Bien qu’il soit enseignant à Sciences Po Paris dans la spécialité « Sécurité et défense » du Master politiques publiques, Bernard Cazeneuve sort diplômé de l’IEP de Bordeaux en 1985. Aujourd’hui encore, l’ancien Premier ministre reste attaché à l’Institut, où il a été élu président du Conseil d’Administration en octobre 2019. Issu d’une famille de gauche – son père était représentant du Parti socialiste dans l’Oise –, Bernard Cazeneuve dirige la section girondine des Radicaux de Gauche pendant ses études. Ce n’est qu’en arrivant à Paris pour préparer l’ENA – qu’il ne rejoindra finalement pas – qu’il adhère au PS.
Bernard Cazeneuve entame sa carrière en tant que juriste, notamment à la Banque Populaire, avant de rejoindre plusieurs cabinets ministériels au début des années 1990. Il y occupe des fonctions de conseiller technique et de chef de cabinet. En 2003, après un échec aux élections législatives l’année précédente, l’ancien Premier ministre se retourne vers le droit et le privé, et devient avocat au barreau de Cherbourg-Octeville. En 2006, il travaille ainsi comme avocat au sein du cabinet August Debouzy. Lorsqu’il quitte Matignon, il renoue très vite avec le privé et reprend ses activités d’avocat au cabinet August Debouzy. Il devient l’un des premiers chefs du gouvernement de la Vème République à rejoindre si rapidement le privé.
Né dans l’Oise, Bernard Cazeneuve est parachuté dans la Manche pour débuter sa carrière politique en 1994 en tant que conseiller général. Il y restera néanmoins fidèle, occupant le poste de maire d’Octeville entre 1995 et 2000, puis celui de Cherbourg-Octeville entre 2001 et 2012 après la fusion des deux communes. A trois reprises, il est également élu député de la Manche, dans des circonscriptions différentes. De 2004 à 2007, il change d’échelle et devient vice-président du conseil régional de Basse-Normandie.
Tout au long de sa carrière, Bernard Cazeneuve s’est montré proche de Laurent Fabius, qu’il considère comme son « grand frère ». C’est d’ailleurs lui qui a organisé son parachutage dans la Manche. Au-delà de l’amitié qu’ils partagent, les deux hommes ont longtemps été des alliés politiques. L’ancien maire de Cherbourg s’est ainsi montré fidèle à la ligne fabusienne à de nombreuses reprises. En 2005, à l’image de Laurent Fabius, il choisit de voter « non » au référendum sur le projet de Constitution européenne. En 2012, toujours dans le sillage du député de Seine-Maritime de l’époque, Bernard Cazeneuve ne se positionne pas sur la primaire de la gauche. Les deux hommes ont aussi en commun une approche fiscale prônant la maîtrise et le contrôle des dépenses. Le poste de ministre délégué au Budget que l’avocat a occupé pendant quelques mois à partir de 2013 a permis de l’illustrer. Les deux alliés ont également travaillé ensemble entre 2012 et 2013 lorsque Bernard Cazeneuve était ministre délégué aux Affaires européennes auprès de Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères.
Lorsqu’il arrive à Beauvau en 2014, Bernard Cazeneuve est relativement mal connu et pèse peu face aux ténors du PS. La triste vague d’attentats de 2015 et 2016 le mettra sur le devant de la scène et lui fera gagner en crédibilité. La situation sécuritaire à laquelle il est confronté en tant que ministre de l’Intérieur est finalement assez similaire à celle d’aujourd’hui. Au-delà de la menace terroriste forte, il connaît de grandes manifestations et des tensions avec les forces de l’ordre, bien que les sujets de discorde soient différents de ceux de 2020. En octobre 2014, il est ainsi confronté à la polémique provoquée par la mort de Rémi Fraisse par un tir de grenade offensive pendant la mobilisation contre le barrage de Sivens dans le Tarn. Il est également à l’Intérieur au moment des grèves et manifestations d’opposition à la loi Travail, quelques mois avant de devenir Premier ministre.
Pour poser toutes vos questions à Bernard Cazeneuve, ça se passe ce soir à 19h30, sur Zoom ! Les places sont disponibles ici : Inscription au webinaire – Zoom
Crédit image : Ministru prezidents Valdis Dombrovskis tiekas ar Francijas Eiropas lietu ministru Bernāru Kazenēvu (Bernard Cazeneuve) (flickr.com), State Chancellery of Latvia, Creative Commons — Attribution-ShareAlike 2.0 Generic — CC BY-SA 2.0
]]>Dans un contexte d’urgence de santé publique internationale décrétée par l’OMS (on ne présente plus le tristement célèbre Coronavirus), mais aussi d’élections municipales, de réforme des retraites et de grève des hospitaliers, la ministre est véritablement au cœur de l’actualité ! Pour bien préparer cette rencontre exceptionnelle, La Péniche vous présente 5 faits à connaitre sur notre invitée.
1- Née le 1er Novembre 1962, elle est la fille de Élie Buzyn, ancien chirurgien orthopédique à la clinique Saint-Marcel et de Etty Buzyn, psychologue et psychanalyste. Elle a elle même été professeur d’hématologie à l’hôpital Necker, comme quoi le fruit ne tombe jamais bien loin de l’arbre!
2- Elie Buzyn, son père, reçu la semaine dernière en tant qu’invité à Sciences Po, est l’un des derniers survivants de la Shoah et du camp de Buchenwald; un passé à la dimension historique et tragique qu’il partageait avec nous le 29 janvier 2020
3– Médecin de formation, Agnès Buzyn est nommée ministre des Solidarités et de la Santé au sein du gouvernement Édouard Philippe dès le 17 mai 2017. Elle a déjà une grande expérience au sein et à la tête d’institutions publiques liées à la santé et au nucléaire. Membre du conseil médical et scientifique de l’Établissement français des greffe, de celui de l’Agence de la biomédecine de 2001 à 2008 et du Comité de l’énergie atomique du CEA, elle a aussi présidé le Conseil scientifique de l’établissement français du sang, le l’Institut National du Cancer, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et le collège de la Haute Autorité de Santé.
4- Femme d’influence et de pouvoir, on lui reproche systématiquement ses liens de parenté avec des personnalités célèbres. A une époque pourtant marquée par la montée des questions liées au féminisme et à l’inégalité entre les sexes, la ministre de la Santé est souvent injustement renvoyée aux statuts de ses époux (ex et présent) lors de ses nominations! Lorsqu’elle est nommée présidente du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire; on raconte à voix basse (et même ouvertement) que le fait qu’elle soit alors mariée à Pierre-François Veil, fils de Simone Veil, qui aura été par deux fois ministre de la santé y est pour beaucoup… Quand elle est nommée ministre de la santé c’est l’inverse! Beaucoup craignent que son mariage avec Yves Lévy, médecin immunologique et actuel président-directeur général de l’INSERM la rende partiale.
5- Interrogée par RTL récemment, elle n’aurait pas clairement écarté la possibilité de se présenter à la mairie du 15eme arrondissement. La rumeur dit même qu’elle pourrait rejoindre la campagne de Benjamin Griveaux…
Saisissez l’occasion de lui poser la question en nous rejoignant ce soir à 19h15 en amphithéatre Emile Boutmy!
Ta dernière chance pour t’inscrire : https://www.sciencespo.fr/agenda/picasso/fr/event/Le+Grand+Oral+%232+%E2%80%93+Agn%C3%A8s+Buzyn?event=1938&fbclid=IwAR1zGSQBI1SGYUI9yD_p2gQEsFrEDUZmLCinbhI5aPhqXhUUFQAP6Cj34Mg
]]>On retiendra surtout que l’adversaire de Benjamin Griveaux entend « réconcilier la politique et la science » et mettre l’accent sur la « démocratie participative ». Sur ce point précis, Cédric Villani souhaite se distinguer de ses opposants grâce à l’instauration d’un certain nombre de mécanismes. Parmi eux, on peut citer « l’agora citoyenne », assemblée constituée de 163 membres dont la vocation serait de se « réunir huit à dix fois par an » pour déterminer les principales problématiques à inscrire à l’ordre du jour du Conseil de Paris.
Le candidat souhaite également désigner 10% des membres de ses listes d’arrondissement au moyen d’un tirage au sort. Ce modèle, au même titre que celui de l’agora, est inspiré d’une démocratie athénienne pour laquelle Cédric Villani revendique son admiration : « C’est le système le plus représentatif que l’on puisse imaginer. »Le mathématicien ne fait pas mystère de sa volonté de rassembler au-delà des clivages partisans traditionnels, dans une démarche qui, selon son propre aveu, s’apparente à celle menée par Emmanuel Macron en 2017.
Pourtant, c’est bel et bien en tant que « candidat libre » que le député de l’Essonne s’est lancé dans cette course à l’Hôtel de Ville. Privé du soutien d’une partie de l’intelligentsia macroniste, Cédric Villani est allé chercher des colistiers au sein de la société civile. Dressant une liste non exhaustive de ses adjuvants, Villani évoque notamment Pierre Henry, directeur général de l’association France Terre d’Asile, Géraud Guibert, fondateur de la Fabrique Écologique, mais aussi les comités de soutien portant sa candidature, parmi lesquels on retrouve « Génération Villani », mouvement fédérant la « jeunesse qui soutient Cédric Villani ».
C’est donc en compagnie d’un équipage hétérogène que celui qui déclare « n’avoir d’action politique qu’au travers de ses militants » désire remporter les dix-sept élections municipales organisées à Paris en mars 2020 (une élection unique pour les 4 premiers arrondissements et des élections séparées pour les 16 arrondissements restants, ndlr ). En attendant le dénouement de la bataille électorale, le mathématicien mène une campagne que l’on pourrait qualifier d’intense. Arpentant la capitale à la rencontre des électeurs, Villani admet avoir laissé la recherche et l’enseignement de côté : « La vie politique mange tout votre temps. »
L’ambition du candidat est de rompre avec l’image persistante du politique apathique, inerte, assoupi dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. Cédric Villani, qui décrit la campagne comme un « test », aime se dépeindre en citoyen ordinaire : il affirme emprunter la ligne 13 de façon quotidienne, et confesse avoir été un amateur de « pogos » durant ses années estudiantines. L’élève est aujourd’hui devenu enseignant, et cela se sent dans son attitude sur scène. Lorsque Cédric Villani s’exprime, le ton employé est didactique, professoral. Interrogé quant à la très controversée réforme des retraites, il prend le temps de détailler ses grilles de lecture, ouvertement libérales sur ce sujet : « Le système actuel est un frein à la mobilité. (…) Ce qui est important pour moi, c’est qu’il y ait un changement systémique, que l’on passe d’une formule à une formule différente »
Libéral, Villani ne l’est plus au-delà d’un certain point. En témoigne sa réponse au sujet des suppressions de postes dans la fonction publique. « Je ne suis pas un dogmatique de l’externalisation » déclare celui qui entend « lutter contre la souffrance au travail » et « faire progresser le service public ». Il souhaite par ailleurs augmenter les dépenses de la commune dans des secteurs ciblés, au premier rang desquels figure la protection de l’environnement. Face à des étudiants concernés par le changement climatique, le candidat dissident a promis qu’il « consacrerait 5 milliards d’euros à la transition écologique » en cas d’élection. « Le budget pour l’écologie va augmenter, il sera le double de celui de la mandature précédente »
Oui, mais pour faire quoi ? Parmi les propositions-phare de Villani, on retrouve l’accélération de la « décarbonisation » du bilan énergétique de la capitale. Concrètement, cela passe par la promotion de sources d’énergie propres telles que l’hydrogène, cher au mathématicien. Le député de l’Essonne désire également « préserver à tout prix » les espaces verts face à la bétonisation, améliorer l’isolation thermique des logements parisiens, étendre le réseau de pistes cyclables et mettre en œuvre un « plan d’équipement » visant à pourvoir la commune en infrastructures « vertes ». Avec une ligne de mire : les Jeux Olympiques 2024. Regrettant que les Parisiens n’aient pas été consultés au sujet de l’organisation de cet événement, Cédric Villani fait toutefois preuve de lucidité : « Il faut les faire, et cela nous donne une échéance à laquelle il aura fallu rendre un visage accueillant à la capitale. »
On l’aura compris ; le candidat dissident à la mairie de Paris entend donner la parole à ses électeurs. Il affirme à ce titre être favorable à « un seuil moins élevé en ce qui concerne le référendum d’initiative partagée ». Des mots prononcés fort à-propos, alors même que le projet de RIP sur la privatisation d’Aéroports de Paris vient de franchir le cap du million de soutiens. « Consultation » et « diagnostic » furent les maîtres-mots d’un intervenant qui désire « marier la politique et la science », répondant aux problèmes rencontrés par les Parisiens au moyen d’outils scientifiques. Sans, pour autant, faire fi de la dimension sociale qu’implique la gestion d’une municipalité de trois millions d’habitants. « Nous avons beaucoup de progrès à faire, notamment en ce qui concerne l’humanité avec laquelle nous prenons le problème en charge » concède-t-il lorsqu’une étudiante réfugiée l’interpelle quant à la condition des demandeurs d’asile vivant dans la capitale.
Comment apporter, à l’heure de l’intelligence artificielle, des réponses adaptées à ces problématiques éminemment humaines ? Tel est le principal défi auquel sera confronté Cédric Villani s’il troque son iconique broche araignée pour une écharpe tricolore. Les Parisiens seront fixés le 22 mars prochain, à l’issue du second tour des élections municipales. Dans l’intervalle, le « candidat baroque » poursuit ses pérégrinations à travers la Ville-Lumière. Et le verdict, qui tombera dans quatre mois, dira si la démarche électorale du plus scientifique des marcheurs était, en fin de compte, un calcul gagnant.
Le fonctionnement des élections municipales à Paris vous échappe ? Pas de panique, voici un résumé rapide :
À Paris, l’organisation des élections municipales est régie par la loi PLM (Paris-Lyon-Marseille) datant de 1982. Le principe est le suivant : chaque électeur vote dans son arrondissement de résidence, choisissant une liste parmi celles qui briguent la mairie d’arrondissement. Les listes gagnantes obtiennent des conseillers de Paris (leur nombre varie selon la taille et la démographie de l’arrondissement). Le rôle de ces conseillers est, ici, similaire à celui des « grands électeurs » américains. Après leur élection, ils se réunissent au sein d’un conseil municipal et procèdent à l’élection du maire de Paris. Ce dernier est donc élu à la majorité des « grands électeurs » du Conseil de Paris.
Photo : Marine Wolf
]]>Cédric Villani a grandi en Corrèze, où il a été scolarisé jusqu’au lycée. Il a obtenu un bac S à Toulon avant d’intégrer une prépa scientifique au lycée Louis-le-Grand. En 1992, il arrive quatrième du concours d’entrée à l’École Normale Supérieure. Reçu à l’agrégation de mathématiques deux ans plus tard, il enseigne à l’ENS de Lyon jusqu’en 2010, puis à l’université Claude Bernard Lyon 1. Il a également été directeur de l’Institut Henri-Poincaré jusqu’à son élection à l’Assemblée nationale en 2017.
En 1999, il est professeur invité à la Georgia Tech, université de recherche publique américaine, puis au Miller Institute de l’Université de Californie à Berkeley cinq ans plus tard. En 2009, c’est l’Institute for Advanced Study, l’un des plus prestigieux laboratoires de recherche au monde, situé à Princeton, qui l’invite à enseigner. L’année suivante, il devient lauréat de la médaille Fields, l’une des plus prestigieuses récompenses en mathématiques.
Il soutient Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle de 2017 et obtient l’investiture LREM dans la cinquième circonscription de l’Essonne, où il habite depuis 2009. Il est élu face à une candidate des Républicains avec près de 70% des voix. Dès le début de son mandat, le Premier ministre Édouard Philippe le charge d’une mission parlementaire sur l’intelligence artificielle. Six mois plus tard, le mathématicien présente son rapport intitulé : « Donner un sens à l’intelligence artificielle », pour lequel il se fait de plus en plus présent sur la scène médiatique.
Lorsqu’il prend de l’ampleur sur la scène politique en 2017, c’est l’occasion pour le grand public de découvrir son image singulière. Lavallière autour du cou et broche en forme d’araignée sur la veste, Cédric Villani apparaît comme un personnage excentrique. En 2017, il explique qu’il a choisi ce style lorsqu’il était étudiant pour se distinguer de ses camarades. Bien qu’il refuse d’expliquer pourquoi il porte une broche araignée, il précise en posséder une soixantaine, achetées dans de nombreux pays.
Lors des élections municipales de 2014, il soutenait Anne Hidalgo, président même son comité de soutien.
En juillet 2019, il échoue à obtenir l’investiture LREM pour les municipales parisiennes de 2020 face à Benjamin Griveaux. Le 4 septembre, il annonce sa candidature, dépourvu de soutien partisan. Il reste pour l’instant député et membre de LREM malgré les menaces d’exclusion après qu’il ait refusé de soutenir Benjamin Griveaux. Celui qui souhaite être « le premier maire véritablement écologiste de Paris » est crédité, selon un sondage Ipsos avant la déclaration de candidature de Rachida Dati, de 15% des intentions de vote, juste derrière le candidat officiel de LREM.
Mathématicien et professeur reconnu mondialement, Cédric Villani pourrait devenir le prochain maire de la capitale sans être soutenu par aucun parti. Il sera ce soir en Boutmy pour répondre à vos questions informées. Rendez-vous à 19h15 !
Dessin : Leila Tnitan
]]>Vous avez déjà réservé votre place, hésitez encore, ou avez un cours de géopolitique sur l’Asie du Pacifique Sud ? Quoi qu’il en soit, voici 4 raisons de tout lâcher, de prendre en main la télécommande de vos vies, et de venir assister à un JT made in Sciences Po.
Journaliste-TV depuis 1976, celui que les Français appellent affectueusement PPDA présente d’abord le 20h de France 2, avant de rejoindre TF1 en 1987, où il retrouve les téléspectateurs chaque soir pendant près de vingt ans. De l’annonce des attentats du 11/09 à New-York, à celle de la libération d’Ingrid Betancourt, en passant par des dizaines de reportages sur le terrain, Patrick Poivre d’Arvor a imposé sa patte dans le monde des médias, et apparaît aujourd’hui comme un journaliste de grande qualité. Son timbre de voix, sa posture calme et sérieuse, et sa proximité avec l’audimat ont fait de lui un journaliste remarqué et remarquable.
Après son départ de la présentation du JT de TF1, PPDA n’a pas pour autant arrêté toute carrière journalistique, puisqu’il anime l’émission Vive les Livres ! sur CNews. Toujours journaliste donc, mais aussi écrivain, metteur en scène d’opéra … et comédien ! Il y a peu en effet, il s’initia au théâtre en jouant dans une pièce canadienne. On n’a donc pas fini d’entendre parler de cet homme du petit écran, qui nous a montré qu’il sait définitivement s’en dissocier sans problème, malgré son attachement sans faille à son métier originel.
Pour reprendre nos termes du début d’article, Patrick Poivre d’Arvor reste avant tout un journaliste du 20h. Il est de ces présentateurs que l’on qualifie de « stars », de ces hommes ou femmes qui incarnent, humanisent, donnent un visage aux actualités. Comme un repère, il s’annonça fidèlement aux Français qui, pendant deux décennies, purent compter sur lui pour que les nouvelles quotidiennes prennent une teneur facilement assimilable et éclairée. De la même manière, PPDA dira lui-même qu’il ressent un certain « rapport tissé entre les Français et lui », un lien tangible avec ses téléspectateurs.
Vous hésitez toujours à venir ? Impossible ! Détendez-vous, asseyez vous dans ce canapé d’un nouveau genre qu’est l’amphi, et laissez vous bercer par les intervenants de trois associations des Mots et de la Parole chères à l’école : Sciences Po TV, Sciences Polémiques et La Péniche, qui se feront un plaisir de se livrer devant vous aux exercices de la chronique et de l’interview, avant qu’un invité spécial, Samuel Etienne, ne vienne interroger PPDA sur le sujet de son choix.
Ainsi, parce que Patrick Poivre d’Arvor est un journaliste dont la notoriété s’est construite sur son engagement journalier aux Français, parce que son talent professionnel dans le milieu médiatique fut tant remarqué que Le Monde l’appela un jour le Président de la télévision, et pour tant d’autres raisons encore, venez écouter celui qui, pendant près de vingt ans, a été le conteur du monde, et, à sa manière, a fait goûter aux millions de téléspectateurs français une certaine dose d’actualités chaque soir, avec une saveur incomparable.
Etienne de Metz
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