loi ORE – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Sat, 29 Jul 2023 12:38:42 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png loi ORE – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Le Grand Oral de Frédérique Vidal : Pour ou contre la sélection, Madame la Ministre ? https://www.lapeniche.net/le-grand-oral-de-frederique-vidal-pour-ou-contre-la-selection-madame-la-ministre/ Mon, 08 Oct 2018 09:00:32 +0000 http://lapeniche.net/?p=38806 Mardi soir, le Grand Oral faisait sa rentrée avec nulle autre que Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Tout sourire et « ravie d’être là », celle dont le ministère était au cœur des débats qui ont fortement marqué les douze derniers mois était pourtant attendue au tournant par des étudiant.e.s irrité.e.s et déçu.e.s de ses réformes.

Amoureuse de l’école, tant hier qu’aujourd’hui

C’est ainsi qu’Adrien Berquiez de Sciences Polémiques l’a présentée, mais elle se définit elle-même ainsi. D’ailleurs, elle se considère toujours comme professeure des universités : « Je l’ai été mais je le suis toujours en réalité, c’est quelque chose qui ne se perd pas ».

Si elle n’arrive pas à décrire le profil idéal pour le poste qu’elle occupe, c’est selon ses dires parce qu’elle connaît extrêmement bien ce milieu qu’elle peut en discuter pour faire avancer les choses. En effet, elle affirme avec aplomb que l’enseignement supérieur, partout dans le monde, prépare l’avenir et crée les connaissances qui font progresser la société : « L’innovation est une autre façon de transformer la connaissance que l’on a produite en quelque chose qui est bon pour la société. La connaissance en tant que telle n’est ni bonne ni mauvaise ; ce qu’on en fait au travers de l’innovation qui est un choix de société et de civilisation ».

A la rédactrice en chef de La Péniche, Capucine Delattre, elle répond qu’être leader, c’est « porter des convictions, être capable d’en débattre mais aussi de changer d’avis et de décider ». Le rouleau-compresseur, très peu pour elle ; elle préfère l’autorité du leader, qui « embarque les gens dans une fierté collective ».

Une ministre toujours à l’écart des partis et débats politiques

Il est vrai que sur ce point, la ministre ne fait pas figure d’exception dans le gouvernement d’Édouard Philippe, dont nombre de membres sont issus de la société civile. Ainsi, la partie de sa vie que Mme Vidal associe le plus étroitement à une expérience politique est sa présidence de l’université Nice-Sophia-Antipolis. Toutefois, elle insiste, cela ne l’empêche pas de réaffirmer la seule opinion politique qu’elle ait jamais exprimée publiquement : « J’ai une aversion sans nom pour le Rassemblement National, quel que fut son nom d’hier et quel que sera son nom de demain. ».

Interrogée par l’UNI, Frédérique Vidal tourne autour du pot mais ne dira finalement jamais ce qu’elle pense de la sélection à l’université : « On ne peut pas être pour ou contre la sélection quand on est ministre de l’Enseignement supérieur. Il y a des formations qui sont sélectives et d’autres qui ne le sont pas, et c’est très bien comme ça. ». Elle s’oppose cependant fortement à la sélection par l’échec, contre laquelle elle dit avoir lutté toute sa vie : « Je suis persuadée que chaque jeune a une chance dans l’enseignement supérieur. […] J’ai rencontré des centaines d’étudiants dans ma vie qui m’ont prouvé que lorsque l’on voulait, lorsqu’on était aidé, lorsqu’on donnait plus à ceux qui avaient besoin de plus, on réussissait. ».

« Sciences Po ouvert aux enfants d’ouvriers, Sciences Po fermé aux intérêts privés ! »

L’interview est interrompue au bout d’une heure par des étudiants en colère, scandant et chantant « La sélection, c’est dégueulasse ! » et brandissant des pancartes et draps ornés de slogans comme « Derrière la loi Vidal se cache le capital ». Les protestataires sont rapidement écarté.e.s par la sécurité, mais l’intervention a fait son effet : la ministre n’échappera à aucune question concernant Parcoursup, et l’intérêt du public redouble.

Interrogée sur la CVEC, la ministre précise son utilité à Clément Martin, président de Sciences Po TV : chaque établissement touchera 41€ afin de proposer des activités culturelles et sportives gratuites ; les 49€ restants iront aux CROUS. Selon elle, « personne n’est perdant ».

Lorsqu’il lui est demandé si un classement en fonction des moyennes générales qui se joue à un millième de point vaut mieux qu’un tirage au sort, alors même que ce dernier ne concernait pas tout le monde, elle répond très franchement que la plateforme APB avait, illégalement de surcroît, tiré au sort 65 000 étudiant.e.s, soit 10% du total : « Ce n’est pas beaucoup, mais même un, c’est un de trop. ».

La jeunesse, toute la jeunesse, rien que la jeunesse

Par sincérité plus que par obligation, Frédérique Vidal veut montrer que c’est toujours avec passion et patience qu’elle en parle et qu’elle lui parle. Cette fameuse jeunesse présente devant elle, celle qui construit l’avenir et l’Europe, c’est pourtant en partie la même que celle qui lui a causé bien des tourments cette année. Qu’à cela ne tienne, elle redessine le calendrier de ces derniers mois et n’hésite pas à questionner le timing et la légitimité des manifestations et protestations étudiantes contre la loi ORE, qui ont commencé le jour-anniversaire de mai 68, alors même que tous les débats la concernant avaient déjà eu lieu l’été précédent, selon elle.

Lors des questions des syndicats, l’UNEF n’a pas hésité à l’interpeller : « Le plus grand mouvement étudiant depuis le CPE n’est pas une histoire de dates, et il est grave que vous méprisiez si ostensiblement la jeunesse de votre pays. ».

Visiblement gênée et quelque peu attristée, la ministre ne tarde pas à présenter ses excuses pour la manière dont ses propos ont été perçus par son interlocutrice : « Former des étudiants, c’est la moitié de ma passion ; l’autre moitié, c’est la recherche. ».

Par la suite, elle ne manquera pas de réaffirmer son engagement pour l’accès à tous à l’enseignement supérieur, l’accompagnement personnalisé dont chaque étudiant.e a besoin : « Je ne sais pas comment c’est possible de dire à quelqu’un hors filière sélective : « Ta place n’est pas là. » ». Elle fait aussi part de son admiration et de sa conviction selon laquelle l’accès à Sciences Po offert à certains établissements via la procédure CEP « doit être un modèle pour tous ».

Idéaliste parmi les siens, elle trouve parfaitement sa place au gouvernement

L’ayant elle-même vécu, elle relate à quel point il est douloureux pour un.e professeur.e de voir son cours magistral se vider au fur et à mesure que l’année avance, mais aussi combien il peut être difficile pour des étudiant.e.s de les suivre pleinement : « J’ai trop vu d’étudiants me dire en sortant de l’amphi : « Madame, on n’a même pas compris tous les mots que vous avez prononcés… » ».

« Je suis probablement la plus idéaliste de ceux qui s’intéressent à ces sujets », dit-elle en souriant. Intimement convaincue que tout le monde, avec de la volonté et du travail, est capable de réussir, elle n’est cependant pas dupe : elle est consciente que les étudiant.e.s ne partent pas égaux.les et qu’il faut savoir les valoriser, et donc les connaître ; c’est là qu’elle place toute la philosophie du plan étudiant.

Elle a choisi de porter ce plan au sein de ce gouvernement, dans lequel elle affirme avoir trouvé sa place, puisque pour « pour une des premières fois, il est en train de faire ce qui a été annoncé et ce pour quoi nous avons été élus […] Quelque chose a été proposé, nous devons le mettre en application ». Quant à l’actualité de l’exécutif, elle regrette la décision du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, mais garantit que le président lui accorde toute sa confiance : « On dit que dans la vie d’un ministre, il y a deux jours dont on est certain : celui où on est nommé, et celui où on quitte le gouvernement. Et entre deux, tous les jours, des choses peuvent arriver… ».

C’est donc une ministre déterminée, calme et très scientifique par l’utilisation des chiffres à laquelle elle se raccroche beaucoup, qui est venue défendre sa loi en Boutmy. Très posée – trop au goût de certain.e.s – elle a préféré présenter son projet de son propre point de vue d’ancienne universitaire et expliquer pourquoi elle se sent légitime à en parler. Une approche plus humaine que politique donc, qu’elle a fortement soulignée tout au long des débats et dont elle espère user pour se distinguer des autres membres du gouvernement. Plutôt que donner son avis, elle tente d’esquiver les polémiques, les « pour ou contre » au sujet desquels la questionnait Manon de Cabarrus, que ce soit à propos de la sélection ou l’écriture inclusive : « Nous avons un vrai travail à faire sur la considération de l’être humain, avant de se demander si son genre va affecter son travail. ».

Astrid-Edda Caux et Rachel Dufrène

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5 choses à savoir sur… Frédérique Vidal – Le Grand O https://www.lapeniche.net/5-choses-a-savoir-sur-frederique-vidal-le-grand-o/ Tue, 02 Oct 2018 09:00:39 +0000 http://lapeniche.net/?p=38774 Ce mardi 02 octobre 2018 à 19h15, Frédérique Vidal, est l’invitée du premier Grand Oral de l’année, organisé par Sciences Po TV, La Péniche et Sciences Polémiques. Retour en quelques points sur la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

 1 – Un parcours universitaire

Frédérique Vidal, avant d’exercer les fonctions de ministre, est biochimiste de profession. Après un échec en première année de médecine, elle réussit le concours d’infirmière mais décide de se réorienter en biochimie, dont elle est titulaire d’une maîtrise et d’un DEA. Elle débute sa vie professionnelle dans le privé, mais occupe plus tard les fonctions de professeure à l’université. En 2013, elle est nommée Chevalier de la Légion d’honneur par François Hollande. Depuis 2012 et jusqu’à sa nomination au gouvernement, elle est présidente de l’université Nice-Sophia-Antipolis, où elle a précédemment étudié.

2 – Récemment au ministère

Depuis le 17 mai 2017, Frédérique Vidal est entrée en fonction au gouvernement d’Edouard Philippe, sous la présidence d’Emmanuel Macron, en tant que Ministre de l’Enseignement supérieur. Son rôle ? Préparer et mettre en œuvre la politique du Gouvernement concernant l’accès de chacun et chacune au savoir, ainsi que le développement de l’enseignement supérieur. En octobre dernier, elle a porté le projet de loi controversé « Orientation et réussite des étudiants » (ORE) et la nouvelle plateforme Parcoursup, qui permet aux lycéens de choisir leur orientation dans l’enseignement supérieur, (un système que les nouveaux 1A connaissent bien !). Mais en quoi consiste la loi ORE dans les grandes lignes ?

3 – La loi ORE : objectifs et mise en place

En 2017, plusieurs constats ont pu être formulés à propos de l’enseignement supérieur français. Tout d’abord, les lycéens se tournent de plus en plus vers des formations privées, parfois très onéreuses. La raison ? Le manque de places dans certaines filières en tension, comme le droit, où le taux de réussite en L1 est de seulement 40%. Pour y remédier, Frédérique Vidal porte le projet de loi « Orientation et réussite des étudiants » (ORE), afin de concrétiser le Plan Étudiants présenté le 30 octobre 2017.  Cette nouvelle loi a pour objectif affiché de mettre fin au tirage au sort pour l’accès à l’enseignement supérieur, de réduire le taux d’échec en licence, et d’améliorer les conditions de vie des étudiants. 950 millions d’euros sont dédiés à cette réforme entre 2018 et 2022 afin d’ouvrir des places, de créer des postes dans les filières en tension et de moderniser les licences.

4 – La réforme en débat

L’opposition à la réforme finit cependant par mener au blocage de plusieurs universités par des étudiants, comme l’université Toulouse-Jean-Jaurès, le centre Pierre-Mendès-France ou l’université Paris-VIII. En effet, il est reproché à la nouvelle loi d’accentuer les processus de sélection à l’université, en mettant en concurrence les dossiers des élèves sur Parcoursup, notamment au niveau des « attendus » requis pour chaque filière. Cet été, entre le 26 mai et la mi-septembre, plusieurs milliers de candidats ont dû attendre plusieurs mois de recevoir une affectation. Tous voyaient leurs vœux maintenus en attente, en attente de désistements de la part des plus chanceux, ce qui a constitué pour eux une inquiétude ajoutée à celle des épreuves du baccalauréat de juin. Une mise en place perfectible donc, que la Ministre de l’Enseignement Supérieur pourra évoquer.

5 – Frédérique Vidal sera donc ce soir mardi 2 octobre à 19h15 à Sciences Po en amphithéâtre Boutmy, pour une conférence à ne pas manquer, et au cours de laquelle vous pourrez vous-même lui poser vos questions !

Océane Lang

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Sciences Po occupé par les étudiant.e.s : premiers détails https://www.lapeniche.net/occupation_sciences_po/ Wed, 18 Apr 2018 08:20:25 +0000 http://lapeniche.net/?p=38350 Suite à une Assemblée Générale qui s’est tenue dans le petit hall du 27, rue Saint-Guillaume mardi soir, une « occupation pacifique et reconductible » du bâtiment a été décidée par les organisateurs du blocage. Cette décision vaut « jusqu’au retrait de la loi ORE et de toutes les lois antisociales et racistes portées par le gouvernement ». Ce matin, des barricades faites de tables et de chaises s’élèvent devant les portes de l’immeuble principal de Sciences Po Paris, et il est par conséquent impossible d’entrer dans les bâtiments du 27, rue Saint-Guillaume et du 56, rue des Saints-Pères. Dans un mail envoyé aux élèves peu après minuit, l’administration a annoncé que « l’accès au site du 27, rue Saint-Guillaume risque d’être perturbé le mercredi 18 avril ».

Des étudiants réunis en péniche vers minuit. Crédits photo : Pierre-Alexandre Bigel

« Ici sont formés ceux qui sélectionnent »

Ce matin, les cours qui étaient supposés se dérouler au 27, rue Saint-Guillaume ont effectivement été annulés. Certains d’entre eux ont pu su tenir dans d’autres bâtiments de l’IEP, tandis que d’autres ont tout bonnement été reportés. Vers 8h30, des échanges houleux ont eu lieu entre des étudiants qui souhaitaient entrer dans le bâtiment et des manifestants perchés au premier étage du 27. Ces derniers ont retiré les drapeaux français et européen qui se trouvent habituellement au-dessus des portes, et déployé plusieurs banderoles sur la façade de l’institut. On peut notamment y lire « Ici sont formés ceux qui sélectionnent, bloquons la fac à élites », « Une de plus dans la lutte », « Les étudiant.e.s de Sciences Po contre la dictature macronienne », « No border, no nation, stop deportation » ou encore « Macron, ton école est bloquée ». À en croire les termes du communiqué qui a été distribué par les organisateurs de l’événement, le blocage de Sciences Po est particulièrement symbolique. On peut y lire la chose suivante : « (…) en tant que fac où a étudié Emmanuel Macron et de nombreux membres de sa majorité parlementaire, celle-ci se fait le relais académique et symbolique de l’idéologie néolibérale et raciste dominante (…) »

Plusieurs banderoles ont été déployées sur la façade de l’IEP. Crédits photo : Pierre-Alexandre Bigel

Deux projets de loi initiés par le gouvernement Philippe cristallisent la colère des bloqueurs : le projet de loi Asile et Immigration, dont l’examen à l’Assemblée Nationale a débuté en début de semaine, ainsi que le projet de loi ORE ( loi relative à l’Orientation et la Réussite des Étudiants ), dont ses détracteurs estiment qu’il instaure une véritable sélection à l’entrée de l’université. Les manifestants entendent poursuivre leur action. Le communiqué indique à ce titre : « Nous appelons tou.te.s les étudiant.e.s révolt.é.e.s par la politique de Macron, de Mion et de leurs allié.e.s à nous rejoindre pour faire de Sciences Po un lieu ouvert à tou.te.s, étudiant.e.s, chômeur.se.s, précaires, salarié.e.s, exilé.e.s, avec ou sans papiers, en vue de briser ce temple de l’enseignement injuste, inégalitaire et élitiste que l’on essaie de nous imposer. »

De nombreuses réactions de la part des associations

Le blocage de l’Institut d’Études Politiques de Paris a suscité de vives réactions depuis hier soir. Plusieurs étudiants et associations ont réagi sur les réseaux sociaux afin d’exprimer leur soutien ou leur opposition au mouvement. Sciences Po En Marche, association étudiante représentant le gouvernement et la majorité parlementaire, a indiqué par le biais d’un message publié sur Facebook : « Ne nous laissons pas submerger par l’ivresse d’actions puériles et non constructives. Il existe dans une démocratie tant de moyens légaux pour exprimer ses idéaux. » Dans un communiqué, l’UNI Sciences Po a déclaré condamner « un acte qui n’est que l’émanation de groupuscules gauchistes de personnes ayant fait le choix d’instrumentaliser leur lieu d’étude pour faire de la communication. »

L’entrée du 27, rue Saint-Guillaume bloquée. Crédits photo : Pierre-Alexandre Bigel

Les Républicains Sciences Po se sont également fendus d’un communiqué dans lequel ils demandent aux étudiants responsables du blocage « d’arrêter immédiatement leur action ». Tous s’accordent sur le fait que les initiateurs de l’occupation de Sciences Po incarneraient une part minoritaire de la population étudiante. Interrogé ce matin par La Péniche, un élève de deuxième année affirme : « Je m’interroge quant à la légitimité de l’action menée, au regard des revendications portées par une minorité d’étudiants au sein du campus. »

À l’heure où nous écrivons cet article, l’accès au 27, rue Saint-Guillaume, au 30, rue Saint-Guillaume et au 56, rue des Saints-Pères est toujours interdit.

Un étudiant tient le communiqué rédigé par les organisateurs. Crédits photo : Pierre-Alexandre Bigel

Davantage de développements seront apportés dans la journée. Les organisateurs du blocage ont apporté la conclusion suivante à leur communiqué : « Nous occupons Sciences Po parce que Macron en est sorti, et que nous ne voulons pas finir comme lui. » Ils précisent cependant que « les appariteur.se.s et personnels de sécurité ne sont pour rien dans notre mobilisation, et qu’aucune sanction ne sera tolérée contre elles et eux. » Frédéric Mion, directeur de l’Institut d’Études Politiques de Paris, ainsi que Bénédicte Durand, doyenne du Collège Universitaire de Sciences Po et Cornelia Woll, directrice des Études et de la Scolarité, n’ont pour l’instant apporté aucune réaction.

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