Yves Saint Laurent aux musées, expositions dans 6 musées parisiens différents
Une célébration de la grande carrière du créateur emblématique, sous forme d’expositions au Centre Pompidou, au Musée d’Orsay, au Louvre, au Musée d’Art Moderne de Paris, au Musée National Picasso-Paris et au Musée Yves Saint Laurent. Cette exposition géante fête les 60 ans du premier défilé du couturier. Chaque musée mettra un accent sur les différents aspects du parcours de Saint Laurent, ses inspirations, les matières utilisées, ses tenues, les jeux de lumières et de matières… À ne pas rater !
Du 29 janvier au 15 mai 2022.
https://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-yves-saint-laurent-aux-musees
Wampum, Perles de diplomatie en Nouvelle-France, Musée du Quai Branly
Plongée au cœur de la culture amérindienne. Le wampum, une perle de coquillage trouvée en Amérique du Nord, sert de fil conducteur à cette nouvelle exposition au Musée du Quai Branly. Elle met notamment en lumière le rôle fondamental de ce matériau dans les relations diplomatiques entre les peuples autochtones amérindiens et les colonies européennes au 17ème et 18ème siècle.
Du 8 février au 15 mai 2022
James McNeill Whistler (1834-1903), Chefs-d’œuvre de la Frick Collection, New York, Musée D’Orsay
Tiré de la collection privée Frick, un ensemble de peintures de l’artiste américain James Abbott McNeill Whistler fait son arrivée au Musée d’Orsay ce début février, une première en France depuis plus d’un siècle. Portraits de ses « symphonies en blanc », paysages de voyages et estampes seront exposés en exclusivité.
Du 8 février au 8 mai 2022
Heliotropo 37, Fondation Cartier pour l’art contemporain
Une exposition consacrée à la photographe mexicaine Graciela Iturbide. Plus de 200 images à découvrir : l’ensemble de l’œuvre de l’artiste, des années 1970 à aujourd’hui. Pénétrez dans son studio du 37 calle Heliotropo à Mexico et admirez les vastes collections de photographies, des plus connues aux plus récentes.
Du 12 février au 29 mai 2022
https://www.fondationcartier.com/expositions/graciela-iturbide
À la rencontre du Petit Prince, Musée des Arts Décoratifs
Pour apprendre à dessiner des moutons et cultiver sa rose, rendez-vous au Musée des Arts Décoratifs ! La première exposition française dédiée au chef-d’œuvre intemporel débute ce mois de février, pour célébrer son auteur, Antoine de Saint Exupéry, et son œuvre mythique.
Du 17 février au 26 juin 2022
https://madparis.fr/A-la-rencontre-du-petit-prince
Cézanne, lumière de Provence, l’Atelier des Lumières
Un voyage inédit, immersif et onirique au cœur de la Provence à travers les yeux de l’impressionniste Paul Cézanne. Les œuvres colorées, d’un peintre au style si particulier dans une tourmente intérieure. À voir sur les murs de l’Atelier des Lumières.
Du 18 février 2022 au 1er janvier 2023
https://www.atelier-lumieres.com/
Sorties littéraires
Connemara, Nicolas Matthieu (Actes Sud), 2 février
« Connemara c’est l’histoire d’un retour au pays, d’une tentative à deux, le récit d’une autre chance et d’un amour qui se cherche par-delà les distances dans un pays qui chante Sardou et va voter contre soi. »
Terres Voraces, Sylvain Estibal (Actes Sud), 2 février
« Dans un pays que l’on devine être le Mexique. Une femme fouille les collines à la recherche de cadavres ensevelis par les cartels. Sa vie a basculé depuis la disparition de sa fille, Bianca. Le jour de son enlèvement, l’adolescente portait le maillot de son idole, Lionel Messi. Touché par la lutte de cette mère-courage, l’illustre footballeur accepte de soutenir sa cause. »
Regardez-Nous Danser (Le Pays des Autres tome 2), Leïla Slimani (Gallimard), 3 février 2022
« 1968 : à force de ténacité, Amine a fait de son domaine aride une entreprise florissante. Il appartient désormais à une nouvelle bourgeoisie qui prospère, fait la fête et croit en des lendemains heureux. Mais le Maroc indépendant peine à fonder son identité nouvelle, déchiré entre les archaïsmes et les tentations illusoires de la modernité occidentale, entre l’obsession de l’image et les plaies de la honte. »
New York sans New York, Philippe Delerm (Seuil), 4 février
« Aimer New York et ne vouloir jamais y aller : Delerm a fait de cette idée une passion irradiant toute sa vie, brillante comme une bille de verre gardée jalousement au fond de sa poche. Dans son livre, il passe en revue tour à tour ces photographies de la skyline et des gratte-ciels qui apprivoisent le ciel ; une rue de Greenwich Village aperçue sur une pochette de disque de Dylan. Autant de rêves minuscules pour une ville majuscule. »
La Taille des Arbres, Fabien Truong (Rivages), 9 février
« Vietnam, Nouvelle-Calédonie. À travers deux voyages en étoile depuis la ville de Saint-Denis, Fabien Truong revisite l’histoire coloniale et ses traumas. En compagnie d’enfants du bitume et de l’immigration, il part dans le vert des forêts tropicales sur les traces d’un grand-père absent pour découvrir la tendresse au coeur de la violence du monde. »
Gens du Nord, Perrine Leblanc (Gallimard), 10 février
« 1991. Paris, Montréal, Belfast, Dingle.
Un journaliste français, jaloux de son indépendance, trouve son compte dans les poudrières du monde et les histoires d’amour vécues comme des parenthèses. Attiré par le récit, animé par le besoin d’informer ses lecteurs et séduit par le jeu, il se lie sur le terrain avec des hommes qui renseignent l’État et des gens qui militent pour la décolonisation en Irlande du Nord. »
Couleurs de l’Adieu, Bernhard Schlink (Gallimard), 24 février
« Au fil de neuf nouvelles, Bernhard Schlink nous entraîne dans un scintillant kaléidoscope d’intériorités et nous interroge sur le sens de ces moments où nous congédions une époque, un rêve irréalisable ou un être aimé. »
Sorties cinéma
Semaine du 2 février
Les jeunes amants de Carine Tardieu : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=283476.html
Petite Solange d’Axelle Ropert : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=280226.html
H6 de Ye Ye : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=293304.html
Semaine du 9 février
Enquête sur un scandale d’état de Thierry de Peretti : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=264694.html
Great Freedom de Sebastian Meise : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=281862.html
Mort sur le Nil de Kenneth Branagh : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=260812.html
L’Horizon d’Émilie Carpentier : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=269516.html
Semaine du 16 février
Un Autre Monde de Stéphane Brizé : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=277730.html
La Vraie Famille de Fabien Gorgeart : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=286353.html
Semaine du 23 février
Zaï Zaï Zaï Zaï de François Desagnat : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=279326.html
Ils Sont Vivants de Jérémie Elkaïm : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57512.html
Selon la Police de Frédéric Videau : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=278094.html
]]>Le 59 rue de Rivoli…le squat de l’art ou l’art de squatter
Le 59 rue de Rivoli ou encore le squat des artistes est un lieu magique. Entre concerts alternatifs, expositions étranges et œuvres tagguées sur tous les murs à l’intérieur, on oublie vite la raison qui nous a poussé à y entrer. La façade étrange peut-être ? La mélodie lointaine d’une guitare ? J’étais surtout entrée pour profiter d’un verre de vin mais deux heures et un petit hoquet plus tard j’en avais eu plein les yeux.
La Statue de la Liberté du pont de grenelle…pour avoir en toi quelque chose de Tennessee
Nostalgique de ta 3A dans la Great America ou simplement pris d’un désir d’american dream, tu peux te rendre sur le pont de Grenelle pour satisfaire la fièvre qui t’habite. Là bas, la Mère des exilés surplombe la Seine, le regard tourné vers l’Amérique ! Il y a en fait 5 Statues de la Liberté à Paris, les autres sont moins connues mais valent quand même le détour ! Pour enrichir ta collection tu peux faire un tour au Jardin du Luxembourg, à Orsay et au Musée des Arts et Métiers.
5 bis rue de Verneuil… ou la Gainsbourg mania !
Si tu n’as pas encore eu l’occasion de te perdre dans les rues du 7eme arrondissement en cherchant l’un des nombreux bâtiments de Sciences Po, il y a de grandes chances que tu ne connaisse pas la rue Verneuil. Pourtant c’est LE lieu de pèlerinage des fans de Gainsbourg ! En effet, les murs de la rue sont tapissés de street art représentant le chanteur bougon. Une explosion de couleurs dont il ne faut pas se priver !
Voir aussi la Rue Oberkampf, la Rue Crémieux et la Rue des Degrés, pour un petit retour coloré en été!
Le Lavomatic… pour une lessive façon alcoolique
Il existe un peu partout dans la ville des bars secrets. C’est le côté Poudlard de Paris, les speakeasies dont seuls les élus connaissent l’existence. Je partage mon plus grand secret avec toi jeune padawan, fais-en bon usage… Entre dans la laverie du 30 Rue René Boulanger et fais appel à tes connaissances en Escape Game pour trouver la porte d’entrée du bar dont tu risques de sortir… lessivé, c’est le mot. Ambiance tranquille, cocktails aux noms rigolos, l’endroit parfait pour un date Tinder ou une soirée entre triplette!
La felicita – la cuisine italienne au delà des pizzas !
Embarque pour un monde totalement différent en entrant dans le royaume de la Felicita ! Idéalement situé juste à côté de l’incubateur de starts-up STATION F, le plus grand restaurant d’Europe pourrait être aussi considéré comme le plus beau. L’espace de 4500 mètres carrés est divisé en différents espaces : cuisine italienne, burgers bien américains, bar, cuisine un poil française et surtout l’espace thé et petits biscuits, pour prendre le dessert tranquillement. Si l’endroit est toujours plein (1000 places assises les enfants, ça en fait du peuple), il est idéal pour prendre un verre en fin de journée et délirer avec les copains dans les toilettes, très instagrammables ces toilettes, faites-y un tour!
Le Musée Rodin…entre exposition et jardin !
Au 79 Rue de Varenne, c’est là qu’il faut passer tes premiers après-midis peinard (sûrement les seuls que tu risques d’avoir avec l’arrivée du mois d’Octobre). En plus du musée gratuit pour les moins de 26 ans, l’endroit abrite un jardin presque magique. Un petit pique-nique au calme devrait faire passer la lecture obligatoire de la semaine comme une lettre à la poste!
Le musée d’Orsay – Peintures et glace avec vue sur Quai
Outre sa gratuité pour les moins de 26 ans ressortissants de l’Union Européenne, le musée d’Orsay a bien d’autres qualités ! Baladez-vous dans les couloirs et découvrez des œuvres de Van Gogh, de Gauguin, des tableaux lyriques à la taille impressionnantes côtoyant des polaroids en noir et blanc. Jusqu’au 22 Septembre, vous aurez même la chance de pouvoir profiter de l’exposition Berthe Morisot, figure majeure de l’impressionnisme. Je vous recommande tout particulièrement la section dédiée à l’Orientalisme, pour des paysages et des scènes à couper le souffle. Pour clore la visite rien de mieux qu’une petite glace au dernier étage, pour souffler en regardant passer les bateaux devant le Quai Anatole France.
Le musée national des arts asiatiques Guimet- L’Asie à deux pas du métro Iéna
L’exposition phare en ce moment au MNAAG regroupe les estampes d’Hiroshige, qui ne seront pas sans vous rappeler la Grande Vague de Kanagawa puisque c’est encore un fois le bleu de Berlin qui est utilisé ! Une finesse des traits qui vous emporte sur la route du Tokaido. L’exposition est jusqu’au 7 Octobre 2019 mais la collection permanente est tout aussi intéressante car elle vous permettra de voyager au Vietnam mais aussi au Cambodge, au Laos ou en Chine. Un musée gratuit encore une fois si vous avez moins de 25 ans, encore une bonne raison pour que les amoureux de l’Asie ou les curieux, tout simplement, y jette un œil.
Paris-Londres Music Exposition- Quand le Palais de la Porte Dorée devient une fête
Le Musée national de l’histoire de l’immigration propose en ce moment une exposition qui saura ravir les passionnés de musique comme les passionnés d’histoire. L’idée? Etudier les processus migratoires et leur influence sur l’histoire et la pratique de la musique entre Paris et Londres, le tout avec une playlist vraiment pas piquée des hannetons : le reggae de Bob Marley, le souk de Kassav mais aussi de l’asian underground du l’Asian Dub Fondation. Encore une fois l’entrée est gratuite pour les moins de 26 ans alors il faut foncer avant le 5 janvier 2020 et pourquoi pas y aller plusieurs fois pour profiter des programmations organisées autour de l’exposition!
Plus d’informations sur ce petit lien : http://www.histoire-immigration.fr/agenda/2019-01/paris-londres
Du lancer de haches et de shurikens, pour devenir un vrai ninja
Au 79 Rue de Patay, dans le 13ème arrondissement, se dresse le Wildness Paris, un lieu où vous pourrez enfin devenir un pro du lancer de hache ou un redoutable ninja en solo ou en trio! Un bon moyen de relâcher la pression après les galops ou avant un Grand Oral, pour un budget franchement raisonnable pour une activité aussi délirante ! Comme toujours, prudence mais n’hésitez pas à nous faire des retours si vous aussi vous tombez amoureux du concept.
Un petit mot pour finir : le premier semestre est sans aucun doute celui qui te paraitra le plus long. Entre afterworks et exposés à gogo tu risques vite de te retrouver un peu perdu et très las de la vie étudiante. N’oublie pas de prendre le temps pour toi, c’est la clef d’une année équilibrée.
]]>NB : La plupart des expositions sont encore en préparation, et n’ouvriront que dans quelques semaines, mais il n’est jamais trop tôt pour s’y intéresser. En attendant, profitez-en pour voir les expositions de la saison dernière, dont la fermeture est pour la plupart imminente !
Pour commencer avec une grande institution parisienne (et en plus tout près de Sciences Po), le Musée d’Orsay monte, à partir du 26 mars, l’exposition « Le modèle noir, de Géricault à Matisse ». Celle-ci s’interroge sur la représentation des Noirs dans l’art pictural, et sur le traitement qui leur a été réservé par les artistes. Elle vous permettra peut-être, si vous avez eu l’opportunité de la découvrir cet automne à la Fondation Louis-Vuitton, de prolonger l’œuvre de Jean-Michel Basquiat, qui a pour topos récurrent la figure de l’homme noir et ses multiples facettes.
A tous ceux qui partent bientôt en 3A, qui en reviennent et se sentent blasés par la grisaille parisienne, ou qui tout simplement ont une envie de voyage, plusieurs expositions vous permettront cette année de de vous évader un peu. Tout d’abord, le musée Marmottan Monet lance une exposition sur le thème des peintres orientalistes : « L’Orient des peintres, du rêve à la lumière » (à partir du 7 mars), qui révèle l’influence majeure que la fascination des peintres européens pour cette région a pu avoir dans l’évolution de la peinture moderne du romantisme vers l’abstraction. Dans une approche moins européo-centrée (ce qui est toujours rafraîchissant), le Quai Branly met en place à partir du 12 mars une exposition au nom évocateur : « Océanie ». Ce continent, très souvent méconnu, se dévoile aux visiteurs par un choix d’œuvres anciennes comme contemporaines qui permet d’appréhender ses évolutions culturelles complexes.
Dans un tout autre registre, les amateurs de peinture moderne trouveront leur bonheur dans la nouvelle exposition ambitieuse de la Fondation Louis-Vuitton. Après avoir frappé un coup d’éclat en réunissant la collection Chtchoukine en 2016, celle-ci présente à partir du 6 février « La collection Courtauld », ensemble majeur d’art impressionniste et postimpressionniste (Manet, Monet, Renoir et bien d’autres) issu des collections personnelles de l’industriel anglais Samuel Courtauld.
Dans le prolongement chronologique de la peinture du XIXème siècle se trouve la nouvelle exposition du Centre Pompidou, « Vasarely, le partage des formes » (du 6 février au 6 mai). Elle retrace le parcours pictural multiple et très divers de cet artiste hongrois prolifique qui réinvente l’abstraction et expérimente dans tous les champs de l’art graphique (publicité, graphisme, peinture, architecture …). Deux autres grands artistes du XXème siècle, Picasso et Calder, se trouvent également exposés à partir du mois de février (le 19 pour être exacte), cette fois au musée Picasso-Paris, dans une forme d’échange et de dialogue entre les œuvres sur le thème du vide et de sa place dans la conceptualisation artistique des deux hommes.
Les expositions méritant le détour sont encore nombreuses, et je manque de mots pour vous les décrire sans vous ennuyer à mourir, mais je ne saurais trop vous encourager à aller les découvrir !
Blandine Rodriguez
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Pour les passionnés d’histoire, le Petit Palais propose une superbe exposition, « Les Impressionnistes à Londres », qui décrit le parcours des peintres impressionnistes français forcés de fuir la Commune et de s’exiler de l’autre côté de la Manche. En plus de se rafraîchir la mémoire en termes d’histoire du XIXème siècle européen, le sciencepiste curieux se retrouve immergé dans la scène artistique bouillonnante du Londres des années 1870 et découvre le climat d’émulation intellectuelle qui peut régner dans ce genre de milieu. En effet, la scénographie s’avère très bien orchestrée, et jongle entre peinture, sculpture, documents audio et visuels ou encore reconstitution d’un salon londonien, et brosse un tableau (no pun intended) incroyablement vivant de l’époque. Pour ne rien gâcher, les œuvres exposées valent vraiment le détour, et vont de Monet à Carpeaux en passant par Tissot ou même Derain.
Cela dit, si les expositions trop « classiques » ne sont pas ta tasse de thé, le Palais de Tokyo t’ouvre les bras : ce musée d’art contemporain met en place cette saison une exposition sur le thème de l’enfance, « Encore un jour banane pour le poisson-rêve » (ne juge pas trop vite), qui saura sûrement te dépayser un peu. Cette fois-ci, il s’agit plutôt de se laisser porter par l’atmosphère un poil irréelle qui se dégage des œuvres exposées. Que ce soit dans la salle du Léviathan, monstre de cauchemar plongé dans la pénombre, face aux quarante clowns plus vrais que nature allongés dans des positions rêveuses le long d’une grande salle, ou encore dans une salle de classe envahie par les graffitis des élèves, chaque recoin de l’exposition invite à l’évasion et à la réflexion. Dépêche-toi d’y aller ce week-end cependant : l’exposition s’achève le 9 septembre !

Dans le cas où rien ne te tenterait pour le moment, de nouvelles expositions ouvrent très prochainement, et tu y trouveras certainement ton bonheur : une rétrospective sur la période bleue et rose de Picasso au Musée d’Orsay, qui se veut un panorama aussi exhaustif que possible de la production prolifique du peintre à ses débuts ; dès la mi-septembre une réunion au musée Jacquemart-André de nombreux chefs-d’œuvre du Caravage, la plupart pour la première fois en France, dans une exposition inédite sur la vie mouvementée de l’artiste à Rome, et bien d’autres encore… Alors à très vite, et d’ici là, bonnes découvertes artistiques !
Blandine Rodriguez
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A première vue, l’annonce n’a pas de quoi faire bondir d’enthousiasme un crétin qui hiberne dans son canapé ou se masturbe intellectuellement à la bibliothèque devant son fabuleux manuel de Droit des collectivités locales monégasques. Une exposition dans une salle perdue de Paris, sur le sujet absolument transcendant de la construction européenne, et dont personne ne parle, peut-être d’ailleurs parce que personne n’en a connaissance, du fait même, diront les puristes, que personne n’en parle.
Et pourtant cette brave expo sans ambition est bien plus attrayante que ce que son thème peu sexy laisse penser. La première chose amusante dans cette exposition, c’est d’apprendre qu’il existe un espace Bruxelles-Wallonie à Paris, avec une vue imprenable sur Beaubourg. Un espace dont le nom suffit à intriguer, et où l’on a le bonheur d’être accueilli par quelques permanents blasés derrière un comptoir, qui ont tout juste le réflexe salvateur de vous baragouiner un «Bonjour» de politesse. Plus amusant encore est, si vous avez un peu de chance, le flamand du coin qui passe raconter sa vie en francais à Monsieur blasé, en se faisant entendre de toute la salle d’exposition (qui n’a certes pas tout à fait les dimensions du British Museum, pour être honnête).
Passées ces quelques réjouissances, on se retrouve donc dans une grande salle sommairement décorée dont les murs sont placardés d’une bonne centaine de dessins datant de 1950 à aujourd’hui, et qui s’amusent à rire de l’Europe de manière inversement proportionnelle à l’objectivité légendaire de Laurence Burgogue Larsen sur le sujet. Une moquerie qui aura donc le mérite d’équilibrer un peu les points de vue avec l’enseignement de la rue Saint Guillaume, que les plus jeunes d’entre nous n’aurons malheureusement pas le plaisir d’aller écouter le ventre creux et les tempes transpirantes le Mercredi vers 13h. 
Dans un ordre non-chronologique, non-thématique, non-alphabétique, et non-ordonné tout court, s’enchaînent alors les caricatures de dizaines de dessinateurs depuis quelques décennies, au rythme d’une absence de musique de fond et d’une explication plus que sommaire des dessins.
Mais ce relatif dépouillement de la forme a au moins le mérite de nous obliger à nous concentrer sur les objets en eux-mêmes, qui sont en revanche franchement drôles. Il semblerait que des gens de goût se soient attelés à la sélection des images, dont on peut être certain qu’elles feront rire sans problème les camés du Canard Enchainé, les chevronnés de Charlie Hebdo, ou autres prêcheurs de Plantu. Mais même ceux d’entre nous qui n’auraient pas une telle sensibilité lyrique se plairont, par exemple, devant une série de portraits peu flatteurs de l’ami Herman du Conseil Européen et de sa sensuelle collègue Ashton qui ne peuvent pas laisser indifférents.
Mieux encore, les amoureux d’histoire européenne trouveront là un moyen de réviser leur dates, au cas bien sûr où 15 ans passés en compagnie de l’éducation nationale ne leur aurait pas suffit à ingurgiter la date de l’entrée de l’Autriche dans l’Union par exemple. De même, les hordes germanophone auront l’occasion de pratiquer un peu leur langue favorite en décryptant seuls les caricatures en Allemand qui laissent parfois perplexes les malheureux qui regrettent d’avoir coché «Espagnol seconde langue» sur leur fiche navette en fin de 5ème. Enfin, comble de la distraction entre amis du samedi après midi, les téléspectateurs invétérés de Question Pour un Champion pourront se lancer des défis démentiels comme celui de reconnaître les visages des chefs d’Etat par exemple (ce qui par ailleurs n’est pas nécessairement évident lorsque ce dernier appartient à un pays d’Outre-Danube ou à une époque pré-Mitterrandienne).
En bref, une exposition qui ne paye pas grande mine avant de s’y pointer, mais dont les coups de crayon valent bien un crochet d’une demi-heure au détour d’un ennui dans Paris. 