innovation – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Wed, 17 Aug 2022 07:42:33 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png innovation – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 L’école de management: au-delà de la politique https://www.lapeniche.net/ecole_de_management_innovation/ Tue, 15 Nov 2016 09:52:54 +0000 http://lapeniche.net/?p=36031

« Et où étudiez-vous exactement ? »

« A Sciences Po, Paris ! »

« Ahhh ! Je me tiens donc face à un futur Président ! »

Qui n’a jamais eu ce type d’échange avec un ami/un grand-oncle/un chauffeur de Heetch ?

La réputation de l’Ecole n’est plus à faire en ce qui concerne les carrières politiques.  Quatre des sept présidents de la Ve République sont passés par ses portes ; neuf premiers ministres ont foulé ses bancs ; plus d’une centaine de hauts fonctionnaires en ont apprécié le café dans le jardin du 27.

Et si pourtant, Sciences Po, ce n’était pas que ça ?

La multiplication des filières pour une multiplication des défis

L’Ecole libre des Sciences Politiques a été fondée dans le but de former des Hommes capables de répondre aux enjeux de demain. C’était le cas en 1870 ; c’est encore le cas aujourd’hui.

L’objectif de l’Ecole reste donc le même : seuls ces enjeux ont changé. Ou plutôt, ils se sont multipliés. Il est toujours nécessaire de former des Hommes d’Etat compétents – peut être même plus que jamais – mais il aussi nécessaire de former ceux qui font bouger les lignes.

On ne peut négliger le contexte économique et social dans lequel le pays se trouve embourbé depuis plusieurs années : les politiques, chacun à leur tour, ont fait preuve de leur échec à remédier à cette situation.

Chômage de masse, croissance inerte, précarité de l’emploi : qui d’autre que les innovateurs et les chefs d’entreprise peuvent remédier à cette situation économique ?

C’est en effet ce à quoi l’Ecole du Management et de l’Innovation ambitionne : former les acteurs et les entrepreneurs du changement.

Une redistribution des cartes

En effet, les acteurs politiques ne sont plus les seuls acteurs à détenir le pouvoir au sein de la société. Marie-Laure Djelic et Benoît Thieulin, doyens de cette nouveau Ecole, s’accordent tout deux sur ce point : le pouvoir est un jeu à acteurs multiples aujourd’hui.

Il faut donc s’assurer de former des leaders capables d’être à la hauteur des mutations sociétales ; qui passent certes par la révolution numérique – et le co-doyen Benoît Thieulin, président du Conseil national du numérique, sait de quoi il parle –  mais surtout à son impact sur la société :  il faut, comme le précise Marie-Laure Djelic, être capable de les imbriquer au champ économique et politique.

La formation proposée par cette Ecole est tout simplement en adéquation avec les enjeux actuels. Les enjeux sont pluriels, aussi l’est la formation.  Transmission des clefs de compréhension de la mondialisation, incitation à l’innovation ; apprentissage des techniques ; sensibilisation à la responsabilité sociale des entreprises : tous ces enseignements s’imbriquent afin de dispenser une formation riche capable de répondre aux défis du monde de demain.

Cela relève en effet de notre responsabilité selon Marie-Laure Djelic. Responsabilité qui doit s’ancrer d’une profonde dimension sociale selon la Doyenne, auparavant Directrice du Centre de Recherche sur le Capitalisme, la Mondialisation et la Gouvernance : il faut apprendre aux leaders de demain à prendre en compte la problématique du bien commun pour assurer un développement viable, vivable, et équitable.

« Entrepreneurs du changement »

L’objectif est donc de former des entrepreneurs créatifs & responsables : mais l’entreprenariat n’est pas un métier, c’est un état d’esprit. Il s’agit de transmettre aux futurs leaders la détermination nécessaire à l’accomplissement de projets, à l’investissement responsable, à l’innovation – et ce aussi bien dans le monde de la finance que celui de la communication.

Une formation sciencepiste qui risque de subir les indéfectibles critiques de formatage des élites ? Que nenni : c’est justement en « déformatant » les étudiants et en les faisant sortir de leur zone de confort que l’Ecole du Management et de l’Innovation entend former les leaders de demain.

Crédit photo : Camille Stromboni pour L’Etudiant

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Skimm! Quand les anciens sciences pistes facilitent la vie des nouveaux https://www.lapeniche.net/skimm-quand-les-anciens-sciences-pistes-facilitent-la-vie-des-nouveaux/ https://www.lapeniche.net/skimm-quand-les-anciens-sciences-pistes-facilitent-la-vie-des-nouveaux/#comments Thu, 22 Mar 2012 11:13:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1323 skimm

Hier matin, si vous preniez part à la lutte désespérée visant à obtenir votre place de Gala, vous aurez peut être remarqué la petite file à côté de la meute, réservée aux utilisateurs de Skiim. Depuis un mois, le BDE ne cesse de nous faire la promo de cette application censée nous changer la vie.

Mais Skimm, qu’est-ce que c’est ? Une application de paiement mobile créée par Antoine Sakho (Sciences Po), Valentin Lautier (Sciences Po/HEC) et Julien Dauphant (Ecole Nationale Supérieure d’Informatique pour l’Information et l’Entreprise). Comment ça marche ? On rentre ses identifiants bancaires, et cela permet de payer directement en caisse chez les commerçants partenaires ou d’effectuer des virements entre utilisateurs. Les possibilités de Skimm devraient encore se multiplier : on pourra bientôt acheter des places de théâtre ou encore faire un don impulsif à une association caritative simplement en scannant un QR code (sorte de code barre) sur une affiche. Et si l’appli n’est pour l’instant disponible que sur iPhone, elle devrait sortir pour Android dans deux semaines. Les créateurs ont décidé d’utiliser les étudiants comme population « test » puisque c’est une population qu’ils connaissent bien et dans laquelle le bouche à oreille est important. Skimm est donc déjà implantée dans 7 écoles et universités, dont Sciences Po, et compte 1100 utilisateurs. Ambitieux et confiant, Antoine Sakho nous confie qu’ils en espèrent 10 000 d’ici octobre.

skimm entrepreneursL’idée a commencé à germer lors de leur troisième année à l’étranger, respectivement à Wharton pour Valentin et au Japon pour Antoine. Ce dernier nous explique que la formation qu’il a suivie à Sciences Po l’a grandement aidé pour créer sa startup. Tout d’abord, selon lui, l’école « apprend à être curieux », et l’on s’habitue à « en savoir peu sur beaucoup ». Et cela est d’une grande aide aux entrepreneurs puisqu’ils doivent être compétents dans de nombreux domaines, du juridique au marketing en passant, dans son cas, par le langage des développeurs ou le graphisme. De plus, Sciences Po nous apprend à prendre des décisions rapidement. Les sciences humaines ne sont pas des sciences exactes, il faut donc « prendre des décisions quant à l’angle d’attaque du sujet que l’on choisit d’aborder, que ce soit en dissertation, en galop ou en exposé. » Il en est de même avec une entreprise : on doit sans cesse prendre des décisions rapidement sans savoir s’il existait une meilleure alternative.

Enfin, Sciences Po nous apprend à communiquer. Et on reconnaît en effet dans la rhétorique d’Antoine les traces de son passage rue Saint Guillaume, que ce soit quand il nous explique sa théorie du « holisme sciences-piste » ou lorsqu’il assène plusieurs fois : « Une idée, ça n’existe pas ! ». En effet, selon lui, l’une des plus grandes difficultés à surmonter pour créer sa startup est de ne pas avoir peur de laisser tomber l’idée abstraite de départ. « Skimm n’a plus rien à voir avec ce que l’on voulait faire au début. Notre idée s’est confrontée à la réalité, et elle continue d’évoluer chaque jour. » Et c’est là selon lui un des défauts de la formation qu’offre Sciences Po : en tant que Science piste, si l’on arrive à créer des systèmes d’idées cohérents, « on n’a pas conscience de la difficulté de mettre des choses en place. » Mais d’après le jeune entrepreneur, « aucune école ne peut nous apprendre ça. » Le seul moyen serait donc de s’investir dans une association. Antoine Sakho et Valentin Lautier étaient d’ailleurs au BDE du campus du Havre, ce qui leur a permis d’acquérir un certain sens pratique qui leur a été d’une grande aide.

Enfin, les jeunes ont pu compter sur le soutien de l’administration de Sciences Po, notamment par l’intermédiaire de l’incubateur de Sciences Po Entrepreneurs. Skimm! fait aussi partie de la deuxième saison du Camping (association d’aide pour le développement de jeunes startups spécialisées dans les nouvelles technologies numériques). Spécialisé dans leur domaine, le Camping a permis à Skimm! de décoller très rapidement.

skimm paiment

Plus qu’une application qui vise à populariser le paiement mobile, Skimm est un véritable bon plan puisqu’elle propose un certain nombre de promotions chez les commerçants partenaires. Et même si on attend toujours que le système se réimplante au Basile, où il n’a fait qu’un bref passage, on souhaite aux créateurs de Skimm tout le succès qu’ils espèrent !

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