Raphaël – Lille
C’est mon premier CRIT et ça restera certainement celui de la belle ambiance. Rencontrer autant de nouvelles personnes et se retrouver autour du sport, c’est vraiment sympa.
Mon podium ? De manière pragmatique, les Lillois ! Dans tous les cas, le prix de l’ambiance est à nous. Concernant mon sport, le basket, j’avoue qu’on s’est fait défoncer; mais on est tombé sur une poule compliquée: il y avait les deux finalistes. Pourquoi se battre? Honnêtement, on a voulu laisser gagner.
J’espère que le CRIT restera lillois.
Jaime – Bordeaux
Je fais du judo et de la fanfare, plus précisément de la clarinette : mon boulot dans la banda, c’est clairement mon meilleur souvenir. J’ajouterai aussi que c’est un CRIT exceptionnel, presque reposant : dormir plus de 4h par jour, vous ne vous rendez pas compte, c’est extraordinaire et tellement bizarre à la fois.
Mon podium ? Question délicate, mais je suppose Paris, suivi de Bordeaux et Grenoble.
Pour la fin, je vous laisse avec les pèlerins de Navarre: “j’irai de Pampelune jusqu’à Bayonne, j’irai de Dax jusqu’à Mont de Marsan, je ferai le plus grand pèlerinage, des festayres de tous les temps”.
Camille – Rennes
C’est mon premier CRIT bien que je sois en 2A. J’y fais pas mal de choses : basket, cross et bad, mais je préfère la course. L’essentiel dans tout ça, c’est le soleil. MERCI le temps ! Les vigiles sont cool aussi, sans compter les fanfares. C’est vraiment grâce à elles qu’on s’enjaille. Normalement, si mes calculs sont bons, on n’aura pas la cuillère – ceci dit on l’a cassée donc personne ne l’aura – et il y a moyen d’arriver avant Lille.
Le mot de la fin ? Galette saucisse, je t’aime.
Manon et Sol – Grenoble
C’est notre deuxième et troisième crit en tant que pompoms, dans tous les cas on peut le dire : l’ambiance y est beaucoup plus cool. Ce qui est génial, c’est qu’il y ait tout dans un même complexe. On remarque aussi qu’il y a plus de bienveillance qu’aux éditions précédentes, à Lyon c’était méga violent, alors qu’ici tout le monde vient se parler même sans être du même IEP. Le show était spectaculaire, on se voit troisième si on a de la chance. Keep in mind : nos pompoms sont des escalopes !
Marie, Emma et Lili – Aix-en-Provence
Pour résumer ce CRIT : beaucoup d’alcool, énormément de tourisme et très, très peu de sport. On ne va pas vous mentir : on est arrivé 4ème au judo, alors qu’on n’en avait jamais fait avant. On pensait qu’il n’y aurait qu’un seul combat, mais avec des malentendus on s’est retrouvé en demie, on s’est fait coucher mais ça reste un bon souvenir. C’est notre premier CRIT, mais on est bourré comme si c’était notre 5ème. Clairement, les Aixois on est la délègue’ de l’apéro. On attend impatiemment le prix de l’ambiance, si on ne l’a pas on fait un scandale ! Le CRIT c’est carton. Retenez un truc : Aix, Aix, Aix on est sex.
Théo et Eloise – Lyon
C’est notre premier CRIT, dans les catégories rugby et natation. Notre meilleur souvenir ça reste l’arrivée des délègues, on s’est fait défoncer, on ne s’y attendait pas. Autre surprise : les gens sont hyper ouverts, on dirait presque qu’ils sont accueillants. Notre meilleur souvenir restera le moment où on s’est mis tout nus dans le CROUS. Oui, c’est vrai. C’était hyper marrant. Sur le podium, on voit bien Paris, puis Bordeaux et Grenoble. Lyon ? On sera quatrièmes, comme d’habitude.
Si vous voulez savoir: Paris mange mon pipou.
Sarah et Aya – Saint-Germain-en-Laye
C’est notre deuxième CRIT, en tant que supporter et nageuse (et j’ai gagné la natation, c’était la folie !). On dort à Roissy, les avions passent littéralement au-dessus de nous mais on est en forme. On dort 5h par nuit, c’est énorme pour un CRIT. Bref, bien vu pour les hôtels. Pour la cuillère on a trop peur, mais ça se joue aussi avec Rennes et Lille. Et puis on met Bordeaux vainqueur du CRIT, on a de l’espoir pour eux. Notre message à la Fédé ? Rendez-nous la Confrontation !
Belén & Thomas – Toulouse
C’est notre premier et deuxième CRIT, en tant que supporter (Belén) et pompom (Thomas).
Notre meilleur souvenir c’était hier : notre bus a crevé et on a dû faire la soirée à côté du RU. C’était imprévu, donc forcément énorme. On a aussi adoré le premier jour, les gens n’avaient pas encore amené l’alcool et c’était chill. La grande partouze de fanfare, c’était une folie. On met Lille premier, puis Rennes ou St-Germain; on parle bien sûr de la cuillère. On a aussi un message à faire passer: il y a beaucoup trop de sexisme ambiant, le CRIT doit bannir l’homophobie et la stigmatisation des pratiques sexuelles dans les chants. On est là pour être tous ensemble et s’amuser, ça doit rester bon délire.
Alexandre Étienne Simon – Strasbourg
C’est notre premier CRIT. Nous sommes venues avec l’équipe de foot et natation. Si on devait résumer notre CRIT ? Impossible ! Il y a trop de moments : l’alcool, le chant avant le bad avec les fanfares, de Bordeaux et Grenoble : ça tuait ! Et puis le tifo aussi, la pétanque Stras contre Stras où on a dansé tous ensemble : bref, que de bons souvenirs.
Si on devait prédire un podium? Paris, Bordeaux, Grenoble. Et pour la cuillère? Nous ! Ah non. St-Ger ou Rennes, on sait pas. On espère juste que Paris ne gagnera pas l’année prochaine.
Adam – Paris
C’est mon 3ème CRIT, et si je ne devais citer qu’un seul souvenir, ce serait le but de Charles Pecheux en finale. Blessé, c’était presque pour lui inconcevable de participer au CRIT en roulant la pelouse. Il a été contraint de nous regarder vendredi et samedi, mais il a fini par rentrer pour quinze minutes en finale, sur une jambe, et a inscrit le but fondamental du 3-1. Super récompense pour ce chic type, qui a un magnifique sourire.
Pour les années précédentes, ce serait mes pleurs de Vincent Rogier lors de ma première victoire au crit à Toulouse en 2016 : larmes chaudes ruisselantes telles les chutes du Niagara. Beaucoup de fragilité mais aussi beaucoup de chaleur, des larmes très chaudes qui nous ont bercés et qui ont marqué ce premier CRIT. Cette année, je retiens aussi les larmes de Thomas Accajou après la demie contre Grenoble. Les Mercenaires, malgré leurs airs de guerriers, ont un véritable cœur, aussi à prendre. On est généreux à ce niveau là, le foot c’est surtout des émotions en fait.
Mon podium ? Déjà, Mercenaires premiers. Sinon, Paname vainqueurs, 2 Bordeaux, et 3 ça compte pas. La cuillère sera pour Rennes. C’est Dieu qui donne…
Propos recueillis par Gabrielle Hurtubise-Radet et Clémentine Marcon Sabatier
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Gauthier, membre du groupuscule ultra les Fils d’Arcueil, témoigne « c’est vraiment une drogue, la première fois qu’on commence à parler dedans, on ne sais pas trop à quoi l’on s’attend, puis on se rend compte que notre voix est multipliée par 10, on a envie de continuer à parler dedans parce qu’on se rend compte que tout le monde nous écoute, même si ça casse les oreilles de certaines personnes, et même si c’est pour autre chose que le CRIT ». Le mégaphone permet en effet de partager avec tous les chuchotements intimes et messages secrets, « quitte à ce que ça s’entende un petit peu, ça reste du chuchotement, dans un mégaphone ». Remy, au CRIT avec la délégation d’athlétisme, confirme : « j’ai commencé à expliquer mes problèmes de famille à la foule », « il faut savoir faire la part des choses entre la vie privée et le CRIT, c’est très important ».
Particulièrement utile pour « remettre les points sur les i aux provinciaux » lorsque ceux-ci remportent des victoires, à coup de petites phrases pré-enregistrées et diffusées en boucle (« Ettttt nique la province », « Nul, nul, nul » « bel effort, mais raté ! »), les mégaphones sont l’objet de rudes affrontements. Les histoires de vols et les courses-poursuites sont légions. En effet, en plus de leur valeur monétaire (« plus de 60 balles avec les piles »), ils sont rattachés à leurs équipes par un lien symbolique très fort. « Si des provinciaux en venaient à courir sur moi pour essayer de me le voler, je le protégerais coûte que coûte, encore plus que mon téléphone, encore plus que ma place à Sciences Po Paris » affirme Gauthier. Les multiples cicatrices présentes sur son beau mégaphone jaune et noir en témoignent. Partout, on assiste à des combats, où un mégaphone ambulant actionne inopinément sa sirène, ce à quoi répondent une floppée de rivaux, dans un véritable chaos sonore émergent de façon assez régulière.
Hélas, le CRIT s’achève, et les mégaphones seront bientôt rangés précieusement dans les placards. Mais ces derniers ont de la bouteille et n’en sont pas à leur première sortie. L’an prochain, ils seront de retour, cette fois à Aix, pour détruire de nouveaux tympans et porter haut et fort la voix des supporters les plus fervents.
Adam Galametz
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S’autodéfinissant elle-même comme « plus qu’une association, presque une secte » mais « ouverte », la batuka reconnaît volontiers sa dimension à part et unique, mais elle est heureuse de jouer avec les autres fanfares et bandas quand cela est possible. Surtout, elle a à cœur d’accueillir de nouvelles recrues chaque année parmi les étudiants de Paris, les musiciens progressant à mesure que les anciens apprennent aux nouveaux les morceaux.
Car jouer du tambour, ça ne se fait pas tout seul, même si cela peut paraître facile quand on observe les batuqueiros. Ces derniers se retrouvent tous les dimanches de 19 à 21h pour répéter (par respect pour leurs voisins, ils ont pris soin de réserver un studio), et participent à des shows tout au long de l’année. D’un répertoire assez minime en début d’année, ils diversifient progressivement leur registre pour obtenir une grande variété de rythmes différents (plus de deux donc !) accompagnés chacun de chorégraphies respectives et ponctués de grands cris.
Mais d’où vient cette idée farfelue d’une fanfare composée uniquement de percussions, et comment fonctionne-t-elle ? Il s’agit en fait d’une tradition brésilienne, celle des batucadas, ensembles de percussions rythmant le défilé des écoles de samba de Rio. Il y a 10 ans, de retour d’un voyage au Brésil, un étudiant en échange nommé Diego a décidé d’en créer un à Sciences Po. Ainsi naquit la batuka, qui a aujourd’hui bien grandi et comporte caixas (instrument qui ressemble à une caisse claire), surdos (le cousin des grosses caisses), chocas (cet instrument étrange que l’on secoue frénétiquement), tambourins et repinique (à Sciences Po c’est repinik, l’instrument qui dirige l’ensemble et lance les morceaux). Le tout est coordonné par le ou la mestre, chef d’orchestre survolté qui s’agite avec son sifflet, interrompant les morceaux avec des breaks et donnant le rythme.
Une chose est sûre, les deux noms qui composent le cri scandé entre chaque rythme « C’est la Batuka ! Sciences Po Paris ! » sont désormais indissociables dans l’esprit de tous les Criteux.
Adam Galametz
]]>Sans chauvinisme aucun (OK, peut-être un peu), nous saluerons la performance d’ArtCore, les danseurs de Sciences Po Paris, qui enflammèrent un public déjà électrisé par les performances précédentes.
Tel un chœur de chair – littéralement, puisque la troupe était vêtue d’amples chemises et pantalons fluides aux teintes beiges- les danseurs allièrent précision de la gestuelle et émotions.
Suivant une mélodie rythmée aux accents lyriques, ArtCore sut nous émouvoir par la simple puissance de ses mouvements.
Sans en faire trop, les danseurs du gratin germano-pratin impressionnèrent la salle et, plus encore, les étudiants des autres IEP. Si Paris atterrit à l’excellente seconde place du podium, les danseurs parisiens ont sans nul doute conquis le cœur de sciencespistes issus des quatre coins de la France. Ainsi, il ne fut pas rare d’entendre quelques soupirs d’admiration ou un « waouh » échapper de la bouche d’étudiants pourtant prêts à défendre bec et ongle leur école. Indéniablement, d’Aix-en-Provence à Rennes en passant par Lille ou Saint-Germain-en-Laye, l’émouvante chorégraphie exécutée au millimètre près par notre troupe parisienne a conquis bien au-delà des frontières du périphérique.

On peut aussi relever la diversité des styles de danse et des musiques des différentes équipes. Parmi nos coups de cœur, l’IEP de Lille et ses danseurs aux tenues noirs ornées de couleurs vives ont fait vibrer la salle au rythme de Laurent Garnier, un bel hommage au roi de la house française et à l’impact des musiques électroniques dans la danse et le monde de la nuit. L’équipe de Grenoble a redoublé d’originalité en incorporant un accessoire à sa chorégraphie, une sorte de caisson de bois sur lequel les danseurs virevoltaient, s’appuyaient ou montaient dessus. Loin de gêner les mouvements de la troupe, l’objet nourrissait la chorégraphie et ajoutait une touche de singularité à l’équipe, de quoi saisir le regard du spectateur et le captiver.En somme, toutes les équipes ont ébloui leur public par l’aisance avec laquelle celles-ci se mouvaient sur scène et accrochaient le regard du spectateur du début à la fin de leurs performances.Vibrants, impressionnants et incroyablement talentueux, les danseurs placèrent la barre très haut sans qu’aucune équipe ne déroge à un tel niveau d’excellence. La tâche du jury n’a sans aucun doute pas été chose aisée tant les performances qui se succédèrent cet après-midi étaient plus originales, diverses et impressionnantes les unes que les autres. Saluons enfin la victoire méritée de l’équipe bordelaise, avec une chorégraphie aussi inventive qu’harmonieuse !
Sabine Audelin
]]>Paris
(sur l’air de Santiano)
Tiens bon la vache, tiens bon la charrue
Provincial, roi du tracteur
Trois cents cheveux, double carburateur
Si t’es fier d’être un agriculteur
Si t’es fier d’être provincial tape dans tes mains (mais en fait se loupe)
—
Sciences Po, Paris je t’aime,
J’enc*** les provinciaux,
Ils n’ont qu’un seul rêve,
Celui d’être à Sciences Po
Sciences Po Paris !
Lille
L’emblématique chant Les Corons de Pierre Bachelet
Au nord, c’était les corons,
La terre, c’était le charbon,
Le ciel, c’était l’horizon
Les hommes, des mineurs de fond
Ou bien :
Entends-tu ce chant qui vient du cœur ?
Nous sommes amoureux de nos couleurs,
Le maillot rouge et blanc, nous l’avons dans le sang !
La la la la la la la la la ouh ah !
La la la la la la la la la ou ah !
La la la la la, la la la la la la !
Du beffroi monte la clameur
Les lillois nous on a du cœur
et nous serons vaillants (pourquoi ?)
Parce que Lille c’est géant
La la la la la la la la la ouh ah !
La la la la la la la la la ou ah !
La la la la la, la la la la la la !
Lyon
Omamamamamama omamamamama
Sais tu – pourquoi – j’ai le cœur qui bat,
J’ai vu Lyon qui gagne, j’ai vu Lyon qui gagne
Eh – mama – j’suis tombé amoureux
Bordeaux
(sur l’air de Dans les yeux d’Emilie)
Moi, j’ai fait un rêve
Que ce CRIT jamais ne s’achève
Et tout Bordeaux se lève
La la la laaa
La banda, les ultras t’appellent
A donner de la voix
Car l’amphore cette fois
Ne nous échappera pas
Allez bordelais allez
Grenoble
(vaguement sur l’air de Yellow Submarine)
S’il ne resteeee plus que toi
et que tu as encore la foi
N’oublie jamais de chanter
Pour tes couleurs, et ta fierté
Grenoblooois, Allez allez allez
Allez allez allez, Allez allez allez
Grenoblooois, Allez allez allez
Allez allez allez, Allez allez allez
Rennes
Galette saucisse je t’aime,
J’en mangerai des kilos,
Dans toute l’Ille-et-Vilaine,
avec du lait Ribot
(bis)
Et si tu m’abandonne,
alors je t’empoisonne,
avec des trippes de Caen,
et des rillettes du Mans
(refrain)
J’aime bien les lavallois,
Grillés au feu de bois,
Mais je n’en mange pas,
Car ça donne mal au foie
J’aime bien les canaris,
Quand ils sont bien nourris,
Ca nourrit les cochons,
Bien mieux que la moisson
Strasbourg
La Strasbourgeoise
Petit papa, Voici la mi-carême,
car te voici déguisé en soldat
Petit papa, dis-moi si c’est pour rire,
Ou pour faire peur aux enfants
Non mon enfant, je pars pour la patrie,
C’est un devoir où tous les papas s’en vont,
Embrasse-moi, petite fille chérie,
Je rentrerai bien vite à la maison.
(suivi d’un nombre incalculable de couplets)
Aix
Ohhhhhh les aixois, (les aixois)
Lalala, la paillade (la paillade)
Ce soir on est venu chanter
Et on ne lâchera jamais
Toulouse
Ehhhhh la foirfouze, (la foirfouze)
Cas-cas-cas-cascada, (cascada)
On est peut-être des porcs,
Mais on part avec le cor
(NDLR : le cor attribué à la meilleure fanfare)
Adam Galametz
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