Concrètement, c’est quoi cette association ?
Adrien : Nous sommes une association de promotion des cultures taurines à Sciences po. Comme indiqué dans notre manifeste, notre objet est avant tout de promouvoir les valeurs et usages de la tauromachie à l’IEP, on pense que c’est essentiel d’y revenir.Une cause universelle : femmes et hommes concernés
Fatima, présidente de l’association et Alice, co-présidente avouent que ce nom de “Femmes de pouvoir” a été choisi comme volontairement provocateur.

Il interpelle. Et c’est bien le but. Mais il ne doit pas faire peur. Ici, on encourage la participation des hommes au débat. “On a des garçons oui!” rient-elles. La preuve, leur secrétaire général, Alexandre. Elles annoncent d’ailleurs fièrement que les garçons ont été plus nombreux à venir s’intéresser à l’association. C’est une équipe qui cherche à changer les mentalités (rien que ça). Femmes de pouvoir veut dénoncer cette inégalité de traitement entre les hommes et les femmes en politique, ce sexisme omniprésent. “Madame Cresson c’est une brave femme mais elle ferait mieux de rester à la maison” (perle du député RPR Robert André Vivien). Vaste et courageux combat.
David contre Goliath? Non. Ils ne souhaitent pas mener un combat sourd et perdu d’avance contre tous les hommes du monde mais plutôt organiser un groupe de réflexion sur la place de la femme en politique. Fatima et Alice m’affirment d’ailleurs qu’elles aimeraient la parité au sein de l’association. (Mais pour autant, la parité pour la parité est une mauvaise chose me disent-elles, la parité doit rester un levier, les femmes doivent être choisies pour leurs qualifications et non pour leur sexe). Chacun à Femmes de pouvoir est libre de penser ce qu’il ou elle veut. La preuve? Fatima se dit féministe quand Alice refuse de se définir de cette façon.
« To be or not to be » une Femme de Pouvoir
En plus d’ouvrir les yeux aux hommes sur cette discrimination qui pèse en permanence sur les femmes dans le monde de la politique, elles cherchent à réveiller les filles et les femmes. Nous faire comprendre à toutes qu’il ne faut pas “jouer son Calimero”. Selon Fatima et Alice, les femmes se mettent trop souvent (et parfois inconsciemment) des barrières. Pourquoi n’auraient-elles pas le droit de se considérer comme l’égal des hommes? Pourquoi les femmes n’osent-elles pas autant que les hommes se lancer dans l’arène de Sciences Polémiques? La faute n’est pas (toujours) à mettre sur le dos des hommes.
“En politique, si vous voulez des discours demandez à un homme. Si vous voulez des actes, demandez à une femme” Mme Thatcher.
Mais alors, une femme de pouvoir c’est quoi au juste? Une femme tenace nous dit Fatima. Elle doit être courageuse, mais doit aussi savoir se remettre en question. Elle doit être intelligente. La séduction peut être une de ses armes, à condition de ne pas être utilisée à tout va. (Sinon Nabilla terminera par être la première femme présidente de la République…) Nathalie Kosciusko-Morizet en est l’illustration selon Fatima. Elle a su s’imposer dans un milieu d’hommes aussi bien dans ses études à Polytechnique que dans sa carrière politique, tout en restant une femme. Alice, elle, décide de parler d’Aung San-Suu Kyi. Parcours exceptionnel d’un prix Nobel de la Paix qui a réussi à s’imposer non seulement dans un milieu d’hommes mais dans un des pays les plus fermés au monde. Oui, une femme de pouvoir suscite l’admiration. Et cette année, le 21 avril 2014, les femmes fêteront les 70 ans de l’obtention du droit de vote et l’avènement du mot de femme de pouvoir. Cependant le combat est loin d’être achevé.
Que proposent-ils ?
En plus des conférences et des débats réguliers, l’association met en place de nombreuses surprises : des cafés-politiques ou témoignages de femmes politiques, des sorties comme une journée au Sénat. Le but est aller à la rencontre de celles qui ont vécu ces discriminations au jour le jour. L’association veut aussi créer des liens avec les campus délocalisés en instaurant des antennes qui concerneraient la place de la femme en politique dans la région qui le concerne. Le partenariat avec Le Havre est par exemple déjà scellé. Et puis, parce qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer, Femmes de pouvoir aimerait créer des évènements inter-associatifs comme par exemple avec le théâtre. A la fin de l’année, ils aimeraient organiser des scénettes sur la femme et la politique.
Bref, ils ont plein d’idées, partent remplis d’optimisme (mais pas de naïveté) et de détermination. Alors, que vous soyez de gauche ou de droite, homme ou femme, en 1A ou en 5A, si la condition des femmes vous intéresse, que vous avez envie d’en discuter, d’en débattre ou d’en rire, Femmes de pouvoir vous accueillera.
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Twitter : @FemmesdePouvoir
Site Web : http://femmesdepouvoir.org
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De l’Oulipo…
L’Oulipo ou Ouvroir de Littérature Potentielle, est une institution créée il y a une cinquantaine d’années par le célèbre Raymond Queneau et l’ingénieur François le Lionnais. Elle réunit littéraires comme mathématiciens qui se confrontent tous au même exercice : celui de traduire en texte les célèbres contraintes oulipiennes c’est à dire de faire preuve de créativité à partir d’une exigence de rigueur. Ecrire sous la contrainte prend alors la forme d’un jeu fort amusant qui a conduit Robin et ses amis à monter leur association.
…à Oulipipo
Utiliser le « e » pour seule voyelle, commencer une phrase et laisser l’autre la finir, faire jouer l’automatisme du groupe, telles sont les règles que les membres d’Oulipipo s’imposeront à eux-mêmes leur permettant de partir dans un nouvel univers. Incohérents ou pleins de sens, philosophiques ou vulgaires, hilarants ou dramatiques, les résultats sont toujours étonnants, souvent réussis, et parfois beaux, dès que l’on se prend au jeu. Que l’exercice appelle à la spontanéité ou à la réflexion, chacun se force à respecter les consignes et pourtant c’est ce qui permet d’écrire comme on le fait rarement.
La pratique
Le groupe compte aujourd’hui une douzaine de personnes motivées pour nous faire découvrir les joies de l’écriture sous contrainte. Se réunissant au moins deux fois par mois, l’équipe propose de sortir les élèves de l’Institut St Guillaume pour se balader dans Paris, dans ses endroits emblématiques comme ses recoins mystérieux avec en poche de quoi écrire et un certain nombre de consignes. Elle nous emmènera aussi bien dans les métros aériens ou au cimetière du Père Lachaise pour nous tester et faire marcher au mieux notre imagination. Les meilleurs textes étant ensuite publiés sur un blog, c’est aussi l’occasion pour certains d’avoir leur moment de gloire au gré des exercices.
Le groupe propose aussi de nombreuses autres activités comme des concours de clash dans l’esprit des triplétades ou encore des contraintes dans la photographie. Les membres confient avoir d’autres projets avec de nombreuses collaborations potentielles notamment avec la revue Opium Philosophie, le Bureau des Arts ou encore le Club litté dont le co-directeur est aussi le vice-président d’Oulipipo.
Oulipipo est un projet vivant constamment à la recherche de nouvelles idées mais toujours avec cet esprit de fixer des règles à ses membres dans une atmosphère très décontractée et conviviale, le but étant de s’amuser et de tendre la plume à ceux qui souhaitent laisser parler leur imagination qu’ils soient littéraires dans l’âme ou pas. On aura de toute façon l’occasion d’expérimenter le concept à travers diverses activés durant les quatre jours de reconnaissance des associations.
La fondation Oulipo avait pris pour habitude de réunir ses membres dans le restaurant « Le vrai Gascon » au 82 rue du Bac… espérons que l’esprit oulipien parvienne à gagner la rue St Guillaume !
]]>« Je sème des grains de pavot sur les pavés», fredonnait Gainsbourg dans L’Anamour.
Mais à Sciences Po, ce sont les « PAVèS » qui sèment des graines. Créée en 2006, la Plateforme d’Autogestion à Visée écologique et Solidaire, se présente comme un véritable « incubateur à projets», dont la ferme ambition est de faire fleurir les initiatives des étudiants, pour peu qu’elles fassent écho à la devise du collectif: « Moins de biens, plus de liens ! ». Utopistes, les « PAVèS » ? « Au contraire! » répondent en cœur Caroline et Tiphaine, interlocutrices des étudiants au sein de l’association et toutes deux étudiantes en Master.
Car si la Plateforme est un lieu d’expression particulier, voir même atypique, elle permet avant tout de créer des liens entre des étudiants qui ne se reconnaissent pas forcément dans les associations plus « traditionnelles » de Sciences Po, afin qu’ils puissent entreprendre des projets concrets, et agir au quotidien. « Bien que PAVèS soit une association guidée par une vraie réflexion citoyenne, nous ne sommes pas là pour faire de grands discours, mais pour contribuer, par des actions simples et à échelle locale, à transformer notre quotidien, dans une démarche solidaire et respectueuse de l’environnement », renchérit Tiphaine.

Plusieurs projets, aux desseins variés, ont d’ores et déjà été menés par l’association. La plus visible d’entre elle ? Sûrement l’opération « Sciences Potiron » qui, sur le modèle d’une AMAP (Association pour le maintient de l’agriculture paysanne), propose aux étudiants y ayant souscrit de récupérer chaque Lundi soir un panier de fruits et légumes- produits dans le respect de la terre et des employés-, sous le regard mi-amusé, mi-perplexe des étudiants observant des sciences pistes arpenter les couloirs du 56, potimarron sous le bras. Cette opération, qui prend place tous les Lundis soir donc, entre 18h et 20h, n’est pas seulement un bon plan permettant à l’étudiant de repartir avec un panier tout bon tout bio, mais s’attache aussi à créer un moment d’échange et de dialogue entre l’agriculteur partenaire et les étudiants, et de sensibiliser ces derniers au concept de l’ « AMAP ».
Répondant toujours à cette dynamique alternative et écologique, d’autres initiatives sont en germe, comme la « CAFéS » (Cafétaria à fonctionnement écologique et solidaire), une cafét autogérée « par et pour les élèves », en partenariat avec Sciences Po Environnement. Un peu plus défraichi, le jardin autogéré du 13 rue de l’Université n’attend quant à lui que la contribution de petites mains actives pour renaître ses cendres ! Toujours en recherche de projets et d’initiatives à soutenir, l’association- non hiérarchisée –chez PAVèS, pas de Présidente ni de Trésorier, chacun contribue en fonction de sa motivation et du temps dont il dispose- ne bénéficie pas de fonds de la part de Sciences Po. Si elle peut ainsi conserver son autonomie et une liberté certaine dans le choix des projets qu’elle soutient, elle reste dépendante des flux d’étudiants prêts à s’engager et de leur cotisations (2 euros).
La raison d’être de PAVèS est donc l’engagement. Concret, quotidien, au service des étudiants et d’une idéologie apartisane mais non pas apolitique. PAVèS, c’est ce que les étudiants en feront : si vous souhaitez contribuer à la démarche, donner votre temps, ou partager vos idées, donnez de la voix lors de la semaine de reco !
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