AGSciencesPo – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Wed, 29 Jan 2020 09:01:15 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png AGSciencesPo – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Interruption du Conseil Scientifique, levée des absences… retour sur un mardi de rentrée mouvementé https://www.lapeniche.net/interruption-du-conseil-scientifique-levee-des-absences-retour-sur-un-mardi-de-rentree-mouvemente/ Wed, 29 Jan 2020 06:58:28 +0000 http://www.lapeniche.net/?p=40367 BREVE. Hier midi, mardi 28 janvier, des étudiants, doctorants et enseignants de l’IEP de Paris se sont réunis à Sciences Po dans le cadre de la première Assemblée Générale. Cette dernière avait lieu un contexte social intense. En effet, au-delà du mouvement contre la réforme des retraites, qui s’inscrit déjà comme l’un des plus long depuis plusieurs années, la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) dont les contours se dessinent progressivement provoque dans la communauté de la recherche un nouveau vent de contestation.

C’est dans ce cadre de mouvement social national que l’assemblée générale s’est réunie, à l’appel de plusieurs organisations, dont les doctorant-es mobilisé-es de l’IEP de Paris et Solidaires Etudiant-e-s Sciences Po. Selon ces derniers, 180 personnes étaient réunies pour débattre des options de mobilisation. Il n’y avait donc pas uniquement des étudiants : des doctorants mais aussi des enseignants titulaires étaient présents. L’une des revendications principales qui émerge est la levée des absences lors des journées de manifestation, afin de pouvoir se mobiliser sans avoir à être inquiété. Afin d’appuyer la demande, il est alors suggéré de rencontrer Frédéric Mion.

Le Conseil Scientifique de Sciences Po, réunissant différents représentants du personnel, de la direction et des doctorants, qui se réunit au même moment sous la présidence du directeur de Sciences Po, est alors interrompu par la délégation envoyée par l’assemblée générale. Objectif : réclamer la suspension d’assiduité pour les journées de mobilisations.

D’après une courte séquence postée par Solidaires, Frédéric Mion s’engage devant la délégation à lever les assiduités pour le lendemain : « nul ne se trouve injustement sanctionné pour avoir été absent demain et lundi à l’heure de l’assemblée générale ». Les absences sont donc banalisées pour le mercredi 29 janvier, jour de mobilisation nationale, et lors de la prochaine assemblée générale.

Ce nouveau moment de rassemblement est prévu le lundi 3 février à 12h30. Après un premier semestre caractérisé par une certaine torpeur dans le milieu politique et syndical à Sciences Po, il apparaît que les péripéties de mardi marquent la rentrée d’un second semestre qui s’annonce riche en événements.

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L’éphémère épopée https://www.lapeniche.net/lephemere-epopee/ https://www.lapeniche.net/lephemere-epopee/#comments Sat, 02 Mar 2013 11:59:51 +0000 http://lapeniche.net/?p=4657 L’atmosphère pesante est partie en vacances, les tensions sont toujours présentes et après les enflammées lyriques, places aux enflammées poétiques, satyriques, avec ce billet d’humeur en forme de poème.

L’éphémère épopée

Richard retraité, Gaeremynck débouté,
La voie était ouverte, et l’Institut sauvé.
La chance nous souriait et laissait présager,
Qu’un nouveau directeur serait enfin nommé.
Casanova s’avance, de transparence s’éprend :
Cette fois tout changerait, tout serait différent.
Le candidat choisi serait bien compétent
Et sa désignation se ferait éthiquement.
Son programme cependant ne serait pas connu,
Et toute contestation resterait malvenue.
Nul besoin de savoir, nul besoin de comprendre,
Comment notre Institut ainsi se faisait pendre.

De cette situation, l’UNEF mécontente,
Décide d’organiser une riposte sanglante :
Plus question de parler, sauvons notre diplôme
En allant occuper notre salle du jeu de paume.
Voilà donc que Boutmy, en ce soir envahi,
Croulait sous les assauts d’une foule convertie,
Confondue de plaisir, heureuse de faire l’histoire
Mais ainsi enfermée, ne se faisant pas voir.
Par l’UNEF conduite, par Colon motivée,
Elle voulut appliquer les motions de l’A.G.

Ils partirent donc quatre cent, mais par manque de confort,
Ils se virent quatre rangs, quand arriva l’aurore
Tant, à les voir discourir d’un tel langage,
Les plus endoctrinés se vidaient de courage.
Ils en perdirent deux tiers, aussitôt qu’arrivés,
Que les réseaux sociaux avaient accaparés ;
Le reste, dont le nombre baissait à toute heure,
Brûlant d’impatience, attendant la grande Heure,
Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit,
Sombre dans le sommeil d’une si fraîche nuit.
Suivant le mouvement, la garde en fait de même,
Et se tenant cloitrée, sert le stratagème.

Prisonniers consentants, irascibles gaulois,
Ils ne pouvaient réussir et pourtant gardaient foi.
Leurs idéaux primaient, qu’importait la logique
A ces jeunes passionnés de Sciences Politiques ?
« Demain est le grand jour, nous ne laisserons pas
Cette Grande Maison entre les mains de Casa.
Bonus mirobolants, népotisme grandissant,
Ont fini par miner ce Conseil vieillissant
Levons-nous par milliers, saisissons l’occasion
Empêchons d’émerger la nouvelle direction ».

Restreint mais motivé le groupe se retrouva
Dès l’aube vendredi préparé au combat.
En ordre resserré, des chaînes humaines bloquaient
Toutes les voies d’accès, rue d’l’Université.
Une centaine d’étudiants ! La foule était bien là,
Appelant au départ du grand Casanova.
Le symbole y était, mais l’efficacité
D’une telle initiative restait à démontrer.
Les entrées dérobées, les jeux de bâtiments,
Eurent vite fait de tromper la centaine d’étudiants :
Par un tour de passe-passe, que la foule ne vit point
Le Conseil se tint quelques mètres plus loin.

Cheikh Al Makhtun

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