aides et conseils – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Tue, 20 Feb 2018 20:19:52 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png aides et conseils – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Guide du Novembre sans Nervous Breakdown https://www.lapeniche.net/guide-du-novembre-sans-nervous-breakdown/ Thu, 09 Nov 2017 09:00:28 +0000 http://lapeniche.net/?p=37685

Même par -27 degrés, La Péniche ne se lasse pas de recourir au 27ème degré. Cette semaine, nous avons décidé de prendre soin de vous en vous livrant moult conseils pratiques pour affronter le mois de Novembre, cet inutile onzième mois de l’année où Halloween est passé, Noël encore trop loin et où, parfois, Donald Trump est élu président des États-Unis. Novembre sans Nervous Breakdown ? C’est possible, et voici comment ! 

Ça y est nous y sommes: Novembre. Si tu en doutais, regarde ton thermomètre, ton agenda et ta sale tête… Pas de doute, winter is coming. Novembre est, décidément, le mois le plus déprimant de l’année. Le temps n’est pas bon, le ciel n’est pas bleu, tu ne vois ni amis ni amoureux et, par-dessus le marché, les jours fériés tombent des samedi ( ce qui devrait être interdit en 2017 ), ce n’est plus Halloween et ce n’est pas Noël. En plus, il fait trop froid pour choper.

À la lecture de ce triste récit, peut-être sentez-vous grandir en vous l’envie d’aller vous balancer au bout d’une corde en espérant au moins échapper au rendu des notes de galop. Mais vous n’en ferez rien, parce que La Péniche est là. Je m’en viens donc vous livrer les secrets de la survie. Voici les 5 commandements ( parce que 10 ça fait beaucoup ) pour ne pas finir en PLS.

*PLS: Position Latérale de Sécurité, la seule position que tu es sûr.e de pratiquer à chaque fin de soirée. (écriture neutre parce que la Péniche est chill est inclusive)

I- Ne pas choper la crève tu devras.

Ta maman n’a de cesse de te le répéter, ta mamie casse sa tirelire pour te tricoter une ribambelle de pulls peu seyants mais rien n’y fait : ton petit cerveau est resté en été, et tu t’obstines donc à ne pas te couvrir. Au lycée, tu pouvais être malade sans conséquence, mais ici, te justifier tu devras, et à te croire l’administration rechignera. À défaut d’être un agent secret, pensez donc à sortir sous couverture. Ce serait vraiment bête d’être malade, de devenir défaillant, puis de ne plus aller en cours, faire une dépression, rater ton semestre, puis ton année, finir au chômage, te faire quitter par l’amour de ta vie et mourir tout seul. Pour un rhume, c’est ballot !

II- Prendre soin de toi tu sauras.

Normalement, la bourse est tombée, tu as déjà trouvé un travail (ou pas), et tu en as les moyens ! Trouve du temps pour t’occuper de ta personne, parce que je te rappelle qu’en décembre tu n’auras même pas le temps de te laver avec les révisions et les exams. Autant en profiter maintenant et hiberner tant que c’est encore possible avant d’oublier ce que fermer les yeux veut dire. Gave-toi de chocolat, tu perdras de toute façon du poids en suant sur tes papers et en mettant en application le point suivant.

III- Devenir sportif tu pourras.

Se gaver oui, choper un diabète ou laisser fondre tes muscles de belle gosse? Non ? Il est encore temps de t’inscrire au partenariat avec Forest Hill ! Sauna, bain à remous, piscine, parc aquatique, le tout dans un lieu où il fait bon vivre, avec un McDo et un ciné à côté, pour te récompenser d’avoir fait un effort (allez, viens, on est bien).

IV- À l’acte, régulièrement tu passeras.

Je rappelle que la Cash & Trash approche, de même que les repas de famille. Par conséquent, tu n’échapperas pas à la fameuse question de mamie: « alors, les amours ? ». Que ce soit pour faire plaisir à ta grand-mère ou à ta petite personne, nous pouvons considérer l’acte comme une merveilleuse activité physique et spirituelle, à laquelle il convient de s’adonner régulièrement.  C’est gratuit, ça réchauffe, tu peux même venir en aide à une personne ou plusieurs 😉 En solo ou en groupe, avant de se faire b***er par la composition en Espace Mondial, histoire de s’y habituer. Rappelons cependant que tout péché charnel ne saurait être pratiqué sans un consentement explicite et exprimé de l’intégralité des personnes impliquées. Non, c’est non.

V- À t’hydrater tu continueras.

Que ce soit en faisant tout les afterworks de Sciences Po ou en claquant ton salaire au Starbucks d’Odéon, bois. 3 bonnes raisons de le faire:

1-L’alcool c’est de l’eau. Nous tenons cependant à nous désolidariser au plus haut point de l’absurde phrase : « On n’est pas alcoolos mais écolos, on boit de l’alcool pour économiser l’eau »

2-Techniquement, ça tue les microbes.

3-La November Nervous Party c’est ce soir, et l’alcool y sera proposé à des prix des plus abordables : https://www.facebook.com/events/728832540660643/

Cependant, nous demeurons responsables. Nous te rappelons donc qu’il est indispensable de consommer toute boisson alcoolisée avec modération. Ne serait-ce que pour ta santé, et pour éviter de regretter ton passage dans la Minute Yep. 

Voilà, je crois que je n’ai rien conseillé d’illégal, de dangereux ou de trop cher pour toi! On se revoit en Décembre pour une descente aux Enfers à Arceuil, des bisous 😉

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« Aide et conseils », un caillou dans la chaussure pour les prépas privées ? https://www.lapeniche.net/aides-et-conseils/ https://www.lapeniche.net/aides-et-conseils/#comments Wed, 05 Nov 2014 05:41:12 +0000 http://lapeniche.net/?p=22306 villepinte
Le grand hall de Villepinte. Source : SOS SciencesPo

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Pourquoi donc un enfant d’une famille aisée new-yorkaise a-t-il échoué à l’examen d’entrée de l’école maternelle la plus hype de Manhattan, en 2007, dans l’erreur est humaine, de Woody Allen ?

Parce que l’intéressé aurait du davantage anticiper l’échéance. Dès ses trois mois, il aurait fallu s’exercer à l’empilement de cubes de bois, avoir la même « pêche » que Christian Clavier avant sa course à ski. Il s’y est pris trop tard.

Pour se consoler, ses parents auraient peut-être du lui conseiller de se tourner vers l’examen d’entrée au Collège Universitaire de Sciences Po Paris. Il aurait ainsi eu plus de temps. Et aurait suivi les conseils de l’établissement qui stipule que « la meilleure préparation à l’examen commence dès la classe de seconde »…

 

Un concours qui séduit autant les prépas que les candidats

Le temps, voilà une ressource vitale pour entrer à Sciences Po. Une source de tensions pour les nombreux lycéens qui ambitionnent d’intégrer l’IEP de Paris, et de convoitises pour les nombreuses prépas privées. Ces organismes proposent tous deux formules, de la première à la terminale : l’une pendant les vacances scolaires (le plus souvent celle de la zone C) et l’autre pendant six mois environ, à raison d’une demie journée les samedis. Les tarifs varient du simple au double. Au programme : histoire, épreuve à option, anglais…et même du français. Car il faut optimiser ses résultats aux épreuves anticipées du bac, bon point de comparaison d’une diversité pléthorique de dossiers, entre lycées parisiens et lycées de province.

En avançant le concours d’entrée au mois de mars, il y a trois ans, Sciences Po avait notamment pour objectif de couper l’herbe sous le pied aux prépas qui étaient déjà sur le créneau à l’époque. Cette initiative a coïncidé avec une hausse considérable du nombre de candidats en première année : ils étaient 3 050 en 2009, plus du double en 2014. Comme dans n’importe quel concours, cette hausse implique une sélection plus drastique.

Et c’est ainsi cette loi de l’offre et de la demande qui explique l’essor parallèle des prépas privées. En 2011, une liste de l’Etudiant.fr comptait une quinzaine de structures franciliennes qui préparaient au concours, qu’il s’agisse de lycées ou de prépas privées. Aujourd’hui il y en a plus du double, à l’image des simples termes « prépas Sciences Po » qui fournissent 193 000 résultats Google. Parmi les plus connues : IPESUP, Climax, les Cours du Parnasse, ELEAD, Acadomia, Studyrama, ISTH, le CNED, sans oublier les préparations internes de quelques lycées…

 

Des taux de réussite qui laissent perplexe

Les taux de réussite affichés peuvent parfois séduire : 36% d’admissibilité sur Prepagretaconcours.com, « Admissibles : 53,4% – Admis : 36,4% » sur IPEsup.fr, ou encore l’affirmation « 37.6% des candidats préparés par l’ISTH sont admis à l’IEP de Paris ».

Ces chiffres prêtent toutefois à caution. En effet, si l’on est déclaré(e) admissible par Sciences Po, la prépa en tiendra bien sûr compte pour ses statistiques, quelque soit le nombre de stages suivis. Mais peut-on en dire autant d’élèves recalés, n’ayant fait qu’une ou deux petites semaines, pendant les vacances de l’année de première, parmi tant d’autres lycéens ?… Probablement pas. Enfin, le risque de doublon paraît évident quant aux étudiants, admissibles ou admis, ayant eu l’occasion de côtoyer plusieurs prépas.

Un sciencepiste ayant suivi la formation ISTH remet ainsi clairement en cause le taux de réussite revendiqué par la prépa : « j’ai suivi un stage de trois semaines pendant l’été de la première avec environ 60 élèves. Au final, parmi ces 60, j’étais le seul à avoir été admis sur le campus de Paris deux ans après.

A cet égard, Camille Stromboni, journaliste à L’Etudiant.fr, anciennement en charge de la rubrique Sciences Po, met en garde : « il faut aller voir les prépas, rencontrer leurs enseignants, vérifier le nombre d’heures de cours proposées, demander des contacts d’anciens étudiants, etc. Et tenter ainsi d’en vérifier ainsi le sérieux, mais aussi afin de voir si le format de l’établissement va convenir au lycéen ». Quant aux chiffres affichés par les prépas sur la réussite aux concours, il est très difficile de s’y fier, faute de pouvoir y avoir accès de manière transparente dans toutes les prépas, estime la journaliste. De surcroit, la CNIL protège les listings des étudiants.

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5 000 étudiants et un groupe Facebook pour les gouverner tous, le précieux « Aides et Conseils »

En plus d’être onéreux, choisir sa prépa n’est donc pas évident. Surtout quand il faut veiller à ses résultats scolaires au lycée et à ses activités extrascolaires pour optimiser son dossier. Et encore plus lorsqu’il faut commencer à préparer le premier weekend de mars. Finalement, préparer Sciences Po, c’est constamment faire en sorte de ne jamais se retrouver dans la même situation que Numéro bis dans Astérix Mission Cléopâtre, quand la reine lui « Va Numéro Bis. Construis ce palais. Tu as trois mois ! ».

C’est dans ce contexte que Marion Germa, aujourd’hui en 3A à Londres, a eu envie de créer le groupe Facebook « Aide & Conseils Sciences Po Paris », qui regroupe aujourd’hui plus de 5 000 membres, puis d’ouvrir le site internet SOS SciencesPo. Marquée par l’absence de « groupe de préparation spontanée et gratuite » alors qu’elle préparait le concours, elle s’est fait la promesse de « créer ce fameux groupe manquant » si elle réussissait.

Chose dite, chose fait. Ce sont maintenant des sciencespistes bénévoles qui fournissent quasi-quotidiennement « information, méthode et soutien » à des lycéens en demande, sans toutefois « prétendre à les aider sur le contenu de leurs révisions ». En décembre, c’est le « rush » : période de relecture des lettres de motivation, anxiété accrue des lycéens (et de leurs parents)… Idem en mai, lorsque des dizaines d’oraux blancs gratuits sont organisés grâce à un « système de binôme un lycéen/un sciencepiste pour une préparation personnalisée. »

Marion, qui précise « qu’elle ne dort pas beaucoup, mais que ce n’est pas une nouveauté », ne cache pas sa joie face au succès inattendu de son initiative, récemment reconnue comme association par la préfecture de l’Isère. Elle aimerait d’ailleurs bien étendre son projet, distribuer des brochures dans les lycées, et aider à la préparation de l’entrée en master.

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aides et conseils
Photo de couverture du groupe avec un dessin de CamChem

 

Des prépas qui comprennent l’enjeu que représente le groupe

Le succès de « SOS Sciences Po – Aide & Conseils » semble par conséquent menacer les très onéreuses prépas privées. En effet, pourquoi les aspirants sciencepistes payeraient-ils, par exemple, une préparation à l’oral alors que certaines personnes, probablement compétentes pour l’exercice, la proposent gratuitement sur le groupe ?

Certains organismes que nous avons contactés ne connaissent ainsi absolument pas le groupe Aides et Conseils, mais paraissent relativement inquiets à son sujet. C’est notamment le cas de l’ISTH, où mon interlocuteur m’a indiqué « comprendre l’enjeu » que représentait le groupe. Pour se différencier, la prépa met en avant des simulations d’oraux abordables (de l’ordre de 60€), en condition réelle, face à un jury exclusivement composé de professeurs de l’institut, de Sciences Po, et de diplômés du 27.

D’autres, à l’instar de l’ELEAD, se sentent moins menacés. La direction de cet établissement encourage même ses propres étudiants à rejoindre le réseau, mettant en avant leur caractère complémentaire. En effet, la prépa garantit un environnement propice au travail et un suivi individualisé des élèves, ce qui va au-delà des conseils et astuces du groupe.

Dans ce monde où la concurrence fait rage, certains n’hésitent pas à faire preuve d’ingéniosité, voire même de témérité. C’est notamment le cas de PGE PGO, dont le site Internet ferait pâlir d’envie un ticket Goal gagnant : « Nous serons LA prépa à rembourser nos élèves en cas d’échec pour l’année 2014-2015 ! ». Le système repose sur une forme de contrat avec les élèves, qui ont l’obligation de passer le concours de Sciences Po Paris et celui des IEP de province, ainsi que d’être « assidus, de jouer le jeu et de rendre tous leurs travaux ».

En cas d’échec, le remboursement est proportionnel au nombre de stages effectués (tous les stages de vacances = 100%). Laetitia Bonifacj, une des responsables du groupe, souligne : « Il n’y a pas d’arnaque, c’est écrit noir sur blanc (…) On rembourse très peu d’étudiants parce que ça marche bien, merci ! ».

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