– avec l’esprit moqueur et hautain du Parisien qui méprise ces touristes se jetant, leur appareil à la main et leur casquette sur la tête, sur tous les plus grands clichés de Paris et qui ne saisissent rien de la véritable âme parisienne. En tant que bon rabat-joie qui trouve que rêver au passé est futile et qu’il faut se tourner vers demain.
– avec un esprit d’émerveillement de chaque seconde. Parce que oui, ça fait plaisir de voir l’UGC Danton, oui, ça fait plaisir de voir le petit passage de restaurants près de chez Untel, oui, ça fait plaisir de voir la Tour Eiffel qu’on entraperçoit tous les jours. Et oui, ça fait plaisir de voir sa ville filmée avec amour, que ce soit un amour pour des clichés jugés grossiers, ou un amour plus complexe, plus ambivalent, qui va puiser ses forces dans la solitude de promenades tardives. Ambivalent comme cette façon de toujours vouloir se tourner vers une autre Belle Epoque, alors qu’on sait (et que le film le fait bien ressortir) que chaque époque rêve d’une autre Belle Epoque…
Au spectateur de choisir son état d’esprit pour choisir de passer un moment insupportable de rabâchage de clichés mielleux (Paris est magnifique sous la pluie), ou un moment magique qui lui donne envie de ne quitter Paris (sous la pluie) pour rien au monde…
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