Freshly arrived from your home country, you just started a brand new life in the beautiful city of Paris. Probably everything is pretty different from what you were used to. But as adjusting to the jetlag is far behind you, there is a new goal: fitting into your new community as a real “sciencepiste”, as they call Sciences Po Students.
Sciences Po likes to describe itself as a school interested and inspired by the rest of the world: today, a majority of its students comes from abroad. You and your fellow exchange and international students represent 150 different countries as well as 47 percent of students in our school: You are “les internationaux”.
After an intense orientation week, we are all here to give you some good pieces of advice, to make this year as amazing as possible.
I still remember the day four years ago when I started my exchange in the United States. Young and somehow naïve, I pictured the U.S. like what I saw on “High School Musical.” I had this pitch perfect vision of the American way of life: yellow buses, cheerleaders, American football and junk food. Ok, I exaggerate a bit – but still.
When I arrived in Bozeman, Montana, I was not disappointed: a “cliché” – to use a French word – is always somehow based on reality. After my arrival, I felt like I had fulfilled a dream.
Today, I bet that you feel the same: I am sure that you had all a certain picture of France and its citizens. In probably involved coffee, bread, perhaps a croissant. As you are studying in Saint Germain des Prés, in the heart of Paris, you may think, the vision of France you had totally matches reality. But, trust me, there is so much more to see: France is full of diversity and unexpected discoveries, and so was the U.S. for me.
Perhaps sometimes it can be wise to seek a reality in contrast with your expectations.
You will all go to the same school and have common friends, but you will all have your unique experience of your life in France. Your exchange abroad will be 100 percent yours. You may don’t know it yet, but it will radically change your life – to the best.
The paths you will cross, the memories you will make, the people you will meet: all these are numerous and profoundly life-changing. And it is probably why in a such short amount of time you may truly feel like you’ve been someone else, as if you walked in someone else’s shoes.
It may be only a few months in your life, but take it from a former exchange student: you will learn so much more about yourself, that it will feel like another life that you experienced. Therefore make sure that you appreciate this year the fullest, our school administration and students are doing their best so that you can feel like home.
The fact that Sciences Po truly embraces diversity and promotes richness which results from it, may be the reason why you are here reading these few lines.
Your eagerness enabled you to jump into the unknown. Now, your schedule reflects the various aspects of today’s world, with its sharp contrasts and its never ending challenges. But this curiosity for diversity does not stop at the syllabus, but affects the entire school.
There are many clubs which you can reach out at all time to go out with French people and foreigners. We are here to make you feel like you belong here, not for cosmetics, but because you really do.
You can share, here, on this website, La Péniche, your experience abroad and write about anything you like, or read news about student life at Sciences Po.
So many other clubs are here to help you out: Melting Potes, Ramen Toi, Amigos de America Latina, La Strada, or Namaste Sciences Po. Everyone looks forward to welcoming you!
This is a truly special year where you will discover so many brand new things about yourself and what you want to become. As my senior quote in the United States emphasized: “great moments are born from great opportunity”.
You may not know it yet, but you are about to live the greatest moments of your life. Make sure you enjoy every little bit of your stay abroad!
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Fondée il y a quelques semaines par Freek Haarmans et William Judd, deux étudiants de master hollandais et britannique, the Alliance est née d’un contexte, l’approche des élections, et d’un constat, les étudiants internationaux se rendent tout juste compte qu’un évènement politique se trame. Alors qu’ils représentent 46% du corps étudiant sciencepiste, ils ne connaissent généralement que de nom l’Unef et l’Uni, et n’y sont pas engagés.
« Nous nous sommes rendus compte que les étudiants étrangers n’étaient pas intégrés dans les syndicats de Sciences Po, et nous avons décidé d’y remédier. Nous avons rassemblé des français et des internationaux, d’origines sociales et de nationalités différentes, pour créer un syndicat unificateur », témoigne Freek, co-fondateur.
Ils sont 15 membres aujourd’hui, certainement plus représentatifs de la diversité étudiante à Sciences Po que leurs concurrents, pourtant forts d’un ancrage beaucoup plus ancien. The Alliance, qui regroupe deux étudiants français, issus des campus de Menton et de Paris, des québécois et des internationaux de toute origine, considère que cette variété culturelle est l’un de ses atouts majeurs.
« Sur notre liste, il n’y a pas plus de deux étudiants originaires d’un même pays. Nous venons pour certains d’universités avec lesquelles Sciences Po apprécie la compétition : King’s College, Stanford University. La puissance de notre syndicat se situe dans la diversité de nos institutions d’origine. Une fois entrés à Sciences Po, nous pouvons utiliser l’ensemble de nos points de vue pour améliorer son fonctionnement interne, qui reste jeune sur la scène internationale. »
« Notre objectif principal est une égale représentation de tous les étudiants. Nous souhaitons défendre tous les élèves de Sciences Po, sans discrimination sociale, culturelle ou liée à la nationalité », assure le fondateur. Déçus par le peu d’insertion des étudiants en échange dans les associations, les membres du syndicat militent pour l’intégration et la fédération de tous, « Not just the French people. Not just the International people. But everybody in Sciences Po. »
Un manifeste récemment publié sur Facebook affiche leur devise : « Intégration, Diversité, Transparence ». Là sont leurs trois objectifs de campagne.
En termes de transparence, the Alliance souhaite davantage de clarté dans le système administratif, notamment pour le processus de distinction honorifique, la candidature à Sciences Po au niveau Collège Universitaire et Master, la qualité pédagogique des professeurs et les frais de scolarité. « Il est important que les étudiants savent pourquoi ils candidatent et se battent. Par exemple, au-delà de la renommée du professeur, de son nom et de son ancien poste de ministre, nous souhaitons savoir si c’est un bon pédagogue », explique Freek.
Enfin, thématique chère aux syndicats étudiants, ils soutiennent une amélioration de la transparence du système des droits de scolarité pour tous, chacun étant aujourd’hui soumis à différentes règles en fonction de leur appartenance à l’Union Européenne.
Parmi leurs combats pour cette élection, plusieurs mesures phares sont à l’ordre du jour. La création d’un système de pétition en ligne pour les étudiants (intégrées à l’agenda des Conseils au-delà d’un seuil de signatures), la mise en place d’un Conseil Permanent des Représentants des Campus, et d’un sondage biannuel de satisfaction sur la vie à Sciences Po, destiné aux étudiants. Mais également la fin du système de défaillance en cas d’absences répétées, et l’amélioration des cours de langue et des cours généraux en français pour les étudiants étrangers.
Freek détaille une anomalie que seuls les exchanges peuvent détecter. « Nous pensons qu’il est juste que les étudiants internationaux puissent suivre des cours de langues étrangères enseignés en anglais. En effet, les cours dans d’autres langues, comme l’espagnol, sont enseignés et expliqués en français, et certains étudiants ne peuvent pas suivre la classe s’ils ne parlent pas français. »
Enfin, pour les étudiants en master, The Alliance propose de généraliser à tous les cours fondamentaux dispensés en français la possibilité de réaliser l’examen en anglais. Cette mesure est essentielle pour l’intégration des étudiants internationaux dans leur cours, et c’est une manière de supprimer un handicap pour resserrer les liens entre les étudiants d’un même master.
Soutenus par un certain nombre d’étudiants non affiliés à The Alliance, ils se défendent de toute confrontation avec les autres syndicats, et souhaitent bien lutter pour tous les étudiants. Même s’ils partagent certaines idées de l’Unef par exemple, ils semblent davantage focalisés sur la rapidité de l’amélioration des dysfonctionnements. L’objectif est d’agir pour les étudiants actuellement à Sciences Po, et non seulement pour ceux qui débarqueront en 2022, n’en déplaise au plan de Frédéric Mion.
]]>« Nous nous battons pour nos propres idées, et non pas contre les autres syndicats. Il est évident qu’il y aura un débat ardu entre l’Uni-Met et l’Unef, comme il y en a eu un l’an passé, et comme il y en avait déjà il y a des années. Personnellement, nous pensons qu’il est important de changer la vie des étudiants uniquement pour le meilleur, et dès aujourd’hui. Enfin, il semble bien tôt pour donner un pronostic du côté de The Alliance. Notre objectif est de toucher tout le monde, nous devons être entendus et notre message doit être partagé. Ce n’est que le début, nous verrons le résultat des élections…
Ils s’attendent à rencontrer le calme germanopratin et l’excellence estudiantine française. Ils paient 9800€ de frais de scolarité en Collège Universitaire, 13000 € en master – hormis les étudiants de l’Union Européenne, qui paient les mêmes frais que les étudiants français – et comptent sur la Bibli pour étudier, vu l’espace légèrement exigu de leur 9m2. Comme nous tous, les étudiants étrangers sont charmés par l’Apple Store, son « style épuré », son « packaging » … ils le sont un peu moins par son côté « overcrowded library ». Ouverte fin septembre 2010, la bibliothèque René Rémond a certes permis de doubler le nombre de places disponibles – aujourd’hui de 810 – et a transformé notre IEP en véritable ambassadeur de la Pomme, il n’empêche qu’une place se vend à prix d’or. La semaine dernière, cinq étudiants en master Affaires Étrangères ont donc demandé un entretien à Ghassan Salamé, doyen de la PSIA, afin d’exprimer leur insatisfaction quant aux conditions d’études parfois précaires auxquelles ils font face : « on ne paie pas 13000€ par an pour devoir travailler par terre dans le hall du 27 ou au pied des ordinateurs à la bibliothèque ! », proteste Luisa, étudiante anglaise en quatrième année, à l’origine du mouvement. Un mouvement crée suite à la faible réaction de M. Salamé, qui leur aurait répondu : « je ne peux rien faire à ce niveau-là ». Ainsi fondé le 14 mars à l’ « Apple Store Sciences Po » comme il le revendique lui-même sur la page Facebook https://www.facebook.com/OccupyPipo, le mouvement Occupy Pipo a appelé les étudiants, français et étrangers, du Collège Universitaire comme des Masters, à rejoindre la page Facebook et la pétition en ligne destinée à l’administration,

Mais au-delà d’un enflammé « We are the 99% that neither have a comfortable office at Sciences Po nor a superbonus that enables us to do our readings at Brasserie Lipp! », que veulent-ils ? Que veut-on ?
Occupy Pipo veut « s’assurer que toutes les éventuelles mesures pour améliorer les conditions d’étude en bibliothèque ont déjà été étudiées ». Concrètement ? Occupy Pipo ne veut évidemment pas que Sciences Po rachète tous les bâtiments du VIIème. Ayant publié une liste des différentes mesures envisageables, les étudiants souhaitent des mesures concrètes, comme la mise en place d’ordinateurs disponibles uniquement pour quelques minutes, des bornes d’impression, plus de tables sans ordinateur, pour libérer des Mac souvent inutilisés… Rejoignant également l’UNEF sur ce point, Occupy Pipo propose dans sa charte que les salles et amphithéâtres inoccupés soient mis à disposition des étudiants, avec un planning actualisé chaque heure qui informe des espaces de travail disponibles. Parmi les autres projets marquants, OP relance également l’idée d’une ouverture des bibliothèques jusqu’à 23h, et le dimanche.
« Nous ne voulons pas apparaître comme un mouvement chaotique, désorganisé. Nous protestons, mais nous voulons un dialogue concret avec l’Administration. Ce mouvement doit aussi être la preuve que de tels échanges sont possibles entre étudiants et l’Administration », poursuit Luisa. Le mouvement organisera donc mercredi 28 mars une journée « Overcrowded Library ? Try Descoings’ Stairwell ! », avec l’accord de Ghassan Salamé (tous les indignés ont des contacts) pour se faire entendre au-delà d’une page Facebook qui peine à s’ouvrir aux étudiants français et à ceux du Collège Universitaire. Le principe sera simple : rendez-vous devant l’escalier du 27 qui monte aux bureaux de l’Administration et à celui de R. Descoings, en ayant préparé une réplique si celui-ci vous rétorque : « allez voir comment ça se passe dans les autres universités, et revenez oser me dire que vous n’êtes pas contents ».
Occupy Pipo peine à attirer les étudiants français, particulièrement ceux du Collège Universitaire : à croire qu’ils ne sont pas touchés, ou ne font pas partie, de ceux qui s’installent, posent une trousse et un crayon, et reviennent deux heures plus tard, « juste le temps d’une pause clope ». Alors, coupables, effrayez-vous : des mesures sont en train d’être étudiées pour éviter d’avoir une bibliothèque qui, à midi, compte plus de manteaux sur les tables que d’étudiants sur leurs chaises. Et, victimes, réjouissez-vous : à « titre expérimental » depuis le lundi 19 mars, l’amphi Boutmy reste ouvert lorsqu’il est disponible, jusqu’à fin avril. De quoi envisager des révisions de partiels communes frémissantes. Et si vous êtes à la fois coupables et victimes… mercredi, Occupy Pipo vous donne une bonne raison de jouer l’Indigné dans l’Escalier sacré.
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