evenement – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Wed, 06 Oct 2021 22:02:45 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png evenement – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Retour sur l’Afterwork La Médiatique- Radio Germaine x La Péniche s’allient https://www.lapeniche.net/retour-sur-lafterwork-la-mediatique-radio-germaine-x-la-peniche-sallient/ Mon, 04 Oct 2021 09:28:32 +0000 http://www.lapeniche.net/?p=53579 Fin août, Paris. Dans les rues animées du centre, à deux pas d’Odéon, brille dans l’obscurité naissante un néon. C’est celui bleuté du bar Zazou, qui accueille ce soir là deux discrets mais infatigables médias de Sciences Po. Presse écrite et radio font front commun pour s’imposer dans le paysage médiatique étudiant : Radio Germaine, née en 2014 des cendres de la RSP, la Radio des Etudiants de Sciences Po qui s’est éteinte après sept ans d’existence. À ses côtés La Péniche, le journal étudiant de Sciences Po qui déjà, fort de son expérience, fête cette année ses quinze ans. Ambiance détendue, musique tamisée, serveurs décontractés, la soirée est sous le signe de l’échange et de la découverte. Dans une des alcôves s’organise discrètement l’équipe de Radio Germaine qui met en place micros et prises, vérifie les branchements. Tout doit être prêt pour le lancement d’un projet qui a suscité l’enthousiasme de plus d’une dizaine d’associations su le campus. C’est celui d’une émission radio enregistrée en direct, montée et diffusée plus tard, mettant à l’honneur celles et ceux qui font la vie associative de l’IEP parisien. Divisée en cinq parties, l’émission inaugurale est désormais disponible dans son intégralité sur Radio Germaine. 

SPE, Cheer Up et Les Engagés

Derrière les noms figés des associations durablement installées ou fraichement débarquées on y découvre les voix, devine les sourires et l’énergie de celles et ceux qui s’engagent pour ce en quoi ils croient. Dans la première partie, Laura nous y parle de Sciences Po Environnement, des projets à venir et y appelle à la collaboration des associations entre elles avant de confier sur un ton plus léger des anecdotes sur l’incroyable expérience qu’elle a pu vivre pendant deux mois cet été sur un bateau au sein d’un équipage pour ramasser les déchets plastiques. Aux rires succède le sérieux lorsqu’Anouk et Ysée viennent présenter Cheer Up qui accompagne les jeunes adultes atteints de cancer. Visites, rencontres, prévention, récoltes de fonds lors d’events, mais aussi aide à la réalisation des projets plus ou moins ambitieux de celles et ceux que l’association accompagne. Vient ensuite la fraichement débarquée Les Engagés, association qui se dit apolitique et pour qui « ça n’est pas incompatible l’engagement apartisan et partisan », tout un programme. Ce sont Rémy et Romane qui en parlent au micro de Radio Germaine, pour qui il s’agit d’un mouvement citoyen national promouvant le débat politique. Les deux étudiants reviennent sur la sélection opaque des thèmes et candidats pour les débats promettant cette année plus de transparence. Tout en évoquant le programme pour l’année à venir –débats au sein des promotions, avec des invités…- ils n’hésitent pas à tacler plus ou moins subtilement ceux qu’on leur oppose parfois comme étant leurs rivaux, Sciences Po TV et Le Parlement des Etudiants. Sur la question d’une potentielle formation à l’art de débattre étant donné que tous et toutes n’ont pas le même bagage culturel et scolaire, l’hypothèse est vite balayée : « être citoyen en France, c’est déjà une compétence » expliquent-ils au micro de Radio Germaine.

BDA, Pop Corn et Chronologie

La deuxième partie est sous le signe de la culture, accueillant l’emblématique BDA, association permanente, avant de donner la voix à deux émissions cultes de Radio Germaine : Pop Corn et Chronologie. Cette année, le thème du BDA est celui de l’intersection, de quoi faire enrager les plus réactionnaires. Mais rassurez-vous, il n’est point question d’intersectionnalité des luttes mais plutôt des arts, s’interrogeant sur le contact que les différentes formes d’expression artistique entretiennent entre elles. Billetteries aux prix imbattables nourries par une vingtaine de partenariats avec les institutions du monde de l’art, concerts gratuits au bar branché l’Alimentation générale situé dans le 11e arrondissement aussi appelés Epopées, organisées chaque mois par le pôle Musique Actuelle, le BDA a de quoi vous faire oublier les heures sombres du confinement ! Pour s’évader aussi, rien de mieux que le cinéma. Ça tombe bien, Pop Corn entame sa 13esaison cette année et discute chaque semaine des derniers films sortis. Pour celles et ceux qui veulent voyager à travers le temps, l’émission Chronologie vous propose d’allier actualité et références historiques.

Terra Nova, Scub et Micro Vert

« S’affranchir des partis politiques » martèle Terra Nova, décidément rien ni personne n’est politique à Sciences Po. Pour cette troisième partie, Radio Germaine invite à son micro la branche sciencepiste de l’organisation nationale Terra Nova, créé en 2008 par Olivier Ferrand, membre du Parti Socialiste. Le mot d’ordre : réfléchir à des thèmes précis et les penser individuellement pour trouver des solutions politiques concrètes dans l’espoir d’un jour peut-être influencer des décideurs politiques. L’association qui se dit progressiste et indépendante de tout parti politique s’organise en différents pôles dédiés à un thème de réflexion : l’éducation, l’écologie, l’économie ou encore la laïcité. Pas de ligne politique, l’idée est de se confronter à des avis ,parfois divergents, sur des thèmes définis. Succède au micro l’association Scub qui rassemble les élèves en double diplôme BASC dans l’idée de fédérer les promotions. De 40 élèves l’année dernière à 80 aujourd’hui en première année, le double diplôme semble connaître un succès grandissant. Les responsables de l’association y voient le caractère indissociable d’une culture scientifique et du politique, nécessaire pour penser les enjeux d’aujourd’hui, notamment la question écologique. C’est d’ailleurs cette préoccupation qui est au centre du jeune média étudiant Micro Vert créé en septembre 2020 et qui se donne pour objectif de parler de justice écologique et sociale. N’étant affilié ni à une école, ni à une ville, ce média est caractérisé par sa dimension participative et libre. Plusieurs formats sont disponibles sur leur compte Instagram, zooms sur la situation écologique dans un pays, interviews d’associations et de collectifs, micro-trottoirs mais encore débats allant de l’éco féminisme à la désobéissance civile.

Science Roulade, Rhinocéros, Close up

Sur un ton plus léger, la quatrième partie de l’émission inaugurale débute par un dialogue caractérisé par sa spontanéité, entre Aurélien et Violette, deux membres de l’initiative étudiante Science Roulade. Non sans humour, l’association dite « jeune et fun » mais évidemment aussi « ouverte sur le monde et inclusive » parce qu’on reste à Sciences Po, promeut des roulades en tout genre. Rouler dans l’herbe, rouler en cuisine, rouler des pelles, rouler du thé… On reste dans l’ironie avec l’intervention de Lisa, responsable de l’association de théâtre Rhinocéros qui déclame un monologue de George Feydeau critiquant en long et en large… le monologue. « Je n’admets le monologue qu’à plusieurs ». Cette année le théâtre reprend en présentiel, organisé autour de trois projets permanents : un atelier de mise en scène, un atelier d’impro, et enfin le cultissime Festiféros pour lequel un appel à projet a été lancé.  Enfin pour clôturer cette avant-dernière partie, Roxane et Charlotte nous parlent de l’association de cinéma Close Up réputée pour ses cinés bière qui -on croise les doigts- nous ferons voyager toute l’année.

La Péniche, Sciences JO, Ondes Politiques, Sur le Feu

Sublime mise en abyme que d’évoquer ici l’interview de la Péniche à laquelle j’ai moi-même participée. En bref, La Péniche c’est le journal étudiant de Sciences Po qui continue à faire le pari de la presse écrite malgré le climat général peu favorable. Parce que faire le choix de l’écrit reste aujourd’hui peut-être encore plus essentiel : c’est s’offrir le luxe du temps long, du recul, de l’analyse en profondeur. Divisée en cinq pôles : culture, politique, vie du campus, photographie et évènements, cette année La Péniche se redynamise. Interrogé sur sa réputation de « la Péniche du love », le journal assume son héritage et entend cette année de nouveau jouer au cupidon à la Saint Valentin, cherchant une alternative plus éco responsable que les roses. Sciences JO et Germaine Sport se succèdent ensuite au micro de Radio Germaine avant de laisser le mot final à deux émissions de la radio de Sciences Po : Ondes Politiques et Sur le Feu.

Crédit Image : ©Carlotta Cellerini, La Péniche

Liens des épisodes :

  • Épisode 1 (Sciences Po Environnement, Cheer Up et Les Engagés)
  • Épisode 2 (BDA, Titane et Chronologies)
  • Épisode 3 (Terra Nova, Scub et Microvert)
  • Épisode 4 (Science Roulade, Rhinoceros et Close Up)
  • Épisode 5 (La Péniche, Sciences JO, Germaine Sport, Ondes Politiques et Sur le Feu)
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Entretien avec Frédéric Encel, organisateur des Rencontres internationales géopolitiques de Trouville-sur-Mer https://www.lapeniche.net/entretien-avec-frederic-encel-organisateur-des-rencontres-internationales-geopolitiques-de-trouville-sur-mer/ Fri, 17 Sep 2021 11:23:55 +0000 http://www.lapeniche.net/?p=53526 Les samedi 25 et dimanche 26 septembre, le Casino de Trouville-sur-Mer (Calvados) accueillera la sixième édition des Rencontres internationales géopolitiques. Au programme de ce colloque, organisé sous le Haut Patronage du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et en partenariat avec Sciences Po, figurent notamment une leçon inaugurale, un concert et huit tables rondes rassemblant des universitaires de tout premier plan. Nous nous sommes entretenus avec Frédéric Encel, docteur en géopolitique et maître de conférence à Sciences Po Paris, qui organise les Rencontres.

Q : Après le thème des Frontières en 2019, celui de la Mémoire en 2020, vous avez choisi « Les Méditerranées » pour cette sixième édition. Pourquoi ce choix, si ce n’est pour rehausser la température du bord de Manche le temps d’un week-end ? 

R : Je vous dirais qu’il s’agit d’abord d’un hommage à Fernand Braudel, dont je ne vous rappellerai pas l’ampleur et la qualité exceptionnelles des travaux liés à la Méditerranée et aux Méditerranées, mais également un hommage à mon maître en géopolitique Yves Lacoste qui a lui aussi beaucoup travaillé sur la Méditerranée originelle et sur son concept. Par ailleurs, inutile de coller à l’actualité la plus brûlante pour trouver des thématiques géopolitiques liées à la Méditerranée, où se chevauchent et se croisent à la fois des intérêts et des représentations géopolitiques extrêmement intéressants.

Q : Vous avez mentionné votre directeur de thèse, le géographe Yves Lacoste. Les étudiants de Sciences Po qui ont suivi votre cours de Questions internationales savent l’importance que vous accordez à sa méthode d’analyse des rivalités géopolitiques, laquelle repose sur l’étude des « représentations » que s’en font leurs protagonistes. Pourra-t-on qualifier ces sixièmes Rencontres de « lacostiennes » ? 

R : Oui, ces rencontres seront très lacostiennes, précisément parce qu’il sera question, peut-être plus encore que lors des cinq premières éditions, de représentations. Celles-ci sont de plus en plus antagonistes dans la Méditerranée contemporaine et dans son pourtour. C’est vrai au nord de l’Europe, où des mouvements populistes et nationalistes très forts rejettent de près ou de loin tout ce qui se rattache à la Méditerranée et au-delà. C’est vrai à l’est du bassin méditerranéen où survivent des conflits extrêmement durs et violents. On l’a vu en Syrie. C’est vrai enfin au sud de la Méditerranée où les antagonismes interarabes et la montée de l’islamisme ces dernières décennies renforcent le rejet d’une représentation commune de la Méditerranée. 

Q : Les Rencontres bénéficieront des interventions de deux grands témoins : Pierre Moscovici et Marlène Schiappa. Pourquoi avoir choisi de donner la parole à la Ministre déléguée à la citoyenneté, qui s’exprime rarement au sujet des questions internationales ? 

R : C’est un choix effectivement novateur : c’est la première fois que nous aurons le privilège d’entendre comme grand témoin un Ministre en titre et en exercice. Marlène Schiappa est évidemment méditerranéenne, elle s’en fait fort. Par ailleurs, elle s’inscrit dans un combat civique et citoyen qui nous rappelle que la Méditerranée a vu naître les premières cités démocratiques au monde, en particulier à Athènes. D’autre part, Marlène Schiappa lutte avec force et vigueur contre les fléaux de la misogynie, de la phallocratie et de l’inégalités entre les hommes et les femmes, dont le bassin méditerranéen continue de souffrir. Sur tous ces plans, Marlène Schiappa aura tout à fait sa place. 

Q : Quel est l’état des relations franco-turques, un an après l’incident du « Courbet », qui avait vu une frégate turque prendre à partie une frégate française alors qu’elle tentait de contrôler un cargo turc soupçonné de violer l’embargo sur les armes à destination de la Libye ?

R : Les tensions persistent entre Paris et Ankara et pour l’essentiel, je pense que cette tension est due à la politique très interventionniste de la Turquie, y compris en dehors de ses frontières légales. L’an passé, nous avons eu affaire à plusieurs violations de la souveraineté territoriale grecque dans sa zone territoriale exclusive sous prétexte notamment de prospection gazière menée par la flotte turque. C’est un comportement inacceptable à la fois vis-à-vis d’un Etat membre de l’ONU, la Grèce, mais a fortiori d’un Etat allié au sein de l’OTAN, dont je constate avec tristesse que la Turquie ne respecte plus réellement l’esprit, sinon la lettre. C’est la raison pour laquelle je me suis félicité à plusieurs reprises que la France d’Emmanuel Macron, il y a un an presque jour pour jour, ait dépêché deux bâtiments de guerre et [ait permis la vente par Dassault Aviation de] dix-huit chasseur-bombardiers Rafale auprès de nos alliés grecs, sachant qu’il n’y avait pas de pilote dans l’avion OTAN à l’époque (puisque M. Trump ne s’intéressait absolument pas à ces questions). J’ai constaté avec une plus grande joie encore que la Turquie en avait tenu compte et avait retiré ses bateaux. Donc je ne parlerais pas de situation explosive mais de persistance de véritables tensions. J’ajoute qu’en soutenant des forces islamistes en Syrie, en prenant fait et cause pour l’Azerbaïdjan lors de la guerre du Caucase entre septembre et novembre 2020, et surtout vis-à-vis de nos alliés kurdes qui luttèrent courageusement et presque seuls contre Daech dans les années 2010, la Turquie prend des positions excessivement contestables… 

Q : Les Rencontres se sont imposées comme l’un des deux grands colloques géopolitiques en France, avec celui de Grenoble qui se déroule au printemps. Comment expliquez-vous ce succès des Rencontres, d’autant que vous avez fait le choix de ne pas solliciter le parrainage d’acteurs industriels ou de cabinets privés, comme c’est souvent l’usage ?

R : La première explication se trouve dans votre question. La deuxième est liée à ma décision d’assurer à la fois un très haut niveau universitaire géopolitique, que personne n’a jamais contesté, mais de faire également des Rencontres un rendez-vous citoyen. Aucun organisateur ni paneliste n’a jamais fait l’objet d’une condamnation pour contrefaçon ou diffamation. Chacun des intervenants est extrêmement humble et bienveillant vis-à-vis de ses collègues et du public. Enfin, le haut patronage d’un Ministre, dont chacun s’accorde à reconnaître le très grand professionnalisme, naguère à la Défense et aujourd’hui au Quai d’Orsay [Jean-Yves Le Drian], ainsi que le partenariat dont je suis très fier avec la vénérable institution où j’enseigne, Sciences Po Paris ; tout cela contribue, je crois, au succès effectivement fulgurant de ces Rencontres. 

Q : Quelle est la nature de la collaboration avec Sciences Po ? 

R : Cette nature est morale, intellectuelle, universitaire, et cela convient parfaitement. 

Q : Vous organisez chaque année les Assises de lutte contre le négationnisme, ce qui constitue un engagement politique très fort. Envisagez-vous également l’organisation des Rencontres comme un engagement politique ? 

R : Dans les deux cas, c’est avant tout le citoyen qui s’exprime et fait s’exprimer d’autres citoyens. Une géopolitique à la fois sérieuse, professionnelle et en même temps humaniste et à visage humain, telle est l’ambition que j’ai toujours portée pour les Rencontres. D’autre part, le combat acharné contre la peste négationniste et son pendant complotiste me semblent tout à fait important aussi. A chaque fois, il s’agit de transmettre et de partager un savoir citoyen et républicain dans une démarche humaniste. 

Samedi 25 et dimanche 26 septembre au Casino Barrière de Trouville-sur-Mer. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Un pass sanitaire sera exigé pour assister à l’événement. Les conférences seront retransmises en direct sur le site de la mairie. 

Le programme complet des Rencontres est disponible ici.

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5 choses que vous ne saviez pas sur Jean-François Copé https://www.lapeniche.net/5_choses_que_vous_ne_saviez_pas_sur_jean_francois_cope/ Thu, 29 Sep 2016 09:00:17 +0000 http://lapeniche.net/?p=35485 Premier invité de l’année, Jean-François Copé débarque à Sciences Po ce lundi 3 octobre pour passer son Grand Oral, et répondre aux questions de Sciences Po TV, La Péniche et Sciences Polémiques. Au-delà de son élection à la mairie de Meaux et de ses démêlés avec la justice au sujet de l’affaire Bygmalion, voici 5 choses à savoir sur Jean-François Copé.

Le 3 octobre, Jean-François Copé sera l’invité du Grand Oral

 

1.Il est né dans les Hauts-de-Seine soit… le fief de Nicolas Sarkozy

Notre invité est né le 5 mai 1964 à Boulogne-Billancourt dans les Hauts de Seine. Ce département deviendra le fief de son concurrent Nicolas Sarkozy. Celui-ci, est d’abord élu à la maire de Neuilly-sur-Seine, devenant à 28 ans l’un des plus jeunes maires de France, puis il entre à l’Assemblée en 1988 en tant que député de la sixième circonscription des Hauts-de-Seine. Pas de chance pour Copé qui choisit donc la mairie Meaux et devient député de Seine et Marne.

2. Il a été élève à Sciences Po

En 1981, il obtient son bac ES et rentre à Sciences Po en 1985. En 1987, il fait son entrée à l’ENA dans la promotion Liberté-égalité-fraternité.

3. Son père était chirurgien gastro-entérologue proctologue

Nous non plus on ne sait pas ce que ça veut dire, on vous laisse imaginer.

4. Il serait membre de sociétés secrètes…

D’après le Monde Diplomatique, Jean-François Copé serait membre de deux sociétés secrètes. La première, « Le Siècle », est un club d’influence créé en 1944 et vise à organiser des débats entre plusieurs dirigeants de la société. L’autre est d’envergure internationale. La « Commission Trilatérale », réunit depuis 1973 quelques centaines de personnalités d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord, et d’Asie pacifique pour renforcer la coopération internationale entre les pôles de la triade.

5. Il a été prof à Sciences po en 2015… et il est nostalgique ( http://www.jfcope.fr/Ils-me-manquent-deja.html )

Il donnait un cours de “Lawyering and Governing in a Global World” en duo avec Jean-Yves Gontier. Ce fut une surprise pour les étudiants puisque seul le nom de ce dernier était indiqué lors des inscriptions pédagogiques. Comme le confiait une étudiante à la Péniche (http://lapeniche.net/apparublmletta/ ) : “Je n’avais pas réussi à avoir les électifs que je voulais et l’administration m’a donné ce cours. Mais je ne savais pas de quoi il s’agissait”. Le fameux hasard des inscriptions pédagogiques… “C’était vraiment un bon professeur, affirmait-elle, les sujets abordés étaient très intéressants”.

On a évidemment gardé le meilleur pour lundi soir, et on vous attend nombreux pour compléter ce top 5 !

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Que retenir du Grand Oral de Bruno Le Maire ? https://www.lapeniche.net/go_blm/ Wed, 30 Mar 2016 08:00:16 +0000 http://lapeniche.net/?p=33869

Un article de Gabrielle Radet et Marin de La Rochefordière.

Hier soir, Bruno Le Maire était invité au cinquième Grand Oral de Sciences Po. En fin politicien, maîtrisant ses annonces et détournant les obstacles, le candidat à la primaire des Républicains a reçu un accueil très favorable du parterre d’étudiants. Retour sur l’un des événements politiques phare du second semestre autour de dix phrases.

© Ulysse Bellier

« Je ne serai le Premier ministre de personne. » L’annonce, faite dès les premières minutes, semble mûrement réfléchie. « Je suis candidat pour devenir le prochain Président de la République », ajoute-t-il. Bruno Le Maire fera donc bel et bien cavalier seul, « plus déterminé que confiant ». Rien de bien surprenant au sein d’un groupe politique dont l’unité n’en fait pas la gloire…

« Une campagne politique n’a pas forcement vocation à être une thèse de troisième cycle. » Le député de l’Eure balaie les moqueries sur la faiblesse de deux de ses slogans « Le renouveau c’est Bruno » et « La primaire c’est Le Maire ». Se félicitant même du nombre de réactions qu’ils suscitent le candidat souligne qu’ « un slogan n’est jamais intelligent, il est fait pour porter des gens, pour les enthousiasmer, pour que des personnes s’intéressent à leur candidature ».

« Je ne suis pas là pour faire des actes politiques. » Bruno Le Maire, sur le fond comme sur la forme, semble soucieux de se détacher des carcans politiques traditionnels. S’étant prononcé pour le non-cumul des mandats mais ayant voté contre, il considère que la loi n’est pas allée assez loin. « Il faudrait réduire le nombre de députés, de sénateurs, limiter à trois le nombre de mandats dans la vie », suggère-t-il. Quant à la loi Taubira, le député confirme son soutien pour le mariage homosexuel mais refuse les autres dispositions de celle-ci.

« La philosophie qui est la mienne est que chacun puisse trouver un emploi en France. » Bruno Le Maire fait sien les fondements du catéchisme libéral. « De mon côté, je pense qu’il faut baisser la fiscalité du capital, pour qu’elles puissent innover, investir et créer des emplois. » Pour autant, le député des Républicains se dit séduit par l’idée du revenu de base et « prêt à mettre en place une allocation sociale unique pour des personnes en âge et en condition de travailler, à hauteur de 60% du SMIC. »

« J’adore la littérature et la langue française. » La déclaration est loin d’être anodine alors que bon nombre des concurrents de Bruno Le Maire se sont illustrés par des déclarations plus ou moins imagées. Pour l’homme politique, adopter un langage soutenu pourrait redorer le blason de la politique française tout en restant largement accessible au plus grand nombre.

« Les citoyens n’écoutent plus les grands discours, car ils n’y croient plus. » Face à un électorat désabusé par les partis issus du clivage traditionnel, Bruno Le Maire joue la carte de la sincérité, demandant à ce que l’on juge un politique par « la cohérence de son discours ». Ses grands meetings ne sont donc plus l’arène d’un tribun volubile, mais une sorte d’agora ayant pour départ les questions des citoyens « qui en ont marre qu’on les prenne pour des cons ».

« Toute ma vie on va me juger à mon origine ». Par ces mots, le candidat dénonce ses détracteurs s’appuyant sur une enfance aisée au coeur de Neuilly et poursuivie au sein d’écoles élitistes, pour mieux détériorer les liens qu’il tente d’établir avec les citoyens. Difficile, en effet, de paraître « normal » et de fustiger « l’endogamie de la classe politique française » lorsque l’on est un pur produit de la technocratie. A cela, Bruno Le Maire réplique que la clef de sa réussite ne réside pas dans son milieu social, mais dans ce qu’il en fit.

« La France piétine. » Bruno Le Maire se présente comme vecteur de changement, de grands bouleversements: prenez garde à son air conformiste, il va tout révolutionner. C’est du moins ce qu’il tente de faire croire, faisant le constat d’un « vieux modèle en train de crever sous nos yeux » dont il est prêt à faire sauter les verrous via un renouvellement de la classe politique ainsi qu’une refonte du syndicalisme et de l’administration.

Pascal Bruckner face à Bruno Le Maire © Ulysse Bellier

« Il y a un Islam politique qui est là pour provoquer. » Bruno Le Maire, lui, « nomme les choses » et pointe ainsi du doigt les « Moleenbeek français ». Il souhaite ainsi inquiéter sur leur communautarisme rampant, tout en nous rassurant sur les mesures qu’ils souhaiterait prendre, dans un flou législatif prônant l’interdiction « de toute pratique religieuse ostensible à l’Université ». Cela permettrait-il a la République ayant déjà “reculé face à cet Islam politique” d’endiguer le problème ?

« Rien ne garantit qu’on tienne les promesses, c’est ce qui fait la noblesse de la politique ». On l’aura compris, cohérence et fiabilité sont les mots d’ordres de ce candidat pourtant insaisissable et paradoxal, jouant habilement des frustrations des citoyens sans se vouloir démagogue, se prônant réformiste tout en étant rassembleur. Il sait dès lors que l’obtention de la confiance est le principal leitmotiv politique. A vous de voir si vous souhaitez le croire. Car une chose est sûre : il croit déjà bien en lui.

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Le Grand Oral de Vincent Lindon en 5 points https://www.lapeniche.net/go_lindon/ Fri, 26 Feb 2016 14:00:48 +0000 http://lapeniche.net/?p=33468 Vincent Lindon était convoqué ce jeudi soir dans l’amphithéâtre Boutmy pour son Grand Oral. Fin connaisseur du public et de la scène, il s’est empressé de prendre les rennes de l’exercice. Désinvolture sagement maîtrisée et prestance contrôlée, un objectif pour l’acteur de 57 ans : séduire les jurés en jouant avec brio le rôle le plus subtil à mener, le sien. Retour.

Vincent Lindon, forte personnalité et image soignée

L’oral à est à peine commencé que Vincent Lindon, interrompant insolemment son juré Martin Lewandowski, fixe les règles de l’exercice. Il n’y aura, ce soir, ni selfie, ni snapchat, ni livetweet. L’acteur se livre à une rencontre loyale sans artifice. Le public est prévenu. Le ton est donné. Ainsi s’introduit lui même Vincent Lindon, esquissant une personnalité à l’image de sa carrière : loin des crépitements des appareils photos. Il déplore la gloire aussi bruyante que facile, quitte à refuser une couverture de magasine et le titre d’homme de l’année. Prompt à soigner les airs mystérieux qu’on lui connaît bien quand Alexandre Chernet, portrayeur de Sciences Polémique, l’interroge sur son regard soucieux, il admet volontiers être obsédé par la volonté de se représenter. « J’imagine que je suis constamment quelqu’un d’extérieur entrain de me regarder », explique-t-il. C’est d’ailleurs ce qui motive son choix de film : peut-il, de l’extérieur, se concevoir aisément entrain d’expliquer fièrement son projet ? Une exigence vis à vis de lui même qui, force d’introspection, dessine toute sa personnalité : l’art décontracté du contrôle, l’exigence soucieuse de se représenter tel qu’il est.

 

Président de la République ? Pourquoi pas !

Interrogé à de nombreuses reprises sur la récurrence des thématiques sociales dans ses films, Vincent Lindon livre sa profonde fibre politique, faite à la fois d’une confiance inébranlable et du feu de l’indignation. Les politiques ? « Ils se lèvent le matin, ils bossent, ils font ce qu’ils peuvent. » Les réformes ? « Que des demi mesures. Si on ne regarde que le bout de son nez, on se cogne ! ». Une vraie reprise en main du monde, des changements sur soixante ans, voilà ce à quoi appelle l’acteur. S’avouant indigné mais impuissant à l’évocation de la jungle de Calais, Vincent Lindon appuie ses propos sur le terrain qu’il affectionne le plus : la culture.

En littérature, interloqué par la présence latente des mêmes classiques à l’école : voilà maintenant trois générations qu’on étudie l’Etranger, quand Milan Kundera, Patrick Modiano, et Emmanuel Carrière sont laissés sur la sellette. A la télévision ? Indigné par la course à l’audience au profit de la qualité. La culture est une question d’éducation, et c’est la responsabilité des politiques d’éduquer.

Plongé très jeune dans un monde de débats politique, il regrette les balades de santé des politiques en province « Le président est aussi étonné de voir le boulanger que le boulanger le président ! ». Hilarité générale. Il y a des choses à faire et le changement est possible, le message est passé. Alors, quand on l’interroge sur un désir secret d’être président de la république, sourire badin aux lèvres, oui, il pourrait avec un peu de travail. Avant d’admettre la plaisanterie : la question ne se pose pas. Mais nous, on a compris : pourquoi pas.

 

La société d’aujourd’hui ? Modérée et vulgaire

S’il évoque à plusieurs reprises sa confiance invétérée dans les jeunes générations, Vincent Lindon ne cache pas son irritation quant aux visages du XXIème siècle. Rouge et remonté, il accuse le plus grand maux du siècle : la modération. Celle d’un refus total de « se tenir droit dans ses bottes ». La phrase à ne pas prononcer à ses côtés « Oh, je trouve que tu exagères un peu ». Car pour l’acteur, cette modération signe une mollesse et une vulgarisation de la société. Du tutoiement généralisé, de la « pensée Macdonald’ s », notre société, modérée, préfère partager une photo de mozzarella sur les réseaux sociaux plutôt que de prendre position sur un sujet, qui réagit avant de réfléchir. Sans modération, en somme, ce qui désole Vincent Lindon, c’est le tournant vulgaire du monde. Pour une critique plutôt communément répandue, on apprécie une réaction qui l’est beaucoup moins. Compte Twitter vierge, fort dans ses convictions, ce que Vincent Lindon condamne, il ne le fait pas.

 

« Si j’ai un César, c’est bien, si je ne l’ai pas, c’est mieux »

Passionné par le cinéma, pourtant sans vocation, Vincent Lindon raconte « comment devient-on Vincent Lindon » à Hugo Travers, c’est à dire comment devenir acteur (presque) par accident. Evoquant la sélection soigneuse de films dans lesquels il accepte de tourner, il reconnaît la responsabilité politique de l’acteur, son devoir de sensibilisation à la culture dans les collèges et les lycées. Quand on lui demande comment se porte le cinéma français, il répond « bien ». Statistiquement du moins. De plus en plus de films, d’acteurs et d’entrées sont comptabilisés, sans garantir pour autant de la qualité sur la durée et s’assurer de l’avenir du patrimoine français. Toujours, au fil de cette conférence, la peur d’une vulgarisation généralisée de la culture, comme de la société.

En cette veille de César, cependant, il ne semble pas trop s’inquiéter pour sa postérité. Si la récompense serait bienvenue, son absence serait tout aussi éloquente. Voilà que dans quelques années, on s’étonnerait aux cours Florent. « Tu te rends compte ?! Vincent Lindon n’a jamais eu de césar ! », ce qui serait, comme l’assure-t-il face à un public sceptique, tout aussi gratifiant.

 

Un acteur qui ne sait faire semblant

Vient alors la confrontation avec le grand témoin, l’avocat pénaliste Hervé Temine. Confronté à une différence décorée de compliments réciproques, voilà Vincent Lindon face à la question de la nature même de l’acteur. Une réflexion fertile qui l’emmène à un constat : le manque de sa vie, c’est celui des mots, de l’art oratoire. Pouvoir, tel un avocat, convaincre avec les mots. Car lui, comme il l’avoue modestement, n’a pour sa défense que son énergie, ses mimiques, sa colère pour s’exprimer. Avant d’ajouter que de toutes façons, il ne pourrait ô grand jamais être avocat, car, et c’est le comble pour un acteur, il ne sait pas faire semblant. Impossible, par exemple, de défendre quelqu’un qui le révulse, ou de feindre l’ignorance face à un interlocuteur, s’il était journaliste politique. Jury séduit, il semblerait que le charme Vincent Lindon ait opéré avec succès hier soir. Il le dit lui même : qu’importe si aujourd’hui le césar du meilleur acteur lui échappe, car à Sciences Po, il a brillé (encore plus que la statuette).

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