La Confédération africaine de football (CAF) et la CAN, sont nées toutes deux en 1956 dans le mouvement des non-alignés (organisation internationale regroupant 120 États en 2012, qui se définissent comme n’étant alignés ni avec ni contre aucune grande puissance mondiale) et du panafricanisme. Elles ont permis de doter le continent de nouvelles instances sportives indépendantes de la Fédération internationale de football association – plus connue sous le nom de FIFA. Se développe un football de plus en plus qualitatif sur le continent africain qui permet aujourd’hui à Ahmad Ahmad, président de la CAF, d’être nommé vice-président de la FIFA. La CAN est alors la compétition footballistique la plus prestigieuse d’Afrique et l’un des championnats les plus réputés au monde.
Avec 60 % des joueurs de la CAN qui évoluent dans des clubs non-africains, les talents du continent s’exportent et participent grâce à leurs qualités sportives à son rayonnement. On peut nommer parmi ces grands joueurs Édouard Mendy (Chelsea), Sadio Mané (Liverpool) ou encore Idrissa Gueye (PSG) du côté des lions. Chez les Pharaons (équipe d’Égypte) on peut notamment citer Mohamed Salah (Liverpool) et Mohamed Elneny (Arsenal).
Si les deux équipes qui s’affrontaient ce dimanche avaient un palmarès pour le moins inégal, la victoire des Lions est une véritable renaissance. En effet le Sénégal attend depuis 1965 sa première victoire, en face, l’Egypte compte sept victoires, record inégalé. Sénégal-Egypte, c’est également le choc entre deux attaquants, deux stars qui partagent le même maillot en club. Le duo Mané-Salah à Liverpool laisse place sur le terrain de Yaoundé à un duel entre deux grands noms du foot africain.
Le match s’est terminé sur un tir au but, après un score de 0-0 à la fin du temps réglementaire. Pourtant tout aurait pu être fini plus tôt, à la 6e minute un Pénalty est accordé à l’équipe du Sénégal. Sadio Mané tire mais la balle est arrêtée par Gabaski. S’en suit un match serré où les équipes – malgré une domination visible du Sénégal – ne parviennent pas à se démarquer.
Ce sont les tirs au but qui départageront les deux équipes (0-0, 4-2 tab). Les supporteurs retiendront leur souffle et ce jusqu’au dernier tir réussi – cette fois-ci – de Sadio Mané, héros à tout jamais pour le peuple sénégalais.
Toute cette nuit et pour plusieurs jours encore les Sénégalais célébreront cette victoire historique. Dans les rues de Dakar, des milliers de personnes se sont retrouvées au pied du monument de la Renaissance africaine où Wally Seck (chanteur) donnait un concert. Mais là fête n’était pas uniquement outre Méditerranée, à Paris, sur les Champs-Élysées, les supporters ont afflué des 22h50 pour fêter la victoire sénégalaise.
Enfin le président du Sénégal Macky Sall a déclaré la journée de lundi « fériée, chômée et payée » après « la brillante victoire » des lions de la Teranga.
]]>Un article de Diana Glebova pour le Sundial Press
The first day of Sciences Po’s Weekend Intercampus (WEIC) 2017 tournament would prove to be memorable, despite the frigid temperatures in Poitiers. With teams representing Euram, Euraf, Nancy, Le Havre, and Poitiers, the competition was tough. But nonetheless, the male and female Euram and Euraf rugby and football teams played to their strengths, had tremendous success and had immense support from the sidelines.

1:00 p.m. marked the beginning of the WEIC competition, with the male Euram and Euraf teams facing off in both football and rugby. In football, second year student Antoine Humbert would take an early lead for Euram, scoring a point in the first few minutes of the game. Euraf would play a strong defensive, but the early lead would take the Euram team to victory, winning against Euraf with a score of 1-0.
« Baptiste Gaultier had his entire shirt ripped off in the first match ! He was so into it he didn’t even notice. »
Benoit Seville, second year student and member of the Euram team stated, “It was a tough game, the field conditions were shitty, but we practice with Euraf so we know how they play. It’s all about physical play and setting up tall defenders with getting an early lead.” The rugby field was also a battle of the Reims campus, with the Euram and Euraf teams playing a fierce, physical game. A Euraf rugby player commented, “Baptiste Gaultier had his entire shirt ripped off in the first match! He was so into it he didn’t even notice.” Gautier would continue to be the star of the WEIC, sliding through the mud like a penguin in a later match. The final score would stand at 5-1 with the Euram team taking the victory.

On the women’s side, the Euram football team played a fierce game against Le Havre, winning with a score of 4-0. Cata Espinoza was a key player on offense, despite her adventure catching a train, bus and taxi to get to Poitiers on time for her match. The women’s team had quick footwork and unstoppable offence throughout the day, and continued to catch the other team off guard with their great communication. The women’s Euraf team was stronger than ever this year. Pauline Brosseron, a second year Euraf player commented, “we always had problems with numbers, but this year we are back! This year is the first time Euraf is representing all the teams.” Indeed, the Euraf women’s and men’s teams across the board were powerful opponents, and a first year Euraf student stated that it was due to the tremendous support from the Afrobeat music group, who were present for every goal scored and showed their unwavering support.
« This year is the first time Euraf is representing all the teams. »
The Euram women’s rugby team was a powerhouse and won against every opponent, with a tie vs. Nancy. Despite their domination on the field, Emma Jeangeorge, a second year Euram, stated, “It’s very difficult because many players are hurt, there are not enough people to replace us at time outs, we are tired it’s very intense.” Due to the lack of players available, the rugby matches were forced to diminish their numbers to five per team.

Along with the furious performances on the field, everyone agreed that the best part of the WEIC was the atmosphere. Creative chants, musical instruments, waving flags, and costumes were vital sources of inspiration for the players and for the spectators, with Sciences Po’s Le Havre campus providing multiple K-pop and Bollywood dance sessions. Nadja Petrovic, a first year Euram football player, exclaimed, “the best part of the WEIC is being able to meet people from Sciences Po campuses and the contagious atmosphere from our supporters.”
]]>Le 25 juin 1978 vers 20 heures, le général Videla, à la tête de la junte militaire en Argentine, met un terme à la 11ème édition d’une Coupe du Monde de football ternie par des rumeurs de matchs arrangés et les cris des communistes torturés, en tendant le trophée à son compatriote Daniel Passarella, le rideau de fer de l’Albiceleste de Menotti. Dans un pays où le football est bien plus qu’un sport, cette image hautement symbolique marque l’intensification des liens entre politique et ballon rond.
Le foot chez les Argentins, c’est dans la famille. Pour les jeunes, c’est même un passage obligé et chacun se doit de supporter le club du paternel avec autant de ferveur que ses aînés. Autant dire que, comme la viande et l’inflation, ça représente une bonne partie de leur quotidien. Et ça, les politiques actuels l’ont bien compris, à commencer par la future ex-présidente Cristina Kirchner.
Au pouvoir ces 12 dernières années, le couple Kirchner a utilisé le foot comme un outil central de sa politique populiste à grande échelle. En rachetant les droits de tous les matches et en assurant leur diffusion gratuite sur les chaînes publiques et YouTube, le gouvernement s’est assuré un soutien important des classes moyennes et défavorisées, pour lesquelles pouvoir se poser sur un canapé devant Boca-River avec une Quilmes à la main est un droit autant qu’un devoir.
Si ce programme de nationalisation de la diffusion des matches de football, logiquement nommé Futbol para Todos, apparaissait d’abord positif, cela cache en réalité les nombreux problèmes structurels du modèle économique et social kirchnériste. Réussite politique car favorisant la diffusion de la propagande de l’Etat, ce programme n’a jamais été rentabilisé économiquement. Seuls 22 millions d’euros issus des recettes publicitaires ont été récoltés par l’Etat, insuffisant pour compenser les 100 millions d’euros d’investissements initiaux. L’opposition affirme qu’avec 2% du budget alloué à Futbol para Todos – soit 2 millions d’euros – on aurait pu refaire tous les bus de la capitale. Ou acheter un deux-pièces dans le 7ème.
La question du foot a donc naturellement eu son importance pour les deux candidats présents au second tour des dernières élections présidentielles, le vainqueur Mauricio Macri et son opposant Daniel Scioli. La victoire de Macri s’est basée sur le rejet progressif du système Kirchner et sur une campagne modérée et intelligente. Issu d’une grande famille d’industriels et accusé d’être un « capitaliste sauvage », l’ancien maire de Buenos Aires a su modifier son programme, notamment en promettant de perpétuer les programmes sociaux mis en place par les Kirchner.
Mais Macri a aussi appuyé son succès sur une image parfaitement soignée. Il a notamment renforcé sa légitimité de bon administrateur proche du peuple en étant un Président à succès à Boca Juniors, le club le plus populaire et le plus complexe du pays. En 12 ans à la tête des Xeneizes, il a rénové le stade, entretenu de très bonnes relations avec les barras bravas (les Fils d’Arcueil locaux) et a connu des résultats sportifs exceptionnels avec pas moins de 17 titres. Encore aujourd’hui, il affiche son soutien à Boca jusque dans la description de son compte Twitter, preuve de son attachement pour le club. Le futur résident de la Casa Rosada, le palais présidentiel où il s’installera le 10 décembre, a profité de son succès et de sa popularité dans le foot comme tremplin en politique : après son passage à Boca Juniors, il est devenu maire de Buenos Aires et désormais Président élu de la Nation.
Daniel Scioli, candidat kirchnériste battu, avait également pris en considération l’impact possible du sport-roi sur ces élections. Ancien champion du monde de Superboat (courses de bateaux à moteur), un sport qui serait pressenti pour intégrer le CRIT l’année prochaine, il ne jouissait pas d’une popularité footballistique comparable à celle de son opposant. Conscient que son image pouvait en pâtir, il a profité de sa qualité de gouverneur de la Province de Buenos Aires pour lever, juste avant les élections, l’interdiction de déplacement des supporters. Scioli a également cherché à renforcer son poids dans les instances du ballon rond. Dans le cadre d’un échange de bons procédés coutumier en Argentine, il a soutenu un candidat à la Présidence de la Fédération Argentine de Football (AFA), qui l’a appuyé en retour dans sa quête de pouvoir, sans succès.
C’est donc sans surprise que Futbol para Todos est revenu sur la table au cours des débats entre candidats. Même s’il en a souvent critiqué l’usage politique, Macri s’était engagé à conserver le programme, alors que son adversaire l’accusait de vouloir priver les classes défavorisées de leur loisir favori. Tant de bruit pour que les Argentins puissent assister aux jubilés de Tevez et Milito sans payer…
On l’a vu, le foot peut donc autant être un tremplin politique en Argentine qu’un facteur éliminatoire s’il est délaissé. Mais il n’est pas encore non plus un élément-clé de l’issue d’une élection, et si Mauricio Macri a été élu, c’est en raisons des solutions qu’il espère pouvoir apporter aux nombreux défis argentins. Encore heureux qu’il ne suffise pas d’aimer le foot et de savoir faire des jongles pour accéder au pouvoir – vous imaginez, vous, si Maradona négociait sur le nucléaire iranien avec Poutine et Obama ?
]]>

Les 162ème, 163ème, 164ème et 165ème classicos promettent un spectacle inédit. Le premier de ce quatuor s’est joué hier et s’est soldé par un match nul 1-1, assez décevant pour être honnête. Les Blaugranas sont en tête de la Liga espagnole avec 85 points, et la Casa Blanca est deuxième avec 77 points. Le deuxième, mercredi 20 avril, est la finale de la Coupe du Roi. Et les deux derniers sont des matchs de coupe d’Europe. Hasard du calendrier de la Ligue des Champions, Barcelone et Madrid vont s’affronter deux fois lors des demi-finales. Est-il besoin d’ajouter que ces quatre rencontres sont toutes sportivement décisives ?
Les chiffres d’audiences confirment le contexte qui entoure ce match. En novembre dernier, 400 millions d’humains vibraient – ou pleuraient – devant l’écrasante victoire 5-0 de Barcelone. A titre de comparaison, la finale de la Coupe du Monde l’été dernier avait rassemblé 700 millions de personnes et le dernier match entre Paris et Marseille a été vu par 2,3 millions de téléspectateurs – arrondissons à 3 millions pour paraître moins ridicules. Mais que les plus candides d’entre vous ne se laissent pas berner par le plagiat du terme classico pour évoquer un PSG-OM. Si Paris-Marseille est l’occasion d’un duel au sommet entre Hoarau et Brandao, Barcelone-Madrid voit s’affronter Messi et Ronaldo, les deux meilleurs joueurs du monde. Tiens, je viens de me rendre compte qu’il y avait aussi des matchs de Ligue 1 française ce week-end. Peu importe, durant ces matchs je suis espagnol – ou catalan, mais je ne prendrais par le risque de faire mon choix publiquement.
Durant ces trois folles semaines, chacun des matchs sera le théâtre d’une bataille entre deux régions, deux langues, deux cultures – et deux peuples diront certains. Toute la tension et l’émotion que porte en elle cette rivalité s’exprime sur le terrain et tout devient une question d’honneur. La poussette de Ronaldo sur l’entraineur barcelonais lors du match de novembre eu assurément la même gravité que le soufflet reçu par Don Diègue dans le Cid. Le maillot est sacré, le stade est un temple, les chants sont des prières, et le classico est une guerre de religions.

Au-delà des symboles, du poids de l’histoire et de l’enjeu sportif, le facteur économique n’est pas absent de ces rencontres. J’en veux pour preuve que même Canal+ s’est mis au diapason et propose à ses abonnés français une programmation spéciale. Exit le film du samedi soir, place à une émission sur les origines et l’histoire du classico, suivie d’un débat et du match tant attendu à 22 heures. Cette mise en avant est notamment liée, en France et ailleurs, aux annonceurs pour qui le match entre les deux capitales espagnoles est une pépite évidente. Gageons que les sites de paris en ligne ne seront pas en reste et enregistreront des records de participation. Dernier exemple en date, et non des moindres: c’est lors du match d’hier soir que Cristiano Ronaldo a arboré la toute nouvelle paire de Nike, la Mercurial Vapor Superfly III. Roulement de tambours. Le nom est ronflant. Et ce sont potentiellement 400 millions de personnes qui ont vu Ronaldo courir et dribbler avec cette paire. Quelqu’un doute-t-il encore de l’enjeu économique ?
Arrêtons de parler euros au risque de fâcher les amoureux du sport. Un classico est un match à part. Quatre classicos en trois semaines relève de l’exceptionnel. Point. Aux sceptiques je n’ai qu’une chose à dire: réservez-vous une soirée, trouvez un bar et allez voir un de ces matchs. Ce ne sont plus de simples sportifs qui tapent dans un ballon, mais bel et bien des artistes portés par un peuple, ou deux.
]]>
José Mourinho : dehors. La sentence est dure pour un entraîneur au palmarès époustouflant. 13 titres en 6 ans dont 6 avec Chelsea, qu’il a rejoint en juin 2004 après son exploit en Ligue des Champions avec sa précédente équipe de Porto. A première vue il semble donc que Roman Abramovitch, le multi-milliardaire russe (41eme fortune mondiale) propriétaire du club londonien, ai traité J. Mourinho comme n’importe quel entraîneur, sans prendre en compte son pedigree. Chelsky connaît effectivement un très mauvais début de saison avec seulement 3 victoires en 6 matchs, et un nul à domicile contre le très faible équipe norvégienne de Rosenborg. Les blessures de Drogba et Lampard deux éléments majeurs des blues ne peuvent être des excuses, ce départ est loin des espérances du propriétaire qui a investi plusieurs centaines de millions d’euro dans ce club. Mais dans un pays où les entraîneurs sont très respectés, où les boss rivaux, A.Wenger et A. Fergusson, commencent respectivement leur 11eme et 21eme année à la tête du même club, ce départ surprend, voir choque : les supporters ont manifesté pour protester contre l’éviction de leur manager favori.
]]>
José Mourinho : dehors. La sentence est dure pour un entraîneur au palmarès époustouflant. 13 titres en 6 ans dont 6 avec Chelsea, qu’il a rejoint en juin 2004 après son exploit en Ligue des Champions avec sa précédente équipe de Porto. A première vue il semble donc que Roman Abramovitch, le multi-milliardaire russe (41eme fortune mondiale) propriétaire du club londonien, ai traité J. Mourinho comme n’importe quel entraîneur, sans prendre en compte son pedigree. Chelsky connaît effectivement un très mauvais début de saison avec seulement 3 victoires en 6 matchs, et un nul à domicile contre le très faible équipe norvégienne de Rosenborg. Les blessures de Drogba et Lampard deux éléments majeurs des blues ne peuvent être des excuses, ce départ est loin des espérances du propriétaire qui a investi plusieurs centaines de millions d’euro dans ce club.
Mais dans un pays où les entraîneurs sont très respectés, où les boss rivaux, A.Wenger et A. Fergusson, commencent respectivement leur 11eme et 21eme année à la tête du même club, ce départ surprend, voir choque : les supporters ont manifesté pour protester contre l’éviction de leur manager favori.
Mais les raisons profondes de ce divorce se trouvent ailleurs que dans le début de championnat calamiteux. Elles sont plus anciennes. J. Mourinho a un fort caractère. Par exemple, il affirme – en toute modestie – lors de sa présentation a la presse en 2004 : « Please don’t call me arrogant, but I’m European champion and I think I’m a special one ». Le mot est lancé et toute la presse anglaise ne l’appel plus que par son surnom : « the special one». Il s’est ensuite spécialisé dans les interventions provocantes, les critiques de l’arbitrage et de l’adversaire grâce à une verve hors du commun. Il provoque des incidents, comme l’agression de l’arbitre A.Frisk par des « supporters » de Chelsea après que Mourinho est affirmé qu’il avait favorisé Barcelone durant les huitièmes de finales de la Champions’ league 2005. Il n’hésite pas non plus à s’opposer violemment à son puissant patron russe, quand celui-ci critique sa tactique ou ses choix de joueurs. Abramovitch reproche plusieurs choses à son manager portugais. D’abord, et c’est le nœud de la discorde, Chelsea n’a toujours pas gagné la ligue des champions malgré des bonnes performances (demi-finales en 2005 et 2007, défaite contre le futur vainqueur de l’épreuve en 2006). J. Mourinho a été recruté pour cela et au vu des sommes investies dans les transferts (134 millions en 2004, 291 millions en 2005) le propriétaire de Sibnet – la cinquième compagnie pétrolière russe – estime qu’il a le droit à un retour sur ses investissements.
Face à ce qu’il considère comme un échec, malgré les titres de champions et les coupes remportés, la première fortune de Grande-Bretagne a décidé de s’occuper personnellement du secteur sportif en supervisant le recrutement et en nommant ses fidèles à des postes clefs. Ce fut l’occasion de nouvelles discordes entre le président et l’entraîneur. L’achat de l’attaquant ukrainien Shevtchenko en est le meilleur exemple. Décidé uniquement par Abramovitch et ses hommes cette arrivée n’était pas désirée par Mourinho. En effet, l’ancien milanais est un redoutable chasseur de but mais est un peu lent et n’est donc pas adapté au jeu rapide et musclé de la premiere league. Il fut donc souvent relégué sur le banc, ce qui ne plut pas du tout à Abramovitch qui apprécie beaucoup l’Ukrainien sur et en dehors du terrain. Le cas Shevtchenko provoqua une nouvelle dispute début 2007 qui conduisit les deux hommes à ne plus se parler pendant plusieurs mois. Le nouvel échec en ligue des champions en avril ne réchauffa pas les relations entre l’oligarque et le coach.
Le recrutement hasardeux de 2007 (Ben-Haim, Alex…) et les mauvais résultats ne sont donc que l’épilogue de longs désaccords entre le propriétaire de Chelsea et le responsable du secteur sportif. Si le club assure que ce départ a eu lieu « by mutual consents » il est certain que la décision finale ai appartenu au russe. Si Mourinho peut se consoler grâce à la somme astronomique qu’il devrait toucher (environs 25 millions d’euro !!), il devra se relancer ailleurs qu’en Angleterre son contrat précisant qu’il n’a pas le droit de s’engager pour un club de premier league pendant les douze mois suivant son départ. Pour lui succéder chez les blues, les plus grands noms sont annoncés. Il sera bien difficile de remplacer le portugais dans les cœurs des supporters qui ont, fait rare dans le football, dressé une affiche à sa gloire durant le match suivant son renvoie. A l’ouest de Londres malgré son départ brutal, the special one is becoming a legend.
]]>