En sus des voyages « longue distance » d’été et d’hiver, c’est le bien-nommé festival HIT THE ROAD ! qui fait figure de tradition de fin de semestre depuis maintenant cinq ans. Après avoir aménagé l’asinerie d’En Manaou (proche de Toulouse) il y a deux ans et investi le château alsacien du Morimont l’année dernière, c’est au Grenier de la Mothe, à deux pas de Dieppe, que le festival posera ses valises les 18, 19 et 20 mai 2019 sous le soleil normand.
Ce qui fait l’originalité de Hit the Road, c’est d’abord sa manière d’initier au voyage. Pratiquer l’autostop, c’est voyager plus éco-responsable et plus économique, mais c’est surtout aller à la rencontre de l’inconnu et accepter de se laisser surprendre par l’imprévu. Rencontres, aventure, écologie… Comment résister ?
Et sur place (car oui, vous y arriverez !), le thème est au développement durable et au respect de l’environnement ! Au programme, une table ouverte sur la transition énergétique, une conférence sur les éco-villages, des repas bio, locaux et végétariens, un atelier zéro déchet… Bien sûr, pour ne pas vous refroidir le pouce, un rallye en auto-stop dans la région se glissera entre la pièce de théâtre, l’escape-game et le cours de yoga.
« Qu’en est-il de la musique ?! » me demanderez-vous ? À ce propos, difficile de ne pas satisfaire tous les goûts au vu de la variété de la programmation de Hit the Road : entre la pop funkédélique à souhait d’Apaache, l’hybride rap-rock aux kicks tapageurs du Noflipe crew ou les ‘faits divers’ narrés sur fond de riff électrique des Agités du Bocal, chacun y trouvera son compte !
Dernier argument et non des moindres … Il ne vous en coûtera que 30 euros pour trois jours – camping, activités et deux brunchs inclus. Alors rendez-vous les 18, 19 et 20 mai au Grenier de la Mothe !
Armand Peltereau-Villeneuve pour l’association Hit the Road
]]>Comment vous est venue l’idée d’organiser un festival ?
Gauthier Foll : L’idée est venue du fondateur de l’association. Aujourd’hui, on arrive à réunir plein d’étudiants de Sciences Po autour de nos événements, mais l’idée était d’avoir un public plus large, comme notre ambition est de faire revivre l’auto-stop en 2017. Tous les gens nous disent qu’on ne voit plus d’auto-stoppeurs au bord de la route. Nous souhaitons donc le rendre plus accessible, et toucher un public étudiant dans toute la France et pas seulement ici.
Comment avez-vous organisé le festival ? Est-ce que vous avez rencontré des difficultés ?
Gauthier Foll : Ça se passe plutôt bien, parce qu’on est bien organisés. En effet, on a 50 bénévoles qui travaillent dessus. Bien sûr, on a des challenges à relever chaque jour, et notamment à la fin de l’année. On est organisés en pôles, et tout le monde a un rôle bien défini. Le mien était de coordonner les différents pôles : le pôle musique, le pôle activités, le pôle gastronomie…
Marie-Astrid Guégan : Pour ma part, je suis dans le pôle activités. On est donc chargés d’organiser tous les événements en plus des concerts ! Il y aura de super conférences, mais aussi des jeux et un rallye, dont je m’occupe. Je gère aussi les départs en stop !
Quel message souhaitez-vous faire passer à travers Hit the Road ?
G.F : On veut montrer que le stop, c’est quelque chose qui n’est pas dangereux, qui est accessible à tous et qui permet de voyager autrement. Mais la vocation du festival est aussi de promouvoir une manière différente de consommer, en proposant des repas bios ou locaux. Il est possible de voyager tout en respectant l’environnement !
M-A.G : L’ambition est aussi de s’ouvrir, en ne restant pas uniquement centré sur Sciences Po mais en faisant venir des étudiants de toute la France. C’est pour cela qu’il y a des départs organisés un peu partout en France.
Le stop, pour vous, ça représente quoi ?
M-A.G : J’ai découvert un autre moyen de voyager ! Il ne faut vraiment pas en avoir peur. On se rend compte qu’on peut vraiment rencontrer des gens sympas. Comme c’est de l’auto-stop, on demande à un conducteur s’il peut nous amener jusqu’à un certain point, et ça se fait de façon très simple, sans la moindre gêne.
G.F : Pour moi, le plus important, c’est vraiment le partage que l’on peut avoir avec des conducteurs que l’on n’aurait jamais eu l’occasion de rencontrer autrement. De plus, c’est un moyen de transport écologique et économique. Notre ambition étant de rendre l’auto-stop accessible à des gens qui n’ont pas forcément l’occasion de voyager, on propose des voyages qui sont beaucoup moins chers que ce qui peut être fait ailleurs.
L’idée, c’est donc d’y aller en stop. Qu’est-ce que vous diriez aux parents d’un jeune qui seraient inquiets à l’idée de le voir faire du stop ?
M-A.G : Déjà, je dirais que c’est très bien organisé. On sait qu’il y aura beaucoup de novices en stop qui se rendront au festival, et c’est pour cela qu’il y aura un départ organisé. Chacun aura un kit avec un petit carnet contenant toutes les infos essentielles. On va les suivre, et s’ils sont bloqués, on pourra les amener au festival grâce à des voitures-balai.
G.F : Ma famille avait ce genre de craintes au début, quand j’étais en 1ère année ! Résultat : au cours du voyage en Laponie, Stop&Go va passer le cap du million de kilomètres parcourus en stop par les membres de l’asso, et il n’y a jamais eu de problème.
Vous vous voyez poursuivre le stop ?
G.F : J’espère pouvoir poursuivre pendant quelques années, parce que c’est vraiment mes plus belles expériences de voyage. J’espère aussi que lorsque je serai adulte et que je n’aurai plus forcément le temps de faire du stop, je prendrai des auto-stoppeurs pour rendre ce qui nous a été donné. C’est la moindre des choses !
M-A.G : Je vais partir en Laponie cet été et je suis sûre que ça va être génial ! J’espère donc continuer à faire des voyages en stop le plus longtemps possible !
Est-ce qu’il y a une histoire qui vous a marquée au cours de vos voyages ?
G.F : On s’était retrouvés perdus au milieu d’un tout petit village au milieu de la Slovaquie. Tout était fermé et personne ne pouvait nous recevoir, on ne savait donc pas quoi faire. Finalement, un mec qui était dans un bar nous a dit « Venez chez moi ! ». On va donc chez lui, et apparaît alors une dame qui était probablement sa mère. Et elle se met à crier de toutes ses forces en sortant de sa chambre ! On se dit qu’on va être virés, mais elle finit par rentrer en claquant la porte et lui nous dit qu’il n’y a pas de souci. Le lendemain on se réveille seuls chez lui – il était déjà parti – et on essaie de communiquer avec cette dame grâce à Google Translate. Et en fait, elle nous avait préparé un super petit-déjeuner ! Elle n’était pas du tout énervée contre nous, mais juste énervée contre lui pour un autre truc. C’était assez incroyable, par rapport à la situation de départ ! Avec Stop&Go, on a souvent des galères qui finissent en happy ending.
M-A.G : J’ai stoppé pour la première fois lors du weekend à Rennes. Entre Rennes et Saint-Malo, quelqu’un nous a pris au bord de la route. Il s’est avéré qu’il était lui aussi un grand voyageur, et qu’il avait fait du stop partout, surtout en Asie. Il s’était même retrouvé coincé en Birmanie il y a trente ans ! C’était super cool pour une première expérience en stop.
Le festival Hit the Road aura lieu du 20 au 22 mai dans l’asinerie d’En Manaou, à Thil ( Haute-Garonne ). La billetterie est ouverte jusqu’au jeudi 12 mai. Lien de la billetterie : http://stopandgosp.wixsite.com/stopandgo/hit-the-road-2017
]]>