sciences po paris – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Thu, 24 Apr 2025 09:22:54 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png sciences po paris – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Le Parcours Civique à l’épreuve du virus : comment s’engager confiné.es ? https://www.lapeniche.net/le-parcours-civique-a-lepreuve-du-virus-comment-sengager-confine-es/ Tue, 15 Dec 2020 09:51:13 +0000 http://www.lapeniche.net/?p=53044 La première parole après le long silence. Le 27 novembre, les nouvelles modalités du PCL (Projet Civique Libre) sont annoncées par l’administration, confirmant la réduction du nombre d’heures requises pour la validation. Si ces nouvelles sont un soulagement pour beaucoup, elles constituent également l’occasion de revenir sur l’engagement en plein confinement à l’aide de quelques récits d’élèves.

Les souvenirs d’un stage civique de 1A décevant

Le Parcours Civique, qui débute par une expérience d’un mois en 1A, puis est suivi par un Projet Civique Libre qui s’étend tout au long de l’année, semble être une opportunité d’engagement solidaire pour les étudiant.es. Seulement, au temps de la COVID-19, les mots de Sciences Po au sujet d’une formation au contact direct du public arborent une dimension tout autre. L’année dernière, le stage civique de 1A était déjà mouvementé par un panel de cas aussi différents qu’inédits. “J’ai été un peu déçue de mon expérience de 1A car j’avais prévu un stage dans un refuge pour animaux sauvages qui m’aurait beaucoup plu et qui n’a pas pu avoir lieu”, se rappelle Nisrine. “À la place, j’ai fait du bénévolat à distance à propos de l’agriculture durable, ce qui m’a appris de nombreuses choses personnellement, mais j’ai trouvé cette expérience un peu superficielle et la dimension collective m’a tout de même manqué”. D’autres étudiant.es ont dû faire face aux annulations successives, comme Tanguy qui a dû trouver trois stages au total. Pour Flore, ces démarches étaient particulièrement éprouvantes, avec l’absence de réponses, le rejet de nouveaux bénévoles ou encore le refus de signer la convention.

Entre présentiel et distanciel : un bilan mitigé

Dès lors, ce confinement 2.0 s’annonçait déjà comme une redite de l’été dernier, s’accompagnant de son lot anxiogène d’insatisfactions. Encore une fois, les situations s’avèrent plurielles, allant du présentiel aux zooms. Tanguy, sensibilisant à la cause environnementale dans un collège du quinzième arrondissement, effectue son PCL dans les mêmes conditions qu’avant. “Heureusement que le présentiel est toujours autorisé, sinon ça aurait totalement modifié mon engagement qui n’aurait pas été aussi efficace”, affirme-t-il. Selon lui, le présentiel lui permet de changer d’environnement pendant le confinement, et le distanciel empêcherait de s’immerger totalement dans l’expérience. Au-delà de ça, c’est avant tout le moyen pour lui de se confronter aux problèmes sociétaux qui sont trop souvent occultés pendant le confinement. C’est aussi le ressenti de Flore, qui distribue une soupe populaire tous les vendredis à La Mie de Pain, dans le treizième arrondissement. Pour elle, les conditions n’ont pas changé – le protocole sanitaire étant déjà très strict –, et elle insiste sur l’impact positif que le présentiel a sur son moral : “J’ai l’impression de me sentir utile dans une période où nous avons tendance à nous sentir vite démunis. Cela me permet de sortir du cadre familial et de voir qu’en dépit du confinement, les Hommes continuent d’être liés les uns aux autres.” Elle garde toutefois conscience qu’il est difficile de s’engager confiné.e, comme lui rappelle son expérience de 1A, et s’estime donc chanceuse.

Certain.es étudiant.es doivent pourtant relever ce défi, encore une fois. Si Sciences Po a souvent insisté sur l’apprentissage sur le terrain propre au Parcours Civique, le terrain semble ici devenir virtuel, et s’ajoute au nombre déjà épuisant de cours en visioconférence. Nisrine, bénévole auprès de l’association La Fresque du Climat, a la mission d’animer des ateliers de sensibilisation et de compréhension du dérèglement climatique. Ces ateliers ont lieu en ligne, ce qui lui permet de s’organiser comme elle le souhaite mais aussi d’économiser du temps de transport. Outre ce contexte difficile, Nisrine explique en tirer plusieurs aspects positifs : “Finalement j’ai l’impression que je n’ai jamais été autant engagée qu’en étant confinée, j’ai le temps de faire plus de choses ; mais je ne dirais pas que c’est le plus simple et ce n’est clairement pas la même expérience. Le fait de ne pas avoir de contact aussi direct avec les personnes fait qu’on sait moins si ce qu’on fait sert vraiment à quelque chose ou non.”

Pour d’autres, le PCL devient une source d’angoisses et d’incertitudes. Cassandre, bénévole à Droit à l’École, donne des cours de maths aux mineurs isolés étrangers. Avant le confinement, tous ses cours se déroulaient en présentiel. Malheureusement, le confinement semble avoir, à nouveau, tout bouleversé : “N’étant pas confinée à Paris, je ne peux pas vraiment continuer mes heures. Je suis censée donner un cours particulier en visioconférence, et je ne sais pas vraiment ce que ça va donner…” L’engagement en confinement se révèle alors être un vrai périple, et nécessite un long travail d’adaptation. Pour Lucie, bénévole à la Maison du Zéro Déchet dans le douzième arrondissement, l’animation des conférences et des ateliers devient compliquée face aux problèmes informatiques et aux phases de latence, qui donnent un sentiment de solitude face à l’écran. Les ateliers de bricolage zéro déchets deviennent fastidieux, et elle insiste sur le caractère complexe d’un engagement virtuel, qui s’inscrit dans le cadre plus général d’une santé mentale déjà mise à mal. “Je ne trouve pas simple le fait de s’engager confiné car nous sommes tous un peu déprimés, ça ne donne déjà pas très envie de s’investir ; mais en plus quand nous voulons le faire, c’est virtuellement, ce qui est réellement très compliqué”, explique Lucie. Néanmoins, la réouverture des commerces se présente comme une lumière au bout du tunnel, puisque travailler au sein de la boutique de l’association lui permet d’établir un contact direct avec le public bénéficiaire.

Des mesures suffisantes ?

Nous avons essayé, en vain pour l’instant, d’avoir le mot de l’administration sur la situation particulière et l’impact des décisions prises sur le moral des étudiants. En effet, à la suite des nouvelles conditions d’exercice du PCL, plus difficiles que prévu, Sciences Po Paris s’est vu inévitablement obligé de réduire le nombre d’heures. Pour certain.es étudiant.es qui sont dans une structure éducative, à l’instar de Tanguy, les vacances scolaires ainsi que le confinement réduisent considérablement leurs possibilités. En plus de cela, plusieurs associations sont fermées ou alors n’acceptent plus de bénévoles pour éviter les rassemblements dans les lieux clos. Seulement, les décisions de l’administration ont suscité une incompréhension assez générale. “Je trouve que l’administration a pris beaucoup de temps pour réagir. Il y a encore deux semaines [NDLR : le 13/11/2020], quand nous avons eu une réunion et que beaucoup de personnes étaient perdues car leur parcours civique était suspendu ou annulé, les réponses n’étaient absolument pas à la hauteur”, se remémore Nisrine. “Sachant que l’administration elle-même est très lente pour valider les stages (pour ma part ça a duré plus d’un mois), le fait de réduire les heures était nécessaire.” L’administration donne même l’impression de ne rien vouloir lâcher, comme le souligne Tanguy avec l’acharnement des heures à rattraper après la date butoir. Selon Flore, cette comptabilisation excessive des heures est à déplorer : chez les étudiants, elle serait source de stress et de mauvaise volonté plus que de motivation, et dénaturerait l’objectif du PCL. Cela semble se confirmer avec les étudiants, chez lesquels de multiples inquiétudes subsistent quant à la validation des quarante heures, et pour qui s’engager confiné se révèle ne pas être de tout repos.

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Leçon inaugurale d’Olivier Duhamel : « Être dans le monde, être à Sciences Po. » https://www.lapeniche.net/lecon-inaugurale-dolivier-duhamel-etre-dans-le-monde-etre-a-sciences-po/ Mon, 28 Sep 2020 14:09:52 +0000 http://www.lapeniche.net/?p=52814 Le 9 septembre dernier, Olivier Duhamel a prononcé la traditionnelle leçon inaugurale du Collège universitaire de Sciences Po, diffusée en direct sur Zoom et sur YouTube. Docteur en droit, diplômé de Sciences Po puis professeur de cette même institution, aujourd’hui président de la Fondation nationale des sciences politiques, il a partagé avec les élèves de l’IEP ses conseils pour l’année à venir.

Sous le soleil parisien, profitant de leurs derniers jours de vacances, les élèves ont tout d’abord écouté Monsieur Duhamel dresser un tableau relativement noir du contexte international de la rentrée 2020. Nouvelle décennie, pleine de promesses au 1er janvier, l’année 2020 s’est avérée être une année d’intenses bouleversements. Face à ceux qui manquent de chance, au Liban, en Biélorussie, en Russie, en Côte-d’Ivoire, nous sommes « chanceux.ses » d’habiter l’Union européenne, d’avoir été accepté.es à Sciences Po, et devons en avoir conscience. Mais la malchance nous rattrape aussi. Un monde violent, injuste, menacé, marqué par le racisme, l’individualisme et la défiance résume à peu près ce à quoi les étudiant.es de Sciences Po vont devoir faire face selon Olivier Duhamel.

Un tableau donc sinistre, triste et effrayant. Comment faire face à ce monde ? Comment entrer dans une vie d’adulte dont le contexte se définit par des mots aussi peu accueillants ? C’est alors que la chance d’intégrer Sciences Po entre en jeu. « Voir loin et large », élargir le champ des possibles, profiter de la pluridisciplinarité qui nous est proposée ; Monsieur Duhamel nous invite à nous inspirer de l’esprit de liberté (d’opinion, de pensée, d’expression, de débat) inculqué à Sciences Po.

Élèves de première, de deuxième ou de troisième année, cinq conseils vous sont donnés par Olivier Duhamel. Le premier concerne l’argumentation, il s’agit de « penser contre » : « si j’affirme, j’interroge encore ». Incertitude permanente ? Absence d’avis ? Plutôt une manière de laisser place à l’écoute dans l’affirmation, de laisser place au doute dans la conviction, ce qui nous mène au deuxième conseil : rester humble, modeste, accorder une place au doute lorsque l’on défend une idée. Le troisième conseil nous rappelle l’importance d’apprendre à écrire : prendre ses notes à la main. Si, peut-être effrayé.es par la vitesse des professeurs durant les cours magistraux, vous vous êtes résigné.es à prendre vos notes à l’ordinateur, il vous reste à honorer la deuxième recommandation de Monsieur Duhamel : conserver un vrai dictionnaire à portée de main, et le consulter. Son quatrième conseil reprend la citation de Nietzsche, « Devenez ce que vous êtes » : plus facile à dire qu’à faire, mais les professeurs sont là pour nous aider à devenir les personnes que nous sommes.

Enfin, last but not least, le cinquième conseil est de « faire l’amitié », expression classique et récurrente chez Monsieur Duhamel, ce qui ne la rend cependant pas moins importante. Créer des liens, que nous garderons pour certains toute notre vie, est une dimension importante de la vie des sciencespistes, via les associations notamment. L’injonction « faites l’amitié » nous incite aussi et surtout à parler avec les autres. Au-delà de la barrière des masques et de la distance sociale, il est nécessaire de continuer à discuter et à débattre. Et Olivier Duhamel de citer Hannah Arendt : « c’est seulement parce que je peux parler avec les autres que je peux également parler avec moi-même, c’est-à-dire penser ». Or « apprendre à penser par [n]ous-mêmes » est justement l’un des objectifs de l’enseignement que nous allons recevoir à Sciences Po.

L’apprentissage reçu par les élèves, au fur et à mesure des trois années qu’ils et elles passent au Collège universitaire, doit leur permettre d’acquérir les outils nécessaires pour faire face et se confronter au monde qui les entoure. Un apprentissage de la liberté, de la pensée, de l’esprit critique, « sèves sans lesquelles l’arbre de la démocratie dépérit, [qui] sont à Sciences Po des valeurs cardinales ». Le Collège universitaire se veut ainsi le lieu qui va aider les élèves à grandir pour être prêt.es, malgré les difficultés, à être les acteurs et actrices du monde dans lequel ils et elles se préparent à entrer.

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CRIT 2019 : À la rencontre de la batuka parisienne https://www.lapeniche.net/crit-2019-a-la-rencontre-de-la-batuka-parisienne/ Sun, 31 Mar 2019 07:01:33 +0000 http://lapeniche.net/?p=39329 On n’entendait qu’eux dans le gymnase du CRIT ce matin, pendant l’héroïque victoire de l’équipe de Paris en handball face à Bordeaux.  Un temps concurrencée par une banda, la batuka a eu tôt fait de les réduire au silence, et de rejoindre l’équipe sur le terrain pour célébrer la victoire. Répondant à l’interview d’hier de la fanfare grenobloise, Tristan, membre de l’équipage musical préféré des Parisiens, au rendez-vous à chaque match des jaunes et noirs, a bien voulu répondre à nos questions.S’autodéfinissant elle-même comme « plus qu’une association, presque une secte » mais « ouverte », la batuka reconnaît volontiers sa dimension à part et unique, mais elle est heureuse de jouer avec les autres fanfares et bandas quand cela est possible. Surtout, elle a à cœur d’accueillir de nouvelles recrues chaque année parmi les étudiants de Paris, les musiciens progressant à mesure que les anciens apprennent aux nouveaux les morceaux.

Car jouer du tambour, ça ne se fait pas tout seul, même si cela peut paraître facile quand on observe les batuqueiros. Ces derniers se retrouvent tous les dimanches de 19 à 21h pour répéter (par respect pour leurs voisins, ils ont pris soin de réserver un studio), et participent à des shows tout au long de l’année. D’un répertoire assez minime en début d’année, ils diversifient progressivement leur registre pour obtenir une grande variété de rythmes différents (plus de deux donc !) accompagnés chacun de chorégraphies respectives et ponctués de grands cris.  Mais d’où vient cette idée farfelue d’une fanfare composée uniquement de percussions, et comment fonctionne-t-elle ? Il s’agit en fait d’une tradition brésilienne, celle des batucadas, ensembles de percussions rythmant le défilé des écoles de samba de Rio. Il y a 10 ans, de retour d’un voyage au Brésil, un étudiant en échange nommé Diego a décidé d’en créer un à Sciences Po. Ainsi naquit la batuka, qui a aujourd’hui bien grandi et comporte caixas (instrument qui ressemble à une caisse claire), surdos (le cousin des grosses caisses), chocas (cet instrument étrange que l’on secoue frénétiquement), tambourins et repinique (à Sciences Po c’est repinik, l’instrument qui dirige l’ensemble et lance les morceaux). Le tout est coordonné par le ou la mestre, chef d’orchestre survolté qui s’agite avec son sifflet, interrompant les morceaux avec des breaks et donnant le rythme.

Une chose est sûre, les deux noms qui composent le cri scandé entre chaque rythme « C’est la Batuka ! Sciences Po Paris ! » sont désormais indissociables dans l’esprit de tous les Criteux.

Adam Galametz

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CRIT J-4 : le CRIT en chiffres https://www.lapeniche.net/crit-j-4-le-crit-en-chiffres/ Mon, 25 Mar 2019 09:00:10 +0000 http://lapeniche.net/?p=39246 Le CRITérium est à Sciences Po, ce que les moins connus mais tout aussi charmants Jeux-Olympiques sont au reste du monde. Véritable compétition sportive pour sacrer le plus olympien des IEP, ou Sciences Po, c’est un tournoi des Quatre Sorciers sans sorcier … mais toujours avec un vainqueur.

Afin de mieux se préparer en vue de la 32e édition, et de se donner une raison pour repasser son maillot, recoudre ses gants de boxe, ou changer les lacets de ses baskets, La Péniche vous propose un avant-goût de l’événement, au travers de quelques chiffres évocateurs.

Le CRIT, c’est donc…

  • 4165 kilomètres cumulés jusqu’à la capitale sont à parcourir, soit 462 km par IEP pour rejoindre la ville-lumière.
  • 43 autocars pour transporter l’ensemble des sportifs et supporters de chaque délégation seront mis à disposition.
  • 10 IEPs se chamailleront 3 jours durant. Lyon, Strasbourg, Rennes, Lille, Aix, Toulouse, Saint-Germain, Grenoble, Bordeaux, et bien évidemment Paris, ville hôte de l’édition 2019, se retrouveront sur le stade pour en découdre du 29 au 31 mars prochain.
  • 2500 participants viendront cette année donner un regain d’énergie à Sciences Po en ce mi-semestre, histoire de réchauffer les cœurs et ré-acclimater les foies avant l’arrivée du Printemps.
  • 3800 lits seront à disposition des participants, pour 2 nuits, répartis dans 16 hôtels. Quelle délégation sera celle qui remportera le prix de l’ambiance, faisant fi du repos, et fréquentant la piste de danse plus que ses chambres ?
  • 15000 repas, dont 7000 chauds seront distribués par les 300 bénévoles de Sciences Po. Une logistique monstre, qui s’organise en outre depuis plusieurs mois, se déploiera durant les 3 jours pour que sportifs et supporters profitent de ce CRIT, qui sera le leur.
  • 14 sports officiels seront pratiqués : les matchs, tournois, et compétitions de football, volleyball, handball, basketball, rugby, tennis, badminton, cross, natation, danse, athlétisme, cheerleading, et pétanque et judo, permettront aux sportifs de chaque IEP de briller pour leur école, par les 150 000 000 litres de larmes qui seront versées, ou leur victoire.
  • 3000 litres d’eau, et 5700 briques de jus d’orange permettront d’hydrater nos sportifs, qui feront s’écouler pas moins de 12 500 litres de sueur sur la pelouse, le sable ou le tartan des terrains.
  • 6 sites d’infrastructures sur 3 départements différents seront le théâtre des plus violents affrontements. Le CDFAS d’Eaubonne sera le principal site sur lequel les criteuses et les criteux se retrouveront.
  • Pas moins de 32000 sourires sont attendus, et c’est sans compter le nombre de cris et chants martiaux que sportifs et supporters pousseront pour tenter d’impressionner les autres IEP, ces frères ennemis.
  • 1,80 m, c’est la taille de la cuillère en bois, cet artefact qui récompense la délégation qui n’aura pas su enchaîner les victoires et s’élever sur les podiums.
  • 2 boucliers font également parti de l’inventaire des trophées : le bouclier de Clitus récompense l’équipe de rugby féminin qui remporte le tournoi, et le bouclier de Brannus félicite l’équipe de rugby masculin qui rafle la coupe face aux autres équipes.
  • 1 amphore. 1 victoire, 1 délégation au sommet du classement général, 1 raison de participer au CRIT pour Paris, et une fois de plus, de le remporter.

Etienne de Metz

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CRIT J-8 : A la découverte de la Fédécrit https://www.lapeniche.net/crit-j-4-a-la-decouverte-de-la-fedecrit/ Thu, 21 Mar 2019 09:00:53 +0000 http://lapeniche.net/?p=39240 Comme tout bon tournoi qui se respecte, le Crit nécessite une organisation minutieuse et précise, et donc une association pour s’en charger. Association qui demande un équilibre à toute épreuve, puisque, la Fédécrit n’étant pas rattachée à un IEP en particulier (et donc absolument pas rattachée à quelconque AS donc complètement neutre quant aux matchs et aux vainqueurs du Crit), mais étant une association neutre et extérieure dont le bureau change chaque année, est par essence instable. Comme le site d’accueil du Crit change chaque année, on ne se rend pas forcément compte du travail que cela représente, ou du rôle de cette association : voilà pourquoi il a semblé important à la Péniche d’aller à la rencontre de cette organisation, pour en soulever le voile.

  1. La Fédécrit, c’est quoi ?

La Fédécrit est l’organe exécutif de la Fédération des Associations Sportives des Instituts d’Études Politiques de France, une association loi 1901 créée en 2015 par des étudiants de Sciences Po Grenoble. L’association est composée des 10 AS/BDS des 10 Sciences Po de France, et ce sont ces AS/BDS qui chaque année élisent le bureau de la Fédécrit. Ce bureau désigne ensuite une quarantaine de personnes et ils composent ensemble la Fédécrit, chargée de l’organisation du Crit. Le Crit changeant de ville chaque année, les membres de la Fédécrit changent également, tout comme le siège social de l’association.

2. Quels sont vos pôles ?

L’association est composée d’un bureau et de 10 pôles : le pôle bénévole, le pôle communication, le pôle éthique et développement durable, le pôle hébergement, le pôle logistique sportive, le pôle partenariats, le pôle restauration, le pôle santé et sécurité, le pôle soirées et le pôle transports et logistique.

3. Des histoires mythiques sur la Fédécrit ?

Difficile de répondre, mais ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas se rendre compte ce qu’implique d’être à la Fédécrit avant d’y avoir été. Des jours et des nuits de travail avant le Crit, de rares heures de sommeil pendant l’événement même… Et on a surtout un tas d’histoires sur le Crit pour faire monter la pression ! 

4. Pourquoi le Critérium porte-t-il ce nom ?

Le nom Crit, ou Critérium Inter-IEP, tient son origine d’une rencontre sportive de rugby entre Bordeaux et Toulouse en 1986.

5. Pourquoi votre emblème est-il une amphore ?

L’amphore est le trophée remis au gagnant du classement général. Si un IEP remporte l’amphore trois fois d’affilée, il garde l’amphore et en achète une nouvelle. Ce fut le cas l’année dernière avec Paris et nous aurons donc une nouvelle amphore cette année !

6. Comment se passe la remise des prix ?

La remise des prix est faite sur scène, au cours de la soirée du dimanche soir. Il s’agit d’un vrai moment fort du Crit.

7. Honnêtement, le boulard, vous le jouez ou vous l’avez vraiment ?

Le boulard parisien, on en joue forcément un peu dans notre communication parce que c’est comme ça qu’on est perçus par les IEP. On essaye toutefois de différencier au maximum la Fédécrit de la délégation parisienne par obligation de neutralité. Mais il faut établir une vraie distinction entre la Fédécrit et l’AS de Paris. Nous, on souhaite juste la plus belle compétition possible et que la meilleure délégation remporte l’amphore !

Propos recueillis par Claire Larcher

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