays, indépendant depuis 2006, qu’Anne, Émilio et moi-même avons décidé de partir. Notre objectif est simple : en faire le tour en vélo, en passant par l’Albanie.

C’est le 2 juillet que je rejoins Anne et Emilio à Podgorica, par avion. En attendant le tandem, qui n’est pas arrivé avec moi nous découvrons la capitale Monténégrine. Cette ville de 70 000 habitants est plutôt calme. Les chants des cigales rappellent les villes du Sud de la France. Podgorica, c’est là que commence notre initiation à la cuisine du Monténégro. Nous goûtons le burek, une pâte feuilletée à l’intérieur de laquelle on met du chèvre, des épinards ou de la viande.
Notre voyage commence véritablement le 3 juillet. Le tandem est arrivé la veille, et c’est sans trop de difficulté que nous l’avons monté. Après avoir loué un vélo, nous voilà partis sur les routes du Monténégro. Nous commençons notre périple par une longue montée. Heureusement, les splendides paysages font office de récompense. Petit à petit, nous nous habituons au pays : sa cuisine, ses paysages, ses habitants. Pour les premiers jours du voyage, nous sommes accompagnés de Vlajka, une amie Serbe de Emilio. Cette dernière nous initie aux traditions locales. Nous sommes agréablement surpris par le prix des produits qui sont deux à trois fois moins chers qu’en France : le budget que nous avons prévu ne sera à priori pas dépassé ! Après 30 km, en pleine montée, au beau milieu de la nature, nous décidons de nous arrêter et montons notre campement.
C’est sous un soleil de plomb, et après avoir presque épuisé nos réserves en eau, que nous commençons notre deuxième étape. La première partie de la journée s’annonce difficile. Heureusement, en pleine campagne, nous trouvons un restaurant où nous nous arrêtons pour remplir nos bouteilles d’eau, manger et recharger nos batteries. Lorsque nous repartons du restaurant, nous continuons la montée et arrivons dans la jolie ville de Cetinje. En fin de journée nous commençons la longue montée entre Cetinje et Kotor, et montons le campement encore une fois dans la nature, après 15 km de montée.
« La nuit froide et l’effort ont bien entamé mes forces. »
La nuit froide et l’effort ont bien entamé mes forces. C’est avec un mal de tête, une envie de vomir et de la fièvre que je me suis réveillé. Nous décidons de retourner à Cetinje, la ville la plus proche, en stop avec Anne et Vlajka, pour aller consulter un médecin, alors que Emilio garde le campement et les vélos. Nous avons de la chance : le premier automobiliste s’arrête et nous emmène directement dans un dispensaire médical. Après quelques soins un peu rudimentaires mais suffisants pour me remettre en forme, je reste me reposer dans la ville pendant que Anne et Vlajka retournent au campement et rentrent avec Emilio, les vélos et toutes les affaires. Nous passons la nuit dans une chambre d’hôtel à Cetinje.

Le lendemain, c’est au tour d’Emilio d’être malade. Malgré tout, nous partons direction Kotor. Il reste encore une montée de 15 km avant d’être récompensés par une longue descente de 30 km. Après plusieurs pauses nous parvenons à un restaurant où nous faisons une longue halte afin de permettre à Emilio de se reposer. Il reste encore quelques kilomètres avant le sommet de la côte. Arrivés en haut, nous nous arrêtons pour goûter des produits locaux : jambon, Sårr (fromage de brebis), miel de montagne… Mais il est déjà 19h et nous ne pouvons pas trop nous attarder. La descente jusqu’à Kotor est magnifique. Elle offre de superbes vues de la montagne entourée par la mer. Il est 21h lorsque nous trouvons un lieu pour camper dans la nature. Il reste encore une dizaine de kilomètres avant d’atteindre Kotor.
Après un peu de vélo pour aller jusqu’à Kotor, nous faisons une petite visite de la vieille ville. Nous visitons une église. On sent qu’on a changé d’atmosphère. Après les villes de montagnes, nous voilà sur la côte. Il y a plus de monde, plus d’agitation, plus de restaurants et les prix sont plus élevés. Nous faisons ensuite un tour de la baie proche de la ville de Kotor. Il fait plus de 30°C, ça donne envie de se baigner. Cela tombe bien, il y a plusieurs plages autour de la ville permettant à Emilio et Anne de se rafraîchir.
Depuis que nous sommes arrivés près de la mer, les routes ont changé. Les routes calmes et tranquilles des montagnes ont laissé place à des routes bruyantes avec une circulation dense. Nous faisons un stop un peu avant Budva afin de manger et se baigner. Nous découvrons ensuite la ville de Budva le soir. Il y a une fête foraine, des gens qui joue de la musique avec des instruments traditionnels comme le Darbua et le dusla. L’ambiance est plus internationale, nous entendons même une chanson française, «Bisox Eskimo» de Pigloo.
Ce soir-là, il a été difficile de trouver un campement pour la nuit. Faute de mieux nous avons dormi dans un parc, tout près de Budva. Seulement, dès notre réveil un homme nous ordonne de partir. La journée commence mal puisqu’à cela s’ajoute le fait que Vlajka a retrouvé son vélo avec un pneu crevé et, au moment de prendre un café sur une terrasse, le propriétaire d’une boutique a refusé qu’on pose les vélos en face et à côté de son magasin. Trois heures après notre réveil nous partons enfin. Seulement Vlajka est malade. Au bout de 5km elle s’arrête. Elle n’en peut plus. Nous décidons alors de nous arrêter pour qu’elle se repose jusqu’au lendemain. Pour apporter un peu de joie à cette journée, on retiendra un geste agréable. Alors que nous étions à la terrasse d’un café depuis une heure et demie et que nous n’avions consommé qu’une seule fois, un serveur nous a offert à chacun une boisson. C’est aussi cela le Monténégro, des personnes gentilles et généreuses.
C’est aussi cela le Monténégro, des personnes gentilles et généreuses.
Cela fait déjà huit jours que notre périple a commencé. Aujourd’hui tout le monde semble en forme. Nous commençons par emprunter de petites routes où il n’y a aucune voiture. Après deux journées à côté des voitures, cela fait du bien. Mais très vite nous nous rendons compte que les petites routes sont très pentues. De ce fait, nous empruntons de nouveau la grande route avec les voitures. Nous faisons halte à Bar pour manger une spécialité monténégrine, du maquereau grillé. C’est également le dernier jour de Vlajka. Il est pour elle l’heure de nous quitter. Elle prend un vieux train compartimenté, il faut traverser les rails pour monter à l’intérieur. Après lui avoir dit au revoir, nous reprenons la route. Nous nous arrêtons ce soir-là un peu avant Ulcinje afin de faire du camping sauvage.

Nous allons enfin arriver à l’île d’Ada Bojana. Cette île, Vlajka, nous en beaucoup parlé. Il s’agit en effet de l’île où elle allait en vacances avec ses parents quand elle était petite. Elle souhaitait y retourner avec nous, mais malheureusement elle a dû repartir avant d’atteindre l’île. Avant Ada Bojana nous nous arrêtons à Ulcinje pour acheter de l’huile d’olive au marché et visiter la vieille ville. Ulcinje, c’est aussi-là que nous avons mangé dans le meilleur restaurant du voyage. Ce restaurant était situé dans la vieille vile où il n’y avait pas grand monde mais les plats étaient excellents. Nous partons ensuite pour le camping situé sur l’île d’Ada Bojana.
Cela fait maintenant dix jours que nous sommes partis. Nous sommes fatigués, et l’île d’Ada Bojana est paisible. Un endroit idéal pour faire une journée de repos. Lors de notre arrivée au camping, nous avons rencontré un autre couple de Français qui viennent sur cette île depuis cinq ans. Nous quittons la tranquillité de l’île le lendemain après-midi. Après s’être approvisionnés en nourriture nous décidons de camper dans la nature un peu avant la frontière albanaise.
Après avoir passé la frontière avec les douanes, nous découvrons l’Albanie. Les villages sont plus vivants qu’au Monténégro. Il y a de la musique dans les rues, des gens qui discutent sur les terrasses de café. Il y a aussi moins de voitures sur les routes. Nous avons prévu de nous arrêter à Shkoeder. En Albanie, nous découvrons une autre monnaie, l e lek (150 leks=1€). Nous n’avons même pas eu à changer d’argent puisque tous les commerçants ont accepté sans problème de faire la conversion : ainsi nous payions en euros et ils nous rendaient la monnaie en leks.

De Shkoeder on retiendra plusieurs choses, des restaurants animés et bon marchés, où l’on sert essentiellement des plats de cuisine italienne, ou des hamburgers, des concerts le soir dans les rues, une place charmante comportant à la fois une mosquée et une cathédrale. Après avoir pris le temps de faire une visite exhaustive de la petite ville, nous allons au bord d’un lac à une vingtaine de kilomètres de Shkoeder. Le lac sépare l’Albanie et le Monténégro. Faute d’avoir trouvé des fruits dans les magasins, nous en trouvons sur les routes : des pastèques, des melons et des pèches. Après un peu d’escalade, nous pique-niquons près du lac, au beau milieu de la nature. La tranquillité du lieu est vite perturbée : des chèvres souhaitent manger avec nous, et malgré tous nos efforts pour les repousser, elle ne nous laissent tranquilles que lorsque le berger les appelle. Après ce pique-nique un peu mouvementé, nous nous reposons au bord du lac et nous baignons. Il est ensuite tant de repartir vers Shkoeder pour passer notre dernière nuit en Albanie.
Notre voyage arrive déjà à sa fin. Il est tant de faire les derniers kilomètres qui séparent Shkoeder de Podgorica. Lors de notre dernière étape nous avons fait un détour pour passer par les petits chemins et longer une rivière avant de rallier la capitale du Monténégro vers 19h30. Il faut maintenant ramener le vélo louer avant que le marchand ferme. C’est une mission réus- sie. Demain je repars déjà pour la France.
Du Monténégro et de l’Albanie nous retiendrons une douceur de vivre, des gens généreux et les cigales qui nous accompagnés tout au long de la route. En effet, que l’on se trouve dans une petite ou une grande ville, on a souvent entendu leur chant si atypique. On retiendra aussi des gens qui klaxonnent à tout va, que ce soit pour nous saluer, pour nous demander de nous ranger ou seulement nous prévenir qu’ils passent, et qu’il y a de la musique électro sur toutes les plages. On retiendra aussi les tortues que nous avons trouvées se baladant sans crainte sur la route ou dans les campings. Enfin, nous retiendrons qu’au total nous avons fait 427,9 km.