Auteur : Gabriel Caputo
Image : Édouard Geffrey avec l’équipe de l’association Caré, Gabriel Caputo.
Nous voilà devant l’entrée de l’amphithéâtre Jacques Chapsal. Du côté de l’équipe de Caré, le Collectif d’Analyse et de Réflexion sur l’Éducation, on trépigne d’impatience. L’événement est important pour cette jeune association qui organise pour la première fois une conférence de cette envergure. Les portes s’ouvrent, les élèves s’installent, les membres du collectif s’affairent autour de la chaire. Puis c’est au tour du ministre d’arriver. Originaire du Val de Marne et familier de la Rue Saint-Guillaume, il a été étudiant à Sciences Po, puis enseignant jusqu’à l’année dernière au sein de l’École d’Affaires publiques.
Une École entre prudence et nécessaire évolution
Adoptant un ton léger et didactique, le ministre a dressé le portrait d’une « école face au numérique » marquée par des « enjeux de régulation, d’innovation et de citoyenneté ». Ceux-ci s’ajoutent à des tensions préexistantes : « tension démographique », par le déclin du nombre d’élèves, la génération 2025 comportant un effectif de 25% inférieur à la génération 2008, tension liée à un « climat scolaire » qui perd de son pouvoir rassembleur et, enfin, tension d’un enseignement, « cœur du réacteur », « percuté par l’intelligence artificielle (IA) plus que par le numérique », affirme l’ancien secrétaire général de la CNIL. L’IA apparaît comme un défi d’autant plus important qu’elle questionne les élèves, leurs pratiques d’apprentissage, mais aussi l’institution scolaire qui se doit d’intégrer une nouvelle technologie qu’elle peine elle-même à appréhender. Les diapositives diffusées à ce moment de la conférence l’ont rappelé : seuls 14% des enseignants français utilisent cette technologie, le plus faible pourcentage de l’OCDE. Le Collectif se questionne alors : « on a l’ambition d’une formule 1 mais on forme nos enseignants sur des bicyclettes. Le virage de l’IA est-il raté ? » Le Ministre choisit en tout cas d’emprunter un chemin de traverse, s’imaginant au volant d’une « 2 CV », en enjoignant les étudiants à faire preuve de prudence face à un potentiel « mirage de l’IA ». La Suède avait en effet, en précurseur, promu le numérique à l’école, avant de retrouver la voie des manuels physiques, avec des conséquences positives sur ses résultats PISA.
Du reste, le développement de l’IA est bien une réalité qui comprend quatre enjeux pour le Ministre. Le premier est pédagogique : « l’autorité du professeur, et en réalité de l’institution, vient de deux choses : l’autorité institutionnelle et l’intériorité du savoir. Car le professeur sait ce que je ne sais pas encore. » Or, cette intériorité est aujourd’hui remise en cause, l’information étant directement accessible à des élèves qui ne sont pas toujours capables de faire la distinction entre vraie et fausse information. D’un point de vue plus global, il s’agit de la « redéfinition de ce que l’on doit apprendre, de la manière de le faire », l’occasion pour Édouard Geffray de mentionner l’organisation de travaux au sein du ministère visant à éclaircir cet horizon.
Le deuxième enjeu est celui de la santé publique, alors que les troubles mentaux s’accroissent avec l’exposition aux écrans. C’est pourquoi « on ne veut pas être le vecteur de l’entrée ou de la propagation des écrans à la maison », et notamment chez les jeunes élèves de maternelle et de primaire. Au-delà de la diffusion des appareils, ce sont également des contenus diffusés sur les réseaux sociaux dont il faut se préoccuper. « Votre serviteur, a-t-il déclaré, a fait un article 40 sur Tiktok » afin d’alerter le procureur de la République sur la facilité avec laquelle les jeunes utilisateurs peuvent se voir exposés à des contenus dépressifs ou incitant au suicide entre autres.
La question civique constitue le troisième enjeu pour l’ex-directeur général de l’enseignement scolaire. Il faudrait « éveiller la conscience de la chose avant d’y être exposé ». En d’autres termes, il incomberait à l’institution scolaire de rendre les jeunes élèves capables d’appréhender les phénomènes sur lesquels ils sont susceptibles de tomber. Or, ce principe est aujourd’hui inversé à une époque où les enfants acquièrent leur premier téléphone à 8 ans et 9 mois en moyenne.
Quatrième et dernier enjeu, et pas des moindres, celui de la souveraineté pour « des outils souverains et une atténuation des biais, voire l’acceptation de biais objectivement choisi » permettant d’acquérir une forme de contrôle sur les filtres appliqués par les plateformes.
En finir avec « l’autoflagellation franco-française sur l’Éducation nationale et l’École »
Après la diffusion d’une vidéo dans laquelle les étudiants n’ont pas pris la défense du bien aimé cours de technologie au collège, ce fut le temps des questions posées par Caré, puis par les étudiants eux-mêmes.
L’association est notamment revenue sur l’EMI (Éducation aux médias et à l’information), qui doit être dispensée à 100% des collégiens d’ici 2027. Selon elle, et le constat semble implacable, il s’agit d’un enseignement « dilué dans l’EMC qui est lui-même dilué dans le cours de géographie ». « C’est sympa cette soirée ! », répond alors Édouard Geffray pour qui cet enseignement a d’abord vocation à être « très incarné », c’est-à-dire dispensé de manière plus concrète, ancrée dans le quotidien des élèves. Pour assurer le bon déroulement de ce type d’enseignement souvent relégué au second plan, Édouard Geffray souhaite un volume horaire dédié aux enseignements transversaux. Il est également revenu sur la nécessité de poursuivre le développement de communs numériques afin de fournir aux enseignants les ressources nécessaires à leur activité. En outre, il considère que la régulation de l’utilisation des écrans pour les plus jeunes ne sera pas applicable tant que des alternatives sociales ne seront pas effectivement accessibles à tous, à l’image de l’accès aux médiathèques pour les plus jeunes. Des perspectives de réforme existent donc pour un système scolaire qui continue de former les élèves même si tout n’est pas parfait, précise-t-il en appelant à en finir avec « l’autoflagellation franco-française sur l’Éducation nationale et l’École ».
Le ministre a également tenu à rappeler la place fondamentale qu’occuperait l’École au sein d’une société qui ne la considérerait pas toujours à sa juste valeur, comme en témoignerait l’utilisation du diminutif « prof » qu’il critique. Il souligne aussi l’importance de l’implication des parents, « tous capables de questionner leurs enfants sur leur journée », d’après ses mots. Pas sûr que les familles monoparentales, dont le temps alloué à ce type d’interaction est parfois plus contraint, acquiescent. L’enjeu est d’après lui de faire prendre conscience aux parents qu’ils ont un rôle à jouer dans la stimulation intellectuelle des enfants, indépendamment de l’origine sociale du foyer, afin de limiter les inégalités entre les élèves.
« Servir la société dont je suis issu est un grand honneur », choisit-il de conclure, encourageant les étudiantes et étudiants à s’investir, eux-aussi, en faveur de l’intérêt général, mais également à défendre une école républicaine trop souvent dévalorisée.
En somme, une conférence réussie. Carée, pourrait-on dire.
]]>Auteur : Yahia Taouil
Apertus, un projet lancé début septembre par l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich) et le Centre suisse de calcul scientifique (CSCS), constitue une étincelle, modeste mais prometteuse, dans la nouvelle course technologique.
Conçu comme une infrastructure publique par des institutions publiques, Apertus fait partie de la Swiss AI Initiative, visant à garantir la souveraineté numérique de la Suisse tout en favorisant la collaboration interinstitutionnelle entre les entités économiques, politiques et académiques. De cette manière, il est accessible sur son site (réseau Public AI) ainsi que via la plateforme de l’entreprise nationale Swisscom et celle de la start-up franco-américaine Hugging Face, spécialisée dans l’open source.
Ce dernier terme désigne sommairement le rendu public sous licence permissive de l’ensemble des données, des poids et de la méthodologie; permettant un usage tant professionnel que personnel garanti par la licence Apache 2.0. En effet, les chercheurs ont déclaré avoir publié les points de sauvegarde intermédiaires sans oublier le code utilisé pour entraîner Apertus et toute la documentation qui lui est associée.
Dans cette démarche de création, plus de 10 millions d’heures GPU, soit 10 processeurs graphiques utilisés en parallèle pendant 10 millions d’heures, ont été mobilisées pour aboutir à deux variantes, de 8 et 70 milliards de paramètres. La première, équivalente à une taille « plus petite », est destinée à des ordinateurs équipés de GPU puissants tandis que la seconde conviendrait à des serveurs spécialisés.
Apertus entre alors dans la catégorie des grands modèles de langage (LLM), soit des types de programmes d’intelligence artificielle capables, entre autres tâches, de reconnaître et de générer du texte. Il a été entraîné sur environ 15 000 milliards de tokens – des unités de données qui aident le modèle à produire et raisonner sur ses réponses – et couvre plus de 1 000 langues, dont 40 % de non anglophones, incluant des langages peu représentés comme le suisse allemand ou le romanche.
L’idée attire l’attention et suscite un engouement majeur dans le domaine par son approche inédite de combiner la performance, l’ouverture et l’éthique. Selon Imanol Schlag, chercheur à l’ETH Zurich et responsable du programme LLM, il s’agit du « premier [LLM] à intégrer, dès sa conception, des principes fondamentaux comme le multilinguisme, la transparence. »
De plus, il mentionne comme autre principale valeur véhiculée par le projet : la « conformité réglementaire ». Ceci est illustré par la prise en compte des lois suisses sur la protection des données et les droits d’auteur, ainsi que celles sur l’IA de l’Union européenne. Cette dernière, pourtant, peine à trouver sa place dans le secteur au milieu de nations plus avancées.
En raison d’un volume d’investissements plus faible comparé aux États-Unis et à la Chine, elle mise donc sur la régulation en introduisant les grandes lignes d’un cadre juridique complet et contraignant pour l’IA. Une autre difficulté rencontrée par la structure est celle de la « fuite des cerveaux » : elle dispose d’excellentes formations mais plusieurs experts choisissent de partir à l’étranger, attirés par de meilleures opportunités professionnelles et par un meilleur cadre de vie (ex : Yann Le Cun, chercheur français devenu directeur scientifique de l’IA de Meta).
L’Union européenne tente de compenser ces défis en finançant la recherche, en créant des pôles technologiques, et en lançant des programmes de financement ciblés pour les start-up IA, ce qui maintient une dynamique prometteuse. Elle s’affirme comme le foyer d’impulsions innovantes, porteuses d’espoir. Parmi elles, nous retrouvons la start-up française Mistral, qui a récemment lancé son application et signé des partenariats avec Orange, BNP Paribas ou encore l’AFP.
Au même titre, bien que la Suisse ne soit pas un pays membre de l’organisation, nous pouvons nous interroger sur la faisabilité et l’efficacité d’une intégration d’Apertus par l’Union européenne, ou de sa valorisation en tant que symbole, puisque le projet est conforme à ses critères légaux.
D’une part, de nombreux avantages pourraient contribuer à la revitalisation de l’intelligence artificielle sur le continent. La variété des langues proposées, y compris régionales, par ses services pourrait être un atout pour une Europe officiellement multilingue (24 langues officielles). Concrètement, Apertus pourrait servir d’outil de traduction pratique pour les administrations officielles, facilitant la circulation d’informations auprès des citoyens.
Le modèle pourrait devenir un marqueur de confiance dans l’intelligence artificielle et dans les institutions européennes plus largement. Ses caractéristiques sont entièrement ouvertes, contrairement à ChatGPT ou DeepSeek qui ne publient que partiellement, voire aucunement, leurs informations.
Cette transparence permet aux chercheurs, régulateurs et institutions européennes de contrôler son fonctionnement, d’identifier d’éventuels biais et de vérifier sa conformité au règlement européen sur l’intelligence artificielle. Surtout, à la différence des modèles propriétaires d’OpenAI ou d’Anthropic, l’UE ne serait pas dépendante d’acteurs extra-européens pour auditer ou adapter la technologie dans un contexte marqué par de récents scandales de protection des données (WeTransfer…).
Comme nouvelle perspective, cet agent conversationnel multilingue et open source offrirait la possibilité d’établir un écosystème public commun à l’UE et de mutualiser les progrès technologiques entre pays membres. Par exemple, Apertus peut être installé directement sur les clouds nationaux européens ou sur les supercalculateurs EuroHPC déjà financés par l’Union. Cette coopération est hautement mise en valeur et s’accorde parfaitement avec les fondements du projet suisse. Elle pourrait également relever et corriger certains défauts liés à la réputation d’Apertus.
D’autre part, son adoption et sa généralisation hypothétique à l’échelle du Vieux Continent rencontreraient des obstacles, liés avant tout à des contraintes de performance. Il est mentionné par la presse nationale que ce système a pu décevoir en fournissant des réponses qui contenaient des erreurs factuelles ou contextuelles. D’après la Tribune de Genève, ces difficultés concernaient notamment des confusions géographiques, des données obsolètes et des oublis de précision.
Ce que soulève aussi son identification à la classe des LLM, ce sont des doutes sur le coût de diffusion à grande échelle. La nécessité d’investissements massifs (GPU, électricité, équipes d’ingénieurs, data centers) dans le cadre de la sécurisation et du maintien devra être abordée d’autant plus que les dépenses de l’UE pour cette innovation restent limitées. La responsabilité du financement de l’initiative reste toujours floue, entre la Commission européenne, les États membres pris individuellement ou les partenariats public-privé, chacun présentant des choix potentiellement controversés selon les motivations et intérêts en jeu.
Enfin, la transparence accrue pourrait conduire à une altération du contenu et des services proposés. L’ouverture du code et des poids provoquerait une instrumentalisation nuisible en termes de désinformation, de contenus haineux ou de création d’IA nocives. L’UE devra mettre en place des garde-fous techniques et juridiques à l’image de contrôles d’usage ou d’un suivi régulier pour éviter que le projet mette en danger la sécurité des données personnelles.
En somme, Apertus, dont la signification latine est « ouvert », inaugure justement la voie vers une vision d’intelligence artificielle publique, ouverte et collaborative. Dans ce cadre, les chercheurs organisent les Swiss AI Weeks (hackathons) jusqu’au 5 octobre 2025, permettant aux développeurs de tester le modèle, d’interagir avec lui et de contribuer aux versions futures. Même s’il reste un projet naissant avec une marge d’amélioration, Apertus pourrait être le vecteur d’une nouvelle ère pour l’IA dans le monde axée sur l’éthique et le bien commun.
Sources :
● EPFL, Melissa Anchisi /, Florian Meyer ETH ZURICH, et CSCS. « Apertus: un modèle de langage multilingue, ouvert et transparent ». 9 février 2025. URL :
https://actu.epfl.ch/news/apertus-un-modele-de-langage-multilingue-ouvert-et/ [consulté le 17 septembre 2025].
● KRIM, Mourad. « La Suisse lance Apertus, son modèle de langage ouvert et multilingue », Blog IT SOCIAL. 2025. URL :
https://itsocial.fr/intelligence-artificielle/intelligence-artificielle-actualites/la-suisse-lance-apert us-son-modele-de-langage-ouvert-et-multilingue/ [consulté le 17 septembre 2025].
● SCIENCE, ODSC-Open Data. « Switzerland Launches Apertus, a Fully Open AI Model for Research and Industry », Blog Medium. 2025. URL :
https://odsc.medium.com/switzerland-launches-apertus-a-fully-open-ai-model-for-research-an d-industry-f439d2176967 [consulté le 17 septembre 2025].
● Pour l’instant, l’IA suisse Apertus ne convainc pas. 2025. URL :
https://www.24heures.ch/apertus-l-ia-suisse-ne-convainc-pas-pour-l-instant-860916882188 [consulté le 17 septembre 2025].
● Apertus, cette IA open source veut tout changer en misant sur la transparence et la souveraineté des données. 2025. URL :
https://www.lesnumeriques.com/intelligence-artificielle/apertus-l-ia-open-source-qui-mise-sur -la-transparence-et-la-souverainete-des-donnees-n241871.html [consulté le 17 septembre 2025].
● SALVATOR, Dave. « Explication : les tokens, le langage et la monnaie de l’IA », Blog NVIDIA France. 2025. URL :
https://blogs.nvidia.fr/explication-des-jetons-le-langage-et-la-monnaie-de-lia/ [consulté le 17 septembre 2025].
]]>Enjeu majeur des années à venir, l’intelligence artificielle s’installe peu à peu dans notre quotidien. Chatbots (agents virtuels), GPS, reconnaissance biométrique, contrats intelligents… Début décembre 2018, la Convention de Montréal a posé une première pierre à l’édifice d’une intelligence artificielle éthique et responsable. Néanmoins, l’IA continue de susciter inquiétudes autant qu’elle offre de nouvelles perspectives.
Comment définir l’IA ? D’où vient-elle ? Comment l’IA impactera-t-elle l’humanité et les sociétés ? Faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter ?
Pour mieux comprendre l’enjeu de l’intelligence artificielle, nous avons le plaisir de recevoir Stéphane PREVOST, rédacteur en chef du service propriété intellectuelle/droit du numérique de la revue DALLOZ et responsable du Diplôme d’université 2.0 de la Faculté de Reims, ainsi que Maître Gérard HAAS, Avocat à la Cour et spécialiste en droit de la propriété intellectuelle (cabinet HAAS Avocats)
Retrouvez la pause engagée avec Americ TRUDEL, étudiant à l’Ecole 42 et président de l’association 42 Artifical Intelligence.
2ème partie – L’intelligence artificielle et le droit
Justice prédictive, smart contract, multiplication des Legals Techs… l’IA soulève de nombreuses interrogations quant à l’avenir des professions juridiques et la façon d’aborder le droit.
Comment l’IA peut-elle révolutionner le droit ? De quelle façon l’Avocat du XXIe siècle peut-il exercer son métier avec une intelligence artificielle à son service ? Les magistrats de demain deviendront-ils les témoins d’une justice entièrement digitale ?
Réponses avec deux spécialistes : Stéphane PREVOST, rédacteur en chef du service propriété intellectuelle/droit du numérique de la revue DALLOZ et responsable du Diplôme d’université 2.0 de la Faculté de Reims, ainsi que Maître Gérard HAAS, Avocat à la Cour spécialiste en droit de la propriété intellectuelle (cabinet HAAS Avocats).
Une émission réalisée par Sara DESPRES, Marianne SEGRETAIN, Lucas RODRIGUEZ et Maxime THURIOT.
Emission enregistrée fin décembre 2018 en studio dans les locaux de Sciences Po Paris.
*Antoine GARAPON, Magistrat et secrétaire général de l’Institut des Hautes Études sur la Justice (IHEJ), vient de publier l’ouvrage suivant, coécrit avec Jean LASSÈGUE, chercheur au CNRS : Justice digitale. Révolution graphique et rupture anthropologique (ouvrage cité par les invités lors de l’émission).
** Cliquez sur le lien suivant pour réécouter le procès de l’IA : https://www.proces-du-transhumanisme.com/
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