sante – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Thu, 16 Apr 2020 17:22:15 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png sante – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Abécédaire LGBTQIA+ https://www.lapeniche.net/abecedaire-lgbtqia/ Mon, 13 Apr 2020 15:09:59 +0000 http://www.lapeniche.net/?p=40585 Article écrit par Emma Lambert et Sarah Miansoni, en partenariat avec Equal. Cet article a également été complété suite aux retours très constructifs de nos lecteurs, que nous remercions!

Vous avez peut-être entendu parler du mot queer sans vraiment savoir le définir, ou avez déjà dû vous débattre avec le concept d’hétéronormativité. Avec cet abécédaire, réalisé en collaboration avec Equal, La Péniche est là pour vous aider à y voir plus clair ! De plus, nous sommes revenues sur quelques termes qui sont relatif à la santé sexuelle en général, car, cela nous semblait important d’en parler.  Précisons que les définitions proposées ici ne sont pas fixes et peuvent varier selon le ressenti et l’expérience de chacun : il y a bien plus au fait d’appartenir à la communauté LGBTQIA+ que ce que l’on définit dans cet article, et il n’y a aucune obligation de s’associer à quelconque étiquette. Sans plus attendre, voici quelques repères qui, nous l’espérons, pourront t’aider!

Abstinence (sexuelle): absence volontaire de toute pratique sexuelle. À ne pas confondre avec l’asexualité (cf. plus bas). L’abstinence est en effet caractérisée par l’absence de relations sexuelles mais pas nécessairement par l’absence de désir sexuel.

Agenre : adjectif désignant une personne qui se considère sans identité de genre, qui ne se reconnaît dans aucune identité de genre.

Ally: personne hétérosexuelle, cisgenre, qui semble donc étrangère à la communauté LGBTQIA+, mais qui soutient les différents mouvements, et lutte contre les discriminations. 

Asexualité: orientation sexuelle caractérisée par une absence d’attirance sexuelle. Il s’agit bien d’une orientation sexuelle et pas d’une orientation romantique, l’asexualité ne doit donc pas être systématiquement associée à une absence de sentiments amoureux (= aromantisme) Une personne peut par exemple être asexuelle et homoromantique, c’est-à-dire ne pas avoir d’attirance sexuelle et ressentir une attraction romantique pour les personnes du même genre qu’elle. L’asexualité peut être considérée comme un spectre : on peut parler de grey asexuality ou de grey-sexuality pour désigner ce spectre (notamment le fait de ressentir de l’attirance sexuelle dans certaines occasions) et les personnes qui s’y reconnaissent. Dedans, on peut notamment inclure la demisexualité (cf. plus bas). Enfin, il ne faut pas confondre asexualité et abstinence.

Bisexualité: il n’existe pas de réel consensus autour de la définition de cette orientation sexuelle. Selon les individus, elle peut se caractériser par le fait d’être attiré.e sexuellement par deux genres ou alors par plus d’un genre. Voir pansexualité.

Cisgenre : adjectif qui désigne une personne dont l’identité de genre correspond au genre qu’on lui a assigné à la naissance. 

Coming-out: action volontaire consistant à divulguer son orientation sexuelle ou son identité de genre. Ne pas confondre avec l’outing (voir plus bas).

Demisexualité:  sexualité, qui se trouve sur le spectre de l’asexualité, et qui se caractérise par le fait d’avoir du désir seulement pour les personnes avec lesquelles on a un lien affectif. 

Digue dentaire: carré de latex qui permet de se protéger des IST lors de pratiques de sexe oral (rapports buccaux-génitaux ou buccaux-anaux). 

Gay : personne, souvent de genre masculin, qui éprouve une attirance pour les individus du même genre. En français, ce mot s’applique principalement aux personnes homosexuelles de genre masculin mais l’utilisation anglo-saxonne peut également faire référence à d’autres orientations sexuelles (prise en compte des personnes lesbiennes et bisexuelles par exemple)

Gender-fluid: personne dont l’identité de genre est fluide, et dont l’identité de genre n’est pas fixée dans le temps. 

Gender-neutral: se dit de quelque chose, comme les vêtements par exemple, qui ne s’apparente à aucun genre, et se veut accessible à toutes les identités de genre. 

Genre: en sciences sociales, concept qui désigne les caractéristiques, relevant de la construction sociale, qui font qu’un individu est considéré et perçu comme un homme ou une femme, ou autre. Dans la société, la dynamique du genre est traditionnellement binaire : on est homme ou femme. En réalité, on peut considérer le genre comme un spectre. Bien que le genre d’un individu soit initialement déterminé à sa naissance sans son consentement, la véritable nature du genre d’une personne est influencée par des éléments psychologiques, comportementaux, sociaux et culturels faisant partie de son vécu personnel et ce, indépendamment de son sexe ou de son genre assigné à la naissance. Voir cisgenre et transgenre.

Hétéronormativité: concept qui fait de l’hétérosexualité la norme et qui se reflète dans la vie quotidienne notamment dans la présomption de l’hétérosexualité d’une personne. 

Homosexualité: orientation sexuelle caractérisée par une attirance pour les personnes du même genre et/ou du même sexe.

Inclusivité:  se dit de quelque chose qui inclut la communauté LGBTQIA+

Intersectionnalité :  mouvement de lutte né aux Etats-Unis, qui rappelle que les inégalités sont cumulatives et que certaines personnes sont à l’intersection de certaines discriminations, comme les discriminations de genre, d’orientation sexuelle ou encore de couleur de peau. D’un point de vue militant, cette conception des inégalités prône l’inclusion, dans la lutte contre les discriminations, des luttes spécifiques aux personnes cumulant les inégalités. Par exemple, l’inclusion des problématiques spécifiques aux femmes noires dans le féminisme.

Intersexe : adjectif désignant une personne dont les caractéristiques sexuelles, d’un point de vue hormonal chromosomique, anatomique ou encore gonadique (=organes reproducteurs) ne correspondent pas aux définitions usuelles du “mâle” et de la femelle”.

IST : sigle signifiant infection sexuellement transmissible. Une infection sexuellement transmissible se transmet lors de rapports sexuels d’un individu porteur de l’infection vers l’individu sain. Il peut s’agir de virus, de bactéries et de champignons. Toutefois, le risque d’infection peut être réduit par l’utilisation de préservatifs externes ou internes. Le terme IST a peu à peu remplacé le terme MST (maladie sexuellement transmissible) car il décrit mieux le fait que certaines infections peuvent être asymptomatiques. (https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-ist-7031/ consulté le 28/02/2020 : définition légèrement modifiée).

Lesbienne : femme qui éprouve une attirance pour les individus du même genre.

LGBT-friendly : se dit d’un espace qui est ouvert, bienveillant et accueillant envers les personnes LGBT.

Marche des fiertés :  marches qui sont les héritières des protestations des années 60 et 70, et notamment des protestations à New York en 1969, qui démarrent au Stonewall Inn. Les marches sont ouvertes à tous, et se veulent un lieu de bienveillance et de célébration des différences, ainsi qu’un espace de militantisme et de protestation. 

Non-binarité : le fait de n’appartenir ni au genre masculin ni au genre féminin, ou aux deux voir genre

Etre out : fait de vivre ouvertement son orientation sexuelle ou son identité de genre.

“outing” : action de révéler l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne sans son consentement. Par son caractère forcé et non consenti, l’outing diffère du coming out (voir plus haut).

Pansexualité : orientation sexuelle caractérisée par le fait de pouvoir éprouver une attirance sexuelle pour toute personne indépendamment de son genre.

Préservatif interne : préservatif muni d’un anneau souple qui se place dans le vagin (avec anneau) ou dans l’anus (sans anneau) avant le rapport sexuel.On peut le garder maximum 8 heures avant un rapport sexuel, et tout comme le préservatif externe (aka la capote) il permet de se prémunir des grossesses indésirées mais surtout des IST ( infections sexuellement transmissibles). 

Queer : il n’y a pas de consensus autour du terme queer. Celui-ci est à la base une insulte à l’encontre de toutes personnes non hétérosexuelles. Aujourd’hui, ce terme peut regrouper toutes les personnes qui se sentent appartenir à la communauté LGBTQIA+, sans pour autant se définir par un mot en particulier. L’utilisation du mot queer varie selon les individus et peut constituer une identité à part entière ou se conjuguer avec une identité précise (ex  queer et lesbienne).

Thérapie de conversion sexuelle : “thérapies”, qui ont pour but de changer la sexualité d’une personne à l’aide de méthodes qui sont souvent violentes (physiquement et psychologiquement) et dangereuses, en plus d’être complètement discriminatoires et inefficaces. Interdites dans certains pays, elles sont encore en place dans d’autres. 

Transgenre : adjectif qui désigne une personne dont l’identité de genre ne correspond pas au genre qu’on lui a assigné à la naissance. 

Transidentité : fait, pour une personne, d’avoir une identité de genre qui ne correspond pas à celle qui lui a été assignée à la naissance. La transidentité peut s’accompagner chez les personnes transgenres d’une dysphorie de genre, c’est-à-dire l’inconfort voire la détresse provoquée par une inadéquation entre identité de genre et genre assigné à la naissance. À la notion de transidentité est associée celle de passing, c’est-à-dire le fait pour une personne transgenre d’être perçue comme correspondant au genre auquel elle s’identifie.

Transition : processus par lequel une personne transgenre entreprend de faire correspondre son expression de genre à son identité de genre. Il s’accompagne souvent ( mais pas nécessairement) de changements physiques ou sociaux (changement de nom, de vêtements, modifications physiques).

Bien d’autres termes en lien avec les identités LGBTQIA+ existent et il est difficile d’en établir une liste exhaustive. Nous espérons vous avoir donné envie de compléter cet abécédaire, et surtout, peut-être, si vous en ressentiez le besoin, vous avoir aidé un petit peu. Surtout, vive l’amour, vive la sexualité et vive le consentement. 

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Conférence Agnès Buzyn : diagnostic d’une réforme contestée https://www.lapeniche.net/conference-agnes-buzyn-diagnostic-dune-reforme-contestee/ Fri, 08 Mar 2019 09:00:29 +0000 http://lapeniche.net/?p=39206 L’amphithéâtre Chapsal était presque rempli, mercredi soir, pour accueillir Agnès Buzyn. Peu d’étudiant-e-s, mais surtout des diplômé-e-s de l’école, acteur-ice-s aujourd’hui dans les domaines de la santé ou de la protection sociale. Ils se sont montrés intéressés par l’invitation de Sciences Po et du groupe Santé de Sciences Po Alumni, et sont venus rencontrer leur ministre référente.

Frédéric Mion, directeur de l’école, puis le Dr Pascal Maurel, président du groupe santé des Alumni, ont ouvert la conférence avec des traditionnels discours d’introduction. Ils ont rappelé l’objectif de la conférence du soir : s’interroger sur la question directrice, « la santé peut-elle recoudre le social ? ». Pour y répondre, un jeu de questions / réponses entre la salle et Madame la Ministre.

Les questions, en effet, ont fusé. Questions d’étudiant-e-s, mais surtout de professionnel-le-s de la santé. Des médecins, directeur-ice-s d’établissements de soin, des patient-e-s aussi. Venant des secteurs privés comme publics, de la ville ou de zones rurales, longuement installé-e-s ou débutant tout juste dans le métier. Autant dire que les intérêts représentés étaient très divers, parfois contradictoires.

La ministre des solidarités et de la santé ne se laisse pas emporter par le flot de questions et répond, méthodologiquement, à chacun-e. Elle rappelle la centralité des questions de santé et d’accès aux soins dans les revendications concernant les services publics, qui sont même des « services au public » selon sa formule. Dans le même temps, elle déplore le fait que les réformes ne soient pas suffisamment expliquées, menant à des réclamations inutiles selon elle. Et c’est ce qu’elle s’emploiera à faire, tout au long de l’heure et demie de dialogue avec le public : répondre aux inquiétudes, aux interrogations voire aux critiques par un point de programme politique, par une réforme déjà mise en œuvre ou sur le point de l’être.

La ministre a su démontrer une connaissance précise des dossiers, comme l’attestent ses réponses à certaines questions portant sur des situations géographiquement déterminées par exemple, mais elle a dans le même temps veillé à maintenir une vision de grande échelle, revenant toujours à un cap global, presque martelé tout au long de la conférence. Ainsi, lorsque les déserts médicaux ou les problèmes récurrents de manque de temps dans les hôpitaux sont pointés, Agnès Buzyn répond télémédecine, et justifie les fermetures par une volonté de qualité des soins plutôt que de quantité.

Mais surtout, la ministre prône le décloisonnement, qu’elle fait apparaître comme la première des solutions à tous les maux dont souffrent les acteurs du secteur de la santé : décloisonnement entre le public et le privé, décloisonnement des différentes formations professionnelles puis des différentes professions, et enfin décloisonnement entre la médecine de ville et l’hôpital.

On aurait aimé que le débat dure encore des heures, pour permettre au public de poser plus de questions. En effet, malgré une quinzaine de questions posées, nombreuses sont les personnes qui sont reparties sans avoir pu prendre la parole. On aurait voulu quelques minutes supplémentaires, pour que cette directrice d’EHPAD puisse détailler plus longuement les chiffres de l’enquête réalisée auprès de 200 établissements similaires au sien, chiffres accablants quant au manque de soignants. On aurait souhaité, surtout, que cet exercice soit, plus qu’un jeu de questions / réponses, soit un dialogue. Quelques soupirs et haussements d’épaules laissent à penser que les réponses de la ministre appelaient, à leur tour, des mises au point et corrections de l’audience, pas toujours convaincue par la confiance de la ministre envers son projet.

Céleste Relave

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Rencontre avec Claire Secondé, responsable du pole accueil Aide sociale et handicap https://www.lapeniche.net/rencontre-avec-claire-seconde-responsable-du-pole-accueil-aide-sociale-et-handicap/ Fri, 08 Jan 2010 09:56:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=900

Il y a quelques semaines, LaPéniche.net était partie à la rencontre de l’infirmière de Sciences Po, Chrystelle Welter. Pour poursuivre dans cette série d’interviews dans les coulisses de Sciences Po, voici aujourd’hui le portrait de Claire Secondé, responsable de l'aide sociale et du handicap. Elle nous a gentiment reçu dans son bureau du 9, rue de la chaise pour évoquer ses missions et les projets qui lui tiennent à cœur, notamment concernant le handicap.

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Il y a quelques semaines, LaPéniche.net était partie à la rencontre de l’infirmière de Sciences Po, Chrystelle Welter. Pour poursuivre dans cette série d’interviews dans les coulisses de Sciences Po, voici aujourd’hui le portrait de Claire Secondé, responsable de l’aide sociale et du handicap. Elle nous a gentiment reçu dans son bureau du 9, rue de la chaise pour évoquer ses missions et les projets qui lui tiennent à cœur, notamment concernant le handicap.

Quel est le rôle d’une responsable de l’aide sociale?

Même si Claire Secondé n’est pas assistante sociale, elle considère son bureau avant tout comme un lieu d’accueil et d’écoute. Crucial, son rôle consiste à apporter une aide aux étudiants qui en ont besoin, en toute confidentialité : problèmes familiaux, difficultés financières,… et tous genres d’anicroches qui peuvent survenir chez chacun d’entre nous. Elle est notamment confrontée aux difficultés d’adaptation de certains nouveaux venus dans l’établissement. Après la phase d’écoute, elle se charge d’informer et d’orienter les étudiants en difficulté vers les services compétents (CROUS, psychologues, assistantes sociales…) ou de trouver avec eux des moyens de résoudre les problèmes (avances sur bourse, aide financière…) Son objectif : faire en sorte que la vie au quotidien et la scolarité de chacun se passe bien. Son bureau est donc grand ouvert (les après midi principalement). « Il y a toujours des solutions ! » nous affirme-t-elle avec conviction.

En quoi consiste sa mission pour le handicap ?

Autre rôle qui lui tient à cœur : assurer l’intégration des étudiants en situation de handicap. Il y a aujourd’hui une cinquantaine d’étudiants handicapés, notamment malvoyants, et beaucoup plus en tiers temps. Ceux-ci bénéficient d’aménagements particuliers afin de faciliter leur scolarité. Claire Secondé est ainsi chargée de recruter des vacataires (il faut par exemple trois assistants pour s’occuper d’un étudiant malvoyant), de faire le lien avec les familles, les étudiants et les différents secrétariats pédagogiques. Elle est aussi amenée à gérer les questions de transport, notamment avec la ville de Paris et le PAM (Paris Accompagnement Mobilité). L’un des problèmes principaux de Sciences Po est l’éclatement des bâtiments, qui rend difficile la circulation entre les cours. Elle a donc fait venir des instructrices en locomotion de l’AVH (l’Association Valentin Haüy, qui s’occupe des malvoyants) et fait réaliser des plans du quartier en braille. Dans la mesure du possible, les cours sont centralisés au 27 et rue de l’Université. Le plus difficile reste d’assurer la mise en accessibilité de tous les locaux de Sciences Po, une obligation légale à l’horizon 2011. La Péniche a par exemple était totalement réaménagée dans ce but, mais il reste encore d’autres chantiers. Elle travaille surtout en coulisses, avec les différents services de Sciences Po (mécénat, secrétariats pédagogiques, DAIE…) pour favoriser l’autonomie des étudiants en situation de handicap, afin d’en faire des étudiants comme les autres, parfaitement intégrés. L’action pour l’intégration du handicap, un des objectifs de l’établissement dans le cadre de la promotion de la diversité, bénéficie du soutien de nombreuses entreprises. L’Oréal, notamment, propose des bourses pour la 3e année à l’étranger, une année qui engendre beaucoup de frais pour les étudiants handicapés et leurs familles. La bourse a pour but de prendre en compte tous les surcoûts engendrés par cette année et de favoriser l’intégration des étudiants dans leur pays d’accueil. D’autres entreprises participent aussi à l’achat de matériel informatique. C’est ainsi qu’il y a désormais une salle braille au sous-sol de la bibliothèque et trois ordinateurs équipés de logiciels de reconnaissance vocale.

Quels sont ses objectifs ?

Le but de Claire Secondé tient en un mot : Solidarité ! La notion d’effort collectif est essentielle ; les étudiants handicapés ont besoin de ce soutien de tous les élèves, afin qu’ils se sentent mieux, plus intégrés, réellement acceptés au sein de Sciences Po. Une telle entraide est enrichissante pour les étudiants « valides » qui la mettent en œuvre, car ils y apprennent à reconnaître la différence, sans la stigmatiser, mais en l’acceptant. Parmi ses projets : mettre en place avec l’AS des sports en binôme avec des étudiants handicapés. A noter : Sciences Po ne réalise pas de recrutement particulier, il n’y a pas de quota. Il n’y a même pas de brochure éditée sur le handicap. Le but c’est l’intégration, pas la stigmatisation.

Ce qu’elle aime dans son métier ?

C’est, sans aucun doute, l’aspect relationnel. « J’apprends beaucoup sur le plan humain ». En effet, toujours en contact avec des étudiants d’horizons divers, Mme Secondé trouve son métier très enrichissant ; elle est évidemment particulièrement heureuse lorsqu’un élève se sent mieux en sortant du bureau : mission accomplie ! « J’aime mon métier » nous affirme-t-elle, comme un cri du cœur en guise de conclusion.

Interview réalisée par Hélène A. et Benoit Z.

Plus d’interviews dans les coulisses de Sciences Po

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Rencontre avec Chrystelle Welter, l’infirmière de Sciences Po https://www.lapeniche.net/rencontre-avec-chrystelle-welter-linfirmiere-de-sciences-po/ https://www.lapeniche.net/rencontre-avec-chrystelle-welter-linfirmiere-de-sciences-po/#comments Sun, 15 Nov 2009 22:22:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=874 Il y a quelques semaines, la newsletter nous présentait Chrystelle Welter, infirmière à Sciences Po depuis un an, mais honnêtement, qui connaissait son existence? Toujours aussi curieuse, LaPéniche.net a décidé de pousser la porte de l'infirmerie pour vous faire découvrir ce service malheureusement méconnu à Sciences Po. Anecdotes, conseils, projets, l'infirmière se confie et nous présente son quotidien.

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Il y a quelques semaines, la newsletter nous présentait Chrystelle Welter, infirmière à Sciences Po depuis un an, mais honnêtement, qui connaissait son existence? Toujours aussi curieuse, LaPéniche.net a décidé de pousser la porte de l’infirmerie pour vous faire découvrir ce service malheureusement méconnu à Sciences Po. Anecdotes, conseils, projets, l’infirmière se confie et nous présente son quotidien.

LaPéniche.net : Pourriez-vous commencer par vous présenter brièvement et nous parler de votre parcours ?

Chrystelle Welter : je m’appelle Chrystelle Welter, je suis titulaire d’un diplôme d’Etat et exerce la profession d’infirmière depuis 1996. Je suis arrivée le 24 Novembre 2008 à Sciences Po, alors que l’école n’avait plus d’infirmière depuis un an et demi. Avant cela j’ai travaillé douze ans dans un service de traumatologie à l’hôpital Henri Mondor de Créteil.

LaPéniche.net : Pourquoi un tel changement ?

Chrystelle Welter : Le besoin de voir autre chose, et de travailler en contact avec des étudiants. A l’hôpital on cotoye des personnes en perte d’autonomie, malades et traumatisés qui souffrent physiquement et psychologiquement. Ici ce sont des étudiants en bonne santé avec des problèmes de santé passagers. J’ai eu l’occasion d’encadrer des étudiants d’IFSI* pour leur apprendre la responsabilité du métier. J’apprécie ce contact. Ce qui m’a beaucoup plu aussi c’est la diversité des nationalités qui fréquentent l’établissement. C’est très, très riche. J’ai rencontré quarante deux nationalités différentes.

LaPéniche.net : Mais quel est votre rôle à Sciences Po ?

Chrystelle Welter : En université et ici à Sciences Po, le soin infirmier prend tout son sens. La santé est un élément indispensable à la réussite des études. Je développe mon rôle propre qui se définit comme relationnel et éducatif. C’est vraiment mon travail d’infirmière, aider les autres. Je travaille aussi en lien avec différents services de Sciences Po : Par exemple les rédacteurs de la Newsletter pour des informations Santé ; le service d’aide sociale ; la scolarité. En collaboration avec nos chers appariteurs nous avons mis en place des affiches préventives sur la grippe, la gastro ou la semaine de la vaccination par exemple. Mon rôle est un peu comme un baromètre de santé des étudiants et je tiens à le préciser les informations qui me sont transmises restent confidentielles.

LaPéniche.net : Quel a été votre première impression en arrivant à Sciences Po ?

Chrystelle Welter : Un peu impressionnée de rencontrer la masse, de se dire je suis seule avec beaucoup de responsabilités, mais les gens sont ouverts d’esprit et ont un bon dialogue. 25% de mon travail de l’année dernière était de l’écoute et du relationnel. Le stress, la peur de l’échec, des conflits, la difficulté d’intégrer un groupe, le dépaysement des étudiants de province, le changement du rythme de vie pour certains.

LaPéniche.net : L’infirmerie est-elle très fréquentée ?

Chrystelle Welter : C’est très variable, une journée je peux voir deux personnes et la journée suivante je peux avoir vingt cinq personnes. C’est vraiment très variable. On retrouve beaucoup de maux de tête, de maux de ventre, des coups de fatigue, des malaises, des besoins de conseils ou de renseignements. J’ai aussi remarqué que les jeunes filles viennent beaucoup plus facilement à l’infirmerie que les garçons. De même pour les étudiants internationaux qui sont parfois un peu perdus. La difficulté a surtout été de faire connaitre l’infirmerie. L’année dernière trois cent six étudiants se sont rendus à l’infirmerie. Cette année jusqu’au mois de novembre on en dénombre deux cent vingt cinq. Ma mission au sein de Sciences Po est aussi polyvalente puisque je prends en charge toute personne ayant un souci de santé : Salariés, professeurs, intervenants extérieurs…

LaPéniche.net : Cela augmente-t-il à l’approche des examens ?

Chrystelle Welter : Il y a eu des pics de fréquentation en février, en mars et en avril. Mais pas de hausse avant les examens. Au début je pensais aussi que c’était lié aux examens mais finalement non.

LaPéniche.net : Quels sont vos projets en cours ou hypothétique ?

Chrystelle Welter : On organise le 24 Novembre grâce à une mutuelle étudiante, la SMEREP, une journée bien-être avec deux masseurs Shiatsu, un professeur de sophrologie, un professeur de yoga Il y aura des informations sur l’alimentation, le stress, le sommeil qui sont autant de problèmes que rencontrent les étudiants. Le but est d’accorder aux élèves une journée pour souffler et apprendre à gérer ce stress car c’est un vrai problème. Après j’espère avoir des retombées positives et pouvoir peut être étendre et organiser l’année prochaine une grande journée bien-être en collaboration avec plusieurs associations étudiantes. Autre projet et ce, grâce au directeur de services généraux et de l’immobilier de Sciences Po est celui d’installer des salles de repos au 27 rue Saint Guillaume, au 28 rue des Saint Pères et au 13 rue de l’Université. Et plein d’autres idées…

LaPéniche.net : Et pour terminer un petit conseil aux élèves ?

Chrystelle Welter : Profitez de la vie et soyez bien dans vos baskets !

   

LaPéniche.net remercie Chrystelle Welter pour sa disponibilité et sa gentillesse. N’hésitez pas à lui rendre visite.

L’infirmerie est ouverte du lundi au jeudi de 8h30 à 13h et de 14h à 17h30 et le vendredi de 8h30 à 13h et de 14h à 16h30, au rez-de-chaussée du 56, rue des Saints-Pères. Important : Une infirmière intérimaire Madame Diane Horowitz (Franco-américaine) est en poste à l’infimerie jusqu’au 18 Décembre 2009. Elle travaille de 11h00 à 19h00 en collaboration avec Chrystelle Welter.

Interview réalisée par Julien S. et Hélène A.

* Instituts de Formation en Soins Infirmiers

Plus d’interviews dans les coulisses de Sciences Po

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L’Ecole à l’hôpital pôle Sciences Po, et si vous faisiez du bénévolat ? https://www.lapeniche.net/lecole-a-lhopital-pole-sciences-po-et-si-vous-faisiez-du-benevolat/ Tue, 03 Nov 2009 15:28:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=866 hopital.jpgL'association L'école à l'hôpital a participé à la reconnaissance des associations et a été très rapidement reconnue. Cependant, nouvelle arrivée dans le ô combien foisonnant monde associatif de Sciences Po, je n'en avais pas entendu parler et vous êtes sans doute nombreux également dans ce cas. Voici donc de quoi donner un peu plus de visibilité à cette noble association.

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hopital.jpgL’association L’école à l’hôpital a participé à la reconnaissance des associations et a été très rapidement reconnue. Cependant, nouvelle arrivée dans le ô combien foisonnant monde associatif de Sciences Po, je n’en avais pas entendu parler et vous êtes sans doute nombreux également dans ce cas. Voici donc de quoi donner un peu plus de visibilité à cette noble association.

Pour les amateurs d’articles critiques, autant vous dire que ce n’est pas ici que vous en trouverez même si, préparant mon entretien avec Sarah Sahel et Lucie Ruat, je comptais leur demander en quoi une énième association caricative à Sciences Po avait son droit d’existence et en quoi elles pensaient que la leur était originale. Enfait, elles m’ont appris que les associations qui proposent du bénévolat à Sciences Po se comptent sur les doigts d’une main. En ce sens, elle se démarque des autres associations à caractère politique ou distrayant et elle propose aux élèves de Sciences Po de se sentir utiles. Sans doute sa reconnaissance rapide a t-elle prouvé l’intérêt que les scienpistes pouvaient porter au bénévolat.

En me présentant l’association, Sarah et Lucie insistent sur le fait qu’elle est rattachée à un centre national, l’association l’Ecole à l’hôpital Marie-Louise Imbert et qu’elles participent donc au développement d’un pôle Sciences Po. Le relais avec l’association mère est ainsi permanent, même si elles souhaitent quelque peu s’en émanciper et organiser régulièrement des réunions d’échange entre les bénévoles de Sciences Po.

Les deux responsables sont actuellement en master 1 et elles ont toutes les deux passé leur troisième année aux Etats-Unis où le bénévolat des étudiants est largement plus développé et où tout le monde semble être engagé dans une activité de ce type. Ainsi, au cours de leur troisième année l’idée leur est venu de permettre aux étudiants de Sciences Po de pouvoir s’engager plus facilement. Elles sont conscientes que nous sommes nombreux à vouloir le faire, mais que réaliser le premier pas est parfois difficile. Elles sont justement là pour cela : rencontrer les étudiants volontaires et les aider à franchir le pas en les mettant en contact avec l’association mère.

Concrètement, ce que propose l’association, c’est de donner des cours aux enfants hospitalisés qui ne bénéficient pas d’enseignement dans les hôpitaux. Les bénévoles de l’association mère sont souvent d’anciens professeurs mais ils sont trop peu nombreux et les élèves de Sciences Po sont appréciés pour leur polyvalence. Ainsi, les étudiants s’engagent à donner deux heures de leur temps par semaine, réparties entre 2 ou 3 élèves, et à enseigner le programme de la classe dans laquelle est censé se trouver l’élève. Il y a donc une mission d’éducation mais également une volonté de redonner confiance aux enfants et de leur permettre d’avoir un contact régulier avec l’extérieur de l’hôpital. Sarah et Lucie insistent sur le fait que les bénévoles ne sont pas lâchés dans l’univers angoissant que peut être l’hôpital mais qu’ils sont au contraire très bien encadrés et pris en charge.

Les enfants qui ont la chance de bénéficier de ces cours ne sont pas toujours très motivés, ils sont parfois dépressifs, renfermés et manquent de confiance en eux mais c’est alors tout un challenge de leur montrer qu’ils sont capables de poursuivre le cours de leur scolarité. D’autres qui ont la chance de bientôt retourner sur les bancs de l’école, sont au contraire très demandeurs de cours. La relation entre élève et bénévole se passe généralement très bien et les appréhensions souvent liées à la maladie ne posent rapidement plus de problème.

Pour ceux qui seraient intéressés pour s’engager au sein de cette association, il vous faut contacter Lucie et Sarah (eah@sciences-po.org). Elles vous mettront ensuite en contact avec l’association l’Ecole à l’hôpital Marie-Louise Imbert où vous devrez passer un entretien individuel. Le but est simplement de voir si vous êtes assez solide psychologiquement pour donner des cours à des enfants malades, de tester vos motivations et d’envisager votre futur engagement (disponibilités, matières à enseigner, etc). Si vous êtes acceptés en tant que bénévole, vous serez envoyé dans un hôpital de Paris (souvent celui qui vous arrange) afin de rencontrer vos élèves.

Le Pôle Sciences Po de l’association souhaiterait également développer deux projets hors du cadre de l’association mère. D’abord, développer des cours thématiques, par exemple sur l’Europe en lien avec les Jeunes Européens ou encore des cours de théâtre. Ensuite, organiser au second semestre un colloque sur le thème de l’éducation à l’hôpital. Pour cela, Sarah et Lucie recherchent des étudiants qui seraient intéressés pour s’occuper de son organisation. Alors encore une fois, n’hésitez pas à les contacter.

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