The Alliance – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Tue, 20 Feb 2018 20:25:10 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png The Alliance – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Faut-il adhérer à un syndicat sciencespiste ? https://www.lapeniche.net/faut-il_adherer_a_un_syndicat_sciencespiste/ Fri, 30 Sep 2016 09:00:39 +0000 http://lapeniche.net/?p=35477 A peine as-tu fait tes premiers pas au 27 rue Saint Guillaume que l’on t’a pris pour cible. En deux minutes, tu t’es fait ensevelir sous les tracts des syndicats étudiants. Tes camarades de triplette ont adhéré immédiatement, et toi tu hésites encore. La Péniche t’aide à faire ton choix avec quelques questions clés à te poser !

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Les syndicats sciencespistes ayant répondu à notre appel

Quel est le rôle des syndicats étudiants ?

Interlocuteurs privilégiés avec l’administration, les syndicats ont vocation à représenter les étudiants et à faire valoir leurs opinions auprès de l’école. Par cette délégation de pouvoir, la voix de chaque individu peut ainsi peser lors des processus de décision au cours desquels les syndicats sont consultés. Comme le rappelle Solène, présidente de l’Unef à Sciences Po, un syndicat n’est pas une simple association. « C’est un mouvement qui prend une orientation politique. Cela ne veut pas dire qu’on est partisans mais on défend un projet. Quand on siège dans un Conseil, tous les dossiers ont une dimension politique. »

Quelles sont les valeurs dans lesquelles tu te reconnais ?

Au-delà de cette dimension concrète, les syndicats sont aussi les vecteurs d’une certaine idéologie. « Nous nous définissons comme mouvement étudiant. L’UNI (Union Nationale Interuniversitaire) a été créée en opposition aux évènements de Mai 68 quand la voix de la gauche devenait prépondérante en France et particulièrement dans le domaine de l’éducation. Nous nous battons à Sciences Po et partout dans le pays pour défendre les valeurs de liberté, de mérite, d’excellence, de travail et de responsabilité. » rappelle la présidente Carla Sasiela.

« Nous nous battons à Sciences Po et partout dans le pays pour défendre les valeurs de liberté, de mérite, d’excellence, de travail et de responsabilité. », Carla Sasiela

Dans le camp opposé, l’Unef se bat « pour que l’école soit la plus accessible possible, qu’il y ait à la fois plus d’accès et plus de réussite. ». Le mouvement a ainsi pris position en faveur du dispositif CEP ou contre l’augmentation des frais d’inscription. La présidente de l’Unef recommande à tous les étudiants de consulter les programmes des différents syndicats pour trouver celui dont on partage les idées.

« Nous nous battons pour que l’école soit la plus accessible possible, qu’il y ait à la fois plus d’accès et plus de réussite. », Unef

Considères-tu l’adhésion à un syndicat comme un geste politique fort ?

Ce qui freine Antoine, étudiant en première année, c’est la dimension politique des syndicats. « Aujourd’hui, à mon sens, les syndicats se sont égarés : ils sont devenus des mouvements politiques et des organisations partisanes au service d’idéologies. Ils utilisent leur poids pour des idées politiques. Ce n’est pas leur rôle. Un syndicat doit, je pense, être apolitique et neutre. Voilà pourquoi je n’adhèrerai pas à un syndicat étudiant tant qu’ils ne se consacreront pas exclusivement à leur rôle d’intermédiaire entre les élèves et l’administration. Adhérer à un syndicat ne doit pas être le même geste qu’adhérer à un parti politique. »

« Aujourd’hui, à mon sens, les syndicats se sont égarés : ils sont devenus des mouvements politiques et des organisations partisanes au service d’idéologies.Ce n’est pas leur rôle. », Antoine, étudiant de première année.

Si pour Solène, un syndicat est nécessairement politique, puisqu’il doit prendre position et présenter un projet articulé autour d’un ensemble de valeurs, une nouvelle voie est possible. La création de The Alliance en témoigne. Reconnu depuis l’an dernier, ce syndicat se décrit comme un mouvement international qui souhaite « créer un Sciences Po plus diversifié, plus inclusif et ainsi représenter tous les étudiants, peu importe leurs idées politiques, leur passé, leur nationalité, leur ethnie ou leur genre. » D’après Freek Haarmans, président de The Alliance, le syndicat se doit de rester apolitique, car il sert un projet qui dépasse les considérations partisanes et l’opposition gauche-droite traditionnelle.

« Nous voulons créer un Sciences Po plus diversifié, plus inclusif et ainsi représenter tous les étudiants, peu importe leurs idées politiques, leur passé, leur nationalité, leur ethnie ou leur genre. », Freek Haarmans

Les syndicats sont-ils réellement utiles et efficaces ?

Pour Carla Sasiela, « Chaque élève doit être conscient que l’action des mouvements étudiants à Sciences Po et en France a un réel impact sur son quotidien. Nous sommes présents dans les conseils de Sciences Po, et par exemple, sans notre action, la bibliothèque de Sciences Po fermerait encore tous les soirs à 19h. Au niveau national, sans la mobilisation des militants de l’UNI, plus aucun lycéen n’aurait pu profiter des bourses au mérite. Ne pas s’engager c’est prendre le risque qu’un ordre contraire à nos convictions s’impose à nous. »

Même son de cloche du côté de l’Unef qui considère qu’il est important d’adhérer car « les syndicats font vivre la démocratie à Sciences Po ». Solène rappelle par ailleurs que si les syndicats ont un poids vis-à-vis de l’administration pendant les prises de décision, une grande partie de leur action est invisible : la défense individuelle. « Tous les ans, on a des centaines d’étudiants qui ont des problèmes de frais d’inscription, d’autonomie financière, avec le Cours, ou de harcèlement, et on les soutient, mais c’est une action qui ne se voit pas. »

Freek Haarmans confit avoir été de ceux qui pensent que les syndicats sont plus ou moins inutiles. « Je pensais simplement que la vie à Sciences Po était telle qu’elle était et que ça ne valait pas le coup d’essayer de la changer. » Aujourd’hui, il a la conviction qu’œuvrer ensemble pour contribuer à façonner le futur de l’école à un sens. Il travaille dans ce sens à l’extension du mouvement dans les campus délocalisés, notamment avec la création de The Alliance Menton. « L’unité est vitale pour se faire entendre » rappelle-t-il.

Comment souhaites-tu t’investir ?

Une fois le syndicat choisi, la première étape est d’adhérer et de cotiser. Comme le rappelle la présidente de l’Unef, cela permet aux syndicats de garder leur indépendance financière vis-à-vis des partis politiques, mais aussi de gagner en légitimité. Ensuite, tu peux choisir de militer activement, en assistant aux réunions et en participant aux campagnes.

 

Note : le syndicat Solidaires a été contacté par la Rédaction mais n’a pas souhaité répondre à nos questions.

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ELECTIONS SYNDICALES – Les résultats https://www.lapeniche.net/syndicales_resultats/ Thu, 17 Mar 2016 20:00:56 +0000 http://lapeniche.net/?p=33647 Jeudi, 17:00. Le dépouillement du scrutin ressemble à l’émission Des chiffres et des lettres. Sous les poutres de Goguel Bis, l’oeil anxieux des têtes de liste de l’UNEF, de l’UNI et de The Alliance attend que les différents membres de l’administration dévoilent chacun une partie du code qui permet d’accéder aux résultats des élections syndicales de 2016. Consonnes, voyelles, majuscules, minuscules, il faut une dizaine de minutes pour que la clé soit intégralement reconstituée. Loin de faire défaut, la sécurité du vote électronique a largement contribué à la réussite de l’opération, une première à Sciences Po. Seulement 35 ou 36 « événements » ont ainsi été signalés. En grande majorité, ce sont des étudiants ayant simplement perdu leurs identifiants de connexion. En trois minutes, un algorithme affiche la synthèse de milliers de votes.

 

Une participation en très forte hausse 

3951 étudiants ont voté pour le Conseil de l’Institut, 4038 pour le Conseil de la Vie Etudiante et de la Formation. Près de 180 votes blancs ont été exprimés dans chaque cortège, soit environ 4% des suffrages.

Pour ces deux institutions, la participation des étudiants est supérieure à 29%. C’est 10 points de plus que lors du dernier scrutin, en février 2015. En d’autres termes, près de 1000 étudiants supplémentaires se sont mobilisés. L’UNEF et l’UNI se félicitent respectivement de 500 et de 200 votants de plus que l’année dernière.

 

L’UNEF perd sa majorité.

Jusqu’à présent, six sièges dans chacun des deux Conseils appartenaient à l’UNEF, deux à l’UNI.

Si plus de 50% des étudiants ont voté pour l’UNEF cette année, le syndicat ne remporte que quatre des huit sièges de chaque collège. « Cette année, le mode de calcul a tout bouleversé », explique Josselin Marc, président de l’UNEF Sciences Po. « Jusqu’à présent, les sièges étaient attribués selon la règle de la plus forte moyenne. Depuis cette année, c’est le plus fort reste qui prime. Ce changement favorise les petites listes. L’UNEF démarrait les élections avec un siège de moins. », poursuit-il.

Toutefois, il est à noter que depuis la réforme des statuts de Sciences Po, deux étudiants siègent désormais au Conseil d’administration de la FNSP. Ces deux sièges reviennent à l’UNEF.

 

L’UNI se maintient. Solidaires et The Alliance font leur entrée.   

« Nous sommes très contents du résultat et d’avoir réussi à maintenir deux élus dans chaque Conseil. Je remercie l’ensemble des militants ! », s’exclame Carla Sasiela, tête de liste UNI-MET, qui a regroupé un peu moins d’un quart des voix pour chacun des deux Conseils.

De leur côté, les listes de Solidaires et de The Alliance obtiennent chacun un siège sur les huit à pouvoir, au niveau du Conseil de l’Institut comme du Conseil de la Vie Etudiante et de la Formation.

« The Alliance a fait une belle performance. Mais, au regard du système électoral, ce n’est pas étonnant. Idem pour Solidaires. », souligne Claire Hassnier, de l’UNI-MET Sciences Po. A la simple différence qu’avec près de 15% de suffrages exprimés dans chacune des deux institutions, The Alliance remporte son siège en plein, tandis que Solidaires l’obtient…en reste !

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ELECTIONS SYNDICALES – Qui sont les leaders syndicaux ? https://www.lapeniche.net/syndicales_leaders/ Tue, 15 Mar 2016 07:00:28 +0000 http://lapeniche.net/?p=33575 Alors que le scrutin électronique vient d’ouvrir, dernier article sur les étudiants en tête des listes syndicales. Portraits.

Anastasia Steinlen, tête de liste UNEF pour le conseil de la vie étudiante et de la formation

Peux-tu te présenter en quelques mots aux étudiants ?

12842400_10208009593710268_672080724_oJ’ai grandi en Allemagne, à Berlin, puis après ma Terminale je suis partie à l’Université de Pékin pour un an avant d’intégrer Sciences Po en 2014. C’est la comparaison entre les systèmes d’éducation étrangers et le fonctionnement de Sciences Po qui m’a poussée à m’engager. C’est avec une volonté de défendre une politique d’ouverture à l’internationale mais aussi d’ouverture sociale que je me suis engagée à l’UNEF et que j’ai été élue en Commission Paritaire l’année dernière.

Quel sens donnerais tu à ton engagement à l’UNEF ?

Je suis responsable au sein de l’UNEF de la défense individuelle. J’aide les étudiant-e-s s’adressant à nous, souhaitant par exemple changer de Master ou rencontrant des problèmes pour payer leur frais d’inscription. C’est dans cette activité que se révèle tout le sens que je donne à mon engagement syndical : aider les étudiant-e-s au quotidien. De plus, j’ai défendu une politique d’ouverture sociale, l’UNEF étant le seul syndicat à soutenir la procédure CEP au sein des conseils.

Peux tu nous faire un bilan des action de ton organisation dans l’année écoulée ?

Nous avons défendu une réforme de la Commission de Suivi Social. Cette commission est chargée d’apporter une aide financière aux étudiants qui, à la suite d’un divorce des parents par exemple, se retrouvent face à l’incapacité de payer leur frais d’inscription. Face à la hausse des saisies de cette commission, nous avons demandé une augmentation du budget de 60 000 euros que nous avons obtenue par la suite, ainsi que l’augmentation du nombre d’aides pour les étudiant-e-s internationaux-ales.

Pourquoi voter UNEF ?

Notre bilan de l’année dernière montre que nous pouvons apporter des améliorations concrètes, comme en témoignent la défense des associations ou les nettes avancées sur la question de la LV3. Nous souhaitons poursuivre notre projet en aboutissant à une réelle réforme des frais d’inscription ou en obtenant la gratuité du Welcom Program.

Pour sortir du cadre de Sciences Po, un avis sur le débat au sujet de la loi travail ?

La loi travail risque de toucher particulièrement les étudiant-e-s. Pour financer leurs études ils travaillent souvent en horaires de nuit (mieux payées) et la loi prévoit que le travail ne soit considéré comme “de nuit” qu’à partir de 22h. De plus le plafonnement des indemnités prud’homales peut conduire à la précarité des jeunes qui seront les premiers licenciés du fait de leur manque d’ancienneté.

 

Carla Sasiela, tête de liste UNI-MET pour le Conseil de l’institut

Peux-tu te présenter en quelques mots aux étudiants ?

CarlaPremière année à Sciences Po Paris je suis originaire de Nice. J’ai été responsable UNI lycée dans les Alpes-Maritimes en terminale et depuis le début du second semestre responsable UNI-MET Sciences Po.

Quel sens donnerais tu à ton engagement à l’UNI-MET ?

Le sens que je donne à mon engagement : Nous sommes le mouvement de la droite et du centre à Sciences Po et nous avons à cœur de rassembler de façon large pour porter un projet fort pour notre école. Nous rassemblons des étudiants de toutes les années et sur les campus délocalisés afin de représenter au mieux des étudiants de Sciences Po. Nous assumons notre caractère politique alors que nous voulons défendre les valeurs du mérite, de l’excellence, de la responsabilité et de la liberté au travers d’un projet étudiant.

Peux tu nous faire un bilan des action de ton organisation dans l’année écoulée ?

Nous sommes actuellement présents dans le Conseil d’ Institut et dans le Conseil vie étudiante et de la formation avec deux élus dans chacun d’entre eux. Sur le long terme notre travail a permis chaque année d’élargir davantage les horaires d’ouverture de la bibliothèque, de numériser un grand nombre de démarches administratives ou encore de permettre de ne passer qu’une seule fois l’IELTS sans frais. Nous nous sommes également mobilisés pour la remise en place des bourses au mérite.

Pourquoi voter UNI-MET ?

Nous restons profondément attachés à notre modèle de Grande Ecole. Celui-ci se caractérise par le maintien du caractère sélectif de Sciences Po mais également par une amélioration de nos conditions d’étude au quotidien : amélioration de l’apprentissage des langues (LV3, ouverture à plus l’électifs), réforme des frais de scolarité, revalorisation des engagements parallèles à notre cursus, revalorisation de l’enseignement en master (mise en place d’un IEJ par exemple). 

Pour sortir du cadre de Sciences Po, un avis sur le débat au sujet de la loi travail ?

Cette loi ne concerne absolument pas les étudiants car elle ne répond pas au problème du chômage des jeunes. Les entreprises ont besoin de flexibilité, de liberté et de confiance, nous avons besoin de créer des liens entre monde universitaire et monde professionnel. Il n’y a rien de tout cela dans ce que nous savons de ce projet.

 

William Judd, tête de liste The Alliance pour le Conseil de l’institut

Peux-tu te présenter en quelques mots aux étudiants ?

WilliamI’m William, on the International Energy Programme within PSIA. I came to SciencesPo last year having completed my undergraduate degree at King’s College London.

Quel sens donnerais tu à ton engagement à The Alliance ?

The Alliance is a brand new way of doing student politics at SciencesPo. Regardless of our entry procedure or our bachelor campus, many of us students are tired with the old politics of SciencesPo. A politics too focused on the national agendas which sponsor it.

Peux tu nous faire un bilan des action de ton organisation dans l’année écoulée ?

 The Alliance is the first ever non-aligned movement to run in elections in our institution. We are an alliance of SciencesPo students, working to improve all our lives at SciencesPo.

Pourquoi voter The Alliance ?

We’re running for the two governing councils of SciencePo. What we offer is a new perspective and method of doing student politics. A method which places us the students at its heart. For example, we plan to implement an online petition facility so that any student can start the change they want, and after it has a given number of signature our governing boards have to debate it. The Alliance is an alternative to work towards directly improving our student and academic lives right here, right now.

Pour sortir du cadre de Sciences Po, un avis sur le débat au sujet de la loi travail ?

As for an opinion on a national hot topic! This week we obviously had la grève générale, which is indeed an important topic; similar issues affect many of our countries. I’d be the first to join anyone for a pint in le Basile and talk about this, however, this is should not be the principle topic of discussion for these elections. Such questions on national issues are symbolic of the old student politics, dominated by national agendas promoted from people outside our institute.

This year we started a journey to make SciencesPo more inclusive, more transparent and more diverse across its student and academic life. This journey is going to make a new student politics of Sciences Po, and we’re hoping you’ll join us. Rejoignez le mouvement.

 

Laura Duquesne, tête de liste UNEF pour le Conseil de l’institut

Peux-tu te présenter en quelques mots aux étudiants ?

LauraLa première fois chose que j’ai faite quand je suis rentrée au 27, c’est m’asseoir à la table de l’UNEF et je leur ai dit : “Bonjour je veux prendre ma carte pour vous soutenir, mais je veux pas militer !”, j’ai rempli mon adhésion, et je suis partie. Top chrono-deux minutes. J’étais bien sûre de moi (mea culpa). Puis, je suis allée à une réunion, et j’ai découvert beaucoup de choses sur le syndicalisme étudiant, sur l’IEP, avancer sur des dossiers avec les étudiants est passionant. Et tout a commencé !

Quel sens donnerais tu à ton engagement à l’UNEF ?

Militant, on constate vite l’ampleur de l’action de l’UNEF. Informer, éplucher des budgets, négocier, aider les étudiants dans les démarches administratives et sociales, monter des campagnes offensives pour gagner des droits. Notre engagement, c’est faire vivre ce relais indispensable qu’est l’UNEF auprès des étudiants, partout en France. C’est faire en sorte que chacun d’entre nous accède aux meilleures conditions d’études et de vie et pouvoir les défendre ensemble.

Peux tu nous faire un bilan des action de ton organisation dans l’année écoulée ?

La campagne assos, le budget de la Commission de Suivi Social, la pédagogie sur les campus délocalisés et dans les masters, les boursiers Boutmy, la présence au quotidien… C’est un bilan très fort et qui s’inscrit dans une cohérence : notre démarche syndicale inclusive. Allez l’admirer sur sciencepistesfeatunef.tumblr.com !

Pourquoi voter UNEF ?

Voter UNEF, c’est faire confiance à des étudiants qui bataillent dans les conseils, en CVE, en Commission de Suivi Social, en péniche, en défense individuelle, et sont une réelle force de proposition. Pas besoin de revenir sur notre efficacité, le bilan parle de lui même. Aujourd’hui, les mandats sont de deux ans. Et les chantiers qui nous attendent sont énormes, de longue haleine : comme la réforme du collège universitaire, ou la nécessité de réformer le système des frais d’inscription, intenable. Nous sommes les plus à même d’y inclure la voix des étudiants.

Pour sortir du cadre de Sciences Po, un avis sur le débat au sujet de la loi travail ?

Sur la loi travail, au delà du projet en lui même, nous assistons à un enjeu particulièrement important. La mobilisation qui se construit est avant tout le signal du réveil de la jeunesse : alors qu’on nous cantonne souvent au rang d’acteurs manipulés et atones, les étudiants montrent qu’ils ne se résignent pas et deviennent acteurs de leur avenir. La jeunesse montre actuellement ce qu’elle a de plus beau : sa diversité et sa force politique.

 

Sebastian Enning, tête de liste The Alliance pour le Conseil de la vie étudiante et de la formation

Peux-tu te présenter en quelques mots aux étudiants ?

SébastianMy name is Sebastian and I study International Economic Policy at PSIA. I come from Germany and in my undergrad I studied European Studies at Maastricht University in the Netherlands where I’ve been active in student politics before.

Quel sens donnerais tu à ton engagement à The Alliance ?

Because I believe that all students should be better represented in the administration, I am very happy to be part of The Alliance, a team of incredibly dedicated and motivated fellow students.

Peux tu nous faire un bilan des action de ton organisation dans l’année écoulée ?

The Alliance is the new kid on the block and we are non-partisan and not aligned to any higher organisation. We believe that it is time for a new kind of Sciences Po student politics that puts all of us students (French and International) in the centre of this institution. That is why we believe in a more realistic policy-focus approach about things we can actually improve, pooling our ideas from the diversity and wisdom of the student body.

Pourquoi voter The Alliance ?

The Alliance advocates for more transparency, a better representation of internationals and a greater involvement of all students here at Sciences Po. Let me give you an example: the cafeteria is being renovated this summer, how come so seemingly few students know about this or have been consulted in the process? We want to involve the student body to adapt facilities to our needs. With our OpenHouse sessions we are and have been open to many good propositions about for student life. The OpenHouse is a forum where students can talk to us about the challenges they have run into. And there seem to be so many: starting with the improvement of learning facilities, we demand transparency in grading as well as a petition mechanism for the administration to be more open to the students’ needs. We also believe that Sciences Po should abandon the two-absences rule for défaillance as well as harmonise tuition fees for EU and Non-EU nationals.

Pour sortir du cadre de Sciences Po, un avis sur le débat au sujet de la loi travail ?

Regarding la Loi Travail, it is arguably the biggest change to the French labour law and I personally understand why so many young people have been rallying against it – but I do not think it should be the focus in this election. The Alliance is SciencesPo-based collective, putting every student in the centre again and improve student life for the better. What sets us apart from other parties here is that we advocate for changes that have an actual impact on students’ everyday lives right here, right now!

 

Victor Renaudier, tête de liste UNI-MET pour le Conseil de la vie étudiante et de la formation

Peux-tu te présenter en quelques mots aux étudiants ?

VictorAyant passé le bac en 2013, je suis maintenant en 3A dans une école de droit en Allemagne. En 2A j’ai travaillé à mi-temps en tant qu’attaché parlementaire (non rémunéré) et à temps partiel dans un bar pour financer une summer school à Londres. J’ai été militant 3 ans à l’UMP, mais n’ai pas souhaité m’engager chez LR. Toujours intéressé par la chose politique, j’ai été déçu par le militantisme politique. J’ai envie de servir et d’agir pour Sciences Po, c’est pourquoi je me suis engagé à l’UNI-MET.

Quel sens donnerais tu à ton engagement à UNI-MET?

Depuis 2 ans et demi que je suis à Sciences Po, j’ai su apprécier énormément de bonne volonté de la part d’étudiants aux personnalités captivantes. Néanmoins, j’ai regretté que Sciences Po ne donne pas davantage de moyens aux étudiants pour réussir dans certaines de leurs aspirations.

Mon école de 3A (la Bucerius Law School) offre des conditions d’études exceptionnelles : bibliothèque ouverte 24/7, une place par personne en bibliothèque, une vingtaine de salles de réunion pour 800 élèves, une salle de sport, un nombre de propositions de stage de la part de partenaires supérieur au nombre de demandes de stages par les étudiants (ce qui permet de négocier les rémunérations !), et j’en passe. Je voudrais m’en inspirer à Sciences Po.

Peux tu nous faire un bilan des action de ton organisation dans l’année écoulée ?

L’UNI-MET s’est engagée pour l’extension des horaires d’ouverture de la bibliothèque (jusqu’à 23h désormais) et pour la défense des bourses au mérite. L’UNI-MET a aussi soutenu le remboursement de l’IELTS et la création des Ecoles de masters (Affaires Publiques, Urbaine, etc.).

Pourquoi voter UNI-MET ?

Sur les méthodes, je serai très engagé pour qu’il y ait un dialogue constructif entre les représentants des étudiants, afin que l’on cherche des solutions pour servir les intérêts de chacun, et non que l’on défende stérilement des positions sans rien bouger.

Quant aux idées défendues, nous défendrons ce qui fait de Sciences Po une école unique en son genre, et nous nous inspirerons des modèles concurrents ou partenaires qui réussissent, notamment sur la création d’un séminaire optionnel de « Leadership et d’esprit d’équipe » sur une semaine et la mise en place d’un accès gratuit à l’annuaire des Alumni pour les étudiants.

Pour sortir du cadre de Sciences Po, un avis sur le débat au sujet de la loi travail ?

Le projet de loi El Khomri n’est pas mon affaire en tant que membre de l’UNI-MET car je considère que ce projet ne vise pas l’insertion des étudiants sur le marché du travail.

 

C. Thomas, tête de liste Solidaires pour le Conseil de l’institut

Peux-tu te présenter en quelques mots aux étudiants ?

12721742_10208010310128178_1215722100_nJe suis étudiante en première année de master de sciences politiques mention sociologie politique comparée.

Quel sens donnerais tu à ton engagement à Solidaires ?


Je me suis engagée à solidaires d’abord parce que c’est un syndicat qui correspond à l’idée que je me fais de la pratique militante : le fait de fonctionner en autogestion, sans structure hiérarchique, crée un environnement beaucoup plus agréable pour militer, et évite les dérives carriéristes de certains syndicats. Le fait d’être une structure syndicale indépendante d’un bureau national ou de partis politiques permet également une vraie gestion démocratique. L’attention portée aux questions féministes, pas seulement au niveau des principes, mais dans la mise en œuvre de pratiques au sein du syndicat qui tiennent compte des éventuels rapports de pouvoir a aussi été déterminant dans mon souhait de m’engager à Solidaires et de pouvoir militer dans un cadre vraiment inclusif. Ensuite, c’est bien sûr les idées portées par Solidaires qui m’ont plu. C’est un syndicat qui assume de dire que féministe, aussi bien qu’anticapitalisme ne sont pas des gros mots.  Et que ces engagements font sens dans notre contexte politique marqué par l’urgence écologique qui nous pousse à revoir nos modes de productions et consommations par exemple. C’est le seul syndicat qui à sciences po assume de ne pas rentrer dans la stratégie de dédiabolisation des idées d’extrême droite, qui refuse de croire que le front national pose des bonnes questions auxquelles il faudrait répondre ou même accorder une audience.

Peux tu nous faire un bilan des action de ton organisation dans l’année écoulée ?

Par le passé nous nous sommes mobilisés contre la gestion opaque de l’IEP par la FNSP et pour la fin de ce modèle. Nous avons soutenu la lutte des enseignant.e.s vacataires contre la précarisation de leur statut. Nous souhaitons poursuivre tous ces combats à SciencesPo mais aussi faire le lien avec ce qui se passe dans l’ensemble de la société, nous projetons par exemple d’organiser une AG pour discuter des conséquences de l’Etat d’urgence .

Pourquoi voter Solidaires ?

Voter Solidaires étudiant.e.s c’est permettre de faire entrer dans les conseils de l’IEP une voix qui y est pour le moment absente. C’est s’assurer qu’il y aura dans les conseils un syndicat qui ne transigera pas sur la gestion démocratique de l’iep et c’est se battre pour une université émancipatrice et non élitiste afin de construire un projet de société égalitaire.

Pour sortir du cadre de Sciences Po, un avis sur le débat au sujet de la loi travail ?

Cette proposition de réforme du code du travail par un parti socialiste démontre la nécessité d’un engagement de gauche radical. Une telle remise en cause d’acquis sociaux dénote comment une partie de la gauche s’est accommodée pendant trop longtemps des logiques libérales et capitalistes et finit par y souscrire. Et ceci en oubliant des questions idéologiques de fond : quelle société voulons nous bâtir ? En tant qu’étudiant.e.s c’est aussi à nous de se saisir de ces questions.

 

Retrouvez l’intégralité de nos contenus sur l’application La Péniche, à télécharger via les liens suivants: 

Pour les Androids : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.goodbarber.lapeniche&hl=de
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ELECTIONS SYNDICALES – Quels programmes ? https://www.lapeniche.net/syndicales_programmes/ Mon, 14 Mar 2016 11:00:50 +0000 http://lapeniche.net/?p=33551 Du mardi 15 mars 2016, dès 9:00 du matin, au jeudi 17 mars, 17:00, aura lieu le premier tour des élections syndicales à Sciences Po. Pour la première fois, le vote se fera exclusivement par voie électronique. Vous devriez, d’ailleurs, avoir déjà reçu vos identifiants de connexion par mail. En attendant, si vous n’avez pas encore fait vos choix, nous vous proposons de faire le tour des programmes des quatre syndicats en lice autour de 11 grandes questions.

Propos recueillis par Gabrielle Radet, Claire Guillemin et Marin de La Rochefordière. 

 

La hausse frais d’inscription. Est-elle justifiée ? Est-elle soutenable ? Êtes-vous pour la linéarité ?

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Nous sommes contre la hausse des frais de scolarité mais pour une hausse du budget de Sciences Po par davantage de financements privés (apprentissage, financements de la FNSP, sponsors). Nous défendons la linéarisation des frais de scolarité, les effets de seuil créant bien trop d’inégalités. De plus nous voulons que Sciences Po prenne en compte le quotient familial dans le calcul des frais. Nous voulons que les étudiants soient sélectionnés au mérite et non par des barrières financières.

Elle est injustifiée, nous sommes les seuls à s’être opposés à cette hausse en conseil. Sciences Po réalise un excédent de plus de 10M€ entre 2012 et 2014, plus de 6 fois le total de l’augmentation des FI. Une note technique a été envoyée à l’administration pour présenter une réforme. Nous avons rencontré l’administration et E. Wasmer pour exposer nos arguments en faveur d’un lissage.

The Alliance défend l’inclusion et l’intégration de tous les étudiants, car nous croyons qu’il est essentiel d’offrir à chacun la même chance d’étudier à Sciences Po. The Alliance lutte pour un système équitable et transparent de calcul des frais de scolarité pour tous les étudiants, français comme étrangers. L’administration doit s’investir de façon constante dans l’analyse de chacun des dossiers fiscaux afin d’assurer l’égalité des étudiants.

 

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Elle n’est ni justifiée, ni soutenable, et on ne veut pas d’une quelconque linéarité : notre mot d’ordre c’est gratuité totale de l’enseignement supérieur. C’est là l’enjeu principal d’une université égalitaire et démocratique.

 

 

 

Quel est votre avis sur le transfert d’une grande partie des activités du Collège universitaire sur le campus de Reims ?

Sciences Po est une école de la République, et pas seulement de l’élite parisienne. Nous pensons qu’il est intelligent d’être fortement implantés en régions. Par ailleurs, le choix de la déconcentration est un choix pertinent dans la bonne gestion du budget de Sciences Po, tant qu’il ne se traduit pas par de la décentralisation. Nous voulons néanmoins des garanties pour maintenir la vie associative dans son dynamisme actuel.

Le rôle de l’UNEF, c’est de veiller aux conditions de vie et d’études des étudiant-e-s : faire en sorte que tout le monde réussisse à obtenir son diplôme dans les meilleures conditions. Donc nous n’avons pas d’opposition de principe. Mais nous avons des craintes quand à la capacité de transférer l’ensemble du CU et des services (pôle stages, bibliothèque, restauration, associations) sur Reims.

Nous sommes d’avis que le projet de transition du campus de Reims pourrait permettre le renforcement des liens entre les campus régionaux et celui de Paris. Lorsque ce projet sera entièrement établi, The Alliance compte fournir tous les efforts nécessaires afin d’assurer que ces transitions améliorent réellement la qualité de l’expérience académique des étudiants au niveau collégial. De plus, nous pensons qu’il est primordial que les associations soient soutenues dans ce processus de transition, le temps de s’ajuster.

10710256_722973401116477_5120311456893493161_oD’un côté cela brise un peu le parisianisme de l’IEP, et c’est bien que les « futures élites » mettent les pieds en province… D’un autre côté, on refuse quand même ce modèle de grande école, et on pense que la séparation des masters et de l’essentiel du collège u est triste, et va casser les logiques associatives et syndicales qui existent. Il faudrait trouver un juste milieu !

 

Pour ou contre le retour de la LV3 ?

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Il faut permettre à chacun d’étudier ce qui correspond le mieux à ses aspirations : le choix de la LV3 se présente pour de nombreux étudiants comme un plaisir, une ouverture ou une nécessité. Néanmoins, dans l’optique de la professionnalisation des étudiants, il est plus utile de maitriser 2 langues parfaitement que 3 moyennement, donc nous sommes pour un niveau minimum d’acquis en LV1 et LV2 au préalable d’une inscription en LV3.

 

Depuis deux ans, nous sommes les seuls à essayer de rétablir la LV3. Nous avons réussi un rétablissement partiel l’an dernier. Mais avec la réforme du CU, la LV3 risque d’être encore plus compromise. Or, développer les langues à Paris comme sur les campus est une priorité.

 

The Alliance considère que les débats politiques sont essentiels, et chacun de nos candidats possède sa propre opinion sur la LV3. Cependant, nous préférons éviter de mettre l’emphase sur nos positions politiques, car nous soutenons, avant tout, une amélioration concrète de notre institution, et aspirons à une expérience étudiante de haute qualité pour tous.

 

10710256_722973401116477_5120311456893493161_o Pour, bien sur ! Tout-e étudiant-e qui souhaite apprendre une langue doit pouvoir le faire, quelque soit la langue et quelque soit son niveau. Qu’on arrête de prétendre un « manque de moyens » qui justifie toujours plus la dérive « école de commerce » de l’IEP (et de l’enseignement supérieur en général) au détriment des sciences humaines et sociales, des humanités, des langues, etc. Cessons de nous soumettre à la volonté des patrons et des gouvernements successifs : notre pensée n’est pas faite pour être convertie en capitaux.

 

Pour ou contre le balisage du jeudi pour le sport ?

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Le sport ne doit pas être rendu obligatoire. Par conséquent, nous ne souhaitons pas que les étudiants n’ayant souscrit à aucune activité sportive soient lésés d’un trou dans leur emploi du temps en milieu de semaine. Le balisage du vendredi nous semble moins critiquable.

 

Nous avons réussi à l’obtenir sur Dijon. Pourquoi ne pas l’étendre partout tout en laissant la possibilité de prendre des électifs le jeudi ? (pour les étudiant-e-s qui auraient des contraintes particulières et préféreraient avoir moins de cours un autre jour).

 

Réponse non communiquée.

 

 

 

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On n’a pas de position précise, si ce n’est : demander aux étudiant.e.s elles/eux mêmes, et leur laisser la liberté et l’autonomie de décider.

 

 

Suivez-vous le projet d’achat de l’Hôtel de l’Artillerie ?

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Il s’agit là d’une bonne gestion financière à moyen-long terme de la part du directeur. Il permettra la résiliation de 14 contrats de bail qui financeront 75% de l’acquisition. Par ailleurs, nous sommes très satisfaits de la volonté de faire du « campus de Paris » davantage un campus. Être dans Paris est un atout qui peut se révéler hasardeux quant à l’esprit de communauté de l’école : cette acquisition va dans le bon sens.

 

Bien entendu, nous avons visité l’Hôtel de l’Artillerie avec l’administration et les associations permanentes. Le projet est colossal, donc nous avons fait plusieurs propositions avec les associations permanentes, afin que l’Artillerie réponde pleinement aux besoins de la vie étudiante.

 

The Alliance a suivi les derniers progrès et nous avons hâte de connaître le déroulement final du projet. Nous croyons que l’objectif central de cette campagne devrait être axé sur l’amélioration de l’expérience étudiante dans son ensemble, au niveau individuel et communautaire.

 

10710256_722973401116477_5120311456893493161_oC’est très difficile de suivre ce projet vu la façon obscure dont c’est géré par la FNSP et l’IEP. D’autant qu’on n’avait pas de siège en conseil pour avoir plus d’infos la dessus auparavant, mais si tu votes pour nous, ça va changer… De toute manière, on considère que ce n’est pas malin d’acheter des immeubles dans ce quartier qui est le plus cher de Paris, alors que l’IEP se plaint d’être fauché (même si c’est faux), et que le manque de place pousse à éclater les étudiant-e-s dans de nombreux campus.

 

Pour ou contre la procédure par examen pour entrer au Collège universitaire ?

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Nous sommes pour une procédure par examen car, contrairement à un concours, tout lycéen qui mérite sa place peut rejoindre la communauté des Sciences Po. La procédure de l’examen met en avant la motivation des terminales qui veulent intégrer Sciences Po. Enfin, il est nécessaire d’acquérir des fondamentaux qui permettent de suivre le programme pédagogique chargé de 1A sans lacune : à ce titre, la procédure de l’examen est une bonne préparation.

Il suffirait d’aller en conseil pour savoir que ce débat n’a pas lieu. Mais nous savons tous que la société est traversée par des déterminismes sociaux, économiques et culturels. A l’UNEF Sciences Po, notre mission est de veiller à l’ouverture sociale de l’école, en s’assurant que le concours soit le moins discriminant possible.

The Alliance estime qu’il est nécessaire de procéder à une admission qui tienne compte de tous les éléments reflétant la qualité des candidats, autant au niveau de l’expérience académique qu’au niveau personnel. Les candidats se doivent d’être prêts à suivre le programme académique exigeant de Sciences Po. Toutefois, la vie étudiante ne concerne pas uniquement ce qui se passe en salle de classe. The Alliance imagine un système académique tenant davantage compte des intérêts et des activités extracurriculaires. Nous considérons qu’il est également nécessaire de travailler pour un processus de sélection universelle des candidats, indépendamment de l’origine et de la nationalité.

10710256_722973401116477_5120311456893493161_oContre, évidemment. Aujourd’hui, 84% des étudiant-e-s qui intègrent l’IEP par l’examen proviennent des classes supérieures. Après avoir placé leurs enfants dans les collèges puis lycées privés, les familles possédant un fort capital financier et/ou culturel leur font intégrer des prépas privées pour préparer le concours et connaissent les ficelles de ces procédures antidémocratiques. Toute sélection n’est en vérité que sélection sociale. Et ce n’est pas qu’une lutte à mener à Sciences Po : tout-e étudiant-e, quelque soit son origine sociale, doit intégrer l’université – publique et gratuite – et le cursus de son choix, et avoir les memes chances d’études que tou-te-s les autres.

 

Que pensez de la baisse des subventions aux associations ?

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Nous sommes opposés à toute baisse des moyens alloués aux étudiants. Nous voulons que les étudiants soient soutenus dans leurs aspirations et leurs projets, et qu’ils soient prêts pour affronter le monde de demain. Les activités associatives font partie intégrante de l’esprit Sciences Po et de la liberté de chacun d’entreprendre ce qu’il souhaite. Toute association ayant un but sérieux doit se voir allouer un budget adapté. Cela suppose aussi en conséquence une formation associative plus adaptée et plus développée que celle mise en place au printemps 2014, et une meilleure reconnaissance des fonctions associatives.

En 2014, l’UNEF est le seul syndicat à s’opposer au budget qui acte la baisse des subventions. Nous avons tenté de récupérer le budget associatif, sans résultat. Dès septembre, nous nous sommes mobilisés avec les associations permanentes et les étudiant-e-s. En rendez-vous, F. Mion a accepté de signer des conventions avec l’AS et le BdA, afin de garantir le budget de la CVE aux associations reconnues.

Les associations sont au cœur même de la vie sur le campus. The Alliance se positionne contre toute mesure qui pourrait potentiellement nuire à notre vie associative. Nous estimons que toutes associations offrent l’opportunité de promouvoir efficacement des causes. Chaque subvention universitaire se doit toutefois d’être dépensée à bon escient.

 

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C’est véritablement scandaleux, surtout quand on voit les résultats financiers de la FNSP & Co, l’augmentation des frais de scolarité, et leur destination… L’administration devrait plutôt favoriser la vie associative à sciences po, puisqu’elle a les sous pour le faire.

 

Faut-il une sélection en master pour les étudiants du Collège universitaire ?

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Si certains masters offrent des débouchés limités, il n’est pas responsable que de trop nombreux étudiants puissent les intégrer. En revanche, concernant la grande majorité des masters, la non sélection ne s’est jamais avérée problématique. Bien au contraire, laisser les étudiants libres de leurs choix, c’est les encourager à réussir.

 

De quel droit pourrait on sélectionner un étudiant qui a obtenu son bachelor ? L’étudiant-e qui remplit toutes les obligations de scolarité doit pouvoir aller, s’il le souhaite, en master à Sciences Po, et celui qu’il désire. L’immense majorité des sciencespistes ont choisi d’entrer à Sciences Po parce que l’école garantit l’accès à un large choix de masters.

Nos étudiants du Collège Universitaire travaillent dur pour maintenir leur niveau d’excellence académique tout au long de leurs trois années d’étude. The Alliance estime que ces étudiants méritent le droit de poursuivre leurs études à Sciences Po, compte tenu des efforts fournis. The Alliance souhaite continuer à supporter et à motiver les étudiants à rester au sein de notre institution, notamment grâce à des sessions informelles d’échanges entre les étudiants du Collège Universitaire et des masters.

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1) il y a déjà une sélection dans beaucoup de masters 2) même réponse qu’à la question sur l’examen à l’entrée du CU

 

 

Que faut-il faire de plus pour la protection de l’environnement à Sciences Po ?

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Tout ce qui sera proposé en faveur de la protection de l’environnement sera soutenu par l’UNI-MET dans la mesure où cela ne se fait pas au détriment du projet éducatif et professionnel des étudiants de Sciences Po. La protection de l’environnement est une nécessité politique, mais pas une priorité syndicale.

 

Aujourd’hui la question climatique est urgente, l’environnement doit être un axe stratégique de Sciences Po. Pour cela nous souhaitons un nouveau bilan carbone et définir une nouvelle feuille de route afin de faire de Sciences Po un modèle d’université verte, en incluant les étudiant-e-s et les associations. Le Student Climate Day, lors de la COP 21, n’était qu’un début !

Lors de nos journées portes ouvertes, The Alliance a écouté et pris en note les suggestions et préoccupations soulevées par nos étudiants, de la promotion des droits des femmes à la protection de l’environnement. Nous nous devons de nous investir dans la création d’un campus plus vert. Nous estimons que la sensibilisation est cruciale. Grâce à son travail de coopération avec l’association de l’énergie de Paris School of International Affairs, The Alliance s’engagera dans des actions concrètes et immédiates pour l’avancement de ce projet.

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Des poubelles recyclables, c’est mignon, et d’ailleurs pas bête dans l’absolu. Mais c’est pas ça qui va arrêter le changement climatique… Le problème de l’environnement est systémique, nous ne pourrons rien faire tant que nous n’admettrons pas deux choses : 1) mettre fin au changement climatique et consommer toujours plus, toujours plus, toujours plus, c’est pas compatible. 2) le capitalisme repose pourtant sur la croissance infinie de la production et de la consommation. Ainsi, outre un changement global de système économique et social, nous proposons pour sciences po qu’on interdise les fumisteries néolibérales professées par les Wasmer et autres Algan et qu’on enseigne aux étudiant-e-s les clefs pour dénoncer leurs impostures Nous devons nous réapproprier l’enseignement et soustraire nos gestes, nos corps et nos pensées au chaudron de l’édification capitaliste que représentent ces cours (parmi tant d’autres…)

 

L’intégration des étudiants internationaux est-elle satisfaisante ?

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Non, et c’est un grand manque à gagner pour Sciences Po. Les intégrer aux stages de pré-rentrée avec les étudiants issus de la « procédure française » est une idée à mettre en avant. Il faudrait aussi les encourager davantage à intégrer les associations étudiantes qui, pour la plupart, seraient ravies de monter des projets avec eux. Encourager les liens inter-associatifs avec nos universités partenaires serait également bienvenu.

Beaucoup d’étudiant-e-s venu-e-s de nombreux pays suivent un parcours diplômant au CU et au Master. Ces étudiant-e-s sont là pour 3 ou 2 ans et arrivent à s’intégrer. Les étudiant-e-s en échange pour 1 an ou 1 semestre connaissent plus de difficultés, il faut donc mieux les accueillir en améliorant le welcome program et en le rendant gratuit, multiplier les cours en commun (et ne pas se contenir aux électifs)…

The Alliance estime que l’intégration des étudiants internationaux doit être considérablement améliorée. Nous sommes une institution académique de niveau mondial. Tout en respectant la renommée de Sciences Po au sein du système académique français, The Alliance continuera à promouvoir l’intégration de tous les étudiants, français comme étrangers. Les étudiants internationaux forment 46 % du corps étudiant et nous considérons que l’investissement dans ce projet d’inclusion est nécessaire et sera bénéfique à tous. La diversité est un outil précieux à Sciences Po, qui lui permet de rivaliser avec les meilleures universités à travers le globe

10710256_722973401116477_5120311456893493161_o Comme le montre la création de The Alliance, les étudiant-e-s internationales-aux ont toujours été en marge des combats et des revendications syndicales. Si ponctuellement elles et ils s’engagent dans des projets concrets comme on en mène, il y a beaucoup d’entre-soi et finalement pas tant de perméabilité entre les groupes à Paris par rapport aux campus de province. Par ailleurs, c’est un scandale que beaucoup d’entre-elles et eux doivent payer les frais d’inscriptions maximum systématiquement : les facs doivent accueillir tou-te-s les étudiant-e-s gratuitement et sans distinction !

 

 

 

Un syndicat étudiant a-t-il à s’engager pour ou contre le projet de loi El Khomri ?

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Il est trop tôt pour se prononcer sur ce projet de loi alors qu’il n’a pas été rendu public dans son intégralité. Il semblerait néanmoins que ce projet n’a pas pour but premier d’intégrer les étudiants sur le marché de l’emploi. Nous demandons plus de lien entre les mondes universitaire et professionnel pour répondre à ce problème. Il nous semble que se mobiliser pour ou contre ce projet spécifique est une question qui revient aux partis politiques. Par ailleurs, nous ne pensons pas que manquer des cours pour manifester soit le meilleur exemple à suivre pour encourager l’emploi des jeunes.

Étant les travailleurs de demain, ce sont nos futures conditions de travail qui sont en jeu. Nous sommes engagés contre ce projet de loi car il est un vecteur supplémentaire de la précarisation des jeunes. Travailler plus (jusqu’à 60h selon les branches), gagner moins et être plus facilement viré avec des indemnités prud’hommales plafonnées selon l’ancienneté. Les jeunes sont particulièrement touchés, contrairement à ceux qui insinuent qu’il n’y a pas raison de se mobiliser.

Réponse non communiquée.

 

 

 

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Cette question est hasbeen depuis mai 68… Le projet de loi travail est devenu le symbole de l’absurdité capitaliste de la politique menée par Hollande et Valls. Nous devons nous engager contre ce projet de loi si cet engagement correspond aux luttes auxquelles nous croyons et nous participons ; plus généralement c’est le cas de tout-e étudiant-e qui se sent concerné-e par la précarisation toujours croissante des jeunes, des femmes, des personnes racisées. Mais il ne s’agit pas que de ce projet de loi, il s’agit aussi de lutter pour changer le système dans son intégralité ! Prendre notre futur en main, c’est ça la démocratie !

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ELECTIONS SYNDICALES – 3 questions sur The Alliance, le nouveau syndicat https://www.lapeniche.net/syndicales_thealliance/ Sun, 13 Mar 2016 16:30:09 +0000 http://lapeniche.net/?p=33548 Le 10 mars, The Alliance a tenu sa première Open House, une réunion-débat participative au cours de laquelle membres, nouveaux partisans, curieux, français et internationaux, ont exprimé leurs demandes de changement et les améliorations à opérer dans le fonctionnement de Sciences Po. A deux jours du début du scrutin, voici trois questions pour comprendre ce nouveau syndicat qui se veut apolitique et représentatif de l’ensemble de la communauté étudiante.

© The Alliance

Qui sont-ils ?

Fondée il y a quelques semaines par Freek Haarmans et William Judd, deux étudiants de master hollandais et britannique, the Alliance est née d’un contexte, l’approche des élections, et d’un constat, les étudiants internationaux se rendent tout juste compte qu’un évènement politique se trame. Alors qu’ils représentent 46% du corps étudiant sciencepiste, ils ne connaissent généralement que de nom l’Unef et l’Uni, et n’y sont pas engagés.

« Nous nous sommes rendus compte que les étudiants étrangers n’étaient pas intégrés dans les syndicats de Sciences Po, et nous avons décidé d’y remédier. Nous avons rassemblé des français et des internationaux, d’origines sociales et de nationalités différentes, pour créer un syndicat unificateur », témoigne Freek, co-fondateur.

Ils sont 15 membres aujourd’hui, certainement plus représentatifs de la diversité étudiante à Sciences Po que leurs concurrents, pourtant forts d’un ancrage beaucoup plus ancien. The Alliance, qui regroupe deux étudiants français, issus des campus de Menton et de Paris, des québécois et des internationaux de toute origine, considère que cette variété culturelle est l’un de ses atouts majeurs.

« Sur notre liste, il n’y a pas plus de deux étudiants originaires d’un même pays. Nous venons pour certains d’universités avec lesquelles Sciences Po apprécie la compétition : King’s College, Stanford University. La puissance de notre syndicat se situe dans la diversité de nos institutions d’origine. Une fois entrés à Sciences Po, nous pouvons utiliser l’ensemble de nos points de vue pour améliorer son fonctionnement interne, qui reste jeune sur la scène internationale. »

 

Quel est leur programme ?

12828270_598801513603896_8399511458441474397_o« Notre objectif principal est une égale représentation de tous les étudiants. Nous souhaitons défendre tous les élèves de Sciences Po, sans discrimination sociale, culturelle ou liée à la nationalité », assure le fondateur. Déçus par le peu d’insertion des étudiants en échange dans les associations, les membres du syndicat militent pour l’intégration et la fédération de tous, « Not just the French people. Not just the International people. But everybody in Sciences Po. »

Un manifeste récemment publié sur Facebook affiche leur devise : « Intégration, Diversité, Transparence ». Là sont leurs trois objectifs de campagne.

En termes de transparence, the Alliance souhaite davantage de clarté dans le système administratif, notamment pour le processus de distinction honorifique, la candidature à Sciences Po au niveau Collège Universitaire et Master, la qualité pédagogique des professeurs et les frais de scolarité. « Il est important que les étudiants savent pourquoi ils candidatent et se battent. Par exemple, au-delà de la renommée du professeur, de son nom et de son ancien poste de ministre, nous souhaitons savoir si c’est un bon pédagogue », explique Freek.

Enfin, thématique chère aux syndicats étudiants, ils soutiennent une amélioration de la transparence du système des droits de scolarité pour tous, chacun étant aujourd’hui soumis à différentes règles en fonction de leur appartenance à l’Union Européenne.

Parmi leurs combats pour cette élection, plusieurs mesures phares sont à l’ordre du jour. La création d’un système de pétition en ligne pour les étudiants (intégrées à l’agenda des Conseils au-delà d’un seuil de signatures), la mise en place d’un Conseil Permanent des Représentants des Campus, et d’un sondage biannuel de satisfaction sur la vie à Sciences Po, destiné aux étudiants. Mais également la fin du système de défaillance en cas d’absences répétées, et l’amélioration des cours de langue et des cours généraux en français pour les étudiants étrangers.

Freek détaille une anomalie que seuls les exchanges peuvent détecter. « Nous pensons qu’il est juste que les étudiants internationaux puissent suivre des cours de langues étrangères enseignés en anglais. En effet, les cours dans d’autres langues, comme l’espagnol, sont enseignés et expliqués en français, et certains étudiants ne peuvent pas suivre la classe s’ils ne parlent pas français. »

Enfin, pour les étudiants en master, The Alliance propose de généraliser à tous les cours fondamentaux dispensés en français la possibilité de réaliser l’examen en anglais. Cette mesure est essentielle pour l’intégration des étudiants internationaux dans leur cours, et c’est une manière de supprimer un handicap pour resserrer les liens entre les étudiants d’un même master.

 

Quelles sont leurs chances pour les élections ?

Soutenus par un certain nombre d’étudiants non affiliés à The Alliance, ils se défendent de toute confrontation avec les autres syndicats, et souhaitent bien lutter pour tous les étudiants. Même s’ils partagent certaines idées de l’Unef par exemple, ils semblent davantage focalisés sur la rapidité de l’amélioration des dysfonctionnements. L’objectif est d’agir pour les étudiants actuellement à Sciences Po, et non seulement pour ceux qui débarqueront en 2022, n’en déplaise au plan de Frédéric Mion.

« Nous nous battons pour nos propres idées, et non pas contre les autres syndicats. Il est évident qu’il y aura un débat ardu entre l’Uni-Met et l’Unef, comme il y en a eu un l’an passé, et comme il y en avait déjà il y a des années. Personnellement, nous pensons qu’il est important de changer la vie des étudiants uniquement pour le meilleur, et dès aujourd’hui. Enfin, il semble bien tôt pour donner un pronostic du côté de The Alliance. Notre objectif est de toucher tout le monde, nous devons être entendus et notre message doit être partagé. Ce n’est que le début, nous verrons le résultat des élections…

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