developpement durable – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Sun, 29 Sep 2019 19:59:03 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png developpement durable – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Triplétades 2019 : A ta bicyclette! https://www.lapeniche.net/tripletades-2019-a-ta-bicyclette/ Mon, 30 Sep 2019 08:00:58 +0000 http://www.lapeniche.net/?p=39965 Aujourd’hui, je viens te conter les bienfaits du vélo, et les petits conseils pour te déplacer en toute sécurité en ville, et en particulier dans notre jolie capitale, qui j’en suis sûre, ne t’as jamais fait peur.
En partenariat avec Sciences Po Environnement et Binouze Bikers, cet article est surtout à but informatif. En effet, si tu es un petit accro des réseaux sociaux, tu dois déjà savoir que l’épreuve la plus cool des triplétades, aura lieu ce vendredi 4 Octobre à 19h

Ainsi, tu vas devoir affronter les autres triplettes sur ton meilleur vélo ou ton meilleur vélib’, pour arriver le premier à un bar dont tu ne connaîtras que le nom, pour y boire de super grenadines (nous en sommes tous certains). 

Alors, réveille le plus beau cycliste en toi, parce qu’il va falloir pédaler, et vite. 

Seulement, pour remporter la victoire en toute sécurité, il ne faut pas oublier que le vélo est un moyen de transport génial mais avec lequel il y a certaines règles de courtoisie et de sécurité routière à respecter pour arriver tout entier dans ton nouveau bar préféré. 

Notre but c’est bien sûr aussi de t’inciter à faire du vélo. Parce que le vélo, ce n’est pas fait juste pour remporter les triplétades, c’est également une alternative plus durable pour se déplacer dans la capitale.  

Quels sont, alors, les conseils pour rouler à vélo sans jamais se faire renverser ? (Surtout à 4 heures du mat’ ou quand tu es en retard pour aller en Boutmy)

  • En premier lieu, ça semble évident, mais sois respectueux et courtois ! Reste poli avec tous les autres usagers de la route, à vélo tu n’es pas tout seul, tu es très peu protégé et donc vulnérable. En bref, sois prudent avec les gens qui t’entourent et très attentif !
  • Ensuite, même si ce n’est pas toujours très joli, porte un gilet fluorescent (jaune, bleu, vert ou rose, c’est toi qui choisis), tout simplement, pour que tu sois visible ! Porte un casque et tous les équipements nécessaires à ta sécurité. Si tu roules le soir, n’oublie pas de mettre la lumière de ton vélo : tu dois toujours être visible par les autres pour rester en sécurité.
  • N’oublie pas ta sonnette : en plus d’être visible, il faut que tu sois audible par les autres, et surtout par les piétons qui rêvassent sur ta piste cyclable.
  • Assure-toi que ton vélo fonctionne correctement avant de partir : pneus gonflés (vérifie souvent ta pression), freins en bon état, selle à la bonne hauteur, sonnette et lumières qui fonctionnent, etc… Ça sera dix fois plus agréable si tu te sens en sécurité. 
  • N’oublie pas ton antivol, ou de vérifier où est la prochaine borne vélib’, pour réussir à te garer en temps et en heure (et arriver le premier au bar pendant les triplétades). Assure-toi que ton antivol est fonctionnel, tu ne voudrais pas te faire voler ce superbe engin qui est peut-être plus vieux que toi. 
  • Respecte la signalisation. Non, ça ne sert à rien de griller un feu rouge, Delalande peut bien attendre. Respecte le code de la route, roule le plus loin possible des voitures, sois là où tu es censé rouler (par exemple la piste cyclable). Les règles de circulation ne sont pas compliquées, mais tout devient beaucoup plus dangereux quand tu les ignores car les autres usagers sont surpris ou énervés par ce que tu fais (surtout à Paris) 
  • Roule toujours bien à droite de la voie, dans le bon sens, quand il n’y a pas de piste cyclable et que tu n’es pas sûr d’être là où il faut.
  • NE GRILLE PAS LES FEUX ROUGES. 
  • Prépare ton itinéraire un minimum. Tu es vulnérable à vélo donc ne sois pas hésitant, pour ne pas te mettre en danger, et surtout arrête toi sur le bas-côté pour vérifier ta route. Tu peux par exemple utiliser l’appli Géovélo, qui calcule les itinéraires les plus safe.
  • Ne lis pas cet article en faisait du vélo. C’est dangereux. 
  • N’utilise pas ton téléphone en général : tu as besoin de tes deux mains pour te signaler et pour rouler avec plus d’aisance. Tu n’es pas obligé de poster un meme en roulant. (Tu le feras en Amphi de toute façon)
  • Évite d’écouter quelque chose en même temps que tu roules : tu n’es pas autant attentif à ce qu’il se passe. La route, c’est tout autant les bruits que ce que tu vois.

 En bref : sois concentré et tout ira bien. 

Alors, maintenant que je t’ai bien embêté avec mes supers règles, laisse-moi te dire pourquoi le vélo c’est cool

Déjà, c’est cool parce que c’est écolo : ton empreinte carbone de déplacement est bien meilleure à vélo, parce qu’elle est très proche de 0, surtout si tu récupères celui de la voisine de l’ex de ta proprio. En vélib’, c’est la même chose. Ton empreinte carbone est calculée à partir de tes émissions de CO2 quand tu te déplaces, quand tu consommes, ou quand tu manges. Ainsi, les transports en commun émettent bien moins de gaz à effet de serre que la voiture, parce que la même distance est parcourue mais à bien plus nombreux. Seulement, le bus et même le métro sont émetteurs de gaz à effets de serre mais aussi de particules fines, dangereuses pour la santé, et qui contribuent au réchauffement climatique. Ainsi, en faisant du vélo, tu contribues à rendre l’air plus respirable, mais aussi à ne pas polluer encore plus et donc à contribuer au changement climatique.

Si tu n’as pas de vélo, si tu souhaites en faire occasionnellement, ou que tu habites un 10 m2 au 6ème étage sans ascenseurs et sans cave, les vélib’ sont de bonnes alternatives. Le forfait mensuel V-Plus est à 2,30 € (1,55€ si tu es boursier). La première demi-heure est gratuite, ce qui permet de parcourir une assez grande distance.  Sinon c’est 1 euro par demi-heure. Moins cher que le métro… Avec les grèves qui arrivent, c’est l’occasion de tester! Et en plus, tu fais du sport pour pas grand-chose. 

Pour pédaler, il faut certes du courage, alors n’oublie pas de t’hydrater avant de partir sur les routes pavées. Cependant, en attendant que tout le monde t’imite, n’hésite pas, si tu le souhaites, à porter un masque pour éviter de respirer les pots d’échappement du bus devant toi. Paris n’est pas toujours très adapté aux cyclistes, et c’est pour ça que si tu te mets à rouler maintenant, cela incitera la mairie, ou Sciences Po, à mettre en place des infrastructures nécessaires pour que la circulation cycliste soit plus aisée et adaptée. Alors prends ta bicyclette : c’est un acte écocitoyen. 

Les avantages du vélo sont multiples : et les utilisateurs réguliers de ce moyen de transport te le diront aussi. 

Paul, en 1A : « Je fais du vélo tous les matins et tous les soirs pour aller à Sciences Po. J’aime beaucoup me déplacer comme ça, parce que ça me donne une poussée d’adrénaline en fin de journée avant de rentrer chez moi. Je préfère le vélo au métro : pour l’instant j’ai testé les deux, et je me suis pris rapidement un pass vélib’. J’évite l’odeur du métro et ses rames bondées, et ça me donne de l’énergie en fin de journée. Ça va plus vite à vélo et c’est plus agréable : j’ai une grande impression de liberté et c’est beaucoup plus pratique. Cependant, faut faire attention, surtout quand il pleut. Il faut être encore plus attentif, et vérifier ses pneus ! Après je pense, que s’il y avait plus de stations de vélib’ ça serait encore mieux. La flotte (de vélos) serait plus grande encore s’il y avait plus d’utilisateurs. En bref, je recommande le vélo, surtout quand tu habites trop loin pour venir à pied mais que tu en as marre du métro : au moins tu peux être maître de toi-même et te sentir libre. Après je verrai bien quand il fera plus froid, ou quand il y aura de la pluie tous les jours… » 

Geoffrey, en 1A : « Franchement c’est super avantageux, en tarif jeune, je paie une vingtaine d’euros par an, alors que je paie mon pass Navigo plus de 300 euros… Donc clairement, c’est bien plus économique… En revanche, même si c’est très pratique, je me suis déjà fait peur. Les ponts sont plutôt dangereux et faut faire assez attention, surtout quand tu viens de l’île de la Cité pour aller vers Sciences Po, parce que tu n’es pas tout seul… Mais bon, il suffit de faire attention, surtout en tant que piéton quand tu vois des cyclistes. Après les avantages sont bien plus grands. Déjà du côté du portefeuille, mais surtout parce que c’est beaucoup plus confortable et agréable que le métro. Je mets beaucoup moins de temps, et j’évite de m’enfermer tous les matins et tous les soirs. Je vois la beauté de la ville, et c’est quand même bien d’éviter les sous-sols. Après, je pense qu’il faut surtout savoir rester polyvalent et privilégier le vélo quand on le peut, c’est quand même certainement moins polluant que le bus. » 

Nicolas, en Master « Je n’ai pas roulé qu’à Paris, mais aussi beaucoup à Tokyo et cette ville est vraiment géniale pour rouler à vélo. Selon moi, le but principal du vélo c’est de se sentir libre et d’éviter la voiture polluante, ou les transports en commun qui sont chers et tout de même polluants, parce qu’ils consomment énormément d’électricité. C’est pour ça, faire du vélo, c’est un acte totalement responsable. Tu te déplaces par toi-même, et souvent bien plus rapidement qu’en transports en commun ! Faut juste faire attention à son antivol, les vols de vélo sont plus fréquents qu’on ne le pense. » 

Si tous ces arguments ne t’ont pas encore convaincu, sache que tu peux t’essayer au vélo dans la ville lors des Triplétades, vendredi prochain. En attendant, privilégie la marche à pied sur les très courtes distances et le vélo quand ça devient plus long. Fais toujours attention à toi et n’oublie pas tous les autres avantages à faire du vélo: la brise matinale qui fouette ton visage, la sensation de liberté, la beauté de la ville… Ce ne sont que des arguments supplémentaires pour te mettre à pédaler. En plus, c’est plutôt romantique, non ? 

Alors, à ta bicyclette!

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Semaine du développement durable : le renouveau écolo ? https://www.lapeniche.net/semaine-du-developpement-durable-le-renouveau-ecolo/ https://www.lapeniche.net/semaine-du-developpement-durable-le-renouveau-ecolo/#comments Mon, 19 Mar 2012 20:54:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1318 La semaine passée, à moins que vous ne soyez en phase d’hibernation pré-galops, vous avez nécessairement assisté à l’omniprésence en Péniche de Sciences Po Environnement (SPE) et autres associations à tendance quinoa, dans le cadre de la semaine du développement durable. Si vous nous avez lu en début d’année, vous savez que notre article sur SPE a suscité une volée de bois vert. Nous ne reviendrons pas sur les détails de cette polémique et la remise en cause des activités de SPE qui montre les interrogations d’une partie des étudiants de la rue Saint-Guillaume quant à l’association écologiste. Toutefois, l’affaire aura tout de même mis en lumière les difficultés de communication de SPE, tant sur son image que ses activités. Cette semaine du développement durable était ainsi une chance nouvelle pour l’association de se mettre en lumière auprès d’étudiants circonspects, et de donner la part belle à une cause qui, en définitive, nous concerne tous.

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Afin de nous éclairer sur cette semaine consacrée au développement durable, nous avons rencontré Gaspard Dallens, étudiant en AP et militant Greenpeace, mais pas à SPE, et co-organisateur de l’événement. Disert et agréable, il nous a présenté avec clarté ses objectifs. En premier lieu, « décloisonner l’écologie ». Sur le plan théorique, en montrant par des cycles de conférences les corrélations avec des problématiques économiques, sociales, et politiques. Mais aussi sur le plan pratique en développant des partenariats pendant la semaine avec des association à la fois internes (Sciences Polémiques, UNICEF, Amnesty international, BDA…) et externes (action contre la faim, Greenpeace, WWF…) à Sciences-Po. Tout ceci dans le but de fédérer les étudiants et de dévoiler un visage plus attrayant que l’austère réputation actuelle, que lui-même déplore et ne considère pas comme tout à fait injustifiée. Cette effervescence a donc donné lieu à manifestations diverses, stands visibles et sculptures conceptuelles en Péniche, conférences sur des sujets transversaux tels que « La politique alimentaire mondiale » et actions « coup-de-poing » plus inattendues.

La semaine fut ainsi marquée, mercredi dernier, par une intervention insolite en plein cœur de Sciences-Po. A l’heure du déjeuner, alors que les étudiants faisaient bombance sur la pelouse du jardin, dans l’état dans lequel ils l’avaient laissé la veille, c’est entendu, un groupe d’activistes fit irruption, pancartes et chants militants à l’appui, en scandant des slogans quelque peu inattendus. « Areva crée de l’emploi », « tant que nous avons de l’énergie, gâchons-la » pouvait-on lire sur leurs affiches. Interrogés par nos soins, l’un des membres du mouvement, Pierre Bonneau, nous expliqua qu’il s’agissait d’une intervention du Parti de l’Opposition au Changement, nous démontrant avec verve que « l’axe majeur de {leur} action consiste surtout à répandre le message selon lequel les générations futures, on s’en fout ! » louant au passage l’inertie de la campagne d’Eva Joly. Cette flashmob impromptue était bien évidemment à prendre au second degré, puisqu’il d’agissait d’une idée de Greenpeace afin de sensibiliser les étudiants à la cause écologique, trop souvent négligée dans le champ politique.

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Une initiative humoristique qui constitue une nouvelle forme de communication des associations écologistes de Sciences-Po, à l’inverse de l’austérité affichée jusque là. Une initiative à saluer tant elle montre qu’on peut défendre une cause importante comme celle de SPE sans tomber dans l’activisme moralisateur auquel on avait été jusqu’alors habitués. Quel bilan tirer de cette semaine du développement durable ? Ainsi que le résume Gaspard Dollens, la réussite fut notable mais relative. Trop peu d’étudiants présents aux différentes manifestations, notamment aux conférences, et ce malgré les différents partenariats, mais une réelle réceptivité à ces actions d’un genre nouveau au sein du militantisme écolo à Sciences-Po, qui se répéteront donc, selon le militant. Renouveau de communication ou pas, cette semaine a en tout cas démontré qu’il y avait le potentiel à Sciences-Po pour une plus grande réceptivité de la cause écologiste, à condition que Sciences-Po Environnement, qui ne sera pas toujours appuyé par d’autres associations, s’en donne les moyens.

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Éphémère semaine d’introduction au développement durable https://www.lapeniche.net/ephemere-semaine-dintroduction-au-developpement-durable/ https://www.lapeniche.net/ephemere-semaine-dintroduction-au-developpement-durable/#comments Fri, 15 Apr 2011 01:31:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1188 Affiche semaine ddDu 4 au 8 avril, les murs de Sciences Po accueillaient la Semaine du Développement Durable. Jusqu'où celle-ci a-t-elle marqué les esprits? On pourrait craindre que le manque de prosélytisme des organisateurs n'ait fait de la semaine de l'environnement - à l'instar de la place du thème dans la vie politique - qu'un sujet parmi d'autres dans la vie mouvementée de l'Institut cette semaine-là.

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Affiche semaine ddDu 4 au 8 avril, les murs de Sciences Po accueillaient la Semaine du Développement Durable. Jusqu’où celle-ci a-t-elle marqué les esprits? On pourrait craindre que le manque de prosélytisme des organisateurs n’ait fait de la semaine de l’environnement – à l’instar de la place du thème dans la vie politique – qu’un sujet parmi d’autres dans la vie mouvementée de l’Institut cette semaine-là.

Ah oui, c’est vrai, c’est la Semaine du Développement Durable à Sciences Po. Lundi 4 avril, quelques piliers du 27 sont timidement vêtus de vert. En Péniche, il est dit qu’ « être écolo, c’est rigolo ». Nous pouvions d’ailleurs nous poiler sévèrement en tentant de gagner des paniers bio- équitables Max Havelaar en participant à un quizz développement durable. Initiative louable, si ce n’est que le texte des questions était en partie « emprunté » à l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). LaPéniche remercie Sciences Po Environnement pour les tablettes de chocolat.

Le développement ludico-durable n’a visiblement pas séduit – deux poufs verts installés dans le petit hall, destinés à la pratique du jeu « Néo Eco », n’ont servi qu’à soulager la bibliothèque. Même constat pour l’application « Coach Carbone®  » de la Fondation Nicolas Hulot: à condition de trouver une chaise et d’avoir en tête, entre autres, les mensurations de votre logis, vos menus hebdomadaires et votre nombre d’ampoules, vous auriez pu passer une heure pour savoir précisément combien de tonnes de carbone vous rejetez annuellement. Une cage de métal vous incitait à « Donner une seconde vie » à vos appareils électriques, un message si efficace qu’un grille-pain encore fonctionnel avait été placé parmi ces condamnés au recyclage.

Ne doutons pas que ces saupoudrage de l’arsenal à sensibilisation aient été amusants pour qui s’intéresse au sujet de la semaine – mais on ne peut pas dire des premiers jours que nous ayons été violemment interpellés par des discours chocs. Les élèves auraient pu être farouchement pris à parti, par d’ardents défenseurs de la cause écologique munis de casques verts et scandant des slogans guerriers. Mais à l’image des préférences-consommateur en vigueur 52 semaines par an, les crackers bio n’ont su triompher des Ferrero Rochers distribués sans économie d’énergie par les groupuscules sectaires qui squattaient ces jours-là la Péniche pour des motifs peu clairs, ou du moins inexpliqués à ce jour.

FNE Kill BeesL’espace mental de l’élève de Sciences Po est chose précieuse, tant il est assailli de propositions. L’enchaînement et l’enchevêtrement des « Semaines » du second semestre réduit inévitablement le temps d’attention possible, tant pour les habitués du « multi-tasking » que pour les mono-maniaques. L’urgence du développement durable est un sujet relativement « dominé » en termes d’affluence, bien que cela puisse-t-être un peu moins vrai tout récemment. Il reste que pour l’année prochaine, il serait souhaitable qu’elle ait sa semaine à elle toute seule, afin d’éviter le paradoxe apparent a celui qui promenait son regard du côté gauche au côté droit de la Péniche durant la fin de la campagne BDE.

Comme souvent, les fatalités horaires de notre bouillant Institut ont joué sur l’affluence aux divers rendez-vous. Première idée, donc projet phare de Sciences Po Environnement, le débat politique intitulé « A un an de la présidentielle, quelle place pour l’environnement ? » était concurrencé par la visite imprévue du Ministre des Affaires Européennes de la Turquie, en Boutmy quelques étages plus bas. L’écrasante majorité du public ayant gravi les marches faisait partie de Sciences Po Environnement. Élus EE-LV, UMP et PS, ainsi qu’une représentante de France Nature Environnement, les invités se sont livrés à une danse subtile. Entre les positionnements partisans à coup de leitmotiv, les participants – globalement tous écolos – se sont différenciés par leurs analyses de ce que la société penserait du débat.

Ne pas dissocier l’environnement de l’économique et du social: exhortation de FNE aux partis. Cet appel est en tout cas nécessaire: Serge Grouard (UMP), a dit craindre que l’environnement ne soit qu’un sujet parmi d’autres pour son parti, au sein duquel il a admis être minoritaire. Rendre le développement durable désirable? Il est pessimiste quant au niveau de préoccupation environnementale des français. Le maire d’Orléans (par ailleurs connu pour avoir attaqué un blogueur en justice), s’est fait opposer par le député EE-LV que « les élus pensent que les électeurs sont plus conservateurs qu’ils ne le sont vraiment », arguant que l’écologie représente, de manière utilitaire, un intérêt concret pour la population. La représentante PS l’intègrerait quant à elle dans une « social-écologie », qui voudrait effacer une « contradiction » supposée entre justice sociale et écologie. Si chacun a promu sa vision de la question écologique, les propositions sont restées vagues, le débat assez théorique et parsemé de tautologies, malgré les questions assez pointues de la salle.

schéma DDL’autre événement politique, cette fois-ci plus clivé sur la question écologique, est aussi resté dans les clous de ce qu’on pouvait en attendre. Modéré par nos confrères de RSP.fm, le débat entre partis de Sciences Po sur la politique énergétique de la France se déroula devant un public réduit de moitié depuis le départ de Rama Yade. Au bénéfice stratégique de la pénétration du développement durable, peut être aurait-il été préférable faire passer l’ancienne ministre en deuxième. La joute dérivant rapidement sur le dernier sujet d’actualité – le nucléaire – les positions partisanes ne furent guère plus évoluées que celles de leurs partis de tutelle, bien que les invectives fusèrent comme chez les grands, dans une ambiance cordiale. Accusé de populisme, le représentant d’Europe Écologie-Les Verts eut du mal à se défendre, notamment face à un excellent orateur UMP promouvant, sans démagogie aucune, le maintient du nucléaire pour le salut de la facture d’électricité des français.

La dimension sociale de l’écologie, présentée comme un des trois piliers du développement durable (avec l’économique et l’écologique), n’a été que peu mise en avant lors de cette semaine. Les thèmes environnementaux étaient bien là, avec la cafeteria auto-gérée, l’art écolo, les jeux, les conférences, le quizz paniers-bio – mais les deux autres piliers, dits « pragmatiques », passèrent moins de temps sous les projecteurs. Il reste que les initiatives menées donnèrent une coloration verte à Sciences Po durant cette semaine, à certains égards plus présente que certaines semaines thématiques cette année.

Projet phare de P.A.V.é.S, la cafet’ bio-équitable du 13 a eu jeudi un succès certain. Le créneau distribution de nourriture étant libre, les étudiants ont pu, par vagues entre les cours de l’après-midi, se délecter de boissons chaudes et de gouters bio-équitables, certes payants mais à des prix défiant la concurrence des machines toutes proches. P.A.V.é.S serait a priori rentré dans ses frais. C’est de bonne augure pour l’association, qui a le projet d’implanter durablement dans le courant de l’année prochaine,une cafétéria de ce type à Sciences Po. Mais ce serait plutôt au 28 rue des Saints Pères que les écolos viendront casser la croute, le CROUS ayant des projets prioritaires sur le bar inutilisé du 13. Les hyperphages parmi nous noteront avec joie que cela porterait alors à 4 le nombre bâtiments du campus pourvus points de sustentation.

Semaine DD Jardin orduresLe soleil qui a baigné cette semaine du développement durable aura permis le bon déroulement d’une opération coup de poing qui ne sera pas passée inaperçue. Comme beaucoup l’auront noté, la pelouse du jardin était en fin de semaine bariolée d’une semaine de déchets – journaux, sac plastiques et gobelets n’avaient pas l’air de gêner autant les élèves que la progressive disparition du soleil de l’enceinte de l’Institut. « On les aura vu, Sciences Po Environnement », lance une étudiante.

Mais les avons nous entendu ? Nous ont-il convaincu de l’urgence de prévoir le futur? Ont-ils touché hors de ceux ayant déjà une affinité pour les thématiques écologiques ? L’étudiant lambda sera-t-il plus enclin à ramasser les journaux humides du jardin comme l’ont fait ceux grâce à qui cette opération fut réalisée ? A voir. A l’image des quelques curieux, qui en chemin pour la Bibliothèque du 27, s’arrêtaient un instant dans leur labeur pour examiner ces œuvres faites de matériaux recyclés, on pourrait déplorer que cette semaine n’aura été pour Sciences Po qu’une éphémère introduction au développement durable. A celle de l’année prochaine de convaincre.

Remerciements à: Etienne Combier, Olivier Pivot.
Images: Sciences Po Environnement, France Nature Environnement, Wikipedia, Adrien Bonnet.

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L’épée politique, le maçon vert et le bras moussu: l’écologie à Sciences Po https://www.lapeniche.net/lepee-politique-le-macon-vert-et-le-bras-moussu-lecologie-a-sciences-po/ https://www.lapeniche.net/lepee-politique-le-macon-vert-et-le-bras-moussu-lecologie-a-sciences-po/#comments Wed, 09 Mar 2011 11:33:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1155 economie-ecologie-pour-terre.jpgOù en est l'écologie à Sciences Po? LaPéniche a voulu enquêter et vous livre un tour d'horizon complet. Suivez le guide!

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economie-ecologie-pour-terre.jpgOù en est l’écologie à Sciences Po? LaPéniche a voulu enquêter et vous livre un tour d’horizon complet. Suivez le guide!

Si Dieu a créé la Terre, alors la Terre a créé Eco Campus. Fondée en 2006, l’association réunissait alors nos protagonistes en un seul pouvoir suprême. Sans même une considération pour le temps de chauffe – et oui elle a trainé la Terre, mais que voulez-vous elle était occupée- un grand changement eut lieu. Aussi sûr qu’un Concile de Nicée, le temps accomplit son œuvre dans la Rue Saint-Guillaume, donnant naissance à trois associations distinctes: Europe Écologie-Les Verts Sciences Po, P.A.V.é.S, et Sciences Po Environnement. Trois parties d’un même tout: implanter l’écologie et défendre ses convictions, tel une sorte de Dieu trinitaire. Rassurez-vous, personne n’a été blessé, ni aucun animal mal-traité durant le processus.

Il est donc temps de voir précisément les forces écologiques en présence dans notre école, qui représentent un courant de plus en plus populaire dans l’opinion avec plus de 80% des élèves se disant intéressés par l’écologie à Sciences Po selon un sondage LaPéniche. Qu’on les traite de héros ou de paranos, les écologistes sont au cœur du débat sur notre futur, entre changement et passivité. Malgré tout, tout un chacun n’a pas la même définition de l’écologie, ni tout à fait la même vision. S’ils s’accordent pour dire que l’écologie inclut inévitablement le développement durable, chacune de ces trois associations veut montrer un visage de l’écologie différent: un militant, un pratique, un globalisé. Avec plus ou moins de réussite ou de publicité parmi les élèves. Tour d’horizon.

Europe Écologie les Verts à Sciences-Po: le militantisme écologiste

europe écologie les vertsEurope Écologie-Les Verts Sciences-Po (EELV) est la branche politiquement active à Saint Germain. Très ancrée à gauche, plus précisément « seconde gauche » selon l’un de ses représentants Vincent Madeline, elle a pour mission de porter sur le terrain politique ses convictions, marquées par une volonté de redistribution des richesses. Pour Vincent Madeline, l’écologie politique s’inscrit dans un mouvement contestataire qui porte en lui les ingrédients d’une force de gauche: lutter contre la pauvreté et le changement climatique. Partant du constat que « la croissance ne peut être un objectif de politiques publiques », EELV veut limiter la consommation et la production, rejoignant dans une certaine mesure les opinions sur une économie décroissante. L’association se définit comme « autonome et solidaire » du parti en dehors de Sciences Po. Les statuts des Jeunes Verts, nouvelle force regroupant les jeunes militants, comme les Mouvements des Jeunes Socialistes ou les Jeunes Pop, ont été votés fin janvier, ce qui pourrait faire évoluer au minimum le nom d’EELV. Car ne nous voilons pas la face, toute autonomie qu’il y ait, il reste un nom vers lequel les adhérents se réfèrent, et qui les façonne.

Afin de faire passer son message, EELV se place dans une optique de conférences, comme celle sur les retraites organisée en octobre, ou notamment une participation très régulière à l’Université Alternative. Ce mouvement, réunissant bon nombre d’associations comme le NPA, Attac Sciences Po, le Parti de Gauche, P.A.V.é.S ou l’UNEF, toutes les deux semaines, veut promouvoir une autre façon de penser, plus à contre courant. Il semblerait que cette action soit efficace, puisque 63% des étudiants interrogés disent connaître l’association, avant tout par des amis ou un stand en péniche. Il est également à mentionner les interventions régulières de Vincent Madeline au Grand O de nos collègues de RSP, ou encore la participation au projet collectif d’une cafétéria auto-gérée, bio et équitable, dont l’association P.A.V.é.S est l’un des instigateurs.


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P.A.V.é.S ou l’écologie en pratique

P.A.V.é.SLa Plateforme Associative Volontaire écologique et Sociale, bien que ce nom ne soit pas fixe et varie selon les interlocuteurs de l’association, est quant à elle la partie « du terrain ». Inexistante dans l’esprit des étudiants, avec seulement 26% disant la connaître, l’association est pourtant, depuis sa création en 2006, une pépinière d’idées. Ne disposant pas d’un bureau établi ou d’une quelconque organisation, P.A.V.é.S fonctionne sur un mode égalitaire et auto-géré avec un objectif: faire de « l’écologie du concret ». Pour ce faire, l’association propose de très nombreux projets, d’un atelier de réparation de vélos à des cours de langues régionales (tel le Breton ou le Basque) en passant par une cafétéria auto-gérée par les étudiants, son projet phare. Et certains de ces projets ont aboutit. De fait, les bacs du jardin du 13 rue de l’Université sont devenus depuis l’été dernier le jardin potager, où les membres de l’association mais aussi les non-membres ont pu planter les légumes qu’ils voulaient, et les déguster la rentrée venue. La première « plantation ouverte », signe d’un semblant d’organisation, a eu lieu le 24 février avec des réunions tous les jeudis pour s’informer de l’avancement des choses. L’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) établie par P.A.V.é.S a quant à elle connue un succès fulgurant, passant de près de 30 paniers de fruits et légumes par semaine à plus de 70 au début de cette année, et ce pour un montant dérisoire de 7€ par semaine. La clé de cette réussite? L’état d’esprit. L’association se charge d’établir un projet cohérent et de le faire aboutir, pour qu’ensuite tous les élèves puissent en profiter, avec une part de responsabilité pour chaque étudiant.

Le meilleur exemple est celui de la cafétéria, qui a dans l’idée d’utiliser les locaux du 13, rue de l’Uni pour créer un lieu à la fois culturel et convivial, géré par les étudiants pour les étudiants. Construite de toutes pièces avec une volonté claire de se « réapproprier l’université », c’est un projet innovant et réellement fédérateur. Ce projet collectif, mené par l’association mais aussi avec le concours de Sciences Po Environnement, l’UNEF et EELV, est en concurrence avec celui d’un aménagement par le CROUS de cet espace. Le dossier devrait être déposé très prochainement. « On a les ingrédients, y’a plus qu’à faire la soupe » résume sans pression un des membres de l’association, démontrant l’approche « micro » plutôt que « macro » de P.A.V.é.S.

Une écologie institutionnelle: Sciences Po Environnement

sciences po environnementComme pour respecter la quadrature du cercle, Sciences Po Environnement (SPE) vient compléter les approches précédentes par celle « macro ». Association permanente depuis l’année dernière, directe héritière d’Eco Campus, elle représente le bras vert de l’administration et fonctionne selon un mode relativement original. C’est l’Assemblée Environnementale qui décide de tous les projets, après un débat construit entre les membres de l’association. Tout un chacun peut assister à ces réunions mensuelles, mais l’adhésion est nécessaire pour voter. Ces réunions sont bien souvent monopolisées par les adhérents, parlant une sorte de jargon difficile à comprendre, mais qui au final aboutit à certaines décisions importantes.

ecolo_colore.jpgAvec son budget imposant de 85 000€ par an, c’est le groupement à visée écologiste ayant le plus de moyens dans la rue Saint-Guillaume. Or qui dit gros moyens dit grands projets, avec un objectif prioritaire: réduire le bilan carbone de l’institution. Établi par des Étudiants aidés d’un consultant, il s’élève à plus de 9300 tonnes d’équivalent carbone, soit environ 1,3 tonne émise par étudiant chaque année. La majorité de cette somme vient de la troisième année à l’étranger -oui vous savez, l’année ou on essaye de fuir le plus loin possible- avec plus de 7700 tonnes. Pour apaiser ce bilan, plusieurs pistes sont envisagées: la compensation, par des projets négatifs en émission, ou la réduction directe, par le choix du train pour les destinations européennes par exemple. C’est le fameux plan de remboursement que tout élève partant en Europe est susceptible d’accepter: se faire payer pour moitié les tonnes de CO2 évitées si l’on décide de voyager en train plutôt qu’en avion. En fait, choisir entre rapidité ou convivialité. Les projets de compensations sont quant à eux au nombre de trois principaux, dont Lighting a Billion Lives qui apparait comme le plus emblématique. Au nom poétique s’il en est, il permet de rattacher SPE à des groupes plus important. De fait, ce projet est porté par le Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’Évolution du Climat (GIEC) et le TERI (The Energy and Resources Institute), un institut de recherche indien. Il ambitionne de créer un partenariat entre la France et l’Inde par la vente de lampes solaires pour éclairer les villages pauvres de la péninsule. Chaque étudiant pourrait compenser ses émissions par l’achat d’une lampe (pour un prix modique de 35€), et participerait de fait à l’établissement d’un développement durable, et ce à l’autre bout du monde. Il est également à noter prochainement l’organisation d’une Semaine du Développement Durable, du 4 au 8 avril. LaPéniche sera là pour vous informer rapidement de l’événement.

Il reste de toute cette institutionnalisation une impression que l’administration délègue une bonne partie de sa responsabilité environnementale à des étudiants. Détachée de la FNSP sur le plan structurel, SPE permet de montrer une belle image de notre institut à l’extérieur. Sous le contrôle de la Commission Paritaire pour tout projet, toute initiative qui nuirait à l’image de l’IEP peut être tout simplement rayée de la carte. C’est un drôle de jeu, entre image et action durable.

Ces trois associations forment un socle écologique à Sciences Po, solide ou fragile selon les opinions. Ainsi, le dieu trinitaire de l’écologie est bien trois en un : plusieurs objectifs prioritaires mais un seul thème : montrer qu’un autre monde est possible. Ce but passe par des actions individuelles ou collectives, à l’échelle de Sciences Po voire à l’échelle mondiale. L’épée politique, le maçon vert et le bras moussu ont donc de nombreux combats à mener et d’autres causes à défendre.

Illustrations: logotypes officiels, dessins par Lucie Huber et Laure Duhesme

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https://www.lapeniche.net/lepee-politique-le-macon-vert-et-le-bras-moussu-lecologie-a-sciences-po/feed/ 4
LaPéniche a besoin de votre avis à propos de l’écologie ! https://www.lapeniche.net/lapeniche-a-besoin-de-votre-avis-a-propos-de-lecologie/ Sat, 23 Oct 2010 15:34:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1081 Salut à vous lecteurs attentifs de la Péniche!
Votre journal en ligne a besoin de vous. Un besoin urgent même. Un de nos rédacteur a besoin de votre avis sur l’écologie à Sciences Po. Pour cela, il vous est demandé de répondre très rapidement (pas plus de 5 minutes) à ce petit sondage, qui sera un élément essentiel d’un prochain article de votre Péniche préférée. Ainsi, avec ce mini questionnaire de 5 questions, vous avez la possibilité de participer pour de vrai à l’œuvre de votre journal. Il est important de préciser deux choses :
– il ne faut pas être spécifiquement écolo pour participer à ce sondage, nous cherchons des individus de tous les horizons pour avoir un panel représentatif de Sciences Po.
– ce sondage est anonyme et sera dès réception non identifiable.

Afin de centraliser vos réponses, vous êtes invités à les envoyer à cette adresse :

etienne.combier@sciences-po.org

  • 1. T’intéresses-tu à l’écologie ? OUI / NON
  • 2. Connais-tu Sciences Po Environnement ? OUI / NON
  • 2 bis. Si oui, comment ?
  • 3. Connais-tu P.A.V.é.S ? OUI / NON
  • 3 bis. Si oui, comment ?
  • 4. Connais-tu Europe Ecologie Sciences Po ? OUI / NON
  • 4 bis. Si oui, comment ?
  • 5. Penses-tu que Sciences Po peut jouer un rôle moteur dans la diffusion des idées écologiques ? (développement durable, traitement des déchets, …) OUI / NON
  • 5 bis. Si oui, comment selon toi?
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