uni – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Mon, 24 Oct 2022 18:47:10 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png uni – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Élections étudiantes : « On se fait prendre pour des buses en tant que syndicat étudiant » estime un représentant de Solidaires https://www.lapeniche.net/elections-etudiantes-on-se-fait-prendre-par-des-buses-en-tant-que-syndicat-etudiant-estime-un-representant-de-solidaires/ Mon, 24 Oct 2022 17:45:00 +0000 http://www.lapeniche.net/?p=55242

Retrouvez l’interview de Baptiste, représentant du syndicat Solidaire étudiant-e-s, l’un des quatre syndicats candidats aux élections étudiantes.

Pour commencer et éclairer nos lecteurs, quelles sont les cinq propositions phares de Solidaires ? 

Nous sommes pour la suppression des frais de scolarité, contre la sélection, c’est ce qui nous définit globalement le plus radicalement. Nous sommes pour une vraie démocratie étudiante dans laquelle les étudiants et les étudiantes sont vraiment pleinement impliqués dans le processus décisionnel de cette école, et nous sommes pour de vraies mesures contre les discriminations. L’an dernier pour citer une mesure claire, on a mené une grande campagne pour l’application réelle des aménagements de scolarité requis par les personnes en situation de handicap.  

Justement dans votre programme vous vous présentez comme “antivalidistes”, en quoi cela consiste exactement, quelles sont vos propositions à ce sujet? 

La question du validisme est venue sur la table, car à un moment donné il y avait au sein du syndicat beaucoup de personnes qui étaient assez informées sur ces questions. Et puis ça a été un gros problème à Sciences Po, et nous avons reçu énormément de témoignages de cas d’étudiants qui avaient des problèmes avec leurs aménagements, qui rencontraient des discriminations en fonction de leur handicap.

Il y a beaucoup de problèmes au niveau du pôle handicap, qui se sont accentués avec la crise sanitaire qui a exacerbé les situations de problèmes de santé, de maladies chroniques et de handicap.

Pendant le Covid, toutes les dépenses supérieures dues à la pandémie étaient mises très régulièrement sur le dos du pôle handicap. Dès qu’on demandait quelque chose, l’administration mettait les dépenses sur le budget du pôle handicap, comme les masques inclusifs pour les personnes malentendantes ou autistes et qui permettent de lire sur les lèvres ou voir les expressions faciales.

Cela a créé une tension sur le pôle handicap, qui fait que l’an dernier beaucoup d’étudiants et d’étudiantes ne pouvaient pas suivre leur scolarité normalement.  Nous avons mené une grande campagne avec des tas de témoignages qui a servi à attirer l’attention de l’administration sur ces questions, que les ressources nécessaires soient allouées.  

Vous dîtes dans vos tracts qu’il faut accompagner les étudiants dans des situations critiques, comme les victimes de violence ou les personnes en situation de rupture familiale. Que préconisez-vous concrètement? 

Cela fait partie de notre activité de “syndicalisme du quotidien”, en plus de notre activité de “syndicat de lutte”. C’est effectivement pour les étudiants qui nous sollicitent pour un souci administratif, financier, pédagogique, personnel, qui nécessite du soutien. 

Généralement, quand les gens sont dans une situation de détresse, ils ne savent pas vers quel service se tourner. Nous allons les diriger vers le bon service et si besoin, on les accompagne, notamment pour saisir la Commission de suivi social, ou pour des démarches auprès du Crous et de la CAF. 

Ce sont des mesures d’urgence mais à long terme, cela demande effectivement d’installer un plan avec toutes ces instances.  

Vous vous revendiquez être un syndicat autogéré, et vous souhaitez que l’université le soit également. Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire, et comment met-on en place un tel programme? 

C’est la grande vision que nous avons pour l’enseignement supérieur, et qui en règle générale, dépasse largement Sciences Po. Nous sommes présents au niveau national. On se permet d’avoir un programme pareil parce que nous sommes une fédération de syndicats, présents nationalement dans plus de 30 universités.

Nous sommes aussi une union interprofessionnelle et nous militons avec des gens issus de la recherche et de l’éducation, ce qui nous permet d’avoir des grandes visions sur ce que devrait être l’enseignement supérieur et la recherche.

Notre idée c’est que les étudiants, les étudiantes, sont des travailleurs et des travailleuses en formation. Et donc, de la même manière que les travailleurs qui produisent et qui devraient avoir l’ascendant dans leur entreprise, en tant qu’étudiants, il y n’a pas de raison que nous n’ayons pas aussi de l’ascendant sur la façon dont les décisions sont prises ici.

Le système de conseils tel qu’il est ne convient absolument pas, c’est complètement une mascarade, un petit théâtre. C’est pour cela que nous ne faisons pas de grandes promesses sur les conseils. On y va quand on a besoin d’y aller, quand on nous donne des informations dont on a besoin et qu’on ne peut pas se procurer autrement.  

Vous dites vouloir supprimer les frais d’inscription et les financements privés, mais comment peut-on arriver à financer tout ce système, toutes ces infrastructures, tout le matériel nécessaire sans cela?  Quel modèle de financement alternatif proposez-vous? 

On ne pense pas que Sciences Po doive être ce genre d’école luxueuse qu’elle est un peu aujourd’hui. On sait qu’il ne faut pas niveler par le bas, on dit juste qu’on ne veut pas d’inégalité criante comme ça entre les lieux d’études. Il n’y a pas de raison que Sciences Po soit super propre, qu’il y ait autant d’argent investi alors que la fac s’écroule. On pense effectivement que pour que l’enseignement supérieur soit émancipateur, il faut qu’il soit gratuit, qu’il soit libre, qu’il soit public entièrement. Et donc ça passe par des financements publics. On est implanté dans toutes les instances d’extrême-gauche et on milite pour plus d’impôts pour les plus riches. On peut aussi veiller à ne pas payer des intervenants extérieurs avec des sommes monstrueuses pour faire leurs douze heures de cours par semestre. 

Au sujet des  inégalités, la dernière étude d’Anne Muxel et de Martial Foucault dans leur ouvrage Une Jeunesse engagée montre que la part des enfants d’ouvriers et de d’employés parmi les étudiants de Sciences Po est passée de 3 à 14% en 20 ans. Comment réagissez-vous à ce constat?  

C’est bien. On peut reconnaître qu’ il y a des dispositifs qui sont mis en place, qui sont critiquables, qui sont imparfaits, mais bon, il y a des dispositifs. Sciences Po les fait aussi parce qu’on les force, pas par bonté de cœur.

Après il y a plein de choses à dire, notamment sur la procédure CEP. Il y a quelques années, il y a eu une réforme qui visait à intégrer plus de “blancs ruraux” et moins de “banlieusards”, via cette procédure, et ça nous a choqué. Au lieu de prendre en compte les lycées les moins bien classés de France, on a décidé de sélectionner le lycée le moins bien classé de chaque territoire. Et du coup on a enlevé des lycées alors conventionnés CEP au profit d’autres lycées dans d’autres régions.  

Au sujet de la procédure d’admission via Parcoursup au collège universitaire, elle fait systématiquement l’objet de débats à l’issue des sessions annuelles. C’est un sujet qui a été assezpeu évoqué lors de la campagne, est-ce que Solidaires aurait un avis sur la suppression des épreuves écrites ? 

Pas vraiment parce que tout simplement, comme on l’a dit, nous on est juste contre la sélection dans l’enseignement supérieur, donc cette procédure ou une autre, dans tous les cas, ça ne convient pas. Collectivement, nous n’avons pas de position particulière quant à savoir si c’est mieux ou moins bien qu’avant.  

Vous avez évoqué votre méthode de rapport de force. Est-ce toujours une stratégie nécessaire et fructueuse? 

Toujours nécessaire ? Oui, parce que nous, c’est notre méthode et c’est la seule. C’est la seule qu’on voit fonctionner, et c’est pour cela que l’on refuse la co-gestion. Ce n’est pas une posture pour être cool, pour être radical, c’est un constat qu’on a fait au niveau national et au niveau local.

On se fait prendre pour des buses en tant que syndicat étudiant quand on va dans des instances cogestionnaires, dans des conseils. On sert un discours qui dit que les étudiants sont impliqués dans la décision mais il n’y pas de réalité matérielle.

Au Conseil de l’Institut, il y a 8 étudiants pour une trentaine de personnes qui siègent, mais de toute façon, c’est le président du Conseil a toujours plus de procuration que tous les représentants étudiants présents.

Après le rapport de force ce n’est pas mettre un couteau sous la gorge de de la direction tant qu’on n’a pas obtenu ce que l’on souhaite, c’est un rapport de force qui est mesuré en fonction de la situation.

Dans certains cas, le blocage, l’occupation, la manifestation, la grève étudiante peuvent être nécessaire.  En même temps, pour faire notre travail de représentants, on doit occasionnellement, quand c’est pertinent, aller aux réunions de l’administration, discuter avec les gens.  

Dans votre programme, vous insistez sur l’opposition à l’extrême-droite et la nécessité de la bannir de Sciences Po. Concrètement, comment est-ce qu’on détermine qu’un groupe, un syndicat, une association est d’extrême droite? Dans quelle mesure peut-on garantir le pluralisme d’opinions avec cette démarche ? 

Le pluralisme s’arrête à partir du moment où l’on commence à agir politiquement pour le mal des autres.

Baptiste, représentant du syndicat étudiant Solidaires

Je ne me pose pas trop la question de qui est d’extrême-droite, parce que ça me semble toujours naturel.

Hier, nous avons eu une altercation en Péniche avec un membre de Génération Z, et je sais (même s’il ne l’assume pas) qu’il est à l’UNI.  Quand on lui a dit qu’il était raciste, il nous a répondu “Oui, et c’est quoi le problème”. Donc dans ce cas, la question ne se pose pas.

Pour d’autres cas il faut creuser un peu plus. C’est pour cela que nous avons fait nos enquêtes. Par rapport à l’UNI, parce que c’est ce à quoi vous pensez, c’est un peu compliqué. L’UNI a été très longtemps tenu en laisse par les Républicains, avec des divergences en fonction de droitisation en fonction des sections locales. À Sciences Po, ça a toujours été plus une droite bourgeoise et institutionnelle, et il y a une réelle droitisation de ce genre d’organisation au fil de ces dernières années.

Maintenant l’UNI parle ouvertement d’immigration,  du voile en des termes très proches des personnalités politiques d’extrême-droite. L’année dernière durant l’entre-deux-tous nous avons bloqué Sciences Po pour dénoncer le faux choix qui avait été laissé à la France entre la droite libérale et l’extrême-droite raciste. Le blocage a été attaqué par des membres de divers groupes d’extrême droite (l’Action française, la Cocarde étudiante, Civitas etc.) et cela a été en partie revendiqué sur les réseaux sociaux de l’UNI nationale et sur les réseaux personnels des membres de l’UNI de Sciences Po.  

Une critique qui revient souvent à votre égard estime qu’en vous focalisant sur les discriminations que peuvent subir les minorités, vous pouvez délaisser “une majorité” d’étudiants qui mérite d’être représentée. Que répondez-vous à cela? 

Déjà, la majorité des étudiants ça ne veut rien dire. Et puis il y a deux niveaux dans la question.

Enfin, nous aidons n’importe quel étudiant qui rencontre un souci concret et qui nous contacte. On ne pas lui demander s’il est une femme et s’il est racisé, on s’en fout de ça. Après, par rapport à notre programme, quand on nous dit qu’il est axé sur les minorités, on répond qu’effectivement il y a des catégories qui sont plus discriminées dans la population. Ce sont des réalités structurelles qu’il faut adresser politiquement et collectivement pour faire bouger les lignes. Si une personne rencontre un problème ponctuellement on va l’aider, et si cela relève d’un problème structurel, on va l’adresser structurellement politiquement.

Note de la rédaction : les interviews des listes candidates sont publiées sans ordre particulier. Leur publication dépend uniquement de leur date de réalisation et donc de la disponibilité des syndicats.

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Les élections étudiantes selon la tête de liste de l’UNI https://www.lapeniche.net/elections-etudiantes-notre-syndicat-rassemble-toute-la-droite-mais-aussi-des-etudiants-simplement-interesses-par-les-engagements-que-nous-portons-selon-une-tete-de-liste-de-luni/ Sat, 22 Oct 2022 18:00:00 +0000 http://www.lapeniche.net/?p=55212 Victor Gaspard, étudiant en M1 à l’école d’affaires publiques, est la tête de liste de l’UNI Sciences Po pour l’élection au Conseil de l’Institut. Il a répondu aux questions de “La Péniche”. 

L’UNI Sciences Po propose une réforme de la procédure d’admission, centrée autour du retour  d’une épreuve écrite et d’un oral en présentiel. Pourquoi revenir sur la procédure d’admission par Parcoursup qui a permis une plus grande diversification des profils (notamment plus de boursiers qui n’ont pas fait une prépa privée) ? 

C’est l’un des points phares de notre programme. La nouvelle procédure d’admission n’a pas permis de diminuer l’impact des prépas privées. Le problème n’est pas Parcoursup, mais la nouvelle méthode d’admission. Avec les grands écrits personnels, l’écart est violent entre ceux qui pourront faire relire leurs écrits dans le cadre de prépas, et ceux qui n’ont pas les moyens de faire une prépa privée. 

Ces prépas existaient dans l’ancien système avec les épreuves écrites. Nous voulons corriger cette inégalité en essayant de limiter l’impact des prépas privées. Nous proposons de rendre accessible gratuitement, sur le site de Sciences Po, tous les cours et les connaissances nécessaires à la préparation de l’épreuve écrite, ainsi que des points méthodologiques précis. 

Pour continuer à élargir les profils des admis, nous proposons l’extension des CEP dans des zones rurales où il y a également de la pauvreté. Le changement de procédure a transformé le rôle de la CEP, il n’est plus une modalité d’admission à part entière, mais un acteur de soutien à des lycées souvent confrontés aux difficultés socio-économiques. Une extension permettrait ainsi une diversification sociale et territoriale des profils.

L’UNI Sciences Po a salué les dispositifs de lutte contre les violences sexistes et sexuelles mis en place par Sciences Po. Que proposez-vous pour les améliorer ? 

Nous saluons le travail qui a été fait en amont par Sciences Po sur les questions de formation et de prévention. En revanche, il y a un travail à faire en aval. Quand l’administration décide de faire des changements d’emploi du temps pour que la victime ne croise pas son agresseur présumé dans les couloirs, c’est un vrai problème. Cela n’est pas suffisant. Si nous devons pouvoir faire confiance en la justice pénale lorsqu’un étudiant souhaite l’interpeller, l’administration a aussi des pouvoirs propres pour pouvoir agir. Elle doit prendre ses responsabilités. Cela peut aller jusqu’à l’exclusion de la personne incriminée. La prise de conscience de l’importance du sujet a été faite. Maintenant, il faut des actes. D’autres actions concrètes doivent aussi répondre à ces problématiques : plus de psychologues, des pôles santé de qualité en campus, ou encore une sécurité renforcée lors des évènements.

La gratuité de l’année de césure est une mesure que vous portez à l’instar d’autres syndicats (Unef, Nova). Qu’en est-il du maintien de complément de bourses pour les étudiants boursiers qui décident de faire une césure ? Aujourd’hui, Sciences Po supprime cette aide en cas de césure. 

Nous voulons le maintien de ce complément de bourse pour ces étudiants qui peuvent, eux aussi, se trouver en situation de précarité. C’est un sujet qu’il faut traiter. 

L’UNI Sciences Po propose un droit de pétition des étudiants. Quelles sont les modalités concrètes de cette mesure ? 

L’idée est d’avoir un droit de pétition pour les étudiants. Après avoir recueilli une centaine de signatures sur un sujet précis, cette pétition serait portée à l’ordre du jour au CI et au CVEF. Il faudra alors une concertation dans les prochains conseils pour définir clairement les modalités de sa mise en place.

Certains dénoncent la proximité de l’UNI avec l’extrême droite, notamment avec les réseaux de Génération Z. Selon Jacques Smith, délégué national de l’UNI, de nombreux militants de votre syndicat militent dans des organisations de soutien à Eric Zemmour. Votre liste est-elle perméable à l’extrême droite ? 

Les propos de Jacques Smith n’engagent que lui. Personnellement, je ne milite pas pour Génération Z. Certaines sections de l’UNI sont aussi tenues par des militants de centre-droit, membres d’Horizon, le parti d’Edouard Philippe… Il y a une grande diversité des profils à l’UNI. 

Notre syndicat rassemble toute la droite, mais aussi des étudiants moins politisés ou simplement intéressés par les engagements que nous portons. Si des militants ont envie de lancer une initiative étudiante en soutien à un politique, ils peuvent le faire en dehors du cadre de l’UNI.  Je ne suis pas là pour faire la police de la pensée.

Quand on lit notre programme, trouvez-moi un élément qui se réfère à ces accusations. L’écologie, l’interdiction de distribuer des bouteilles en plastique, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, la fin de l’augmentation des frais de scolarité sont des mesures concrètes, portées par notre liste pour Sciences Po et ses étudiants, loin de toute prise de position partisane. Si sur 91 propositions, la seule réponse que l’on peut nous apporter consiste en des accusations à l’emporte-pièce, alors cela est révélateur du manque d’intérêt porté aux problématiques étudiantes. J’invite tous les étudiants à lire notre programme pour se faire leur propre opinion. 

Note de la rédaction : les interviews des listes candidates sont publiées sans ordre particulier. Leur publication dépend uniquement de leur date de réalisation et donc de la disponibilité des syndicats.

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Élections étudiantes : mais de quoi s’agit-il ? https://www.lapeniche.net/elections-etudiantes-mais-de-quoi-sagit-il/ Thu, 20 Oct 2022 17:30:00 +0000 http://www.lapeniche.net/?p=55165 Soucieuse du dynamisme démocratique de Sciences Po et de sa vie étudiante malheureusement malmenée pendant la pandémie, l’équipe de La Péniche tient à rappeler la tenue des élections étudiantes du 25 au 27 octobre.

Il s’agira en effet d’élire les huit représentants étudiants du Conseil de l’institut et les huit autres du Conseil de la vie étudiante et de la formation (CVEF), pour les deux années à venir. Les deux conseils seront élus au scrutin de liste à un tour à la représentation proportionnelle. Les sièges restants seront répartis selon la règle “du plus fort reste”. 

16 étudiants à élire

Composé de 32 membres, dont huit représentants étudiants, le Conseil de l’Institut administre l’IEP et détermine la politique générale de l’établissement en matière d’enseignement, de recherche et de documentation. Il est assisté par le CVEF constitué de 18 membres, qui tient un rôle décisionnel en matière de vie étudiante et un rôle consultatif en matière de pédagogie.

Alors que 22 représentants du Conseil de l’Institut sont élus par les communautés de Sciences Po (étudiante, doctorante, enseignante, représentants du personnel), cinq le sont par les membres du Conseil, et cinq autres sont de facto “membres de droit”. On compte notamment parmi eux la maire de Paris et le président du CNRS.

4 listes candidates

Du 25 au 27 octobre, vous devrez choisir entre les quatre listes issues des 4 syndicats étudiants de Sciences Po : NOVA, SPES (Sciences Po écologique et solidaire) union de l’UNEF et de l’alternative étudiante rémoise, Solidaires étudiant-e-s et l’UNI. 

Aux dernières élections, l’UNEF s’était emparée de 3 sièges dans chaque conseil, NOVA et Solidaires de deux chacun, et l’UNI d’un seul. Selon des sources en interne, l’UNEF serait ces dernières années en perte de vitesse, au profit de NOVA et de Solidaires. 

Pour faire votre choix, vous pouvez visionner le débat animé par notre rédactrice en chef, Romane Huillet, qui s’est tenu ce mercredi 19 octobre en amphithéâtre Boutmy. Vous pourrez également consulter les interviews des représentants des quatre listes que nous publierons dans les prochains jours. 

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Élections aux instances de l’IEP de Paris : le point sur les résultats https://www.lapeniche.net/elections-aux-instances-de-liep-de-paris-le-point-sur-les-resultats/ Mon, 02 Nov 2020 14:12:09 +0000 http://www.lapeniche.net/?p=52911 Du 20 au 22 octobre 2020 a eu lieu le premier tour des élections aux instances de l’IEP de Paris. Censées se dérouler en mars dernier, celles-ci ont été reportées suite à l’arrivée de la pandémie de Covid-19 et au confinement. Après la reprise de la campagne en ce début d’année universitaire, les étudiant.es ont été invité.es à élire leurs représentant.es au Conseil de l’Institut et au Conseil de la vie étudiante et de la formation.

Le Conseil de l’Institut et le Conseil de la vie étudiante et de la formation en bref

En 2020, les étudiant.es ont dû choisir huit représentants au Conseil de l’Institut et huit autres au Conseil de la vie étudiante et de la formation. Comment définir ces deux instances ?

Le Conseil de l’Institut est chargé de l’administration de l’IEP (à distinguer de la Fondation nationale des sciences politiques, l’ensemble des deux formant Sciences Po). Ce Conseil est composé de 32 membres : 22 membres élus, 5 membres de droit et 5 personnalités extérieures. Parmi les membres élus, on compte un.e représentant.e pour les doctorant.es et huit représentant.es pour le reste des étudiant.es, élu.es pour deux ans.

Le Conseil de la vie étudiante et de la formation a quant à lui « un rôle décisionnel en matière de vie étudiante et un rôle consultatif en matière de pédagogie. Il est compétent en matière disciplinaire. »[1] Il est composé de 18 membres, dont huit représentant.es des étudiant.es (doctorant.es compris.es).

Quelles étaient les listes candidates ?

Pour les deux Conseils, quatre listes étaient proposées aux étudiant.es : Sciences Po Écologique et Solidaire – Unef et associations ; Solidaires étudiant-e-s (et doctorant-e-s pour le CVEF), le syndicat de luttes et de quotidien ; NOVA – Écologie, Égalité, Pluralisme ; UNI pour Sciences Po. Les différentes listes ont mené campagne sur le campus durant les semaines précédant le scrutin mais également en ligne. Quelques jours avant l’ouverture du vote, les étudiant.es ont reçu par mail les instructions nécessaires au bon déroulement de l’élection, ainsi que les messages de campagne des candidats et candidates.

Quels sont les résultats ?

Au terme de ces trois jours de vote, les résultats pour les représentant.es des étudiant.es sont les suivants :

Conseil de l’Institut

  • 3 sièges pour Sciences Po Écologique et Solidaire (37,26% des suffrages)
  • 2 sièges pour NOVA (30,12% des suffrages)
  • 2 sièges pour Solidaires étudiant-e-s (19,35% des suffrages)
  • 1 siège pour l’UNI (13,27% des suffrages)

Conseil de la vie étudiante et de la formation

  • 3 sièges pour Sciences Po Écologique et Solidaire (35,71% des suffrages)
  • 2 sièges pour NOVA (29,51% des suffrages)
  • 2 sièges pour Solidaires étudiant-e-s et doctorant-e-s (21,52% des suffrages)
  • 1 siège pour l’UNI (13,26% des suffrages)

Quels enjeux pour les nouveaux et nouvelles élu.es ?

Au-delà des enjeux antérieurs à la situation sanitaire actuelle, comme la question des frais de scolarité, la pandémie de Covid-19 et maintenant le retour du confinement sont synonymes d’enjeux nouveaux pour les élu.es entrant.es. Aménagements de scolarité, conditions de validation et de travail, respect des mesures sanitaires, situation des 3A : autant de problématiques au cœur de l’action des élu.es depuis mars dernier et qui demeurent sur la table cette année. Cependant, les particularités de la crise sanitaire ne doivent pas faire oublier d’autres enjeux importants, comme la précarité étudiante ou la lutte contre les discriminations, préoccupations notamment évoquées par les différentes listes lors du débat organisé le 15 octobre dernier.

Avec le reconfinement, point de présence en péniche pour les représentant.es, pour qui 2020 assoit définitivement l’importance de la communication électronique. C’est donc une nouvelle mandature sous le signe de la représentation « en distanciel » et des gestes barrières qui débute cet automne.


[1] https://www.sciencespo.fr/%C3%A0-propos/gouvernance-budget#L’IEP%20de%20Paris

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PHOTOS – Syndicales, une campagne inachevée https://www.lapeniche.net/photos-syndicales-une-campagne-inachevee/ Tue, 17 Mar 2020 10:30:29 +0000 http://www.lapeniche.net/?p=40528 Pendant plusieurs jours, La Péniche a suivi les listes candidates aux élections étudiantes de Sciences Po lors de leurs campagnes. Entre deux cours, nous avons croisé les acteurs syndicaux et tenté de capturer leurs moments de préparation, de débat et de contact avec les étudiants, en vue des élections. La Péniche a souhaité faire un reportage de terrain dans le but de vous donner accès aux coulisses de cette campagne et de rendre compte des pratiques et expériences militantes de vos représentants.

Malheureusement, étant donné la situation de crise sanitaire, nous n’avons pas pu mener à terme cette série de photos. C’est pour cela qu’il y a une surreprésentation de certains syndicats par rapport aux autres, notamment Solidaires. Mais, pour reprendre les mots de Giles Duley, photojournaliste anglais, « on ne finit jamais de raconter une histoire ». Nous espérons donc reprendre ce travail de documentation concernant les élections syndicales dès la réouverture des portes de Sciences Po.

Gabriel du syndicat Solidaires distribue des tracts
dans le hall d’entrée du 27 rue Saint- Guillaume.
Côme du syndicat UNI distribue des tracts dans le hall d’entrée du 27 rue Saint-Guillaume.
Timothée table en péniche pour Solidaires.
L’équipe de l’UNI table en péniche.
L’équipe du syndicat NOVA se concerte et répète avant le Grand Débat.
Quelques minutes avant que le live du Grand Débat soit lancé, les dernières consignes.
L’équipe de l’UNEF, après le Grand Débat en amphithéâtre Emile Boutmy.
Solène en appel vidéo avec Gabriel dans le local syndical.
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