Jean-Michel Blanquer – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Thu, 24 Apr 2025 09:31:11 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png Jean-Michel Blanquer – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Najat Vallaud-Belkacem à Sciences Po, l’égalité des conditions pour un monde plus juste https://www.lapeniche.net/najat-vallaud-belkacem-a-sciences-po-legalite-des-conditions-pour-un-monde-plus-juste/ Mon, 11 Mar 2019 09:00:18 +0000 http://lapeniche.net/?p=39221 L’ancienne ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem était présente à Sciences Po la semaine dernière dans le cadre d’une conférence organisée par le Parti Socialiste-Sciences Po, et ayant pour thème l’égalité des chances dans le cadre scolaire. Cette dernière a pu revenir notamment sur la réforme du collège menée sous le quinquennat de François Hollande ainsi que s’exprimer sur la réforme du lycée menée par l’actuel ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer.

Organisée sous la forme d’un échange de question-réponse, la conférence s’est distinguée par la pertinence des problématiques soulevées et des débats engendrés.
Tout d’abord, Najat Vallaud-Belkacem a souhaité clarifier un enjeu majeur de la discussion : elle n’aime pas le terme « d’égalité des chances », qui nierait selon elle le contexte social dans lequel baignent les individus.

Si le mérite a pour elle son importance dans la réussite scolaire, il ne fait pas tout et ne suffit pas à balayer à lui tout seul les enjeux de réussite à l’école. Outre ces préoccupations sémantiques et théoriques, nous sommes rentrés directement dans le vif du sujet lorsque l’ancienne ministre a été prise à partie sur la réforme du lycée et la suppression des filières, ainsi que sur la présence d’un grand oral au baccalauréat. L’invitée du soir a souhaité réhabiliter l’utilité des filières au lycée, et mettre en garde contre la réforme actuelle, susceptible d’orienter trop tôt (dès la classe de seconde) les élèves. À15 ans seulement, un âge où l’on manque potentiellement de maturité, des choix effectués trop tôt pourraient influencer le parcours professionnel post-bac de lycéens encore en plein questionnement. Elle juge aussi que le grand oral du baccalauréat est indéniablement discriminant car les élèves n’y sont pas préparés.

La conférence a été aussi l’occasion d’aborder des thèmes tels que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles à l’école ou la réforme des programmes. Constatant l’échec des abécédaires de l’égalité sous François Hollande, accusés d’inculquer la « théorie du genre » à l’école, Najat Vallaud-Belkacem a pu ajouter que le mouvement #MeToo et les récentes affaires de La Ligue du LOL montrent une volonté d’afficher une totale intransigeance envers les violences faites aux femmes, intransigeance encore en bourgeonnement pendant le précédent quinquennat socialiste.
Il faut aussi selon elle réformer les programmes, même si ce sont des réformes passionnelles qui cristallisent les tensions, afin d’inclure plus de femmes et de personnes issues de l’immigration.

La seconde partie de la conférence a été l’occasion pour des associations de Sciences Po en lien avec l’éducation de prendre la parole et d’interroger l’ex-ministre.
Des membres Des Territoires aux Grandes Ecoles, Ariane, Ambition Campus et Prométhée Éducation se sont ainsi succédé sur la scène de l’amphithéâtre Émile Boutmy.
Ces échanges ont permis de mettre en lumière des problématiques telles que l’inégal accès aux grandes écoles dans les territoires ruraux isolés, l’importance du milieu social dans la réussite ou encore la définition même de la « réussite », se cantonnant trop souvent à des trajectoires scolaires rectilignes dans des prépas ou des grandes écoles, niant les filières d’études technologiques et le mérite qui pourrait y être associé.

En bref, la conférence a montré une ancienne ministre sans langue de bois, lucide et clairvoyante face aux problèmes d’égalité dans le milieu scolaire. Si Najat Vallaud-Belkacem a pu montrer que l’école ne peut pas tout résoudre en matière d’égalité des chances, elle réaffirme qu’elle n’en demeure pas moins un vecteur imparfait, certes, mais ô combien nécessaire de mobilité sociale.

Sabine Audelin

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Conférence Jean-Michel Blanquer : un Grand Oral en rencontre un autre https://www.lapeniche.net/conference-jean-michel-blanquer-un-grand-oral-en-rencontre-un-autre/ Fri, 15 Feb 2019 09:00:13 +0000 http://lapeniche.net/?p=39142 Pas peu fier de voir son épreuve phare, le Grand Oral, au programme de la réforme du Bac 2021, Sciences Po accueillait mardi 5 février, via le groupe Économie Sociale et Solidaire des Alumnis, le ministre de l’Éducation et de la Jeunesse Jean-Michel Blanquer, pour une conférence autour du thème « L’Art Oratoire, effet de mode ou facteur d’égalité des chances », en compagnie de Bertrand Périer, Cyril Delhay et Agathe Chapalain, et modérée par Christine Morel, professeure à l’internat d’excellence de Sourdun.

Dès ses propos liminaires, le directeur de Sciences Po, Frédéric Mion, s’est empressé de rappeler l’importance qu’avait toujours accordé l’établissement à cette discipline ou cet art qu’est la rhétorique (ce débat de définition allait être un des enjeux majeurs de la soirée). Constatant le retour en force de l’oral dans l’éducation comme dans le monde professionnel, il a estimé que « l’oral doit occuper une place centrale dans l’éducation de la jeunesse, et peut-être plus particulièrement pour ceux des classes moins favorisées ». Là se trouve en effet le sujet qui fâche. Si dans une grande université la prise de parole est un exercice savoureux, cela n’est pas le cas partout, comme l’a souligné M. Mion en citant l’ouvrage de Bourdieu et Passeron, Les héritiers, qui érudie le poids des déterminants sociaux dans l’aisance orale. Alors que l’art oratoire s’apprête à devenir un élément majeur du bac, le rôle de l’école pour faire de l’art oratoire un facteur d’égalité des chances sera donc déterminant, et est loin d’être acquis.

Le choix des termes pour parler de cette épreuve est lui-même loin d’être évident. D’aucuns préfèrent l’expression « prise de parole ». C’est le cas d’Agathe Chapalain, éloquente étudiante et fondatrice de l’association ADAO (Association de Démocratisation de l’Art Oratoire), qui estime que ce mot permet de dédramatiser cet exercice souvent redouté par opposition au terme d’art, qui peut paraître plus impressionnant. Cette dernière défend en effet une vision plus bienveillante de l’oral, loin de celle promue par les associations de concours. Pour elle, la parole est d’abord « une magnifique opportunité », « qui peut être enseignée comme un plaisir », à condition qu’elle soit enseignée dans la bienveillance, en permettant aux étudiants de gagner confiance en eux.

Le débat s’est ensuite orienté sur les principaux enjeux de la réforme du bac. Pour Bertrand Périer, avocat et auteur de La Parole est un sport de combat, c’est l’occasion d’introduire enfin l’oral aux épreuves, car il juge que les épreuves du bac actuel ne sont « qu’une oralisation de l’écrit » « sans intérêt ». Lançant une pique aux associations de débat nombreuses dans l’auditoire, il condamne les associations de déclamation « qui se trompent sur toute la ligne ». Une demi-feuille de notes au maximum, et une grande part laissée à l’improvisation et au choix d’un sujet auquel on tient, c’est pour lui la recette d’un grand oral réussi. Le ministre abonde dans son sens. Il avoue tout de fois que rien n’est encore arrêté, que les textes sont encore en maturation, et qu’il continue à chercher l’inspiration, y compris ici à Sciences Po (frissons dans la salle).

Constatant que l’art oratoire restait un véritable témoin des inégalités, la question s’est ensuite posée de savoir si l’inclure au bac n’allait pas renforcer le caractère inégalitaire de l’Éducation Nationale. Bertrand Périer s’est alors lancé dans une très belle tirade, car notant que la parole était « un véritable marqueur social »  pour les examinateurs ou les recruteurs, il aboutit sur une formule choc : « Ça ne sert à rien de faire l’autruche, une inégalité ça ne s’ignore pas, ça se traite », sous les applaudissements de l’amphithéâtre Émile Boutmy, offrant par là un bel exemple des qualités d’orateur discutées ce soir. Cyril Delhay, conseiller en art oratoire, affirme lui aussi que « la parole permet de faire fructifier tous les types d’intelligence ». Pédagogue, le ministre explique : « préparer le baccalauréat doit permettre de préparer des choses qui permettront de réussir ensuite ». Loin de renforcer les inégalités, le fait que l’Éducation nationale se saisisse de ce sujet et ne l’abandonne plus aux associations et aux parents est donc une bonne chance.

Comme pour parachever cette démonstration, deux élèves de l’internat d’excellence de Sourdun, mis en place alors que Jean-Michel Blanquer était encore recteur, et qu’il avait lui-même qualifié « d’utopie collective concrète », ont pris la parole pour témoigner de ce que l’art oratoire leur avait apporté. En deux discours impressionnants de conviction, les deux jeunes filles ont expliqué comment cette discipline leur avait permis de « se transcender », comment elles avait pu l’utiliser comme une « arme contre l’autocensure », tout en constatant « le fossé qui s’était ouvert avec leurs camarades de Bobigny ».

Alors que le ministre s’éclipsait, la conférence s’est terminée sur les multiples questions de l’auditoire. À la question de savoir comment former les futurs formateurs, Cyril Delhay, conseiller en art oratoire, a témoigné de sa rencontre avec une enseignante qui regrettait de n’avoir découvert les clés de l’art oratoire que par une formation à la toute fin de sa carrière. La question d’un jeune homme sur la tenue vestimentaire conseillée a permis une mise en garde contre « le faux ami de la parole : être soi-même et authentique ». Tous les intervenants s’accordent à dire que la prise de parole est un exercice physique. Enfin, la soirée s’est conclue sur l’une des seules vraies controverses de la soirée, à savoir : la parole est-elle un sport de combat, comme l’affirme le titre du livre de M. Périer ? Tandis que Bertrand Périer défendait son livre en affirmant que la parole est fondamentalement un combat envers soi-même et un « rapt de la confiance » de l’autre, Cyril Delhay a tenu à nuancer cette vision en rappelant la nécessité de l’expression et du partage. Et de conclure, « aux déterminismes, il faut faire face avec détermination ».

Adam Galametz

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Succession Descoings (5) : Jean-Michel Blanquer, le poids lourd administratif https://www.lapeniche.net/succession-descoings-5-jean-michel-blanquer-le-poids-lourd-administratif/ https://www.lapeniche.net/succession-descoings-5-jean-michel-blanquer-le-poids-lourd-administratif/#comments Fri, 26 Oct 2012 21:03:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1410 Après plusieurs semaines intenses pour tenter de trouver un créneau horaire pour nous rencontrer, nous voici enfin, en ce vendredi 19 octobre, dans le bureau du Ministère de l’Education Nationale de Jean-Michel Blanquer, dernier des quatre candidats shortlistés à nous accorder un entretien.

Docteur en droit de l’université de Paris II, agrégé de droit public, détenteur d’une maîtrise de philosophie et d’un DEA d’études politiques de l’IEP de Paris, Jean-Michel Blanquer a également étudié à Harvard. Il est passionné par l’Amérique latine : après avoir été chercheur à l’Institut français d’études andines de Bogota, il fut nommé en 1998 directeur de l’institut des hautes études de l’Amérique latine. Il fut également professeur de droit public à Paris, Tours, à l’IEP de Lille mais aussi à Sciences Po Paris. A partir de 2004, sa carrière prend un tournant plus administratif puisqu’il devient recteur de Guyane, directeur adjoint au cabinet du ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la recherche, puis recteur de l’académie de Créteil. Il est aujourd’hui directeur général de l’enseignement scolaire (DGESCO) au ministère de l’Education Nationale. Directeur de Sciences Po serait sa cinquième responsabilité de structures administratives.

Il nous met tout de suite à l’aise, nous offre café et petits gâteaux, et nous nous installons dans de gros canapés en cuir pour une heure d’entretien sans langue de bois qu’il commence en nous confiant que nous sommes le premier média qu’il accepte de rencontrer au sujet de sa candidature à la direction de SciencesPo.

Un profil à la croisée

article_0911-PAR03-BLANQUER.jpgSon profil est un parfait mélange d’universitaire et de haut fonctionnaire. Il se « considère tout d’abord comme un professeur de droit public. C’est (sa) profession première ». Mais il est aussi « adepte de la pluridisciplinarité », et connaît bien la fonction publique. En tant que directeur de la DGESCO, il gère toute la politique éducative et pédagogique ainsi que les programmes d’enseignement des écoles, collèges et lycées. Il a 54 milliards d’euros de budget à gérer tous les ans, soit 300 fois celui d’un institut comme Sciences Po ; gestionnaire, c’est le moins que l’on puisse dire. Alors, pourquoi se tourner vers SciencesPo ? Parce que l’école est un « modèle », « un point de repère ». Elle a un rôle moteur horizontal sur le système universitaire mais aussi vertical, sur le système scolaire. Passer le concours de SciencesPo reste le but d’un certain nombre d’élèves et les pousse vers le haut. De plus, Jean-Michel Blanquer tient à préciser qu’il est un « faux extérieur » à SciencesPo. Il y fût étudiant, intervenant, professeur et membre de l’école doctorale mais fût également partenaire de l’école lorsqu’il était recteur. Il monta ainsi la première Convention d’Education Prioritaire avec l’outre mer (en Guyane), puis multiplia les partenariats avec des lycées ZEP de l’académie de Créteil. Il fonda également les internats d’excellence et l’un des lycées expérimentaux auxquels tenait tant Richard Descoings.

L’héritage de Richard Descoings

« Il faut arrêter d’être manichéen au sujet de Richard Descoings. C’est un homme, avec des forces et des faiblesses, des qualités et des défauts. ». A sa mort, il était vu comme un saint, et depuis le rapport de la Cour des comptes comme un diable : ce n’est ni l’un ni l’autre. L’héritage que trouvera le prochain directeur est « un héritage collectif, qui s’est construit au fil des générations et qu’il faut éviter de personnaliser». Jean-Michel Blanquer souhaiterait donc sortir de cette agitation médiatique en toute sérénité. Et d’ajouter qu’il faut également prendre le rapport de la Cour des Comptes avec sérieux et prudence : « l’approche médiatique en est parfois sensationnaliste ». Et il parle en connaissance de cause, ayant régulièrement affaire aux sages de la rue Cambon pour son travail au Ministère.

« Plus de transparence et un contrôle des pouvoirs plus qu’un changement structurel »

« Un très fort atout de Sciences Po est la séparation entre FNSP et IEP ». Il faut cependant que « la FNSP connaisse une évolution de sa gouvernance » pour « renouer avec les origines de la FNSP », c’est à dire avoir une vision d’ensemble, et rétablir une plus grande collaboration avec les IEP de province. Concrètement, qu’est-ce que cela donne ? «C’est plus un état d’esprit que des mesures concrètes», mais cela passe par des discussions régulières avec les directeurs des IEP ainsi que des passerelles. Cela permettrait de redonner à la FNSP sa visée nationale, tout en gardant la force de l’IEP parisien auquel les meilleurs élèves de province pourraient désormais accéder. C’est une relation « à consolider techniquement mais surtout psychologiquement. »

Développer la recherche pour attirer les financements

Jean-Michel Blanquer fait de la recherche sa priorité. SciencesPo doit « rester à l’avant-garde de la réflexion sur les problématiques de notre temps ». Il est donc très favorable à la participation de l’établissement au PRES dans le cadre d’un Idex qui permettra d’augmenter les moyens financiers de l’institut . « Il ne faut pas avoir peur » de perdre notre particularité, puisque la FNSP joue un rôle fort de quille de bateau. Cette capacité financière supplémentaire est indispensable. En effet, « on a atteint un plafond en ce qui concerne les frais d’inscription », et « il faut limer l’effet de seuil ». Il faut donc aller chercher d’autres ressources, que ce soit par la formation continue, la formation à distance, le mécénat d’entreprise ou les anciens élèves. « Ce n’est pas une habitude très française, mais SciencesPo a toujours été à l’avant-garde de ce qui se fait en France». En ce qui concerne la politique immobilière, il est toujours mieux d’être propriétaire que locataire, « c’est une question de bon sens, (il) raisonne en bon père de famille », mais on ne peut pas toujours se le permettre. Il faudra agir en fonction des moyens dont dispose l’IEP.

Consolider l’ouverture de Sciences Po et son rôle moteur sur le système scolaire

C’est un sujet qui lui tient manifestement beaucoup à cœur. Il faudra donc revenir sur la dernière réforme du concours d’entrée. Jean-Michel Blanquer assure la comprendre, mais pense néanmoins que « la suppression de l’épreuve de culture générale n’envoie pas le bon message ». La qualité de la langue et les humanités restent des fondamentaux du cursus à SciencesPo et des enjeux au niveau du secondaire, qu’il s’agit de ne pas négliger. « Une réflexion collective s’impose : on ne peut se permettre de réformer le concours tous les ans. » Il faudra également continuer le développement des CEP, pour lesquelles Jean-Michel Blanquer a beaucoup œuvré aux côtés de Richard Descoings lorsqu’il a été recteur. Elles «montre(nt) la voie d’une ouverture synonyme d’excellence ». Dans la même lignée, il propose de renforcer les « cordées de la réussite » pour que « les étudiants de Sciences Po s’impliquent dans le tutorat d’élèves plus jeunes ». Enfin, il est important de « s’appuyer sur la dimension internationale ». Les partenariats doivent faire l’objet d’évaluations régulières permettant de « mettre l’accent sur ceux qui portent les meilleurs fruits » pour que les étudiants puissent profiter d’une offre d’universités aussi intéressante que possible.

Alors finalement, le projet de Jean-Michel Blanquer en un mot ? « Illustrer un projet humaniste » du XIXème siècle. «La formule peut sembler grandiloquente, mais (il) y croi(t) profondément. » SciencesPo « a un véritable impact sur la société française, non seulement par la formation des élites mais aussi par son influence sur le débat public ». Il souhaite ainsi tout en consolidant les grandes avancées de l’ère Descoings continuer à ouvrir Sciences Po sur le monde et sur la société française, conscient de son rôle moteur dans le système scolaire et universitaire français. Et le candidat espère bien que son projet et son profil auront convaincu le jury qu’il en est capable.

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