projet collectif – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Thu, 02 Mar 2017 14:23:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png projet collectif – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Parlons sport! https://www.lapeniche.net/parlons-sport/ https://www.lapeniche.net/parlons-sport/#comments Fri, 18 Nov 2011 17:42:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1268 article_sport.jpg

La communication sur le sport à Sciences Po, ne doit pas se résumer aux soirées de l’AS. C’est en substance ce que me dit Renaud Boulant, responsable du service des sports de Sciences Po, en me parlant avec enthousiasme du Journal des sports, dont le premier numéro est sorti la semaine dernière, et qui doit permettre de donner une meilleure visibilité au sport et aux sportifs à Sciences Po.

Ce journal tient beaucoup à cœur Renaud Boulant, qui estime que « depuis trois ans qu’il est là, il n’y a pas assez de communication, pas assez de mise en valeur des sportifs ». Il regrette les années 90 et le début des années 2000 au cours desquelles on pouvait lire respectivement « Le serpent à plumes » et « A vos marques », des journaux papiers d’une dizaine de pages qui étaient les gazettes sportives de Sciences Po. Avec le journal des sports, même plus besoin de se fatiguer à tourner les pages et à lire, puisque c’est un journal vidéo, de six à dix minutes, sur l’actualité sportive de Sciences Po. Le journal des sports sera exclusivement consacré aux étudiants sportifs de Sciences Po, qu’on se le dise. « Si je veux de l’actualité nationale du sport et des interview de sportifs célèbres, je lis L’Equipe », me confie-t-il. « Le journal des sports doit donner une vraie visibilité au sport et aux sportifs à Sciences Po. Jusqu’ici, on avait au mieux une brève quand un sportif sciences piste faisait une bonne performance au niveau national. C’était un peu court ».

Le journal des sports sera construit sur trois axes : compte-rendu des compétitions et des activités des équipe ; reportages sur des cours, comme celui sur le cours d’aviron et de squatch que vous avez pu voir lors du premier numéro ; enfin des portraits de sciences pistes sportifs.

Un point mérite cependant d’être soulevé concernant les « reportages sur les cours de sports ». On peut en effet se demander quelle objectivité et quelle crédibilité leur accorder, puisque bien que réalisés par des étudiants extérieurs à l’administration et à l’AS, toute l’activité du JDS est chapeauté par le Service des Sports, qui s’occupe… de l’organisation des cours de sport. Les reportages critiques sur l’AS, sur le manque de moyens de certains cours de sports par exemple (demandez au professeur de hip-hop), ne semble pas être pour tout de suite.

L’objectif, plus que de constituer un véritable média indépendant sportif, est en réalité de mettre le sport et les sportifs sur le devant de la scène et de créer une mémoire sportive à Sciences Po, ce qui est déjà pas mal on peut en convenir. Dans vingt ans, sportifs chevronnés, vous pourrez ainsi vous retrouver, émus, sur l’historique du site du Journal des sports.

Dernier projet en cours qui devrait séduire les amateurs de sport en tout genre : la retransmission du « match du semestre ». L’équipe du projet du journal des sports et l’équipe audiovisuelle qui lui est rattachée, armée de plusieurs caméras, iront une fois par semestre filmer un match dans son intégralité pour le retransmettre, en différé, dans un Boutmy enflammé.

Mens sana in corpore sano, vive le sport!

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Sciences Po pour l’Art Contemporain recrute ! https://www.lapeniche.net/sciences-po-pour-lart-contemporain-recrute/ Sun, 11 Sep 2011 11:41:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1215 Sciences Po Art Contemporain
Tu es en première année de master, passionné d’art, et tu veux t’impliquer dans un projet collectif ambitieux ? Le prix Sciences Po pour l’Art Contemporain continue, après deux années très réussies, sa mission d’introduction de l’art contemporain à Sciences Po. Il recherche donc quatre étudiants très motivés et audacieux pour préparer l’édition 2012.

Tu rêves déjà de participer à l’organisation de cet événement ? Toutes les informations dont tu as besoin sont disponibles ici

Pour te porter volontaire, écris à sciencespo.artcontemporain@gmail.com

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Découvrez la team Sciences Po 2010 du projet National Model United Nations ! https://www.lapeniche.net/decouvrez-la-team-sciences-po-2010-du-projet-national-model-united-nations/ Fri, 18 Dec 2009 02:00:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=912 projetNMUN.JPGChers lecteurs, je ne vous apprends rien en vous disant que la Péniche a aussi vocation à être une tribune pour les scienpistes dont l’activité, comme chacun sait, est irréfrénable.

Nous avons donc rencontré pour vous Laura Merckx et Olivier Saunier, respectivement responsable de la cellule comm’ et dir-gé d’un projet collectif tout à fait passionnant et dont – je l’avoue – j’ignorais l’existence il y a encore une semaine.

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projetNMUN.JPGChers lecteurs, je ne vous apprends rien en vous disant que la Péniche a aussi vocation à être une tribune pour les scienpistes dont l’activité, comme chacun sait, est irréfrénable.

Nous avons donc rencontré pour vous Laura Merckx et Olivier Saunier, respectivement responsable de la cellule comm’ et dir-gé d’un projet collectif tout à fait passionnant et dont – je l’avoue – j’ignorais l’existence il y a encore une semaine.

La Péniche : Bonjour!

Laura et Olivier : Bonjour et merci de nous rencontrer.

LP : Pouvez-vous pour commencer expliquer à nos lecteurs en quoi consiste le projet NMUN 2010?

Laura : Bien sûr. Il s’agit d’un projet collectif – qui constitue donc une obligation de scolarité en Master – appelé National Model United Nations. C’est une simulation de réunions des différents organes des Nations Unies. La première réunion remonte à la fin des années quarante, immédiatement après la création des NU, presque parallèlement en fait. Elle fut organisée par un college américain et depuis, la manifestation ne cesse de prendre de l’ampleur.

Olivier : Il y a de mutiples objectifs. Ce qu’il faut d’abord comprendre, c’est que cette simulation s’adresse à des universitaires provenant pour la plupart de cursus relations internationales ou public affairs. Des gens qui en tout cas s’intéressent au haut fonctionnariat (qu’il soit national ou international) et à la diplomatie. L’un des buts est donc de se mettre dans des conditions très réalistes de négociation. Les thèmes traités quant à eux sont parallèles à ceux dont s’occupent les différents organes de l’ONU et sont de toute façon étroitement liés à l’actualité et aux questions internationales.

Laura : Les interventions sont, en plus, en anglais. C’est vraiment un entraînement, une mise en situation complète qui calque la façon de travailler des diplomates. Evidemment, les sujets ne tombent pas du ciel : trois grandes problématiques seront évoquées que l’on aura pu préparer sous forme de resolution papers.

La Péniche : Tout ça représente quand même une certaine organisation. Comment vous préparez-vous, au point de vue logistique ?

Olivier : En effet, il ne faut pas perdre de vue le côté technique. Nous avons un cahier des charges, une chronologie à respecter. Bien sûr tout commence à Sciences Po. Bien que notre démarche – le choix de participer au NMUN – soit plutôt spontanée elle fait partie d’une obligation de scolarité (le “projet co”) pour tous ceux qui, comme nous, sont en master affaires publiques, internationales ou européennes. Il y a donc un cadre formel, si l’on veut. Nous sommes vingt-huit à avoir été retenus par l’équipe de l’année dernière après une sélection rigoureuse. C’est drôle parce que nous sommes précisément à moitié des étudiants français et à moitié des internationaux. Tous les continents sont représentés !

Laura : Olivier est donc notre directeur général de projet et Vera Ficarova est son adjointe. Nous sommes ensuite divisés en cellules de 5 à 7 personnes.

Olivier : En effet. On compte une cellule communication dont Laura ici présente est responsable et dont l’objet est de gérer la communication interne (entre les cellules et les membres) et externe, pour que le plus de personnes possible s’intéressent à nous et nous soutiennent. Nous disposons aussi d’une cellule sponsors qui doit – c’est capital – se mettre en relation avec les organismes, entreprises, institutions internationales et nationales pour récolter des fonds. La cellule sponsor met aussi en oeuvre d’autres méhodes de financement, par exemple la vente de goodies lors de conférences comme celle de l’UNICEF à Sciences Po. C’est un plus.

Laura : Nous disposons en plus d’une cellule logistique, dont la tâche consiste évidemment à s’occuper des passeports, visas, partenariats avec les compagnies de voyage et du logement.

La Péniche : Oui, j’imagine que vous n’allez pas descendre au Mariott…

Olivier : Euh, précisément, si. C’est obligatoire pour le temps que dure la manifestation. Mais avant et après, nous serons certainement logés dans un hôtel moins luxueux.

LP : Bon, je vais exiger d’être envoyé spécial à NYC pour couvrir l’évènement. Pardon. On discutait de votre logistique.

Olivier : Oui. Il existe aussi une cellule training constituée d’un pool d’étudiants qui ont déjà participé à ce type de simulation (il s’en organise à Paris, Genève, Taipei…) et sont donc très expérimentés. Ils nous entraînent grâce à des micro-simuations. Mercredi prochain, ce sera les armements nucléaires. Par ailleurs, Frédéric Toussaint, diplomate du ministère, nous forme grâce au financement de l’administration de Sciences Po.

LP : Je voudrais quand même comprendre, au-delà de la valeur formatrice, quelles retombées ce genre de manifestation peut avoir, notamment pour Sciences Po et pour vos partenaires-sponsors.

Olivier : Il faut savoir que cet évènement est très important dans le milieu universitaire et des relations internationales. Entre quatre et cinq mille étudiants du monde entier participent chaque année – c’est beaucoup de monde et cela garantit une couverture médiatique. Les regards sont braqués sur New York et cela donne de la visibilité à nos sponsors, notamment si notre équipe réussit à se démarquer. Des awards récompensent par ailleurs les équipes les plus méritantes pour leur préparation et leur représentation. On a aussi à coeur de démontrer l’excellence de notre université sur la scène internationale. Les sciences-pistes du NMUN 2009 ont quand même remporté quatre, cinq awards ! (NdR : chapeau).

LP : Et quel pays représenterez-vous au prochain NMUN ?

Olivier : Le Royaume-Uni, ce qui est vraiement très bien. En fait, un pool de pays éligibles est attribué à chaque groupe en fonction de sa taille. Nous avons dû choisir parmi ces pays, par vote, et nous en avons retenu dix. Finalement, l’équipe de recrutement de New York a décidé que nous serions des diplomates britanniques !

Laura : Comme Olivier l’a dit, c’est un très bon pays, un réel avantage. C’est une Nation nucléaire, membre permanent du conseil de sécurité, très amie des USA, membre fondateur du Commonwealth, membre de l’Union Européenne… les demandes d’alliance d’autres délégations vont pleuvoir. Mais au-delà de ça, n’oublions pas que nous représentons Sciences Po et la France ! Nous avons donc besoin de votre soutien lors des ventes de goodies et du soutien de l’administration !

National Model United Nations 2010, New York City (USA), entre le 01 avril et le 05 avril. La Péniche vous tiendra évidemment informés des résultats du team Sciences Po, qu’on soutient à fond !

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Défilé « Fashion is Action » à Sciences Po https://www.lapeniche.net/defile-fashion-is-action-a-sciences-po/ Sun, 07 Jun 2009 09:00:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=796 Capturer_defile.JPGPeut-être faites-vous partie des quelques privilégiés qui ont pu assister au défilé Ignacio Mejia vendredi dernier. Le duo franco-mexicain composé de Juan Pablo et Johanna, soutenu par le Projet Co « Les dessous de la Mode », nous a offert un moment rare à Sciences Po. Retour en images sur l'événement!

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Capturer_defile.JPGPeut-être faites-vous partie des quelques privilégiés qui ont pu assister au défilé Ignacio Mejia vendredi dernier. Le duo franco-mexicain composé de Juan Pablo et Johanna, soutenu par le Projet Co « Les dessous de la Mode », nous a offert un moment rare à Sciences Po. Retour en images sur l’événement!

Capturer_defile_ignacio.JPGSi l’on parle souvent de mode et du style « Saint-Germain » d’un coté et de développement durable d’un autre, les deux ne vont pas souvent de paire rue Saint-Guillaume. Pourtant, les créateurs et les membres de ce Projet Co (composé de Pauline Avenel, Laëtitia Ayache, Roxane Baché, Ioan Brumer, Chantal Chevassut, Bastien Laurent et Yichun Huang), y ont cru!

L’événement s’est déroulé dans le petit hall où un podium avait été installé pour l’occasion. C’est avec beaucoup d’émotion que Pauline, Laëtitia et Chantal ont ouvert le défilé en nous expliquant leur démarche et leur choix d’Ignacio Mejia. Richard Descoings a ensuite pris la parole pour saluer le travail sérieux fourni par les étudiants, ainsi que l’apparition de plus de créativité à Sciences Po. Ce sont aussi les valeurs éthiques et équitables de la collection qui ont été appréciées. Une vidéo sur l’histoire de la marque a alors été projetée avant de lancer le défilé de la collection hiver 2009-2010.

On remarque tout de suite l’originalité des créations. En effet, Ignacio Mejia révolutionne le t-shirt en le dotant d’une nouvelle coupe basée sur un astucieux jeu de pliage. Cette même formule qui peut être appliquée à des robes, sweat-shirts, hoodies s’est imposée comme la signature de la marque. Autre idée novatrice: les étiquettes sont transformées en mini livres. A coté des instructions de lavage, on retrouve donc des vers ou citations d’écrivains. On apprécie la poésie de ce détournement peu commun.

La marque est aussi une véritable incarnation du commerce équitable et du développement durable. En effet, ce sont les couturières de la Maquiladora Dignidad y Justicia qui sont chargées de la confection des vêtements Ignacio Mejia. Cette coopérative de commerce équitable a été créée en 2004 par l’ ONG Comité Fronterizo de Obrer@s dans la ville frontalière de Piedras Negras au nord du Mexique. Le but en ouvrant cette coopérative était non seulement de créer une alternative de travail pour des femmes pratiquement exclues du marché du travail du fait de leur âge ou de leur situation sociale; mais aussi de démontrer que le travail a une valeur qui doit être justement rémunérée. Ainsi, ce sont les ouvrières de Dignidad y Justicia qui elles-mêmes fixent leur salaire en fonction des besoins de leurs familles et qui organisent leurs conditions de travail. Elles gagnent deux fois le salaire moyen payé aux ouvriers des maquiladoras et travaillent 40 heures par semaine, au lieu des 48 heures travaillées en moyenne dans la plupart des usines du pays. De plus, le duo que compose Ignacio Mejia encourage fortement l’implantation de coton bio au Mexique. En attendant qu’il soit disponible, ils utilisent du coton bio venant des Etats-Unis.

IMG_3737.jpgC’est pour toutes ces raisons, mais aussi pour l’excellente organisation de cet événement que le défilé a été un succès. Les mannequins (dont certaines étudiantes de Sciences Po) et Juan Pablo ont été vivement applaudis par le public.

Le défilé terminé, un cocktail était organisé, sous le signe du bio lui aussi. Jus de fruit et biscuits Michel et Augustin ont fermé la parenthèse d’un moment comme on aimerait en voir plus à Sciences Po. Nous avons échangé quelques mots avec les organisatrices qui nous ont confié leur enthousiasme mais aussi leur soulagement après dix mois de travail sur ce projet qui s’est si bien terminé. « C’était beaucoup de travail et d’engagement, mais ça a payé » nous confie Chantal. Avis partagé par Pauline qui nous explique que « l’idée est née en août, a été validée en septembre et finalement, c’est passé très vite! ». Elles tiennent à remercier une fois de plus leurs partenaires et Sciences Po qui leur ont apporté une aide précieuse. Du coté des créateurs, Juan Pablo est lui aussi très satisfait du résultat. On apprend que c’était le premier défilé de la marque à Paris et que des pièces uniques ont été créées pour l’occasion. Le duo s’est lancé dans l’aventure pour « relever un nouveau défi, se faire connaître, mais aussi parce que les étudiants étaient très sérieux et enthousiastes dès le début ». De plus, le fait de travailler avec des étudiants de masters différents dans l’organisation d’un événement particulier leur ont permis de mieux développer l’idée de la marque et son positionnement. Il semble donc que chacun ressorte gagnant de ce projet!

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Certes, le lieu n’est pas conçu pour recevoir des défilés, certes, ce ne sont pas des professionnels mais des étudiants qui l’ont organisé et certes, les connaissances du public en termes de mode n’étaient peut-être pas aussi élevées que celles du public de la fashion week de Paris. Et pourtant, nous avons tous passé un bon moment, nous nous sommes tous laissés entrainés dans l’univers de ces jeunes créateurs, et nous avons tous souhaité les encourager.

On leur souhaite bon vent et espérons les revoir très vite!

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Prostitution : le débat continue vendredi, en Jean Moulin https://www.lapeniche.net/prostitution-le-debat-continue-vendredi-en-jean-moulin/ https://www.lapeniche.net/prostitution-le-debat-continue-vendredi-en-jean-moulin/#comments Wed, 04 Mar 2009 09:43:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=717 Lauranne, 4A LaPéniche a rencontré Lauranne Favre, 4ème année en Master Droit Economique, à l’initiative du projet collectif organisant une conférence sur les perspectives légales de la prostitution en Europe.

C’est à la suite d’une recherche sur le sujet lors de sa 3ème année d’études à l’étranger et face au constat d’un vide juridique européen en matière de prostitution que Lauranne a décidé de monter un projet collectif sur le sujet au début d’année. Ils sont désormais 5 étudiants, de masters différents, à avoir organisé la conférence « Prostitution : quelles perspectives légales pour l’Europe ? », qui se tiendra vendredi 6 mars, en amphithéâtre Jean Moulin, de 14h à 17h30.

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Lauranne, 4A LaPéniche a rencontré Lauranne Favre, 4ème année en Master Droit Economique, à l’initiative du projet collectif organisant une conférence sur les perspectives légales de la prostitution en Europe.

C’est à la suite d’une recherche sur le sujet lors de sa 3ème année d’études à l’étranger et face au constat d’un vide juridique européen en matière de prostitution que Lauranne a décidé de monter un projet collectif sur le sujet au début d’année. Ils sont désormais 5 étudiants, de masters différents, à avoir organisé la conférence « Prostitution : quelles perspectives légales pour l’Europe ? », qui se tiendra vendredi 6 mars, en amphithéâtre Jean Moulin, de 14h à 17h30.

Des systèmes juridiques différents

Le thème de la conférence part du constat qu’il existe de fortes disparités des législations européennes en matière de prostitution. Pour preuve, quatre systèmes très disparates cohabitent : le règlementarisme (réglementation administrative de la prostitution) en Allemagne, Autriche et Belgique ; l’abolitionnisme (la prostitution n’est ni encadrée, ni contrôlée, elle relève de la sphère privée) en Espagne et en Pologne ; le néo-abolitionnisme (toute prostitution est naturellement forcée et doit donc disparaître) en France et en Italie, et le prohibitionnisme en Lituanie et en Suède. C’est donc dans ce contexte que l’idée d’une harmonisation des systèmes fait progressivement son chemin, comme moyen de lutter efficacement contre les réseaux clandestins qui dominent le marché de la prostitution.

Le débat qui se tiendra vendredi à Sciences Po se veut contradictoire. Mme Guigou, tutrice du projet collectif, interviendra lors d’une brève introduction puis laissera la parole à deux tables rondes rythmées par une variété d’intervenants, à majorité féminine (députée, sénatrice, docteure, chercheur, ONGs, avocats…) :

  • De 14h10 à 15h45 : la première retracera l’état des lieux des législations européennes et leurs conséquences ;
  • De 16h à 17h15 : la seconde interrogera les modalités de leur harmonisation.

La prostitution, c’est tabou, mais en viendra-t-on à bout ?

Cette conférence de poids a pour ambition, en plus de relancer le débat sur la prostitution peu avant la Journée de la Femme, de mobiliser les politiques en vue des élections européennes. Force est de constater que leurs positions sur le sujet restent aujourd’hui très floues, voire inexistantes. A l’issue de la conférence, qui sera filmée, un rapport sera donc envoyé aux députés pour qu’ils prennent en compte l’enjeu, notamment au niveau des élections européennes.

Si le sujet vous intéresse, ou si vous souhaitez simplement vous informer en la matière, n’hésitez pas à vous inscrire à la conférence auprès de lauranne.favre@sciences-po.org. Réservation obligatoire mais entrée libre dans la limite des places restantes.

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