prométhée éducation – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Wed, 07 Aug 2019 09:45:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png prométhée éducation – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Conférence Prométhée Education : Patrick Gérard, pour une r-ENA-issance de l’ENA ? https://www.lapeniche.net/conference-promethee-education-patrick-gerard-pour-une-r-ena-issance-de-lena/ Wed, 03 Oct 2018 09:00:11 +0000 http://lapeniche.net/?p=38777 Au soir de mercredi dernier, les sciencepistes avaient le choix pour occuper leur soirée entre Valérie Pécresse, à l’occasion de la première Assemblée Générale des Républicains de SciencesPo, ou bien le directeur de l’École Nationale d’Administration, Patrick Gérard, pour une conférence de Prométhée Education. L’invité du jour a répondu aux questions de Jason Graindepice, étudiant en deuxième année de l’école d’affaires publiques de SciencesPo. J’ai pour ma part préféré le second choix, car venant de payer 350 euros à la RATP, j’ai refusé d’entendre pour une nouvelle fois que je me déplaçais dans Paris pour moins d’un euro par jour.

C’est d’abord Mélissa Hamdi de Révolte-toi qui a su nous esquisser le curriculum vitae du chef de cette institution. Après une licence de droit à Nancy puis l’obtention de trois diplômes à Assas, école dont il sera le professeur par la suite, il devient directeur du Crous, institution qui nous est bien familière en tant qu’étudiants. Mais Patrick Gérard n’a su s’arrêter là, devenant ainsi recteur d’académie puis enfin directeur de cabinet. S’il y a bien quelque chose qu’il n’a pas fait, c’est l’ENA. Pourtant, le voilà depuis un an directeur d’une école aussi prestigieuse que décriée.

Alors, en ayant Patrick Gérard devant soi, on ne peut s’empêcher d’avoir des dizaines d’interrogations en tête. Quelles sont donc les ambitions du nouveau directeur ? L’institutions saura-t-elle faire face au cours de ces prochaines années à la perte de confiance des Français envers leurs hauts fonctionnaires ? À défaut de mettre un terme définitif à nos doutes concernant cette école, le directeur est parvenu à faire émerger l’idée majeure de sa politique : la continuité. En effet, c’est d’abord dans la continuité qu’il s’est inscrit en rappelant l’objectif historique de l’ENA, à savoir mettre fin à la « cooptation » dans les administrations de l’État en 1945. « L’ENA est une volonté démocratique d’organisation des institutions publiques sur le mérite », explique ainsi l’invité.

Patrick Gérard a par la suite préféré éviter les différentes questions abordant la future transformation de l’ENA en grand établissement, c’est-à-dire un établissement d’enseignement supérieur avec une plus grande autonomie. Selon ses propres mots, ce n’est pas « une obsession pour lui ».

Enfin, quand on pense à l’ENA, on pense bien sûr à la trame de critiques devenues habituelles dans les médias. Le directeur n’a donc pas échappé aux interrogations des sciencepistes et lycéens venus pour l’occasion. Du point de vue de l’égalité, l’école travaille étroitement avec l’association 50/50 pour promouvoir l’accès aux femmes. En défenseur de la mixité sociale, le directeur a insisté sur le fait que, dans la dernière promotion, aucun admis n’est fils de député ou d’ancien de l’ENA. On y trouverait en revanche selon lui pas moins d’une douzaine de personnes issues de milieux modestes. De plus, il a promu l’existence d’un prépa organisée par l’ENA destinée aux étudiants de conditions sociales peu élevées. Cependant, la salle n’a pu s’empêcher de souligner que seule une poignée de leurs élèves ont finalement réussi le concours d’entrée.

Dernier point de cette rencontre : l’invité a tenu à préciser que, dans le respect de la fonction originelle de l’école, aucune préparation des étudiants au monde de l’entreprise privée n’est prévue à l’ENA. « L’ENA ne prépare pas au privé » a-t-il déclaré à un étudiant faisant remarquer le nombre croissant d’énarques rejoignant ce secteur. Sans changer son objectif principal, l’école va cependant s’ouvrir à de nouveaux profils en créant une quatrième voie de recrutement destinée aux docteurs d’université. Il n’est question que de trois à quatre places en plus par an. Le directeur a pourtant souligné leur utilité en déclarant sobrement qu’il y avait dans notre pays une grande faiblesse intellectuelle, et plus particulièrement chez nos élites.

Sans grandes annonces et nouveautés, Patrick Gérard a donc réaffirmé sa vision d’un avenir stable pour l’ENA. Le directeur s’est montré résolu à ne pas renoncer aux objectifs originels de l’école, et à ne pas constamment essayer de plaire aux médias ou aux responsables politiques qui décrient le caractère inadapté de l’institution à la société d’aujourd’hui.

Quentin Malaval

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À la rencontre d’Anne Hidalgo avec Prométhée https://www.lapeniche.net/a-la-rencontre-danne-hidalgo-avec-promethee/ Fri, 27 Oct 2017 19:10:48 +0000 http://lapeniche.net/?p=37628

La Péniche remercie chaleureusement l’association Prométhée Éducation, qui a permis à l’une de nos rédactrices d’assister à la conférence.

Promethée Éducation est une association qui aide les jeunes lycéens à développer leur talent oratoire, à s’orienter pour le mieux dans les méandres d’Admission Post Bac, mais aussi à intégrer de grandes écoles telles que Sciences Po. C’est pourquoi certains de nos camarades, ayant intégré l’institution par ce biais, ont souhaité se mettre à leur tour au service des jeunes candidats et candidates, s’engageant au sein de l’association.

Anne Hidalgo était la première invitée des Entretiens de l’Ambition.

Mercredi, Prométhée Éducation a effectué une rentrée en grande pompe de ses Entretiens de l’Ambition, proposant aux étudiants et lycéens de rencontrer une femme politique qui fait parler d’elle en ce moment. L’invitée n’était autre qu’Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente de C40, une organisation réunissant 81 grandes villes et dont le but est de lutter contre le dérèglement climatique. Entre les polémiques autour de l’aménagement de nouvelles pistes cyclables et les accusations d’emplois fictifs, son nom est sur toutes les lèvres. Cependant, avec un parcours aussi prestigieux, il était certain qu’elle ne ferait pas toujours l’unanimité. Malgré la tempête médiatique, la maire de Paris a accepté l’invitation de Prométhée Education, pour le plus grand plaisir de tous ceux qui ont pu avoir une place avant le sold-out. Retour sur un entretien palpitant, le temps d’un article !

Sous les ors de la République

Contrairement aux autres rencontres qui ont toujours lieu à Sciences Po Paris, c’est cette fois à l’Hôtel de Ville de Paris que nous avons été reçus. La mairie était désireuse de recevoir Prométhée Éduaction dans un cadre particulier, et n’a pour l’occasion pas lésiné sur les moyens, comme en atteste le copieux goûter qui fut par la suite offert aux participants. L’édifice, aux couleurs des Jeux Olympiques, s’est paré des cinq anneaux multicolores mais également de lumières bleues, blanches et rouges.

Crédits photo : Service Photo de la Ville de Paris

La salle de conférences n’a elle-même que peu de choses à envier à l’Élysée. De hauts plafonds, de grands miroirs, des peintures murales… Et sur nos chaises, nous trouvons de petits pins méalliques faisant la promotion des Jeux Olympiques 2024, récemment attribués à Paris. Rien n’a été laissé au hasard. Les organisateurs sont sur le pied de guerre, Sciences Po TV – qui nous accompagne – l’est aussi, les étudiants attendent leur selfie ; il ne manque que la retardataire, madame le maire.

Un discours sous le signe de la détermination

La voilà, enfin. Nous ne l’attendions plus et pourtant, les applaudissements fusent avec enthousiasme pour saluer la personnalité, la femme. Nous écoutons d’une oreille attentive l’entretien mené par Valentin Demay, qui nous permet d’en apprendre plus sur la personnalité de l’invité mais aussi sur son projet pour la ville de Paris et sa conception des JO durables. L’entretien avec Prométhée Éducation est évidemment bien rodé, les questions correspondent aux réponses ; il faut dire que le script de l’entretien a été approuvé au mot près par le protocole quelques jours plus tôt.

Crédits photo : Service Photo de la Ville de Paris

Cependant, nous en apprenons énormément sur le parcours d’Anne Hidalgo en tant que socialiste, en tant que femme mais aussi et surtout en tant que franco-espagnole. Son discours se veut inspirant pour les jeunes lycéens présents, à qui elle explique l’importance d’une détermination sans faille même lorsque, et surtout lorsque, la peur de l’échec nous tourmente. Elle revient aussi sur son parcours politique, parle de celui que beaucoup considèrent comme son mentor (Bertrand Delanoé) et aborde bien sûr le sujet des Jeux Olympiques. Anne Hidalgo nous éclaire alors sur le processus et les raisons qui l’ont poussée à croire en ce projet pour la ville de Paris. Loin des considérations de pouvoir ou de profit, elle espère pouvoir faire de ces Jeux un événement qui soit utile pour la population.

Se projeter en 2024, mais aussi au-delà

Seul le temps nous le dira, mais la maire de Paris y croit ! Sa conception des Jeux Olympiques de 2024 est très claire : tout ce qui sera construit à cette occasion devra avoir une seconde vie après la compétition. Qu’il s’agisse des deux villages olympiques (celui des sportifs et celui de la presse) qui deviendront de véritables lieux de vie avec des logements sociaux et des écoles, ou de la piscine olympique qu’elle projette à Saint-Denis afin de rendre le territoire plus attractif et de le soulager de son image de banlieue : tout aménagement sera pensé pour ne pas tomber en décrépitude après les deux semaines de ferveur olympique.

Selon la maire de Paris, seules 5% des infrastructures restent à construire. L’édile compte en effet mettre à profit notre bon vieux Stade de France, qui célèbrera son vingtième anniversaire l’an prochain ! Un autre projet qui lui tiendrait à coeur pour 2024 : dépolluer la Seine, ou du moins une partie du fleuve, afin que la population puisse avoir accès à des zones de baignades. Si les sceptiques se souviendront de l’échec de la municipalité de Rio en ce qui concerne le lac Jacarepagua, La Péniche se voudra plus optimiste, et n’oubliera pas un détail ayant son importance au sujet de l’entretien organisé par Prométhée Éducation : il y avait de délicieuses chouquettes à l’Hôtel de Ville.

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