DAIE – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Wed, 02 Jul 2014 10:39:18 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png DAIE – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 « Les élèves de 3A sont les meilleurs ambassadeurs de Sciences Po » : rencontre avec le directeur de la DAIE https://www.lapeniche.net/les-eleves-de-3a-sont-les-meilleurs-ambassadeurs-de-sciences-po-rencontre-avec-le-directeur-de-la-daie/ https://www.lapeniche.net/les-eleves-de-3a-sont-les-meilleurs-ambassadeurs-de-sciences-po-rencontre-avec-le-directeur-de-la-daie/#comments Wed, 02 Apr 2014 08:00:16 +0000 http://lapeniche.net/?p=17363 La plupart des 1A n’étaient pas encore nés lorsque Francis Verillaud a été nommé directeur de la Direction des Affaires Internationales et des Echanges (DAIE) en 1995. Une autre époque : Richard Descoings n’était pas encore directeur de Sciences Po, il n’y avait pas encore de Macs à la bibliothèque ni de panini savoyard servi par Barbara en cafét. Depuis, l’attractivité internationale de l’école a été complètement bouleversée, notamment grâce à la troisième année obligatoire à l’étranger, apparue au début du siècle. L’occasion d’évoquer les enjeux de cette 3A avec l’inamovible directeur de la DAIE M.Verillaud, qui fêtera bientôt ses vingt ans à ce poste.

Verillaud
Photographie : Amal Ibraymi.

Depuis votre arrivée à la DAIE, l’ouverture de Sciences Po sur l’international  a été complètement  bouleversée : quels sont les changements notables ?

Pour vous donner quelques chiffres, quand je suis arrivé, il y avait à Sciences Po 4000 étudiants et 500 étrangers. Aujourd’hui, on a 12 000 étudiants et 6000 étrangers. C’est une belle révolution.

Le fait que la moitié des élèves soient des internationaux est une manifestation très forte du caractère international de notre école. Les étrangers ne viennent pas ici qu’en échange : aujourd’hui, on vient à Sciences Po pour obtenir un diplôme d’une institution attractive sur le plan international. Nous sommes l’une des institutions universitaires françaises les plus attractives au monde.

Et puis la troisième année à l’étranger a été créée en 1999 et est devenue effective et obligatoire pour tous en 2000; une troisième année qui en dit long sur les perspectives internationales de notre établissement.

En quoi cette troisième année à l’étranger renforce l’attractivité de Sciences Po à l’international : l’institution en profite-t-elle autant que les étudiants ? 

Proposer à nos élèves cette troisième année à l’étranger implique de bâtir des échanges, de construire des partenariats : on a plus de 450 partenaires qui sont pratiquement les 450 meilleures universités du monde et qui forment les élites de leur pays. Avec cette 3A, on développe un maillage, un relationnel, qui construit l’excellence de Sciences Po depuis quinze ans.

Et puis, lorsque chaque année, on envoie des étudiants de troisième année à l’étranger, on envoie 1500 élèves qui sont 1500 ambassadeurs, les meilleurs ambassadeurs de Sciences Po. Et lorsque les élèves de nos établissements partenaires viennent à leur tour, ils se plaisent à Sciences Po, ils apprennent des choses, ils découvrent la France et l’Europe et quand ils rentrent chez eux, ils sont les meilleurs ambassadeurs de notre institution.

Cette 3A en dit par ailleurs long sur la stratégie de Sciences Po : nous n’avons pas vocation à créer de filiales à l’étranger mais au contraire, à faire confiance à des partenaires, à privilégier une attitude d’allié, de partenaire à égalité.

sciencespocolumbiaC’est aussi la démarche de nos doubles diplômes qui sont uniques au monde et qui sont conçus de telle sorte que Sciences Po et une autre université partagent leur cursus, valorisent et articulent leur cursus pour faire un seul programme. C’est par exemple le cas du double-diplôme de journalisme entre Columbia et Sciences Po qui apporte une reconnaissance mutuelle formidable aux deux institutions, il connecte Sciences Po  au monde du journalisme aux US et idem du côté européen.

L’an prochain, 83% des étudiants partiront en université contre seulement 16% en stage et moins de 1% en projet personnel :  l’université est-elle d’après-vous le meilleur choix pour sa 3A ? 

Lorsqu’on est élève du collège universitaire de Sciences Po, on n’a pas vocation à entrer sur le marché du travail. Le Master, lui, est professionnalisant mais pas le collège : dans le cadre des Masters, des stages sont prévus avec un semestre hors les murs et une année de césure, pour accroître l’insertion des étudiants sur le marché du travail.

Il est donc tout à fait suffisant de construire son insertion sur le marché du travail en master : ça n’est pas le cas au collège, et il n’est pas souhaitable que ce soit le cas. On n’apprend pas un métier au collège, mais on apprend à apprendre. On apprend à être soi-même, à se découvrir : on apprend tout ce qu’on ne pourra jamais faire après.

Dès lors, je crois que si on utilise sa 3A pour faire un stage, il faut que ce soit mûrement réfléchi. 16% est une proportion tout à fait suffisante. Ceux qui se sentent murs, ceux qui ont une idée précise de leur avenir, une idée claire, peuvent être motivés pour un stage de manière légitime  Par contre, concernant tous les autres élèves qui n’ont pas mûri de projet, ce serait très prématuré de faire un stage.

D’ailleurs, les entreprises veulent recruter des élèves spécialisés. Or, ça n’est pas le cas d’un étudiant du collège qui n’est pas du tout dans une logique de spécialisation.

Beaucoup d’étudiants rêvent d’aller en 3A à Harvard, au MIT, à Columbia ou à Berkley : quel est le profil qu’attend Sciences Po pour avoir cette opportunité ? Aux élèves de 1A qui souhaitent aller à Columbia, que leur diriez-vous pour maximiser leurs chances de réussite ? 

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Photographie : Amal Ibraymi

Avant tout, chacun doit chercher l’institution, le pays, la culture qui correspond à ce qu’il veut vraiment faire. Il faut faire abstraction de ces classements que l’on a dans la tête. Avant de viser Columbia, réfléchissez à ce que vous voulez vraiment faire, lisez des rapports. Dans certains domaines par exemple, il ne faut pas forcément viser Harvard ou Berkeley : en sciences sociales, c’est Wisconsin Madison qui est la meilleure université au monde.

En revanche, si on veut vraiment viser les meilleures universités américaines, il faut veiller à la qualité du dossier, du parcours académique ainsi qu’à la lettre qui va accompagner le dossier et qui a toute son importance.

Évidemment que pour viser les grandes universités, il faut de très bonnes notes : par exemple, à Princeton, il faut une mention très bien au bac. Mais ça ne suffit pas : il faut un vrai projet. La lettre de motivation peut faire la différence et permettre de compenser trois points d’écart de moyenne : il n’y a pas d’automatisme entre le classement et les affectations des étudiants.

Y-a-t-il toujours une sélection rigoureuse des partenaires SciencesPo pour assurer une bonne qualité d’enseignement ?  Certains témoignages de 3A, notamment sur La Péniche, laissaient penser le contraire…

En premier lieu, Sciences Po entretient des liens permanents avec ses partenaires, on parle avec nos homologues, on rend des comptes. Et puis il ne faut pas rejeter tout ce qui n’est pas du niveau de Berkeley ! Est-ce que l’on va refuser d’ouvrir des échanges en Afrique subsaharienne au prétexte que le niveau des universités n’est pas au niveau de Columbia ? Non, car ce qui compte c’est aussi l’expérience tirée de l’enseignement.

On apprend à comprendre la formation des étudiants dans un autre pays, comment sont formées les élites dans d’autres cultures : l’étudiant qui a témoigné pour La Péniche dont vous parlez a pu comprendre comment fonctionne la formation des journalistes argentins, et ça n’est pas inutile. C’est un autre monde, et la 3A est aussi là pour accepter ces autres mondes, il ne faut pas être purement productiviste…

Avec votre connaissance des différents partenaires de Sciences Po et des enjeux internationaux, si aujourd’hui, vous étiez un deuxième année qui devait faire son choix d’affectation, où iriez vous ? 

J’irais en Chine. J’apprendrais le chinois et j’irais à Taiwan, à Hong-Kong ou en Chine continentale. Je profiterais certainement des nouveaux accords de Sciences Po à Nankin par exemple.

C’est là que se jouent beaucoup de choses pour l’avenir du monde : j’aimerais beaucoup apprendre le chinois. La Chine va devenir la première puissance mondiale et ne va pas régresser : le coût pour le monde de sa régression provoquerait une crise gigantesque. Aujourd’hui, la Chine n’est plus uniquement l’atelier du monde, elle est bien d’autres choses.

Ce serait aussi l’occasion de découvrir une autre culture, un autre rapport au monde, une autre civilisation. En Chine, on ne pense pas le rapport à l’espace, au temps, comme nous. La conception des choses est différente.

Pour tout vous dire, je ne me précipiterais pas aux USA car au fond, on retrouve à Sciences Po un mode d’apprentissage très occidental, des types d’approche qui ne diffèrent pas énormément des États-Unis.

Depuis une semaine, une action spontanée, indépendante de l’UNEF ou de l’UNI, fait beaucoup de bruit à Sciences Po chez les étudiants. Elle réclame que les étudiants en stage ne paient plus 100% des frais de scolarité pendant leur 3A : qu’avez-vous à leur répondre ? 

C’est une règle qui est mise en œuvre depuis longtemps en effet. Il faut savoir que les étudiants restent des étudiants de Sciences Po pendant cette troisième année et que pour mettre en œuvre ces stages, pour en assurer ce suivi, il y a des équipes qui sont mobilisées, il faut payer des personnes à Sciences Po Avenir à plein temps. 

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Dans les coulisses de la DAIE https://www.lapeniche.net/dans-les-coulisses-de-la-daie/ https://www.lapeniche.net/dans-les-coulisses-de-la-daie/#comments Thu, 20 Dec 2012 20:42:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1450 « Cher (e) X ,

Nous vous informons que vous n’avez pas soumis votre dossier de troisième année ou séjour hors les murs.

Nous vous rappelons que le dépôt des dossiers en ligne (à travers votre Espace Sciences Po) se termine bientôt et nous vous invitons à déposer votre dossier en ligne le vendredi 21 décembre (16h00) au plus tard. »

Vous aussi vous avez reçu ce mail. Pas la peine de le nier, au bout de deux semaines d’ouverture de la procédure en ligne, seuls 40 dossiers sur 1 400 avaient été envoyés. Donc pas le vôtre. Comme près de 90% de la promo, vous voulez partir dans une université partenaire de Sciences Po, et vous êtes en train de finir (commencer ?) votre lettre de motivation. Vous lisez des rapports des années précédentes, comparez le nombre de places, regardez le nom des cours, la durée des vacances, la météo sur place?

Et comme je fais pareil, j’ai décidé de procrastiner utilement en allant rencontrer Gabriela Crouzet Rehorova, directrice adjointe de la Direction des Affaires Internationales et des Echanges et Caroline Johnson, responsable du pôle mobilité étudiante.

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« Il faut se déstresser »

« De toute manière, où que tu ailles tu vas passer une bonne année ! », « Aaaah, à ton âge j’aurais rêvé d’avoir une telle opportunité ! ». Oui, c’est sûr. Et pourtant, le choix est cornélien : sur près de 400 universités partenaires (386 si mes calculs sont bons), il faut en choisir 6. Et même dans les six, généralement les deux derniers choix sont plus des bouche-trous qu’autre chose. Et les rumeurs vont bon train : « si tu choisis ça, ils vont te mettre là-bas pour remplir les places, fais gaffe ! ». La DAIE souhaite nous rassurer sur ce point : «  Nous effectuons un travail consciencieux et attentif pour essayer d’accorder a chacun d’entre vous ce qui correspond le mieux à votre projet et à l’université partenaire ».

Et d’ailleurs, pour ne pas renforcer l’atmosphère de compétition, la DAIE a décidé d’arrêter de communiquer les taux d’attribution. Finies les batailles de chiffres ! « On a parfois affaire à des étudiants qui sont dévastés d’obtenir leur quatrième choix, mais ce n’est pas un échec ! Le message que nous voulons faire passer, c’est : choisissez vos 6 universités en fonction de vos envies et de votre projet ! Arrêtez les stratégies qui vous font mettre des choix qui ne vous intéressent pas, et surtout, déstressez-vous. ».

Le processus d’affectation

La dessus aussi, on entend un peu tout et n’importe quoi, et même les stratèges ne sont pas d’accord entre eux. Si certains choisissent de mettre des universités peu demandées en dernier choix, pour être sûrs d’êtres affectés quelque part, d’autres, au contraire, choisissent des universités très compétitives en choix 5 et 6, « comme ça ils sont obligés de me donner mon premier choix ».

En fait, les six choix ne sont pas regardés dans leur ensemble, et surtout, « la décision n’est pas faite d’un point de vue institutionnel. On ne vous mettra pas dans une université juste pour remplir des places, ce n’est pas notre but. On regarde d’abord votre premier choix. »

Les premiers choix sont donc étudiés. Si le nombre de places est suffisant, les places sont attribuées au premier choix. Si ce n’est pas le cas et qu’il y a compétition, il y a alors étude des dossiers. Et là, cela dépend de l’université partenaire. Car il ne faut pas oublier que la sélection se fait à un double niveau : la DAIE vous affecte dans une université, mais celle-ci peut se réserver le choix de refuser votre dossier. Mais n’ayez crainte, cela n’arrive que très rarement. La sélection de la DAIE est très minutieuse, parce que se faire refuser un élève n’est pas bon pour la réputation de SciencesPo. La compétition entre dossiers est donc différente selon les universités demandées. « Forcément, pour les universités de la Ivy League, le niveau d’anglais et le dossier académique priment. » explique Gabriela Crouzet Rehorova. « C’est aussi vrai pour d’autres universités, mais tout dépend de l’exigence des partenaires. Par contre, pour des destinations difficiles comme l’Afrique ou l’Inde par exemple, ce sont évidemment le projet personnel, la motivation et surtout la préparation au séjour qui comptent le plus. Ce ne sont pas les mêmes types de séjour, donc pas les mêmes attentes. Il est très difficile de comparer ». « Mais dans tous les cas, la lettre de motivation est très importante. Plus vous montrez que votre projet colle avec ce que propose l’université plus vous avez de chances d’avoir ce que vous voulez », ajoute Caroline Johnson.

Ensuite, si le premier choix ne peut être attribué pour des raisons de compétitions, on regarde le second choix, et le dossier est envoyé au responsable de la zone demandée, et la procédure se répète jusqu’à ce que l’affectation soit décidée.

Les premiers dossiers traités sont ceux qui concernent les pays et les universités les plus demandés. « Les quatre classiques sont bien sûr Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni et Australie. Ensuite, selon les années il y a des « modes », l’année dernière c’était le Brésil et l’Argentine, cette année, qui sait ? On ne peut pas prévoir, anticiper ces tendances, mais on les traite du coup en priorité. » Le but étant que les gens ayant demandé des choix compétitifs ne se retrouvent pas sans affectation.

La nécessité d’une « confiance mutuelle »

« La DAIE n’est pas une agence de voyages ». Si cela peut sembler évident, il est apparemment encore nécessaire de le rappeler. Depuis plusieurs années, un phénomène se répand : les désistements. Au moment des affectations, certains étudiants se rendent compte que leurs choix ne leur plaisent pas (cela arrive pour des étudiants qui obtiennent leurs derniers choix mais aussi parfois, et plus étonnamment, pour des premiers choix). Or cela pose de grosses difficultés à la DAIE. Il faut donc instaurer une « confiance mutuelle. Vous devez savoir que nous sommes là pour vous affecter au choix qui vous correspond le plus, mais nous devons aussi savoir que vous ferez des choix et que vous vous y tiendrez. »

Et cette confiance est aussi valable une fois sur place. Un étudiant qui ne se comporte pas bien met en danger le partenariat pour l’année suivante. Il en va de même pour les étudiants qui souhaitent quitter l’université où ils sont en cours d’année, pour faire des stages par exemple. « Il faut expliquer à l’université partenaire que notre étudiant ne se plait pas chez eux : cela signifie rompre l’accord. Les changements sont très compliqués institutionnellement. »

Le message de la DAIE est donc clair : choisissez pour vous, mais quand même dans vos capacités, ne faites pas de stratégies, mais n’oubliez pas qu’il y a de la compétition, et surtout, choisissez sagement. En clair, on n’est pas beaucoup plus avancés. Allez, après tout, ce qui est important, comme le dit si bien la lettre de motivation d’un étudiant (souhaitant rester anonyme – et à juste titre) la troisième année, c’est une « expérience humaine, inoubliable et dont je ressortirai plus mûr, grandi ».

Pour les indécis et les insomniaques, vous pouvez jeter un oeil à quelques anciens articles publiés il y a deux ans par LaPéniche.net. Guide 3A qui vous comprendrez bien, n’a pas vocation à être exhaustif : – Scandinavie – Inde – Australie/Nouvelle Zélande – Afrique/Moyen-Orient – Etats-Unis/Canada – Chine/Japon

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Guide des Masters, Écoles et Programmes Doctoraux https://www.lapeniche.net/guide-des-masters-ecoles-et-programmes-doctoraux/ https://www.lapeniche.net/guide-des-masters-ecoles-et-programmes-doctoraux/#comments Wed, 09 Feb 2011 22:00:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1129 Vous avez raté les réunions d'informations sur les Master organisées par Sciences Po Avenir ? Aucun souci ! Comme à son habitude, LaPéniche est là pour vous donner toutes les informations dont vous avez besoin: plusieurs de nos rédacteurs se sont donc mobilisés pour vous offrir leurs compte-rendus des conférences auxquelles ils et elles ont assisté ! Au programme: 8 Masters (Affaires Publiques, Affaires Européennes, Finance et Stratégies, Gestion des Ressources Humaines, Governing the Large Metropolis, Marketing et Études, Stratégies Territoriales et Urbaines, Urbanisme), 4 Écoles (Affaires Internationales, Communication, Droit, Journalisme) et 4 Programmes Doctoraux (Économie, Sociologie, Relations Internationales, Sciences Politiques)

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Vous avez raté les réunions d’informations sur les Master organisées par Sciences Po Avenir ? Aucun souci ! Comme à son habitude, LaPéniche est là pour vous donner toutes les informations dont vous avez besoin: plusieurs de nos rédacteurs se sont donc mobilisés pour vous offrir leurs compte-rendus des conférences auxquelles ils et elles ont assisté ! Au programme: 8 Masters (Affaires Publiques, Affaires Européennes, Finance et Stratégies, Gestion des Ressources Humaines, Governing the Large Metropolis, Marketing et Études, Stratégies Territoriales et Urbaines, Urbanisme), 4 Écoles (Affaires Internationales, Communication, Droit, Journalisme) et 4 Programmes Doctoraux (Économie, Sociologie, Relations Internationales, Sciences Politiques)

Présentation des Doubles-Diplômes par la DAIE

ny.pngAu nombre toujours grandissant de 22, les doubles diplômes sont un objectif pour de plus en plus d’élèves, en témoigne la surpopulation lors de la réunion. Les perspectives sont alléchantes: partenariats d’excellence avec des universités prestigieuses du monde entier (Columbia, LSE, Freie Universität, Keio…), dans des masters différents (Affaires Internationales, Affaires Européennes, Finance & Stratégies…), avec à la clé un bon taux d’insertion professionnelle. Dans tous les cas, la première année se passe à Sciences Po et la deuxième dans l’université partenaire. Il n’y a pas de possibilité de césure, mais des stages sont obligatoires. Les frais de scolarité sont payés à notre maison-mère pour le M1 alors qu’en M2 c’est l’université partenaire que l’on rétribue. C’est bien là que le bât blesse, puisque par exemple une année à Columbia coûtera à vos parents la modique somme de 47,000$, plus 63,000$ de coût de la vie. Heureusement les autres universités sont moins chères et l’on peut être éligible à une bourse. Chaque étudiant ne peut postuler qu’à un seul double-diplôme, et ce durant sa 3e année à l’étranger. Le processus est plus ou moins sélectif selon que le diplôme est « ouvert » ou « fermé » ; les promotions peuvent aller jusqu’à 25 étudiants.

Master Affaires Publiques

AP.pngLe Master Affaires Publiques (AP) est le diplôme emblématique de Sciences Po, connu comme étant celui qui prépare le concours d’entrée à l’ENA. Il a vocation à former des décideurs publics et politiques, qui peuvent occuper des fonctions au carrefour du monde de l’entreprise et du secteur public, dans des carrières locales, nationales, européennes et internationales. Il faut savoir que la moitié des diplômés d’AP travaille dans le secteur privé. La filière générale de ce Master prépare les élèves aux différents concours administratifs (ENA, concours d’administrateur de l’Assemblée Nationale et du Sénat, etc…).

Il existe également quatre sous filières, qui se différencient par leurs enseignements spécialisés. La filière Énergie est à mi-chemin entre l’économie et le domaine politique puisqu’il conduit à l’exercice de fonctions au sein d’opérateurs publics dans le domaine de l’énergie. Si vous avez eu du mal à trancher entre médecine et Sciences Po, alors la filière Santé et Protection Sociale est faite pour vous. En effet celle-ci forme les futurs cadres des établissements sanitaires et sociaux, des entreprises pharmaceutiques, des cabinets spécialisés dans domaine de la santé. Si c’est le secteur culturel qui vous attire, alors orientez vous vers la filière Culture, la plus importante en termes d’effectif et la plus demandée. Cependant, il faut être prêt à enchaîner plusieurs CDD après le diplôme avant d’obtenir un CDI dans une organisation culturelle car le marché du travail est plutôt déprimé dans ce secteur. Enfin, la dernière spécialité est celle dite « Collectivité Territoriale » qui prépare aux concours de l’INET (Institut National des Etudes Territoriales) et forme aux métiers de gestionnaires des collectivités territoriales.

Une année d’apprentissage est proposée à tous les élèves du Master AP, quelle que soit leur filière d’origine, en replacement d’un semestre de stage. L’année d’apprentissage permet d’avoir une professionnalisation accrue et par suite une employabilité supérieure à la sortie du master.

Sciences Po propose enfin aux élèves en Affaires Publiques un prestigieux double diplôme avec HEC intitulé Corporate and Public Management, sur trois ans. 25 élèves des deux écoles sont sélectionnés chaque année en fonction de leurs résultats scolaires et après passage d’un oral de motivation. Ce double diplôme se situe à mi-chemin entre le secteur privé et public, les élèves devant réaliser des stages dans ces deux secteurs. Le Master Affaires Publiques est donc une filière exigeante, qui requiert de l’investissement de la part des étudiants. Un choix à ne pas faire par défaut !

Master Affaires Européennes

affe.pngCe master s’adresse à tous ceux intéressés par les problématiques liées à la construction et le fonctionnement de l’Union Européenne. La première année se compose d’un tronc commun où l’on retrouve des cours de droit, d’économie, de sciences politiques, le tout rapporté à l’Union Européenne. Aux cours s’ajoutent deux « jeux de négociation » qui entraînent les étudiants à leur futur éventuel job d’orateur passionné, débattant à la Commission avec un engouement sans pareil des subventions à accorder aux marins-pêcheurs slovènes ou aux céréaliers lettons. Le premier semestre de M2 est celui de la spécialisation où l’on se décide entre Juridique, Économie et Business, et Analyse Politique. Enfin, le dernier semestre est celui de la pratique, qui peut se traduire par un stage, un semestre en université à l’étranger ou bien la rédaction d’un mémoire. Des double-diplômes sont également proposés en partenariat avec la LSE, la Freie Universität de Berlin, StGallen, la Bocconi ou bien la Fudan University, et les étudiants en échange disposent de l' »English Track », qui permet de suivre tous les cours en anglais. Les débouchés sont très divers: si une bonne part des étudiants passent les concours européens pour travailler au sein des institutions de l’UE, d’autres choisissent le lobbying au niveau européen, les think tanks, les cabinets de conseil, les instituts de recherche ou plus généralement le secteur privé grâce à la bonne réputation de la filière.

Master Finance & Stratégies

fi-st.pngLe cursus Finance & Stratégies est destiné aux futurs « requins » de la finance, de l’audit, du consulting; ceux qui souhaitent en priorité travailler dans le secteur privé, de préférence dans de grandes entreprises, label Sciences Po aidant. En M1 l’étudiant a bien sûr un tronc commun (fiscalité, management, droit des sociétés…), ainsi que des électifs (éthique financière, par exemple); ce qui fait varier, d’après les témoignages, la charge de travail du simple au double selon ce que l’on choisit. Se poursuit éventuellement une année de césure, de plus en plus encouragée par la direction et très populaire parmi les étudiants de ce master en raison des excellentes opportunités d’embauche à la clé. Cette césure peut forcément être d’une grande aide en M2, lorsqu’il s’agit de se spécialiser: Finance, International Business ou Corporate Management. Quid des débouchés ? Les intitulés font rêver : Consulting, Analyste financier, Auditeur, Auditeur, etc. En tout cas en très grande partie dans le secteur privé. Dernière statistique: plus de 80% des diplômés entrent directement dans la vie professionnelle. Enfin, des doubles diplômes prestigieux avec notamment St Gall, la LSE, Penn Law ou la Bocconi justifie encore l’excellente réputation du master Fi&St.

Master Gestion des Ressources Humaines

grh.pngPour ceux qui ne savent pas vraiment quoi faire mais sont intéressés par un emploi garanti à la sortie, un salaire très honorable et un job intéressant, ce master mérite très sérieusement d’être pris en considération. Le master est convivial (environ 40 personnes), et porte sur un domaine que beaucoup d’écoles de commerce tendent à délaisser aujourd’hui alors même que les entreprises et autres institutions sont en demande de travail dans le secteur. C’est pourquoi le master GRH présente un des meilleurs taux d’insertion parmi les master de Sciences Po. 71% des étudiants ont un emploi dès la sortie, et 80% obtiennent un CDI peu de temps après cette dernière : « On ne connaît pas le chômage », nous dit la représentante. Autre aspect intéressant, 36% de ces nouveaux travailleurs partent travailler à l’étranger. Quant à la rémunération, elle est alléchante, « presque autant qu’en finance et stratégie », déclaration assortie du chiffre de 39,000€ par an.

Le domaine des GRH est un domaine large, pluridisciplinaire, et permet de travailler et d’être appliqué à n’importe quel type de secteur : privé, public, associatif, grandes organisations, dès qu’il y a quelque part des travailleurs, il y a des Ressources Humaines, et donc un besoin de Gestion de ces RH. Les problématiques sont nombreuses, allant de la gestion de la diversité et de l’égalité au sein des salariés aux négociations syndicales et sociales, en passant par la gestion de la mobilité, la politique salariale plus économique (micro-économique même), voire même de la communication. L’exemple qui fut donné est celui de l’établissement de stratégies internes pour garder les meilleurs employés et attirer les meilleures recrues. Le master veut donc former des élèves prêts à l’emploi: il est résolument axé sur l’apprentissage, l’étude de cas concrets, le déplacement sur le terrain, le travail par petits groupes, une « enquête sociologique » et un suivi individualisé. Chaque étudiant a ainsi un tuteur personnel. La politique RH est approfondie en deuxième année, qui offre par exemple des cours et entraînements à la négociation de longue durée. Il est possible de passer la seconde année en apprentissage à différents degrés, et de telle sorte que l’entreprise prenne a sa charge les frais de scolarité de l’étudiant. Sur le plan plus théorique, 3 matières principales sont enseignées: la Sociologie des Organisations, le Droit du Travail et Droit Social, et l’Économie orientée vers les domaines touchant aux RH.

Un master donc peut-être trop méconnu, donc, qui forme des « généralistes ». « On forme des Directeurs de Ressources Humaines », nous a t-on carrément indiqué. Pour intégrer le Master, il est néanmoins fortement recommandé d’avoir des qualités de négociation, des talents communicationnels et une bonne réflexion stratégique.

Master Governing the Large Metropolis

gov.pngLe Master Governing the Large Metropolis est un Master entièrement anglophone cherchant à former des jeunes professionnels spécialisés dans la gouvernance des grandes métropoles de plus de huit millions d’habitants. Très proche du Master Stratégies Territoriales et Urbaines, il s’en distingue en s’oriente plus vers le marché international, là où STU est plus tourné vers la France et l’Europe. La centaine d’étudiants que le Master accueille actuellement s’orientent vers des domaines très variés que sont la recherche, les organisations internationales (notamment les programmes urbains), les organisations de santé, les ONG, le service public, le développement économique ou bien le consulting.
À l’instar des autres masters à Sciences Po, celui-ci se complète en 4 semestres dont le dernier consacré à un stage de six mois dans une très grande ville ou bien, dans le cas où l’on souhaite poursuivre par un doctorat, à la rédaction d’une étude ou d’une thèse dans une des universités partenaires: Northwestern University, Columbia, Colegio de Mexico, University of Sao Paolo, Federal University of Rio, University of Cape Town, University of New Delhi, Hitotsubashi University et Tongji University.

Master Marketing et Études

etu.pngBien qu’il ne faille pas les confondre, le Master Marketing est actuellement en plein rapprochement avec l’École de la Communication et lorsque nous reviendrons de troisième année une nouvelle maquette des cours et de l’organisation interne sera mise en place, et le Directeur du Master Marketing et Études sera le même que celui de l’École de la Communication. Le but est de rendre le master plus professionnalisant. Encore une fois, l’apprentissage est en vedette. « Le but est de faire sortir les élèves de la salle de cours ». Le Master entend aussi s’adapter aux changements apportés par la « révolution numérique » qui remet au goût du jour une discipline que beaucoup avaient commencé à abandonner. « Le consommateur actuel est insaisissable par les entreprises » nous explique la représentante, d’où un besoin renouvelé d’experts dans ce domaine que les écoles de commerce ont lui aussi laissé un peu tomber.

Attention néanmoins à ne pas confondre le Marketing avec la Communication, qui s’exerce dans les agences de publicité ou les départements de communication et n’est qu’un levier d’action du Marketing, qui lui « se place vraiment du coté de l’entreprise », et relève de tout un travail en amont sur les méthodes, les images et les produits. De même que pour la Gestion des Ressources Humaines, le marketing est une discipline dont tous les domaines et toutes les organisations, et même des candidats politiques, ont besoin.

Enfin, la nouvelle maquette, déjà disponible, prendra 4 directions :

  • Une section internationale, qui comprendra éventuellement une mention de « luxe », visant à développer le luxe dans les pays émergents.
  • Le marketing alternatif : tout ce qui est lié aux problématiques de la non-consommation, du rejet de la consommation, et des autres types de business model (développement durable, écologie, marketing associatif, politique, consommateur engagé….).
  • Innovation et e-marketing : travail sur le e-commerce et la révolution numérique.
  • Études. Une partie fondamentale et méthodologique.

Master Stratégies Territoriales et Urbaines

stu.pngUn master très populaire, qui a vu ses effectifs tripler en quatre ans. Il s’adresse aux étudiants passionnés par les grands enjeux des villes et des territoires, notamment les enjeux sociaux (ségrégation urbaine, migrations, conflits..), les questions de développement économique ou bien de gouvernance politique (élaboration et mise en œuvre de la politique avec les partenaires privés et publics). L’apprentissage se fait essentiellement sur les pays européens et sur la France, où se trouvent l’essentiel des débouchés, mais cela n’exclut pas d’exercer ensuite en dehors de l’Europe. Il ne s’agit pas d’un master formant des fonctionnaires: l’objectif est de former des professionnels capables de répondre aux besoins du secteur et notamment de devenir des pilotes de l’action urbaine, des ensembliers du territoire sachant mettre en accord des intérêts parfois contradictoires.
C’est une formation qui demande beaucoup de travail, notamment en économie, mais qui est directement formateur et qui ne connaît pas le chômage. Les perspectives professionnelles sont en effet très variées: collectivités territoriales et intercommunalités, cabinets de consultants et bureaux d’études, grandes firmes du service public, agences de développement urbain et économique, promoteurs et développeurs privés, grandes entreprises privées, banques, bailleurs sociaux ou bien organismes de logement sont tous demandeurs de spécialistes en stratégies territoriales et urbaines.

Master Urbanisme

urba.png« Vous ne serez pas consanguins avec les gens que vous connaissez bien« . Outre la discipline qu’il enseigne, le Master Urbanisme paraît être un O.V.N.I. dans le paysage des masters de Sciences Po. En premier lieu parce que, comme le signale d’entrée de jeu notre interlocuteur, les étudiants du cycle urbanisme peuvent se porter candidat uniquement en ayant validé un niveau M1. Ensuite et surtout, la promotion vient d’horizons académiques variés: en 2009-2010, sur 38 étudiants, seulement 6 venaient d’un IEP, les autres ayant été recrutés parmi les ingénieurs, les architectes ou encore les aménageurs-géographes, étudiants ou non. De plus, étant situé dans le XIIIème arrondissement, le Master Urbanisme offre de bien minces possibilités de « consanguinité » avec les résidents du 27 – mais là où la formation peine, les débouchés permettront surement aux urbanistes et aménageurs en herbe de retrouver des camarades. Reconnu comme « la formation de référence » par les employeurs (collectivités territoriales, Etat, grandes entreprises de l’aménagement et de l’immobilier, cabinets de conseil…), on nous assure que le master « Urbanisme » ne laisse jamais son titulaire les bras ballants très longtemps. L’insertion professionnelle et la forte professionnalisation sont mis en avant comme les points forts du cycle: celui-ci consacre en effet son premier semestre à la théorie et aux sciences sociales, mais dès le second il est question de travail en groupe appliqué et rémunéré par des commanditaires qui seront les employeurs de demain, le master se terminant par un stage se déroulant sur la durée d’un semestre.

École des Affaires Internationales

mark.pngLa Paris School of International Affairs (répondant au doux sobriquet de PSIA) est le résultat d’un regroupement des différents masters traitant des affaires internationales à Sciences Po. En plus de ces masters tu pourras choisir différentes spécialisations, qu’on appelle des mineures, au cours de tes semestres.

  • International Development: Un nouveau master qui innove en traitant aussi bien le développement à travers l’économie qu’à travers les sciences sociales et celles liées à l’environnement. Double-diplôme proposé avec Pékin
  • International Environmental Policy: traite de la question de l’environnement au niveau local, national et mondial. Un double-diplôme avec Paris VI permet d’aborder la question via les sciences dures. Débouche sur des métiers comme Consultant dans le Green Marketing ou bien sur le domaine de la communication et du journalisme en tant que spécialiste de la question environnementale.
  • Human Rights and Humanitarian Actions: Un master nouveau et original, très axé sur le droit international. Une expérience en humanitaire vous sera très utile pour pouvoir le suivre, ainsi qu’un intérêt assez prononcé pour le droit. Débouche dans les sphères des cours pénales internationales, mais également sur le journalisme, sachant que les questions de droit de l’homme sont particulièrement liées à l’opinion publique.
  • International Economy Policy: Propose de l’économie appliquée plus que de la recherche. Deux voies possibles: ce concentrer sur l’étude du marché émergeant ou sur la classique mais incontournable économie de marché. Les portes de la finance internationale s’ouvrent avec l’opportunité de travailler dans de grandes banques multinationales ou encore dans des institutions financières et monétaires internationales.
  • International Public Management: Se concentre sur la question de la gouvernance et de la prise de décision à l’échelle internationale, en prenant en compte les différents acteurs locaux et publics. C’est un master plutôt général, idéal si vous n’avez pas d’idée précise sur les postes que vous souhaiteriez occuper au niveau international.
  • International Energy: Englobe de nombreux domaines et traite de la question du défi posé par l’énergie dans le cadre de la sécurité internationale, du développement mais également au niveau environnemental. Plutôt pour les matheux et les scientifiques, ayant une bonne maitrise du vocabulaire anglais spécifique à la question de l’énergie, il permet de faire de la recherche pour les organisations internationales ainsi que dans des firmes multinationales privées.
  • International Security: Axé sur les nouveaux problèmes de la sécurité mondiale comme le terrorisme, le nucléaire, les conflits régionaux, etc… Il offre aussi la possibilité de se spécialiser dans des domaines précis de la sécurité (notamment grâce aux mineures).

École de la Communication

com.pngUne école en deux ans dont les points forts sont l’ancrage dans les sciences sociales (concret) et la professionnalisation (encore plus concret). La première année se fixe comme objectif d’apporter les bases fondamentales en sciences sociales et en ce qui concerne le monde de l’entreprise; la deuxième année est beaucoup plus axée vers le monde du travail avec des cours de mise en situation et un stage d’un semestre. Les métiers visés (métiers d’agence, directeur de communication, médias, communication politique et univers des études) demandent à la fois de la rigueur et de la créativité. Le meilleur profil est donc celui qui sait s’impliquer, travailler en groupe et surtout s’affirmer avec force et cohérence (n’allez pas défendre une chose et son contraire!). Les rémunérations ne sont pas vraiment alléchantes (souvent inférieures à 30 000 euros brut annuel au démarrage), et les débouchés peu nombreux: les médias, les ONG, c’est de l’utopie. L’entreprise, le privé, voilà un secteur qui ouvre ses portes. En bref: vérifiez que l’École corresponde bien à l’idée que vous vous en faites, et, quand vous en êtes sûrs, soyez motivés, l’école recèle de surprises (des cours d’art oratoire par exemple…)! (pour accéder à des notes un peu plus détaillées: page Contact)

École de Droit

AP2.pngL’École de Droit de Sciences Po, créée il y a trois ans, propose trois Masters distincts :

Master Carrières Judiciaires et Juridiques: filière très franco-française qui vise à préparer l’examen du Barreau et les concours très sélectifs de l’ENM et de Commissaire de Police. La directrice de Master prévient: « c’est une véritable prépa, la charge de travail est conséquente ».
Master Droit Economique: filière à dimension internationale forte qui ouvre sur tous les métiers en relation avec l’entreprise. Les méthodes d’enseignement sont inspirées du modèle anglo-saxon et les semestres d’échange ou stages à l’étranger sont vivement encouragés. Le choix d’une spécialité en deuxième année est requis (finance, régulation, concurrence / globalisation / propriété intellectuelle / contentieux économique et arbitrage). Ecole doctorale: Effectifs très resserrés avec un maximum de sept étudiants par an, très encadrés, avec une deuxième année obligatoire à l’étranger.

École de Journalisme

jour.pngAgnès Chauveau et Alice Antheaume, respectivement directrice adjointe et directrice associée de l’Ecole de journalisme étaient venues jeudi présenter un Master à la fois séduisant et difficile d’accès. En effet, il faut savoir d’emblée que le Master Journalisme fait parti des seuls masters sélectifs de Sciences Po, et cela pour des raisons purement pragmatiques. C’est que le marché du travail journalistique reste particulièrement restreint, d’où l’idée de ne garder que 40 étudiants par promo (1/3 de Sciences Po, 1/3 de « l’extérieur », 1/3 d’internationaux) afin d’éviter qu’une grande partie ne se retrouve au chômage une fois le diplôme en poche. D’ailleurs, il ne faut pas faire l’Ecole de Journalisme en s’attendant à des salaires mirobolants: le salaire mensuel moyen, à la sortie de l’école, reste d’environ 1800-2000 euros… Aussi Agnès Chauveau n’a-t-elle pas cessé de rappeler que l’entrée en Master Journalisme reste une question de vocation et de passion: il faut avoir l’« appétit de l’actualité ». L’admission se fait, pour les élèves issus du premier cycle à Sciences Po, sur dossier et sur la base d’un entretien de 45 minutes avec le directeur de l’École et deux journalistes professionnels. Comptent alors évidemment les notes et la motivation, mais aussi les expériences passées (stages, rédaction d’articles, de blog, etc). De plus, l’École de Journalisme se voulant au fait des tendances de notre société, il faudra maitriser, ou apprendre à maitriser, les principaux réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, ou des outils numériques tels que Doodle… Concernant les cours, la première année est assez générale, divisée entre théorie et pratique, tandis que la deuxième année se base principalement sur la pratique (avec possibilité de se spécialiser dans un domaine tel que la presse écrite, la télévision, la radio…), comporte deux stages en rédaction et se termine par un projet de fin d’études (sous forme d’une enquête étalée sur plusieurs semaines). Aussi ce sont deux années très denses: environ 25 heures de cours par semaine, sachant que la plus grande partie du travail se fait évidemment en dehors de ces heures. Par ailleurs, il existe une possibilité de faire un double diplôme Sciences Po/Columbia University tout en sachant que la sélection reste particulièrement ardue. Bref, le Master Journalisme n’est pas un vraiment un Master où il est permis d’hésiter, car il faut être sûr de ses envies et de sa motivation avant de s’embarquer dans deux années particulièrement agitées.

Doctorat d’Économie / de Sociologie

doct.pngC’est une formation en 5 ans dont 2 ans de master et 3 (économie en général) ou 4 (plus souvent sociologie) ans de « doctorat » à proprement parler, soit de recherche puis de rédaction d’une thèse. Les avantages de ces années d’études supplémentaires ? On voyage, on prend le temps de faire le tour d’un sujet qui nous passionne, et si l’on trouve une bourse, on est un peu financé. Et ensuite, la reconnaissance en tant qu’expert sur un sujet en satisfait plus d’un. Mais les salaires ne sont pas toujours à la hauteur (plus élevés bien sûr en Économie qu’en Sociologie, bien que ce dernier domaine soit plus appelé à contribution en France) et à ce qu’il paraît le stress à l’idée de vous noyer dans votre thèse vous poursuit. La sélection est dure et aucun quota n’est à remplir: soit vous êtes à la hauteur, soit vous ne l’êtes pas et qu’il n’y ait que deux admis au Master ne poserait pas de problème. Les résultats des deux premières années sont pris en compte, et parmi les très bons sont ensuite sélectionnés les plus réalistes, motivés et, peut-être, ceux dont un sujet de thèse trotte déjà dans la tête ? L’école doctorale est en tous cas internationalement réputée dans ces domaines. (pour accéder à des notes un peu plus détaillées: page Contact)

Doctorat en Relations Internationales

dai.pngVous êtes davantage intéressés par les relations internationales ? Vous pouvez dès votre master choisir de vous spécialiser dans les relations internationales tout en préparant une mémoire en histoire, sciences politiques ou économie. Le mémoire, finalisant le master du programme doctoral, vous introduit à la méthodologie en vue de la préparation d’une thèse. Dès la première année du Master, l’étudiant ayant choisi son programme doctoral avec les « Relations internationales » suit des cours sur les bases du programme choisi ainsi que sur les relations internationales, et découvre le travail de recherche, des sources qui pourront être réutilisés à l’avenir. Il s’agit d’un master qui demande beaucoup d’autonomie et de lectures. Bien que tous les étudiants soient encadrés par des professeurs présents, le fait qu’il s’agisse d’un travail solitaire représente la plus grande difficulté du programme, mais les rats de bibliothèques peuvent aussi avoir une vie passionnante: un étudiant s’étant spécialisé dans les relations internationales peut être amené à voyager pour ses recherches et pour des entretiens, de quoi acquérir quelques contacts au passage. En effet, tous les doctorants ne deviennent pas par la suite des enseignants-chercheurs, certains sont amenés à travailler dans les organisations internationales, qui apprécient voire exigent des postulants ayant préparé auparavant une thèse. Un second débouché envisageable est le journalisme, en raison de l’expertise que promet le titre à la sortie. Mais il s’agit dans les deux cas de situations minoritaires, et il est préférable de s’inscrire à un programme doctoral en acceptant de travailler dans la recherche par la suite !

Doctorat en Sciences Politiques

corpo.pngLe Ph.D. en Sciences Politiques dure cinq ans en se divise en deux parties. Durant les deux premières années de master, l’étudiant se spécialise dans une des trois matières, à savoir __Politique comparée (Amérique Latine, Asie, Monde musulman, Russie et CEI, PECO), Sociologie politique et action publique (ces deux premières matières risquent néanmoins de fusionner), ou Théorie politique.__ La première année est consacrée aux fondamentaux et à la méthodologie, la seconde principalement à l’élaboration du mémoire à rendre début juin. Durant le programme, l’encadrement important des étudiants (il y a quasiment autant de professeurs que d’étudiants), et l’organisation en groupes de travail, en tutorats, favorisent l’obtention du 16/20 requis au mémoire pour continuer en thèse. __L’étudiant peut ensuite, au choix, s’arrêter après le master ou continuer les trois ans de thèse grâce à laquelle ils obtiendront le doctorat national.__

L’entrée dans le programme doctoral se fait sur entretien de motivation; les premiers cycles entrent donc en master, mais il est possible, après un autre master, de demander une dérogation pour intégrer le programme au niveau de la thèse. La commission d’admission examinera alors les demandes et indiquera les conditions d’admission. Au niveau des débouchés, une des professeurs a annoncé de mémoire que __40% trouvaient un poste dans le domaine académique il y a quelques années__, tandis que « d’autres » auraient percé dans l’édition, dans l’administration, ou dans les universités étrangères…

Rédacteurs: Marion Rivasi, Hortense N., Alice Destombe, Hélène Albugues, Adrien Bonnet, Gaétane Lefèvre, Zacharie Terminassian, Eliott Khayat, Sim Bozko, Adrien Bouillot, Laure Duhesme

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Tour Eiffel, baguettes et exposés: le Buddy Programme https://www.lapeniche.net/tour-eiffel-baguettes-et-exposes-le-buddy-programme/ https://www.lapeniche.net/tour-eiffel-baguettes-et-exposes-le-buddy-programme/#comments Fri, 17 Sep 2010 00:30:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1035 buddy.jpg« Waw ! Wine is so cheap there ! » Tel était la rengaine qu’on entendait environ dix fois par minute lors du barathon organisé dimanche 5 septembre par les responsables du Buddy Programme.

Le Buddy Programme, c’est quoi ? C’est un programme de parrainage organisé par la DAIE (Direction des Affaires Internationales et des Echanges) pour favoriser l’intégration des étudiants internationaux en échange à Sciences Po pour un semestre ou un an. De façon plus triviale, il s’agit, pour les étudiants français de deuxième ou quatrième année volontaires, de familiariser ces chers internationaux au « French way of life », à la vie parisienne, à la langue française, aux arcanes de Sciences Po, aux méandres de l’administration, au vin, au fromage, à la « French Cuisine » et plus si affinité (qui a dit « French kiss » ?).

Et par là, nous, petits Français, avons pour mission d’abolir les barrières de la langue et de la culture pour rendre le semestre ou l’année passée dans notre pays par ces étudiants la plus agréable et la plus profitable possible. C’est donc tout naturellement qu’a été organisé le dimanche 5 septembre un pique-nique géant sur les pelouses du Bois de Vincennes. Les étudiants étaient regroupés par groupes de 10 français (ce qui fait 20 internationaux, puisque chaque Français est en charge de deux étudiants internationaux) dirigé par deux « super-buddies », eux-mêmes buddies, chargés de l’ambiance et de l’animation du groupe.

buddy15.jpgPour donner un aperçu le moins cliché possible de la France, les noms des groupes allaient de « Macaron » à « Boudin » en passant par « Chardonnay » et « Roquefort ». Petit clin d’œil culinaire qui annonce la couleur de l’ambiance bonne enfant de ce programme d’échange: le Buddy Programme ne se veut rien d’autre qu’un moyen pour les étudiants en échanges de se faire des « potes » (buddies) français dans la jungle parisienne.

L’après-midi fut rythmée par diverses activités, organisée par les super-buddies pour favoriser le rapprochement. Petit bémol quant au manque d’animation dans certains groupes qui souffrirent d’un manque d’organisation – d’imagination peut-être – pour les activités. La soirée s’est poursuivie par un barathon à Bastille, qui fut l’occasion pour les groupes de se mélanger, donnant ainsi lieu à de nouvelles rencontres. Ce fut également l’occasion pour les internationaux de découvrir que, oui, la boisson nationale est bien le vin, et que pour 3 euros on peut avoir un bon verre de rouge.

Mais si tout a l’air parfait d’un premier abord, plusieurs petits détails vinrent nuancer ce tableau. Cela semblait inévitable, le courant n’est parfois pas passé entre les buddies et leurs internationaux. Soit par aléas d’agendas (affaire à suivre, dans ce cas) soit par mauvaise volonté, de très nombreux internationaux n’ont même pas rencontré leur buddy. Certains ont échangé deux ou trois mails pendant le mois qui précédaient la rencontre, d’autres se sont aperçus au pique-nique pour ensuite se perdre de vue et ne pas chercher à se retrouver… Quoi qu’il en soit, le barathon a permis à ces internationaux « orphelins » de rencontrer d’autres Français autour d’un verre et de s’intégrer dans le cercle étudiant de Sciences Po.

buddy39.jpgRestent évidemment les étudiants internationaux qui n’ont pu se rendre au pique-nique et qui n’ont pas rencontré leur buddy par ailleurs. De fait, la Welcome Week se faisant exclusivement entre étudiants internationaux, de nombreux étudiants étrangers ne se fréquentent qu’entre eux. Si la mixité de mise dans les cours de deuxième année et de master favorise l’échange entre les nationalités – en particulier à travers les exposés, ces conférences restent limitées à deux heures par semaine et permettent trop rarement un réel et durable rapprochement avec nos camarades.

Il faut rappeler que les étudiants internationaux représentaient l’année dernière plus de 40% des effectifs de notre école (il n’étaient que 20% au début des années 2000). L’acquisition par l’école d’une réputation internationale était un des principaux objectifs de Richard Descoings et de son équipe à son arrivée à Sciences Po, et l’IEP est une des rares écoles où c’est l’administration même qui organise le programme de parrainage. À Assas ou à l’ESSEC, par exemple, les parrainages sont organisés par des associations étudiantes, et d’autres écoles n’en proposent pas du tout.

Les retombées de cette volonté d’intégration sont manifestement positives, et Sciences Po pallie ainsi à ses faiblesses: sa situation en plein cœur de Paris présente, outre les nombreux avantages évidents, l’inconvénient de marquer une fracture entre le lieu d’étude et le lieu de divertissement. Le Buddy Programme réponds très bien à ce problème en faisant les étudiants passer leurs journées ensemble, au moins un temps, comme sur un campus.

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Les photos de cette journée sont disponibles sur LaPéniche.net, dans la section Photos

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