Communistes – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Mon, 14 Oct 2019 20:04:11 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png Communistes – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Que veut dire « être communiste » à Sciences Po ? https://www.lapeniche.net/uec_sciencespo/ Mon, 08 Feb 2016 06:00:30 +0000 http://lapeniche.net/?p=32973 L’Union des Etudiants Communistes (UEC) est la branche étudiante du mouvement des jeunes communistes de France. Une section est présente à Sciences Po depuis septembre 2015. Rencontre avec Lucas Puygrenier, son secretaire de section, par ailleurs coordinateur fédéral de la jeunesse communiste dans les Hauts de Seine et adhérent au PCF.

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Pourquoi avoir souhaité créer une section de l’UEC, ici et maintenant, alors qu’il existe une antenne du Front de gauche à Sciences Po dans laquelle vous pourriez vous sentir représentés ?

En effet, jusqu’à présent je pense qu’il n’y avait tout simplement pas assez de communistes à Sciences Po pour récolter les 120 voix de la procédure de reconnaissance. Pour revenir un petit peu en arrière, les effectifs de l’UEC comme ceux du mouvement communiste dans son ensemble se sont effondrés dans les années 1990. Ce n’est que depuis les années 2000 que le mouvement se rebâtit. Chaque année de nouveaux secteurs s’ouvrent et cette année c’est Sciences Po. Cela me semble d’autant plus important qu’il y a en ce moment beaucoup de crispations que ce soit au niveau des frais de scolarité ou des problèmes de gestion comme le montre la condamnation de Monsieur Casanova. De façon plus générale je pense qu’il y a pas mal de gens à Sciences Po qui ne sont pas issus de la bourgeoisie et qui ont envie de se reconnaître dans des mouvements progressistes. Contrairement à la section du Front de gauche qui est une organisation politique ayant vocation à inviter Jean-Luc Mélenchon ou d’autres, nous cherchons vraiment à militer pour les étudiants sur les questions estudiantines propres à Sciences Po. Et d’autre part bien sur, à faire vivre la pensée marxiste à Sciences Po, à casser, avec nos outils, le carcan idéologique qui règne ici, en invitant des chercheurs, des syndicalistes, des gens que l’on ne voit pas beaucoup dans cette école comme les kurdes.

Vous partagez quelques combats avec l’UNEF…

Nous avons bien sur de forts liens avec l’UNEF. Beaucoup de militants communistes ont des doubles cartes avec l’UNEF et Sud, voire même avec L’UEC et le Front de gauche. Notre rôle n’est pour autant pas le même. L’UNEF est un syndicat qui a vocation à siéger aux conseils, alors que nous sommes plutôt une force de proposition. Notre objectif est de peser dans le mouvement étudiant, d’agir à la manière d’un lobby.

Récemment diverses associations se sont mobilisées pour protester contre la hausse des frais de scolarité, vous y avez participé : quelles sont vos revendications sur ce sujet ?

Cette mobilisation est portée par l’Unef, en réaction au projet de Sciences Po. En revanche de notre côté nous avons travaillé depuis l’été dernier sur ce sujet en lien avec tous les autres IEP puisque l’UEC est maintenant présente dans tous les IEP de France. Donc nous avons mis en place une coordination nationale pour réfléchir aux solutions à proposer pour une autre réforme des frais de scolarité à Sciences Po. Nous avons abouti à des propositions simples. Tout d’abord supprimer la Fondation Nationale de Sciences Politiques qui gère le financement de l’école : c’est une fondation privée et nous considérons que l’enseignement supérieur est un bien public dans lequel les intérêts privés ne peuvent interférer. D’autant plus qu’au sein de cette fondation on retrouve de nombreux membres du patronat et du Medef, qui selon nous n’ont pas vocation à représenter les étudiants et les professionnels de l’enseignement supérieur. Enfin l’objectif est bien sûr de tendre vers la gratuité de la formation pour les étudiants, comme dans toutes les facs.

Avez-vous milité pour la campagne des élections régionales ?

En effet nous avons pris part à la campagne pour les régionales en militant pour Pierre Laurent, candidat PCF-Front de gauche, avec le Front de gauche.
Dans le milieu étudiant j’ai l’impression que le discours Front National et le discours très à droite de Valérie Pécresse en Ile-de-France rencontrent peu de succès. Je pense qu’il n’y a pas non plus beaucoup de crédibilité au PS. Les gens ont vraiment envie de quelque chose qui change. C’est pour cette raison qu’ils peuvent adhérer au programme de Pierre Laurent, qui comprend beaucoup de propositions ambitieuses: la gratuité des transports en commun, la construction de 50 000 logements étudiants, mais aussi de nombreux projets culturels orientés vers la jeunesse.

Comment voyez-vous l’entrée du FN à Sciences Po ?

Nous avons évidemment regretté leur arrivée, mais plus encore le battage médiatique qui a eu lieu autour. Cela m’a paru démesuré ! De simples étudiants de Sciences Po invités au Grand Journal, c’est assez dingue ! Nous avons de notre côté quelques articles sur notre reconnaissance, mais c’est en grande partie parce que le FN était reconnu. Je trouve ça assez intriguant. Ca nous interroge sur la manière dont fonctionnent les médias aujourd’hui. On voit arriver des journalistes qui cherchent à montrer une forte mobilisation étudiante derrière le FN à Sciences Po et dans la réalité ce ne sont que quatre opportunistes issus de formation politiques diverses qui sont allés là où ils pouvaient faire carrière. Lorsque le FN Sciences Po a organisé sa première réunion après avoir été reconnu, des camarades de l’UEC et de l’UNEF sont allés voir, et en tout il n’y avait que 7 personnes, si vous comptez leur bureau, vous n’arrivez pas loin du compte ! Sans vouloir faire de comparaison, quand l’UEC a fait une conférence, la salle était pleine.

La prolongation de l’état d’urgence : pour, ou contre ?

C’est une question qui a beaucoup divisé le PCF et le FDG. Un gouvernement qui sous prétexte de pragmatisme a demandé à ce que la politique nationale s’arrête, tout en avançant dans le même temps des réformes extrêmement importantes comme une révision de la Constitution. Il est très dur de savoir comment réagir à ça. Tout cela alors que les médias tournaient en boucle et que les gens n’étaient pas aptes émotionnellemment à réfléchir. La grosse difficulté a été de trouver comment mettre un peu de réflexion au milieu de tant d’émotion.

Juste après les attentats le gouvernement a eu raison de prendre des mesures d’exception car le danger était réel. En ce qui concerne la prolongation de l’état d’urgence, qui a été votée par les députés communistes, je pense que c’est une dramatique erreur ! Cela renforce énormément l’exécutif alors même que devant l’islamisme radical et l’extrême droite qui montent, il nous faut réconcilier les Français avec la démocratie. Les assignations à résidence de militants écologistes, les interdictions de manifestations et les gardes à vue sans fondements ne me paraissent pas être le bon moyen de le faire. La solution, et je pense parler au nom de tout les communistes de Sciences Po en disant cela, c’est plus d’intégration : sans faire de misérabilisme il faut reconnaître que l’essentiel des terroristes qui ont frappé notre pays sont des gens qui viennent des quartiers populaires, des quartiers qui sont mis au ban de la société, frappés par le chômage et la misère, particulièrement la jeunesse. Cette jeunesse désabusée et sans repères fait le lit d’entrepreneurs identitaires qui se nourrissent des humiliations des uns et des autres. Plus d’intégration passe par des politiques éducatives, par la culture, tout simplement par de l’argent qui doit être investi dans ces zones, pour sortir de ce système qui met en compétition les aires urbaines : ghetto de riches versus ghetto de pauvre, pour toujours plus de malaise social.

Avez-vous personnellement pris part aux manifestations de la COP21 ?

Oui, nous avons participé à la chaîne humaine pour protester contre les mesures prises contre les militants écologistes durant l”état d’urgence. Certains de nos camarades ont d’ailleurs été placés en garde à vue. Une telle instrumentalisation de l’état d’urgence par le gouvernement, dans une analyse communiste, c’est le signe d’un capitalisme qui ne sait plus où il va et qui détruit jusqu’à la Terre sur laquelle on vit. Ce que l’on croit c’est que l’écologie ce n’est pas simplement demander aux particuliers de faire de petits efforts mais aussi contrôler les entreprises pour qu’elles prennent en compte la contrainte écologique.

Revenons à Sciences Po. Le président de la FNSP, Jean-Claude Casanova, a récemment été condamné par la Cour de discipline budgétaire et financière. Qu’est-ce que c’est décision dit de Sciences Po ?

C’est une décision très juste, très symptomatique de la gestion de Sciences Po qui a déjà été éclaboussé par des scandales de ce genre par le passé. Cette gestion, épinglée par la Cour des Comptes, est rendue possible par le régime d’exception, opaque, qui entoure Sciences Po contrairement aux autres universités. Cette affaire renforce d’autant plus la nécessité de la réformer: l’existence de dérives financières, alors même que les étudiants sont saignés pour financer leurs études, cela me semble simplement révoltant. Il faut que l’administration cesse d’infantiliser les étudiants qu’elle s’entête à appeler élèves, et les associe vraiment à la gestion de Sciences Po.

Quel bilan pour l’UEC à la fin du premier semestre ?

Je dresserai un bilan mitigé de ce premier semestre. Nous avons été très heureux d’être reconnus, ce n’était pas gagné d’avance! D’autant plus heureux que, même si je n’en fais pas une gloire, nous avons été reconnus avant d’autres associations politiques implantées ici depuis bien longtemps. Il y a donc eu un départ très prometteur, surtout que de nombreux étudiants nous ont rapidement rejoint, pour apprendre à nous connaître et apprendre à connaître les théories communistes, qui ne sont pas des choses que l’on apprend beaucoup à Sciences Po. Le point négatif est que nous n’avons pas pu organiser beaucoup de conférences à cause de blocages de l’administration, mais également du fait des attentats. Heureusement, le second semestre se présente bien, des militants motivés sont déjà en train de prévoir les conférences que nous organiserons : notre évènement majeur sera la semaine de la pensée marxiste, un cycle de conférence sur le thème du progrès qui se déroulera à la fin du mois de mars.

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Quelles sont les nouvelles associations ? (1/2) https://www.lapeniche.net/nouvelles_associations1/ Wed, 30 Sep 2015 06:00:16 +0000 http://lapeniche.net/?p=30984 Alors que la semaine pour la reconnaissance des associations bat son plein, La Péniche fait le point sur les nouveaux candidats. A vous de juger !

Capital 27 

12084891_331651520291926_1480527639_oLe mot du fondateur, Cédric Birkeland : « J’ai été surpris de voir qu’il n’y avait pas d’association étudiante à SciencesPo qui partait vraiment dans le domaine de l’investissement. »

Capital 27 souhaite organiser une compétition d’investissement ouverte à tous les campus de Sciences Po. Que tu sois expérimenté(e) ou non, fais tes preuves lors de notre compétition virtuelle d’investissement. Nous organiserons aussi des rencontres avec des experts du secteur pour te permettre de découvrir les métiers qu’il propose, que ce soit en France ou à l’étranger.

Union des étudiants communistes

uecLe mot du fondateur, Lucas Puygrenier : « Sciences Po rime souvent avec idées et schémas préconçus. Le but de l’Union des Etudiants Communistes, c’est de les secouer. »

Dans un milieu où on ne peut s’empêcher de penser que l’on subit parfois un certain formatage, l’UEC souhaite faire connaitre les analyses critiques et marxistes et développer les thématiques féministes et les questions de genre. Cela passe notamment par l’organisation d’évènements comme la Semaine de la Pensée Marxiste et la Semaine du Féminisme. Nous entendons également développer des propositions nouvelles pour les droits étudiants. Soutenir l’UEC, c’est permettre à une organisation politique progressiste d’entrer à Sciences Po !

IJM

12041932_10207735879816472_340162334_nLe mot du fondateur, Karam Sharhour : « j’ai découvert IJM grâce à un Ted Talk fait de son président, qui m’a énormément touché. J’ai donc décidé de lire son livre  The Locust Effect et cela m’a donné l’idée et l’envie de développer l’association à Sciences Po. Nous sommes pour l’instant la première de France. »

IJM Sciences Po est une antenne directe de l’agence des droits de l’Homme (International Justice Mission). Elle promet d’agir sur un aspect de la pauvreté souvent marginalisé, la violence, pour protéger les pauvres dans les pays en voie de développement. A Sciences Po, IJM souhaite sensibiliser les étudiants sur cet aspect de la pauvreté (conférences, projection de films/documentaires…) et collecter des fonds via l’organisation de soirées et d’une Journée pour la justice.

Made in China

Logo Made in ChinaLe mot du fondateur (Confucius) : « Celui qui veut déplacer la montagne commence par déplacer les petites pierres. »

Made in China veut casser les clichés et les préjugés sur la Chine et ses habitants et faire découvrir aux sciences pistes ce qui est véritablement made in China à travers des ateliers, des conférences et des débats politiques, économiques, sociétaux et culturels.

Auriverde

12071714_417006491833262_1944161250_nLe mot du fondateur, Loïc Wable : « Le Brésil est bien plus que le football, la samba et les plages. Ce sont aussi les mélodies enchanteresses de la bossa nova et la dynamique scène électro de São Paulo, les cités coloniales du Minas Gerais et l’architecture futuriste de Brasilia… Bref,  une nation mosaïque d’origine africaine, européenne, ou asiatique, ou bien les trois en même temps ! « 

Auriverde est la nouvelle association de promotion du Brésil à Sciences Po, dont l’objectif est de représenter ce pays à la culture d’une diversité et d’une profondeur rares, mais qui souffre encore d’idées préconçues et de clichés tenaces. Grâce à l’organisation de soirées, visites, expositions, dîners et plein d’autres évènements, Auriverde tentera de tropicaliser Sciences Po.

Ramen Toi

12083780_10208111541216384_1599227720_nLe mot du fondateur : « Faim de Corée et de Japon ? Ramen-toi !. »

Ramen-toi, l’asso d’amitié franco-nippo-coréenne, vous fera découvrir ces deux pays sous tous leurs aspects: culturel, politique, sociétal et bien évidemment gastronomique !

Baden Power

12064246_688456544623587_181685441_nLe mot du fondateur : « Le bonheur ne vient pas à ceux qui l’attendent assis. »

Baden Power est l’association qui promeut les valeurs scouts à Sciences Po. Elle est ouverte à tous, scouts ou non. Ainsi qu’à tous les différents mouvements de scoutisme, qu’ils soient religieux ou laïcs. Baden Power souhaite développer le scoutisme auprès des jeunes de banlieues difficiles, engager à Sciences Po une réflexion sur ce que la pédagogie de l’association peut apporter à la société et créer un réseau inter-chef pour s’entraider. Elle compte également organiser un Week-end scout ouvert à tous les Sciences Pistes.

Prélude

12084873_504334273066584_238939969_oLe mot du fondateur : « Avec Bach, Scarlatti et Debussy, vous n’imagnez pas ce que la musique classique peut faire pour vous. »

Prélude est l’association de Sciences Po qui réunit les amateurs de musique classique autour de conférences, séances d’écoute, bons plans et critiques. Prélude cherche à partager et à rendre accessible la passion de la musique classique, sans se prendre au sérieux !

Melting Potes

11267743_697107380394841_1861484304694797256_oLe mot du fondateur : « Développer les échanges interculturels entre les étudiants, l’objectif est aussi d’aider les internationaux à s’intégrer à Paris et à Sciences Po. »

L’évènement phare, c’est le fameux « Melt-tea potes ». Tous les dimanches, l’association permet aux étudiants de toutes les nationalités de se rencontrer autour de pâtisseries arabes au salon de thé de la Grande Mosquée de Paris. « C’est un moment de discussion très libre, qui permet à chacun d’être plus à l’aise en langue étrangère, mais aussi de parler de la culture française, de Paris, de Sciences Po. Seule l’administration parle de Sciences Po aux internationaux, ils sont déçus de ne pas connaitre le point de vue des étudiants. » Près de 180 étudiants ont participé au premier Melt-tea potes.

Altruisme efficace

12002885_157179401292563_171970324387244174_nLe mot des co-fondateurs Tom Bry-Chevalier et Thomas Sittler : « En réfléchissant sérieusement aux moyens les plus efficaces d’aider les autres, nous avons été surpris par l’énorme différence qu’on peut faire même à notre niveau. »

Nos bonnes actions sont souvent causées par une expérience touchante ; on se demande rarement s’il y a une cause plus importante. L’altruisme efficace prend le problème à l’envers avec la question : « quelle action aura le meilleur résultat ? ». Nous souhaitons développer la culture de générosité présente à Sciences Po et encourager la réflexion sur nos gestes altruistes.

Handiversité

12039559_776101429165023_7597154306989908334_nHandiversité est une association de sensibilisation au handicap à Sciences Po dans sa multiplicité. S’adressant à tous les étudiants, qu’ils soient ou non concernés, cette association entend favoriser une réflexion sur la thématique du handicap, par des débats, des témoignages et des activités d’expérimentation de différentes formes de handicap (sous la forme d’une journée de jeux-découverte), comme un parcours en fauteuil roulant et un concours de goût à l’aveugle.

Sciences Po Défense & Stratégie

SPDS logoLe mot du fondateur : « Parce que la Défense n’est pas réduite aux questions militaires, mais qu’elle recouvre une réalité beaucoup plus large mêlant armées, politique, diplomatie, et économie, notre association offre les grilles de lecture et d’analyse de tous les acteurs, pour comprendre, s’orienter et profiter de leurs compétences. »

Au sein d’une structure neutre et apartisane, l’association a pour ambition de mettre en relation les étudiants de Sciences Po avec la défense. Ses moyens d’action : proposer une réflexion sur les thématiques de sécurité internationale ; accompagner et conseiller les carrières civiles ou militaires ; poursuivre l’effort de mémoire ; proposer aux étudiants des formations uniques.

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