EADS – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Sun, 01 Nov 2009 15:10:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png EADS – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Marie Friocourt Chief of staff EADS, filiale défense et sécurité https://www.lapeniche.net/marie-friocourt-chief-of-staff-eads-filiale-defense-et-securite/ Sun, 01 Nov 2009 15:10:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=864

Chez EADS, je m’occupe actuellement de la vente de systèmes d’information et de sécurité à l’export, avec une forte concentration sur le Moyen-Orient.

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Chez EADS, je m’occupe actuellement de la vente de systèmes d’information et de sécurité à l’export, avec une forte concentration sur le Moyen-Orient.

« Chieff of staff » pourrait se traduire par ‘Directeur de cabinet ». Il s’agit de back-office management, c’est-à-dire de support à projets (par exemple, des projets de construction de frontières). Nous aidons sur le plan logistique, administratif, politique et industriel.

Parcours depuis Sciences Po

– Avez-vous suivi des formations complémentaires à Sciences Po ? Si oui, lesquelles ?

J’ai d’abord suivi une 1ère année à Dauphine. En 2ème année j’ai fait un DEUG en Langues Étrangères Appliquées, puis une licence au Celsa pendant ma 3ème année (6 mois de cursus académique et 6 mois de stage chez EADS à Munich). J’ai ensuite ntégré le Master de Communication et Marketing à Sciences Po qui a duré deux ans. Là j’ai réalisé ma 5ème année en alternance chez BNP Paribas en communication presse. Puis j’ai travaillé pendant 3 mois comme attachée de presse chez Air France avant d’ête embauchée chez EADS en janvier 2009.

– Avez-vous rencontré des difficultés à trouver un premier emploi ?

Je n’ai eu aucune difficulté à trouver mon premier emploi chez Air France : j’ai interrompu mon contrat à la BNP pour y aller. En fait, j’ai été embauchée avant d’être diplômée, et c’était la seule candidature que j’avais posée : j’ai été recrutée du premier coup.

– Quels sont les éléments de votre formation à Sciences Po qui vont ont particulièrement aidé lors de vos premiers entretiens ?

Les atouts de ma formation à Sciences Po sont la notoriété et la réputation élitiste de l’école, la richesse du réseau d’anciens, et la culture générale. Ce n’est pas forcément la réalité des choses, mais c’est en tout cas ce qui a été perçu par mes recruteurs, ce qu’ils recherchaient précisément et apprécient chez les Sciences Po. Personnellement, Sciences Po m’a surtout appris à raisonner rapidement et enseigné des mécanismes de pensée.

– Inversement, des points spécifiques relatifs à la formation que vous avez reçue à Sciences Po, vous ont-ils été reprochés au cours de ces entretiens?

Sciences Po ne nous forme pas assez aux outils techniques ; la formation n’est pas assez pointue en termes d’outils de compétence, par rapport à ce qu’enseignent les Grandes Écoles de commerce. La formation manque de « sciences dures » telles que les statistiques, les mathématiques…

– Des clefs pour un Sciences Po en entretien ? Comment se valoriser ? Quelles forces mettre en avant ?

Il faut absolument mettre en avant ses « social skills », l’aisance relationnelle acquise à Sciences Po : le savoir-vivre ensemble, l’autonomie, la capacité à travailler en équipe et les connaissances de culture générale. Parce que c’est vrai !

– Sur quels critères pensez-vous avoir été embauchée ? Dans quelle mesure être diplomée de Sciences Po était-il déterminant ?

C’est un mélange de tout, un équilibre entre ma formation à Sciences Po, mes langues étrangères, mes expériences internationales, mes expériences précédentes et mon aisance relationnelle. Sciences Po était un facteur différenciant, permettant d’être short-listé, c’est-à-dire de passer le premier « tri » de CV : c’est unanime, tous les anciens diplômés le constatent.

– Qui étaient vos concurrents lors de votre recherche d’emploi ? Comment vous positionniez-vous par rapport à eux ?

J’ai postulé pour seulement un poste et très longtemps avant ma sortie de Sciences Po car je le voulais vraiment ; je n’ai par conséquent été confrontée à aucune concurrence. Mais en général, la concurrence, ce sont surtout les seniors. Je dirais, dans l’ordre, que la concurrence d’un Sciences Po ce sont :

1. Les seniors, concurrence la plus dure car ils ont plus d’expérience que les jeunes diplômés,

2. Les autres diplômés de Sciences Po,

3. Les Écoles de commerce,

4. Les ingénieurs.

Présentation du métier

– Que jugez-vous être les atouts de votre formation à Sciences Po dans le cadre du métier que vous exercez actuellement?

C’est ma capacité à m’adapter et à passer très vite d’une problématique à une autre. Aujourd’hui, mon métier n’a rien à voir avec la communication. Donc même si quelques outils de communication (capacité à rédiger des notes de synthèse, etc…) et mon background culturel sont des atouts, ils ne sont pas décisifs actuellement pour moi.

– Quels sont les éventuels manques de cette formation en ce qui concerne votre métier ?

A Sciences Po, même si c’est normal, on ne parle pas du tout de l’industrie, alors qu’une grande partie des entreprises touchent à ce domaine. On ne connaît rien à la gestion de projets, au milieu industriel. En marketing, ces entreprises -comme EADS- recrutent davantage des ingénieurs que des Sciences Po, car il faut une réelle connaissance et compréhension du produit. En communication, c’est moins problématique car c’est la marque que l’on vend et non ses produits.

– Votre entreprise recrute-t-elle beaucoup de profils Sciences Po ?

EADS recrute très peu de Sciences Po, c’est plutôt une entreprise d’ingénieurs. Il y en a, mais ils sont rares…

– Que dire de la rémunération d’un Sciences Po issu du Master Communication et Marketing ?

35 000 euro. C’est dans la moyenne de Sciences Po, mais ce n’est pas terrible. Ce qui compte en tout cas dans les grilles de salaires, c’est la plus haute école dont on provient : il y a un nivellement des salaires par le haut.

Perspectives

– Quels sont les éléments de la formation qui, selon vous, pourraient être améliorés afin de mieux correspondre aux attentes des recruteurs sur le marché actuel?

Je suis trop éloignée du cœur de ma formation pour pouvoir exprimer un avis.

– Jugez-vous qu’une formation complémentaire soit nécessaire après ou en parallèle de Sciences Po?
C’est selon le métier que l’on exerce, mais j’aurais tendance à répondre oui. Pour les métiers « cœur de cible » de Sciences Po, ce n’est pas nécessaire. Mais si l’on se dirige vers des métiers plus pointus et plus techniques (au profil « ingénieur » par exemple), alors, un complément de formation peut s’avérer utile afin de mieux correspondre au secteur que l’on recherche. Clairement, cela dépend davantage du secteur que l’on vise que du fait que Sciences Po ne soit pas assez professionnalisant.

Réseau Sciences Po

– Vous est-il déjà arrivé de faire jouer le réseau Sciences Po pour obtenir un poste ?

Non. Sauf peut-être en alternance : j’avais envoyé une fois un e-mail à l’un de mes professeurs. Le fait de le connaître et de s’en recommander m’a aidée auprès du manager dans mon embauche.

– Seriez-vous prête à le faire jouer ?

Oui, sans hésiter car cela marche très bien ! Ça aide à passer et à franchir les rounds d’entretien. Mais le réseau reste un « plus », un élément qui permet de se distinguer à CV égaux. On n’est pas recruté par cooptation parce qu’on est Sciences Po et qu’on active son réseau, mais parce qu’on est bon. C’est un supplément qui aide, mais qui ne se suffit pas à lui-même. __

– Pensez-vous que l’on puisse parler de solidarité entre les anciens Sciences Po ?

Oui. On accepte toujours de s’aider entre Sciences Po parce que l’on trouve ça sympathique. Les Anciens me répondaient toujours favorablement lorsque je les lançais quand j’étudiais encore.

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M. Hervé Borensztejn, Head of Competency Development chez EADS https://www.lapeniche.net/m-herve-borensztejn-head-of-competency-development-chez-eads/ Tue, 16 Jun 2009 09:57:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=808 M. Hervé Borensztejn, Head of Competency Development au département des ressources humaines chez EADS, a accepté de s’entretenir avec nous afin de nous donner son opinion sur la formation offerte à SciencesPo et l’insertion professionnelle de ses diplômés. Ancien ingénieur des Mines, il nous donne un point de vue tout à fait intéressant sur les atouts que peut faire valoir un SciencesPo, et aussi un constat lucide sur les faiblesses qu’il peut falloir combler, et ce dans une entreprise où les profils d’ingénieurs sont généralement appréciés.

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M. Hervé Borensztejn, Head of Competency Development au département des ressources humaines chez EADS, a accepté de s’entretenir avec nous afin de nous donner son opinion sur la formation offerte à SciencesPo et l’insertion professionnelle de ses diplômés. Ancien ingénieur des Mines, il nous donne un point de vue tout à fait intéressant sur les atouts que peut faire valoir un SciencesPo, et aussi un constat lucide sur les faiblesses qu’il peut falloir combler, et ce dans une entreprise où les profils d’ingénieurs sont généralement appréciés.

L’image de l’étudiant de SciencesPo

D’après M. Borensztejn, il n’y a pas de stéréotype de l’étudiant de SciencesPo. Les étudiants de l’institut offrent une bonne diversité de profils et de personnalités qu’on ne peut généraliser. Néanmoins, certains traits communs peuvent être décelés : les étudiants de sciencesPo sont généralement « smart », font preuve d’une certaine aisance relationnelle, d’une bonne assurance – attention à ce que cela ne se transforme pas en arrogance ! – qui sont autant de qualités pour réussir en entreprise. La formation est généraliste, ce qui en est la force et la faiblesse. En effet, les SciencesPo peuvent manquer de compétence et de savoir technique, ce qui peut s’avérer problématique. Malgré cela, ils peuvent avoir leur place dans plusieurs fonctions (RH, finance…), ce qui démontre la qualité de leur formation. De plus, ils sont souvent très travailleurs et investis dans leur travail.

Les masters de SciencesPo

Les masters de SciencesPo ont une très bonne réputation, mais gagnent encore à se faire connaître. Ils ont une bonne interconnexion avec le monde de l’entreprise mais ce n’est pas forcément connu, notamment par les entreprises qui ont tendance à favoriser les profils issus d’écoles d’ingénieur ou de commerce.

Par rapport à des étudiants diplômés d’écoles de commerce, les SciencesPo doivent insister sur leur compétence technique, et prouver qu’ils sont au niveau, notamment pour les financiers. Tout l’enjeu pour un étudiant de SciencesPo est de réussir à combler ses lacunes techniques – s’il y en a – tout en réussissant à vendre sa capacité à s’adapter à l’entreprise à long terme. Le SciencesPo a généralement moins l’esprit « entrepreneur » que l’étudiant d’école de commerce.

Les conseils en entretien

Pour réussir en entretien, et cela est certainement plus vrai pour les profils généralistes que l’on peut trouver dans l’institut, il faut montrer de la constance et de la cohérence dans le parcours de formation. Il faut montrer le fil directeur entre les matières choisies, les stages effectués et le projet présenté. Surtout, il ne faut pas donner l’impression de la superficialité et de la dispersion dans le parcours. Les responsabilités associatives sont aussi très appréciées, ainsi que la pratique sportive lorsqu’elle peut être valorisée (sports d’équipe notamment).

L’expérience internationale est aussi naturellement une dimension à faire valoir, car c’est souvent une preuve d’ouverture d’esprit et de bonne gestion des problématiques interculturelles propres à toute entreprise internationale. La maîtrise de l’anglais est nécessaire, et la maîtrise d’autres langues est aussi très valorisée. Cultiver la dimension internationale de son profil est toujours un plus, et les stages et séjours longs à l’étranger, de type année de césure par exemple, sont toujours de très bonnes expériences à faire valoir.

Les profils favorisés chez EADS

EADS est une entreprise qui prend rarement des stagiaires sans avoir l’idée de pouvoir éventuellement les recruter ensuite. Il est possible que des gens passent plus de 30 ans de leur carrière dans l’entreprise, il faut donc prendre en compte toutes les caractéristiques de leur profil, aussi bien leur savoir-faire technique que leur personnalité. Ce qui est attendu avant tout, c’est la passion des métiers de l’entreprise. Les SciencesPo, et notamment ceux qui viennent de finance, peuvent trouver leur place en direction financière ou en direction stratégique (moins pour les débutants). Des passerelles existent naturellement entre les fonctions.

Quelques conseils pour les étudiants de SciencesPo

Trouver le point d’équilibre entre l’optimisation du profil généraliste assez unique et le comblement des déficits, notamment techniques. Il faut cultiver la dimension internationale, et aussi, bien choisir ses stages.

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