
Les ballons ont été installés aux environs de 13 heures par des étudiants membres du collectif organisateur de la Semaine contre l’Etat d’urgence. Selon le communiqué publié sur la page Facebook de l’événement, « Sciences Po a profité de l’état d’urgence pour instaurer un contrôle accru sur ses étudiant.e.s, qui perdure aujourd’hui encore ».

Seul hic ? L’absence d’autorisation d’une telle installation, qui reste pourtant obligatoire comme stipulé par le règlement de la Vie étudiante. La réponse des appariteurs a été un refus légitime et sans appel. Ce qui n’a pas empêché les protestataires d’appeler quelques ballons en renfort, et, par la suite, de refuser de décliner leur identité en fournissant une carte étudiante. Poussés dans leurs retranchements, les appariteurs n’ont eu d’autre choix que de crever les ballons protestataires.

Il est à ce stade impossible de donner tort à des appariteurs qui ne font, rappelons le, que leur travail. De la même façon, il est difficile de blâmer des étudiants qui souhaitent protester dans la plénitude du droit accordé par la liberté d’expression. Pas de camp choisi par notre rédaction si ce n’est celui des victimes: les ballons rouges.
]]>Dans le cadre de la Semaine contre l’État d’Urgence, d’autres événements seront organisés dans les jours à venir. Lien de la page Facebook de l’événement : https://www.facebook.com/Semaine-contre-l%C3%A9tat-durgence-530189827348046/