conseil – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Tue, 20 Feb 2018 20:24:57 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png conseil – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Conseils post-galop https://www.lapeniche.net/conseils-post-galop/ Fri, 14 Oct 2016 10:43:33 +0000 http://lapeniche.net/?p=35891 Le galop est là, vous avez travaillé, vous avez tout donné. Une fois que c’est fini, nos moussaillons le savent : il faut prendre le large, relâcher la pression (ou la boire). Place à nos conseils pour une détente post-galop.

Un dessin d'Amandine Le Bellec
Un dessin d’Amandine Le Bellec

Manger pour oublier

Dans la continuité du « un Mars et ça repart », je vous dirais « un bon resto et ça repart ». Vous venez de réfléchir pendant quatre heures, vous avez couché tout ce que vous pouviez sur le papier et, à votre tour, vous rêvé d’être allongé. Malgré la barre de céréales que vous avez dévorée au bout d’une heure, la fatigue est là car la faim vous tenaille. Normal, il est midi et un galop ne creuse pas que les méninges. Alors, l’indispensable détente post-galop, c’est le resto.

Ma recommandation perso : Le paradis du fruit. Il y en a à peu près partout dans Paris, donc plutôt facile niveau accès ! C’est un bon resto qui est à même de convenir aux différents goûts de vos différents potes (même les végétariens et/ou ceux sous régime à qui vous n’osez plus proposer de boustifaille). Ce spot est aussi parfait si vous voulez prendre un petit cocktail de fruit bien rafraichissant et coloré à souhait. Un bon coup de boost que l’on ne refuse pas, surtout après avoir dépensé toute son énergie à expliquer passionnément « en quoi le congrès de vienne a-t-il consacré la fin de l’Europe des peuples » (aka en quoi Metternich était un bad boy).

 

Une récompense bien méritée

Le galop est passé. Devinez quoi ? On est SAMEDI. Qui dit samedi, dit shopping – les deux mots commencent par S coïncidence ? Je ne crois pas. En revenant du lieu magnifique qu’est la maison des examens, arrêtez-vous pour vous offrir ce petit truc dont vous rêviez. On sait que vous avez procrastiné sur des sites marchands pendant vos révisions en vous disant que ce, définitivement, vous aimeriez bien avoir l’objet de tous vos désirs. Allez-y achetez-le, vous l’avez bien mérité. Après tout, 4 heures de dissertation le valent bien non ?

 

A little party never killed nobody

Deux options s’offrent à vous

  • Option 1 : Tequila, Heineken, pas l’temps d’niaiser : Des potes, des verres remplis, de la musique et on oublie le galop qui vous a fait réveiller à 6h00 tapantes pour être à Arcueil Maison des Examens – la voix de la dame du RER résonne encore avouez – avec les 15 minutes d’avance règlementaire (ou pas). Je vous conseille d’aller checker sur le site de Meet Me Out choisir quelle soirée vous tente. Sinon, il y a toujours la solution toujours sympa de l’Irish Pub qui concilie ambiance et pintes.
  • Option 2 : Plateau TV, Oreiller, pas l’temps d’danser : On entend par là, soirée pure détente. Connectez-vous à Netflix (coucou l’abonnement gratuit d’un mois), faites-vous des pop-corn au micro-ondes, demandez à votre moitié qu’elle vous tienne compagnie, ou à votre chat, (ou à votre peluche à défaut) et profitez de cette détente absolu. Un bon film ou une bonne série, et le galop est déjà tout oublié.

 

Bouffe un jour, brunch toujours

On a beau être le lendemain du galop, vous ne pouvez pas vous remettre à travailler. C’est trop dur, ne vous en faites pas on ne vous en voudra pas si la pause post-galop s’éternise un peu. Pour profiter allègrement de votre dimanche, je vous propose de faire un brunch – tel un bon cliché parisien. Se retrouver autour d’un bon repas c’est toujours agréable, alors rien de tel qu’un brunch pour se remplir la panse comme jamais, parler de tout sauf du galop. Tiraillé entre un pain au chocolat et une tartine au saumon, tel sera votre seul problème. Vous trouverez tout ce qu’il vous faut et à petit prix juste ici ! (PS : Pour l’avoir testé le 4pat est juste génial, pensez seulement à réserver avant. )

 

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Provinciaux de toutes les contrées, unissez-vous ! https://www.lapeniche.net/provinciaux_unissez_vous/ Fri, 09 Sep 2016 09:00:32 +0000 http://lapeniche.net/?p=35043 C’est officiel, vous avez quitté votre ville pour Paris. Paris la capitale, la ville des amoureux, la « plus belle ville de monde » pour certains. Que cela vous fasse rêver ou non, vous allez devoir y vivre. Oui, je ne vous apprends rien (patientez un peu, ça viendra). Bienheureux que vous êtes, d’avoir quitté ces vastes contrées arides et hostiles communément appelées ici – et avec une pointe de mépris – la Province ! Que vous soyez de Nantes ou de Marseille, de Clohars-Carnoët ou d’Eguisheim, vous ne faites plus partie que d’un seul peuple élu, celui des provinciaux sur le chemin du parisianisme. La Péniche vous fait vivre cette transition en douceur en vous faisant découvrir les « joies » de la capitale.

Un dessin d'Albane Miressou-Got
Un dessin d’Albane Miressou-Got

 

Métro, Sciences Po, dodo

Si vous avez le temps de lire cet article, avez-vous déjà expérimenté le magnifique rythme de vie parisien ? Rares sont ceux qui ont un appartement d’où vous pouvez aller à pied au 27 rue Saint-Guillaume, et si vous connaissez ces êtres supérieurs, faites-en vos meilleurs amis. Sinon, nous souhaitons la bienvenue à nos nouveaux compagnons d’infortune au sein du métro ou du RER. Quelles magnifiques inventions, pensez-vous naïvement ! Vous pouvez vous déplacer facilement, rapidement et partout, renchérissez-vous !

Ça, c’est la théorie. Je vous l’accorde, il y a des bouches de métro presque partout, et ça fonctionne généralement bien. A l’exception des colis suspects à répétitions, des « incidents techniques » mystérieux, des travaux qui vous font faire des détours, de la ligne 13 (qui est une raison à elle toute seule), des individus trop alcoolisés qui vous insultent sans motif, des concerts improvisés plus ou moins réussis…Comment ? Ça fait beaucoup ? Voyez le bon côté des choses, vous aurez l’occasion de râler tel un vrai parisien. Les trajets en métro sont une composante essentielle de la vie de tout bon habitant de la capitale, alors armez-vous de courage, d’écouteurs et de gel hydro-alcoolique pour explorer chacune des lignes que vous apprendrez à aimer (un jour).

 

L’individu parisien pour les nuls

Autant vous prévenir : les parisiens râlent et font la gueule tout le temps. Ils ne sont pas aimables. Ils ne cherchent pas à vous aider. Que de clichés, tentez-vous de vous rassurer ! Quelle innocence, pense la rédactrice aguerrie. Tendez donc l’oreille : malgré de rares exceptions, ils ouvrent la bouche pour se plaindre. La météo, la circulation, les gens immobiles dans la file de gauche de l’escalator (bon, je leur concède, sur ce point ils ont raison)… la liste des prétextes au discours plaintif est infinie.

Là aussi, je brise le mythe de la bonté humaine : les parisiens ne vous aideront pas dans les escaliers du métro avec votre valise qui pèse une tonne, même sous vos grimaces de fatigues. D’ailleurs, évitez tout signe trop expressif, comme cette étrange chose qu’est le « sourire ». Dans le métro, vous risquez de vous voir assailli de regards témoignant leur incompréhension et vous serez au mieux considéré niais, au pire idiot. Nous vous le rappelons en effet que le parisien est un individu hautain qui pense qu’il vaut mieux que les autres cultures, n’essayez pas d’importer vos habitudes joviales de provinciaux. Certes, le parisien a quand même du cœur ; quelques amis, mais surtout le PSG du Qatar comme famille. Si vous n’avez toujours pas saisi dans quel bourbier vous étiez, laissez-les vous le rappeler : ICI C’EST… PARIS !

 

« I need a dollar, dollar, dollar it’s what I need »

Point positif: vous êtes seul, vous allez pouvoir gérer votre vie comme vous l’entendez, par-fait. Sauf qu’il faut que vous gériez aussi votre budget. A la base, vous pensiez que c’était facile. Mais ça, c’était avant d’avoir fait une crise de nerfs en cours de microéconomie et pleuré devant le prix des pâtes, aka votre nouvelle source de survie. Vous le saviez, mais vous le réalisez : à Paris les prix sont élevés. Première chose que vous avez déjà du remarquer, les loyers. Vous pensiez pouvoir vous payer un studio sympathique pas trop loin de ScPo mais, en effet, c’était une douce utopie. Seconde chose plus chère à Paris, tout. Les courses, le ticket de métro (de la RATP, voire de l’esthéticienne), les soirées… N’ayez crainte, les happy hours sont là, avec leurs coktails à 12,50€. Keep calm and save money.

 

Confession d’une accro du shopping

Vous aimez faire les magasins ? Ce point est lié avec le précédent, si vous arrivez à gérer votre budget – malgré cette soudaine hausse de prix non liée à l’inflation mais à votre déménagement – vous pourrez vous faire plaisir. L’avantage à Paris c’est qu’il y a tout ce que vous voulez en termes de magasins. TOUT et plus encore. Vous trouverez des boutiques qui n’existent pas dans votre ville, des petites échoppes extra avec le petit pull dont vous rêviez, mais que vous n’avez jamais trouvé nulle part. Ici, vous le trouverez. Vous adorerez surtout Paris pour pouvoir vous la péter en revenant dans votre ville d’origine, d’un air faussement surpris : « oh, ça ? Je l’ai acheté dans une boutique à Paris. Non, non, elle n’existe pas ici désolée »

 

« Sciences Po Paris je t’aime, j’encule les provinciaux… »

Il y a pleins d’avantages à être dans cette ville, et qui plus est avec le statut d’étudiant à Sciences Po Paris. Beaucoup de gens importants se trouvent ici et Sciences Po vous donne l’occasion de les côtoyer plutôt très facilement. Conférences, invitations dans vos cours magistraux, partenariats, les occasions ne manquent pas. Parfois même vous croiserez des caméras TV déambuler dans les couloirs.

Vous pourrez aussi côtoyer l’Apple Store, que nous appelons parfois bibliothèque, jusque tard le soir et faire croire aux gens que vous travaillez derrière votre MacBook. Nous savons bien qu’en réalité, vous procrastinez sur Facebook ou lisez studieusement La Péniche (comme tout le monde, non ?). Autre point, et pas des moindres, en étudiant à Sciences Po Paris vous pourrez participer à des soirées dans des lieux inoubliables spécialement privatisés pour nous (vos snap stories en témoigneront). Bateaux, lofts avec piscine,…non, en effet il n’y avait pas ça dans votre ville d’origine.

Finalement, vous commencerez à aimer de plus en plus l’air pollué de Paris que tant de poète ont loué. Bientôt, vous prendrez l’air refrogné des parisiens, tout en vous gardant le droit de les critiquer. Pour clore l’année, je suis déjà persuadée que vous vous époumonerez sur les chants du CRIT (cf. le titre), faisant la part belle à l’insulte du provincial.

 

En somme, le tableau effrayant du départ correspond à vos premières appréhensions et surprises. Mais, tout comme dans cet article, votre sentiment premier s’améliorera au fil du temps. Soyez-en assuré d’expérience : vous pourrez avoir une vie bien sympathique tout en faisant croire que vous pouvez devenir Président de la République, et c’est ça qu’on aime.

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Junior Consulting recherche de nouveaux membres actifs ! https://www.lapeniche.net/junior-consulting-recherche-de-nouveaux-membres-actifs/ Tue, 14 Sep 2010 15:00:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1032 Junior Consulting, une des 5 associations permanentes de Sciences Po, est un cabinet de conseil entièrement géré par une équipe de 25 étudiants. Cette junior-entreprise permet à l’ensemble des étudiants de Sciences Po de mettre en application, dans le cadre de missions de conseil, les enseignements qui leurs sont dispensés.

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Junior Consulting, une des 5 associations permanentes de Sciences Po, est un cabinet de conseil entièrement géré par une équipe de 25 étudiants. Cette junior-entreprise permet à l’ensemble des étudiants de Sciences Po de mettre en application, dans le cadre de missions de conseil, les enseignements qui leurs sont dispensés.

– Si vous êtes à la recherche d’une expérience valorisante dans le secteur du conseil…
– Si vous souhaitez développer votre sens commercial et votre professionnalisme…
– Si vous désirez faire partie d’une équipe dynamique et participer au développement d’une association d’étudiants…

…Alors postulez immédiatement en envoyant un email motivé accompagné de votre CV à recrutement@junior-consulting.com

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Gregory Canto, consultant senior en fusion-acquisition https://www.lapeniche.net/gregory-canto-consultant-senior-en-fusion-acquisition/ Wed, 03 Feb 2010 22:12:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=933

En tant que consultant senior en fusion-acquisition (ou « fusac ») chez Oddo et Cie, Gregory Canto a accepté de répondre à nos questions sur son parcours professionnel.

Oddo et Cie est une société financière qui exerce des activités de Banque d'affaires, de Gestion Privée ou encore de Gestion d'actifs (Asset Management). Ses expertises s'adressent tant aux investisseurs institutionnels qu'aux entreprises ou aux particuliers.

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En tant que consultant senior en fusion-acquisition (ou « fusac ») chez Oddo et Cie, Gregory Canto a accepté de répondre à nos questions sur son parcours professionnel.

Oddo et Cie est une société financière qui exerce des activités de Banque d’affaires, de Gestion Privée ou encore de Gestion d’actifs (Asset Management). Ses expertises s’adressent tant aux investisseurs institutionnels qu’aux entreprises ou aux particuliers.

Parcours depuis Sciences Po

Après avoir été élève à Sciences Po, j’ai poursuivi mes études à HEC. Ce complément de formation a eu l’avantage d’être plus professionnalisant et plus orienté vers des thématiques économiques. De manière générale, je conseille de compléter sa formation Sciences Po, que ce soit en parallèle ou ultérieurement.

Entretiens et premier emploi

Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières à trouver un premier emploi. Par ailleurs, je n’ai jamais eu de reproches relatifs à ma formation Sciences Po au cours des différents entretiens que j’ai passés. Je pense que les exercices oraux ont joué en ma faveur, car ils ont été un atout indéniable pour acquérir une aisance que je n’avais pas avant de rentrer à Sciences Po. D’autre part, c’est une formation qui développe une forme d’ouverture d’esprit assez appréciée lors des entretiens.

Présentation du métier et atouts de la formation

Pour le poste que j’occupe actuellement (ndlr : consultant en fusion-acquisition), mes années passées à Sciences Po me sont surtout utiles pour analyser des problématiques de façon réfléchie. La culture générale que j’y ai acquise me permet en effet de prendre du recul par rapport à un problème donné. Comme les matières enseignées sont très diverses, une multitude d’outils sont disponibles pour résoudre les difficultés rencontrées.

Si je devais formuler un reproche, je dirais que la relation profs-élèves ne permet pas d’appréhender de façon directement efficace les relations humaines au travail. Sciences Po n’enseigne pas la science du contact avec le client, comment attirer l’attention, le consentement, etc. Mais ce n’est pas vraiment une déception puisque ce genre de connaissances s’acquiert en travaillant.

Perspectives

Un moyen de mieux correspondre aux attentes de recruteurs sur le marché actuel serait de nous mettre davantage en situation professionnelle. Sciences Po a tendance à vouloir inculquer un savoir théorique sans s’inquiéter de sa mettre en pratique (ndlr : les récentes réformes des masters comblent de plus en plus cette lacune)

Réseau Sciences Po

Je n’ai jamais eu à faire jouer le réseau Sciences Po pour obtenir un poste mais je ne doute pas qu’il existe une certaine solidarité entre les diplômés de l’école. S’il le fallait, je serai prêt à avoir recours au réseau des anciens.

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Création d’entreprise: Pierre Pigeon, agence de Communication INOCHI https://www.lapeniche.net/creation-dentreprise-pierre-pigeon-agence-de-communication-inochi/ https://www.lapeniche.net/creation-dentreprise-pierre-pigeon-agence-de-communication-inochi/#comments Mon, 23 Nov 2009 22:59:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=891

Pierre Pigeon est Directeur Administratif de l’agence de Communication INOCHI qu’il a créée en 2007 avec deux associés.


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Pierre Pigeon est Directeur Administratif de l’agence de Communication INOCHI qu’il a créée en 2007 avec deux associés.

Diplômé du Master Affaires Publiques, son parcours et son expérience d’entrepreneur montre qu’après Sciences Po, il n’y a pas de parcours prédéterminé et que tous les chemins sont possibles…

Est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots : votre parcours, votre métier, votre entreprise ?

Je suis diplômé 2005 du Master Affaires Publiques de Sciences Po. Après le Master, j’ai fait un an de prépa ENA pour passer les concours administratifs, puis je me suis rendu compte que ce n’était pas vraiment ma voie.

Pendant mes études à Sciences Po, je m’étais beaucoup impliqué dans le domaine associatif, notamment au BDE. J’ai également été l’organisateur du Gala de ma promotion. Toutes ces expériences m’ont permis d’acquérir des connaissances en matière de gestion de projet (financement, gestion d’une équipe…). En 2007, j’ai donc décidé de créer une entreprise avec deux associés. Nous avons décidé de nous lancer ensemble dans cette aventure car nous avions des compétences complémentaires : gestion de projet en ce qui me concerne, graphisme, design (aspect technique de notre activité) pour l’un de mes associé et marketing pour le second. Je suis aujourd’hui le Directeur Administratif d’INOCHI.

Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur INOCHI ?

INOCHI signifie « force de vie » en Japonais. Nous avons choisi ce nom car nous étions au départ spécialisés dans la communication au sein du monde médical. Mais depuis sa création, l’entreprise a élargi son activité. Nous proposons des services de conseil (Etudes de marchés, créations de campagnes, création d’identité, conceptions d’outils) et en conception graphique (création d’identité visuelle, création de charte graphique, packaging). Pour l’instant, l’entreprise ne compte que trois salariés, mais nous travaillons avec un réseau de partenaires d’une vingtaine de personnes, ce qui nous permet d’offrir une large palette de services de qualité dans plusieurs domaines.

Avez-vous suivi une formation complémentaire à Sciences Po ? Si oui, pourquoi ? Que vous ont-elles apportées ?

J’ai intégré Sciences Po après une Maîtrise de Littérature. Auparavant, j’ai eu un parcours assez classique, avec un passage par une classe préparatoire littéraire. Mes études en prépa m’ont permis d’apprendre à gérer mon temps de travail et d’avoir une certaine capacité de travail. Je n’ai pas été très convaincu par mon passage par la Fac. La formation était très intéressante d’un point de vue intellectuel, mais j’avais largement conscience qu’elle était également très peu professionnalisante et m’offrait peu de perspectives sur le marché du travail. D’ailleurs, en m’inscrivant à l’Université, je savais déjà que je voulais passer le concours BAC+3 de Sciences Po.

Quels éléments de votre formation à Sciences Po vous sont particulièrement utiles dans votre travail actuel ?

Sciences Po est une formation très généraliste, mais de nombreux enseignements, surtout ceux de spécialisation, peuvent être valorisés sur le marché du travail. Je pense notamment aux cours de Droit Public et de Questions Européennes qui m’ont permis de me constituer un bagage dont je me sers encore aujourd’hui.

A première vue, votre expérience de création d’entreprise semble assez atypique pour un ancien étudiant du Master Affaires Publiques. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous orienter dans cette voie ?

C’est d’abord l’aspect gestion de projet qui m’intéressait. Pendant ma 4e année d’étude à Sciences Po, j’ai travaillé en tant que coordinateur pour un programme d’échange privé américain. Ce programme offrait des services d’échanges universitaires entre des universités américaines et françaises. Mon rôle consistait à aider et guider les étudiants américains dans leur intégration au sein de leur établissement d’accueil et dans la société française en général, en mettant en place un suivi personnalisé (choix des enseignements, activités extrascolaires…).

Cette expérience a été très enrichissante mais m’a également permis de me rendre compte que je ne souhaitais pas intégrer le marché du travail immédiatement après l’obtention de mon diplôme. Je voulais une activité qui m’offrait davantage d’indépendance. L’idée de la création d’entreprise s’est peu à peu affirmée grâce à différentes rencontres et INOCHI est née en 2007. Notre premier client a été l’Association du Master de Marketing médical de l’ESCP.

A quelles difficultés avez-vous été confronté pour faire aboutir votre projet ?

Je pensais – à tort – que ma formation en Affaires Publiques m’aiderait à gérer plus facilement tout l’aspect administratif dans le processus de création de notre entreprise. Mais je me suis très vite aperçu que le savoir acquis à Sciences Po était trop théorique et très peu pratique. Je m’en suis notamment rendu compte lorsqu’il a fallu remplir notre première déclaration de TVA, alors même que j’avais suivi des cours à ce sujet à Sciences Po.

A l’époque où j’y étais étudiant, la maquette pédagogique du Master Affaires Publiques était trop rigide et ne permettait pas par exemple de suivre des cours de gestion. Néanmoins, Sciences Po m’a permis d’être relativement familier avec le vocabulaire administratif. Je pense également que la possibilité actuellement offerte aux étudiants d’effectuer leur formation en alternance est une évolution qu’il faut saluer, car cela permet d’avoir une vision plus concrète du monde du travail et d’acquérir des compétences pratiques.

Vous est-il déjà arrivé de faire jouer le réseau des Anciens de Sciences Po dans le cadre de votre activité ? Si oui, a-t-il été efficace ? Est-ce que vous pensez qu’on peut parler d’une solidarité entre les anciens de Sciences Po ?

Il m’est arrivé de solliciter des anciens de Sciences Po à plusieurs reprises, notamment mes anciens camarades de promotion. Certain d’entre eux ont aujourd’hui des responsabilités professionnelles qui m’ont permis d’avoir accès à certaines missions de conseil. Je pense par exemple à la Chambre Syndicale BOCI dont nous assurons la communication. Faire appel au réseau ne nous garantit évidemment rien, et nous devons toujours faire nos preuves comme avec chacun de nos partenaires, mais il est vrai que la carte Sciences Po nous permet parfois d’être au moins reçu.

Je dirais donc que le réseau de Sciences Po n’est pas encore efficace dans tous les domaines, mais qu’il est de plus en plus structuré. Nous avons créé, avec quelques anciens de Sciences Po un club de promotion. En Octobre dernier, nous avons organisé une soirée de rencontre informelle au Sénat entre une centaine de diplômés de la promo 2005 et une centaine de diplômés de la promotion 1980. Il y a à mon sens une véritable volonté de la part des anciens de créer une solidarité intergénérationnelle, et elle mérite d’être davantage exploitée.

Quelles sont selon vous les qualités nécessaires pour réussir à monter une entreprise ?

Il faut d’abord être téméraire et croire en son projet, car aujourd’hui, l’apport de capital nécessaire pour créer une entreprise de services intellectuels est très faible. Il faut ensuite beaucoup d’énergie et de patience pour développer son projet, s’assurer que l’entreprise fonctionne. La formation généraliste de Sciences Po est un atout car elle apporte une culture générale qui permet d’appréhender des interlocuteurs très différents. Il faut savoir être réactif et faire preuve d’une certaine capacité d’adaptation. Dans mon domaine, l’aspect affectif est un élément essentiel dans la prise de décision des clients qui doivent choisir un logo ou une identité visuelle pour leur entreprise. Il faut donc savoir être à l’écoute du client.

Pour résumer, je dirais que selon moi, les qualités essentielles pour réussir à créer une entreprise dans le domaine des services intellectuels sont le dynamisme, la réactivité, la créativité, la capacité d’écoute et d’adaptation.

Quel conseil donneriez-vous à un étudiant qui sera bientôt diplômé de Sciences Po et qui ne sait pas encore vers quelle voie s’orienter ?

Je lui dirais qu’il ne faut jamais se fermer de portes, ne pas se dire que parce qu’on est dans tel ou tel Master, on doit nécessairement chercher un emploi dans un domaine bien particulier. Il faut savoir être à l’écoute de nos envies car Sciences Po offre une formation très valorisable et qui ouvre de nombreuses portes…

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