Cela montre bien l’ignorance du vêtement et de ce qu’il implique, tant de la part des candidats que de l’auteur de l’article.
Le vêtement, en France, est, comme le montre l’article, toujours perçu comme un attribut de la superficialité. Et cela vient d' »en haut » : observer l’accoutrement d’énergumènes tels Finkielkraut, BHL ou encore Houellebecq : l’un a toujours les cheveux ébouriffés et nage dans ses costumes malajustés, l’autre est d’un jeunisme moderne déconcertant, le dernier ascète/écrivain n’est pas mieux qu’un sans-abri, la saleté en moins.
Sinon, on dit que le vêtement est une préoccupation de riche. Certes, mais personne ne peut ni ne veut avoir une une chemise de chaque couleur et dans chaque motif/matière possible. Le vêtement de qualité est un investissement qui peut durer une vie, plus longtemps que le jetable qu’on trouve chez célio ou dans le PAP.
Déjà rien n’oblige à venir en costume à un entretien pour une école comme l’ENA tant il est probable que le jury soit lui même mal habillé et n’a que peu de notions dans le domaine (mais bon 90% de la population l’est aussi). Il suffit d’être propre et de ne pas tomber dans l’extravagance et le « style ». L’élégance peut être de mise mais elle doit être retenue tant elle dénoterait par rapport aux fâcheuses tenues de la grande majorité des candidats.
En Allemagne, par exemple, la cravate peut servir à indiquer les tendances politiques. En Angleterre, à indiquer de quels clubs on a pu être membre à l’université. Bref, il y a de quoi faire tant les variations sont possibles.
Seulement, l’inculture des candidats dans ce domaine mène à une uniformisation ridicule. Le plus souvent, un bleu sombre domine. Comme chez notre président.
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