bénévolat – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Wed, 17 Aug 2022 07:45:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png bénévolat – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 À la découverte de l’association Charity https://www.lapeniche.net/decouverte_association_charity/ Wed, 27 Sep 2017 09:00:30 +0000 http://lapeniche.net/?p=37310 Vendredi, dix-neuf heures, c’est la fin de la journée à Paris. Comme toujours sur mon trajet, je passe devant les boutiques de marques du tout Paris, mais aussi devant sa misère: des sans-abris, des sans papiers, entre autres… Dans un petit coin de Maubert, je retrouve, à l’ombre du jardin de l’ENS, Yoen Qian-Laurent et Giovanni Mezzano, deux des membres fondateurs de Charity. Mais qu’est-ce que Charity ? Charity, c’est un projet qui tente de révolutionner le monde des associations caritatives.

« L’idée a germé alors que je faisais une maraude »

Les deux étudiants se connaissent depuis un moment déjà. Et lorsqu’on leur demande quel est le but de leur association, la réponse fuse d’une seule et même voix. Charity, association selon la loi de 1901, a deux missions. La première est de promouvoir l’engagement local auprès du plus grand nombre, notamment en faisant connaitre l’action des bénévoles et des associations. Mais Charity a un autre objectif : permettre à des étudiants qui veulent s’engager de trouver une association qui leur correspond, dans 5 domaines : lutte contre la précarité, personnes âgées, aide aux migrants, environnement et soutien scolaire !

L’idée germe dans la tête de Yoen il y a plus d’un an. À l’époque, le jeune homme est étudiant de Sciences Po et de l’ENS. Il effectue des maraudes dans Paris, et déplore le manque de volontaires à ses côtés. Pourtant, il fréquente une école où la plupart des étudiants sont membres d’une ou plusieurs associations… Il y pense encore alors qu’il est en 3A, et évoque alors avec François Expert ( aussi passé par Sciences Po, l’ENS et NUMA ), cofondateur de Charity, l’idée d’une plateforme. En échange aux États-Unis, ils découvrent sur le campus de Harvard et de Yale une multitude d’initiatives solidaires, auprès des sans-abris en particulier. Ils sont aujourd’hui sept – dont quatre étudiants en Master à Sciences Po – à faire grandir le projet : Clara Denoyell; Giovanni Mezzano; Noémie Dreux; François Expert; Yoen Qian-Laurent; Mathilde Cournut et Marin de La Rochefordière.

Marin, Mathilde et Noémie font leur rentrée à Charity. Crédits photo : Giovanni Mezzano // Charity

Sciences Po, un choix qui a du sens 

« Il y a dans cette école une véritable valorisation de l’engagement envers l’autre » nous explique Marin. « La plupart des étudiants sont membres d’associations caritatives qui sont d’ailleurs très nombreuses en nos murs, ce qui n’est pas forcément le cas ailleurs ». Les fondateurs ont effectivement déjà été contactés par d’autres écoles mais souhaitent commencer avec une institution qui met l’engagement au centre de ses valeurs. « Nous avons choisi le nom Charity, parce que c’est le terme le plus global pour la vision que nous avons de ce que nous voulons construire. Charity, en anglais, c’est ‘association’, un terme inclusif et qui, d’un bout à l’autre de l’Europe, résonne chez toutes les jeunesses », déclare Yoen.

« Il y a dans cette école une véritable valorisation de l’engagement envers l’autre »

Pour le moment,  Charity a mis en place un Bot, accessible depuis sa page Facebook et répertoriant différents projets associatifs existant à Paris. Celui-ci permet aux étudiants de trouver des missions bénévoles qui leur correspondent. L’engagement bénévole est formé de relations humaines authentiques. Il est fondé sur une relation de réciprocité et d’échanges. Le plus important pour les membres de Charity est de promouvoir ces expériences auprès du plus grand nombre et de contribuer à la construction d’un monde plus solidaire.

L’afterwork de Charity aura lieu le mardi 3 octobre au Basile

Une rencontre programmée avec les étudiants

Charity n’est pas née de la dernière pluie, mais il fallait cependant marquer le coup pour son entrée à l’IEP de Paris. C’est pourquoi les huit étudiants en masters, fondateurs de ce qui pourrait être l’étincelle de l’engagement associatif pour certains, organiseront un afterwork au Basile la semaine prochaine. Au programme: des pintes pas chères, de la bonne musique, mais surtout des associations caritatives à chaque mètre carré! Une bonne opportunité pour toi, qui n’attends qu’une bonne occasion pour sauter le pas. Et à 3,50€ la pinte toute la nuit, j’appelle ça une bonne occasion.

Pour retrouver le bot de l’association Charity, c’est par ici.

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Altruisme efficace : Comment sauver 10 000 personnes en une vie ? https://www.lapeniche.net/altruisme_efficace/ Thu, 31 Mar 2016 06:00:34 +0000 http://lapeniche.net/?p=33748 « En une vie, vous pouvez sauver 10 000 personnes. Ou ne rien faire. » Invité à Sciences Po le 11 février dernier par l’association Altruisme Efficace, l’essayiste Adriano Mannino a tenu un discours pour le moins percutant. Logique implacable et chiffres à l’appui, le représentant de l’organisation suisse Effective Altruism Foundation a invité chacun à reconsidérer ses manières d’agir.

L’altruisme efficace, un mouvement de pensée en plein essor

Les altruistes efficaces partent d’un constat simple : plus une catastrophe se déroule loin de chez nous, moins nous nous sentons concernés. Pourtant, ce sont justement les pays les plus épargnés qui ont le plus de moyens pour lutter contre les épidémies, les guerres, les famines, les catastrophes naturelles… Le premier objectif de ce mouvement est donc de développer l’esprit altruiste chez des personnes dont le quotidien n’est pas troublé par des évènements tragiques, afin de venir en aide à ceux qui souffrent. « Il faudrait réfléchir et agir comme si tous les matins, une catastrophe survenait dans notre entourage », profère Adriano Mannino.

Pour ces altruistes, l’efficacité se mesure en nombre de personnes « sauvées ». « Alors, Comme on ne peut pas sauver tout le monde, le mieux qu’on puisse faire est de sauver le plus grand nombre. », explique le représentant de l’organisation suisse. Dans ce cadre, la hiérarchisation des problèmes, notamment au travers de la durée de la souffrance, est totalement assumée. L’absolue priorité ? L’extrême pauvreté.

Théorie et pratique étroitement liées

L’idée est d’encourager l’action individuelle en montrant que l’impact de chaque don peut être décuplé simplement selon les choix que l’on mène. La dimension réflexive est donc l’essence même de l’altruisme efficace, courant de pensée avant d’être un mouvement d’action. Par leurs raisonnements hyper logiques, centrés sur l’individu, les altruistes efficaces utilisent les outils de la micro-économie tout en intégrant dans leur matrice d’autres considérations plus subjectives ou instinctives.

La force de la pensée altruiste efficace réside dans l’association constante de la théorie à la pratique, motivée par la poursuite d’objectifs concrets et de résultats significatifs. Les altruistes efficaces réalisent ensuite des expériences et des études afin de déterminer quelles associations et quels moyens d’actions sont les plus efficaces pour sauver des vies. « Beaucoup d’interventions ont un impact faible, voire négatif, et les plus efficaces ne sont pas forcément celles qui plaisent intuitivement », affirment les membres d’Altruisme Efficace Sciences Po. L’organisation américaine GiveWell, qui a évalué l’efficacité de dizaines de possibilités d’intervention, a par exemple révélé que trois dollars suffisent pour sauver une vie de la malaria. A partir de ces analyses, les altruistes efficaces construisent des modèles d’actions incitant chacun à maximiser le nombre de vies sauvées par don effectué.

La fin justifie les moyens

Les altruistes efficaces cherchent également à encourager les altruistes convaincus d’augmenter le montant de leurs dons. D’après eux, l’idéal serait que les dons d’une personne au salaire moyen dans un pays riche atteignent 10% de ses revenus mensuel. L’objectif de sauver le plus de vies possibles justifie de tels moyens ainsi que certaines positions morales particulières. Les altruistes efficaces soutiennent ainsi l’enrichissement personnel via la promotion du concept « earning to give ».

En d’autres termes, maximiser son salaire pour maximiser sa philanthropie. De la même manière, les altruistes efficaces n’ont aucun complexe vis-à-vis des associations caritatives qui ont un coût de fonctionnement élevé. Alors qu’il est parfois reproché à ces organisations de dépenser ainsi une partie de l’argent des dons, les fondations d’altruismes efficaces emploient elles-mêmes des salariés, défendant l’idée que cela leur permet d’attirer les personnes les plus compétentes, d’être plus productives et de sauver ainsi le plus grand nombre de vies.

Des actions en moralité renversée ?

Le représentant de l’Effective Altruism Foundation énonce ainsi que « pour empêcher une personne de mourir d’un accident de voiture en Suisse, l’Etat doit débourser 5 millions de dollar dans les mesures de sécurité, de prévention etc. Pour éviter les accidents de transports publics, l’investissement passe à 3 millions de dollars. Pour sauver une vie de la malaria dans un pays pauvre, seuls 3 dollars sont nécessaires.«  En d’autres termes, le coût pour sauver une vie diffère selon le niveau de richesse et de développement d’un pays.

« Une vie en Suisse vaut-elle réellement plus que 1000 ou 10 000 dollars dans un pays pauvre ? » s’interroge Adrianno Mannino. « Personne n’oserait le dire. Pourtant, c’est comme cela qu’on agit : la Suisse investit des millions contre les accidents de la route. » A travers ce propos, le jeune homme appelle les pays riches à penser certains de leurs investissement dans un cadre plus planétaire, afin de hiérarchiser les différentes mesures visant à sauver des vies.

Pour Adriano Mannino, les recherches produites par les altruistes efficaces sont « nécessaires » pour permettre aux pouvoirs de prendre « les bonnes décisions pour distribuer les millions de dollars qui vont sauver des vies. » Si l’altruisme efficace demeure peu présent dans le milieu politique, les organisations du mouvement ont toutefois influencé à plusieurs reprises les pouvoirs publiques britanniques. « L’année dernière, le Global Priorities Project (GPP) a travaillé avec le gouvernement sur sa méthodologie d’évaluation des risques et poursuivi le dialogue avec DfID (l’agence d’aide au développement du Royaume Uni) pour un usage des fonds dirigé vers les maladies qui causent le plus de souffrances », indiquent les membres de d’Altruisme Efficace Sciences Po.

Grâce aux de levées de fonds, les altruistes efficaces peuvent investir eux-mêmes dans les moyens d’actions jugés les plus efficaces. « Dans les pays développés, 40 000 dollars sont nécessaires pour former les chiens d’aveugles. Pourtant, soigner le trachome, maladie infectieuse causant la cécité, ne coûte que 40 dollars. Evidemment, il vaut mieux faire un don permettant de traiter le trachome. »

Si Tom Bry-Chevalier, membre actif de l’association sciences piste, reconnait qu’il expose là un exemple « assez extrême » il n’en demeure pas moins symptomatique du raisonnement des altruistes efficace. Chaque somme est calculée en vue de son optimisation, chaque centime est alloué à l’organisation qui en tirera le plus grand rendement en termes de vies sauvées. Or, « peu d’Etats ont décidé de donner 10% de leur ressources pour sauver des vie, regrette Adriano Mannino. Changer les structures de l’Etat ne changera pas l’altruisme d’un pays, car la population sera la même. C’est d’abord la mentalité des gens qu’il faut faire évoluer. »

Le risque de cette démarche, poussée à l’extrême, semble être de n’investir que dans les projets permettant de sauver le plus grand nombre de personnes au moindre coût, et de négliger ainsi les autres causes de désastres, de pauvreté ou de maladie. Pourtant, les altruistes efficaces sont engagées sur une pluralité de fronts, chacun s’attelant, au sein de ce mouvement peu structuré, à son propre cheval de bataille : élevage intensif, extrême pauvreté, crises des réfugiés, risques pour l’humanité liées aux nouvelles technologies, changement climatique… « Cette diversité est une immense force de l’altruisme efficace, car elle crée des synergies entre les groupes et nous oblige à considérer sans cesse qu’une autre cause pourrait être préférable à celle sur laquelle nous travaillons actuellement », explique Laura Green, étudiante convaincue par l’association Altruisme Efficace Sciences Po, pionnière du mouvement étudiant en France.

C’est justement l’objectif que ce sont fixés les altruistes efficaces de Sciences Po, convaincus que cette école constituerait un terreau fertile pour semer les idées du mouvement. Ils ont ainsi créé en septembre 2015 la première association universitaire française d’altruisme efficace. Si les « événements ont eu un nombre de participants très variable », « les idées que nous essayons de faire passer [ont] été assez bien reçues », estime Laura Green, étudiante en césure ayant rejoint l’association en cours d’année. De la même manière, il est difficile d’évaluer la proportion d’étudiants de l’école passant en suite à l’acte en effectuant des dons répondant aux principes de l’altruisme efficace. Toutefois, les membres d’Altruisme Efficace Sciences Po ont prévu de « mettre en place sur [leur] site un espace dédié aux étudiants qui ont pris l’engagement de donner au moins 1% de leurs dépenses par mois, en leur donnant la possibilité de se présenter et d’exprimer leurs motivations. »

Parallèlement, le mouvement se développe petit à petit dans d’autres écoles et universités parisiennes comme la Sorbonne. « Une communauté de membres engagés dans l’altruisme efficace commence à émerger à Paris » se réjouissent les membres de l’association sciences piste. « Nous organisons d’ailleurs des meetups hebdomadaires ouverts à tous, en collaboration avec les autres groupes Altruisme Efficace parisiens ». Ainsi, les idées du mouvement pénètrent peu à peu le monde francophone, longtemps resté à l’écart de ce courant de pensée né outre-manche dans les années 2000, et rencontrant un succès important en Allemagne et en Suisse. Néanmoins, ce mouvement demeure marginal en France alors qu’il est aujourd’hui « relativement bien implanté dans les grandes universités anglaises et américaines comme Princeton, Harvard, Harvard, Cambridge… » L’écart entre ces différents pays pourrait en partie s’expliquer par la barrière de la langue, la littérature sur l’Altruisme Efficace n’existant presque exclusivement qu’en anglais.

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Associations solidaires : à qui donner un coup de main ? https://www.lapeniche.net/associations_solidaires/ Wed, 09 Mar 2016 06:00:17 +0000 http://lapeniche.net/?p=33495

Un article d’Inès Ricard et Gabrielle Radet.

Porté par vos belles résolutions prises un peu trop vite le soir d’un Nouvel An, vous vous découragez de ne pas pouvoir aider autrui autant que vous le souhaitiez ? Pour vous épargner une recherche souvent fastidieuse, La Péniche vous présente trois associations de solidarité à Sciences Po. Alors, qu’attendez-vous pour vous engager ?

 

Altruisme efficace : Une asso d’inspiration anglo-saxonne défendue par Tom

Altruisme Efficace est une association de solidarité créée par Tom Bry-Chevalier que nous avons rencontré, Cécile Lavier et Thomas Sittler, en septembre 2015.

Tom, au dynamisme contagieux, indique qu’Altruisme Efficace est inspirée d’un mouvement anglo-saxon visant à créer une culture du don utile. « Même avec très peu, on peut faire beaucoup », martèle-t-il. En d’autres termes, cette association vise à maximiser l’impact positif d’un don. « Dans un monde où les ressources sont limitées, il faut agir avec discernement pour rendre le plus de personnes heureuses et en bonne santé », insiste son président-fondateur. L’action des ONG est donc repensée en terme d’impact et d’efficacité.

© Altruisme Efficace

Bien que l’on ne puisse pas hiérarchiser les souffrances, Altruisme Efficace concentre ses efforts autour de trois priorités : l’extrême pauvreté, la cause animale et le « droit à la vie des générations futures », selon les termes mêmes de Tom. Afin mettre en application tout cela, l’association organise régulièrement des conférences. Un site de promesse de dons est également à l’ordre du jour.

Cependant, il ne semble pas tous les jours facile pour Tom d’expliquer que certaines causes sont plus « rentables » que d’autres. Si la malaria serait plutôt en tête de liste, les Restos du Coeur seraient moins bien classés. Cela étant, la détermination et l’enthousiasme des membres d’Altruisme Efficace suffisent à vous convaincre.

 

SINGA Sciences Po : Récit d’un engagement dans l’aide aux réfugiés

Marine a fondé Singa Sciences Po avec quatre amies du campus de Menton : Chirine, Sarah, Juliette et Zineb, en 2015. Cette association, affiliée à SINGA France, vise à promouvoir l’accompagnement des personnes ayant obtenu le statut de réfugié en France.

© Singa Sciences Po

Sourire en coin, la co-fondatrice explique que l’association veut créer une communauté fondée sur la réciprocité des échanges. Plus que l’aide d’urgence, il est ici question d’insertion, de lien social. Ainsi, SINGA met en place des ateliers cuisine, des matchs de football et bientôt tout un week-end consacré au sport et à l’art. L’association tente de développer les talents de ses membres mais aussi de les partager en organisant des tutorats de langue française en binôme.

Singa est aussi le cadre de rencontres bouleversantes. C’est ainsi que Marine raconte une rencontre avec une personne réfugiée. Les deux trouvent l’arabe comme langue commune pour se comprendre. Petit à petit Marine se voit confier des détails sur la vie et le parcours de son protégé. Il vient de la région d’Al Ahwaz, actuellement occupée par l’Iran. Il partage sa douleur, son isolement et sa frustration lors de son arrivée en France où il n’a pas été bien accueilli…avant de rencontrer les personnes qui l’hébergent actuellement à Paris via SINGA France.

A mi chemin entre grandes difficultés et lots de petits bonheurs, Singa est la garantie d’une expérience pleinement humaine.

 

Paris solidaires : le don de proximité

Envie de faire dans le local, voire dans le terroir de notre boulevard St-Germain ? C’est ce que vous propose Paris Solidaires, une association fondée en 2012 et ayant gagné le prix Ernst Young, présentée par Lauren Onthank.

© Paris Solidaires

Paris Solidaires cherche à aider concrètement les personnes en difficulté que l’on croise parfois. Lauren a par exemple noué un lien très fort avec Christophe, un jeune sans abris passionné d’illustrations non loin de Sciences Po. Etablir cette relation de confiance n’est pas aisée (qui ne s’est jamais demandé comment aborder un SDF sans l’importuner ?), mais elle forme un véritable lien de proximité une fois acquise.

Paradoxalement, les personnes sans domicile sont sédentaires, en s’enlisant dans une solitude qui les cantonne à une place dans la rue. Au-delà du réconfort matériel (produits d’hygiène, nourriture…), il est surtout question de les considérer, d’échanger avec eux, voire de leur offrir un Noël plus joyeux comme lors de l’opération « Un cado pour un charclo » lancée cet hiver en partenariat avec le BDE. Ces moments de partage sont certainement les plus précieux aux yeux des bénévoles. Il n’est jamais question de misérabilisme, mais d’instants d’humanité et de joie à l’instar de ceux ayant lieu pendant Hiver solidaire.

Vous n’êtes pas sûr de vouloir aider les sans-abris lors des maraudes ? Qu’à cela ne tienne, Paris Solidaires vous propose bon nombre d’autres occasions d’aider votre prochain. Vous pouvez ainsi démontrer vos talents d’écrivain en rédigeant les mémoires d’une personne âgée, jouer à Cristina Cordula en faisant du blind-shopping (comprendre magasiner avec des personnes malvoyantes) ou bien encore participer ponctuellement aux formations (comme celle du PSC1), conférences ou collectes organisées, telle celle de protections hygiéniques au début de l’année.

Nous sommes persuadés que vous avez un peu de temps à offrir. Vous savez désormais comment l’utiliser. Ces associations, comme les nombreuses autres de notre école, n’attendent que votre énergie !

 

Retrouvez l’intégralité de nos contenus sur l’application La Péniche, à télécharger en cliquant sur les liens suivants: 

Pour les Androids : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.goodbarber.lapeniche&hl=de
Pour les iPhones : https://itunes.apple.com/us/app/la-peniche.net/id1041972160?mt=8

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Asso #4 : Scoubidoo. Le devoir d’aider : l’aide aux devoirs https://www.lapeniche.net/asso-2-scoubidoo-le-devoir-daider-laide-aux-devoirs/ Tue, 01 Oct 2013 11:00:04 +0000 http://lapeniche.net/?p=10928 Le temps… Candice Altmayer, 2e année à Sciences Po, a décidé de l’utiliser « pour quelque chose d’utile » selon ses mots. En effet, avec Charlotte Burrier et Lucas Lebrun, elle a été élue l’année dernière pour s’occuper de l’association Scoubidoo. Le concept est simple : une aide aux devoirs bénévole et solidaire pour des élèves du CP à la Terminale dans huit centres sociaux parisiens – Résidence Hermel, Centre du soleil, Paris Basket, Espoir 18, La Chapelle, Accueil Laghouat, La Goutte d’or et La Chapelle.

Candice confie qu’elle a d’abord recherché en-dehors de Sciences Po et puis elle a découvert cette association. Finalement, celle-ci s’inscrit parfaitement dans le modèle que souhaite promouvoir l’IEP de Paris avec ses Conventions d’Education Prioritaire ou CEP dont environ 10% des étudiants de la promotion 2018 ont bénéficié pour franchir les portes du 27 rue Saint-Guillaume.

De la même façon, Charlotte et Lucas ont cherché un véritable engagement, bénévole et désintéressé. Tentée par le travail avec les enfants, Charlotte avait envie de « toucher d’autres réalités ». Encore une fois, Richard Descoings n’aurait pu que saluer cet engagement prêchant la mixité sociale et l’égalité des chances ; cette égalité des chances que le secondaire a tendance à oublier comme le fait remarquer Lucas. Il a en effet été scolarisé dans deux lycées différents et a pu observer des disparités importantes entre les deux établissements.

Image : Scoubidoo
Image : Scoubidoo

La campagne de promotion et de recrutement de Scoubidoo a commencé avec cette  vidéo et un slogan : « Deviens un vrai héros ». Visiblement, certains étudiants de Sciences Po adulent les collants bleus et les slips rouges élégamment moulants. En effet, « l’association compte une quarantaine de bénévoles et nous en espérons soixante d’ici la fin de l’année » déclarent les trois étudiants de 2e année.

Il n’est donc pas trop tard et vous pouvez vous rendre au 13, rue de l’Université pour découvrir Scoubidoo pendant la semaine de reconnaissance des associations. « Mais attention, la régularité reste la clé maîtresse de cet engagement » prévient Candice même si elle assure n’avoir connu que très peu de bénévoles ne venant qu’une fois sur quatre.

Cependant, Scoubidoo offre un luxe que certaines associations ne permettent pas : vous avez la possibilité de choisir vos horaires et votre centre. Bien évidemment, « si trop de bénévoles sont présents sur un centre, quelques déplacements mineurs seront effectués » prévient Candice. Les horaires sont d’ailleurs assez diversifiés et ne vous empêchent aucunement d’aller aux soirées du jeudi soir.

De plus, « l’association n’est pas qu’un bénévolat de 17h à 19h et tout le monde rentre chez soi ensuite » affirme Charlotte : pots entre les membres de Scoubidoo, sorties culturelles et festives avec les enfants deux fois dans l’année… Bref, Scoubidoo, c’est aussi la vie associative.

Vous aurez également l’occasion de découvrir Scoubidoo en hiver, aux alentours de décembre, puisque l’association organise des récoltes alimentaires dans la Péniche en partenariat avec les Restos du Cœur auxquels appartiennent trois centres sur les huit où Scoubidoo intervient. Candice, Charlotte et Lucas vous attendent donc avec impatience pendant la semaine de reconnaissance des associations. Si vous n’avez pas encore trouvé votre bonheur parmi la multitude d’associations proposées, peut-être celle-ci trouvera grâce à vos yeux.

Image : Scoubidoo
Image : Scoubidoo
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