Sinon, pour relancer un quotidien, faire de la pub ne suffit pas, une refonte éditoriale profonde est indispensable. Pougatchev (qui s’est vu offrir France Soir par son papa) a voulu par conséquent remodeler le journal, qui était, il faut le dire, un incroyable torchon. Dans les mois qui ont précédé le rachat, les titres étaient de plus en plus racoleurs, jusqu’en à en devenir pour la plupart faux.
Méthode Pougatchev : on recrute tous les anciens du journal Le Parisien/Aujourd’hui en France (Villeneuve, Montvallon, Verdez, etc.), dans l’optique de récupérer le lectorat de ce journal. Bilan : le soir du jour de lancement, Pougatchev offre son apéro sur les toits du Centre Beaubourg, la rédaction du Parisien déniche une exclusivité. Quelques jours après, France-Soir publie des « photos exclusives de Jonnhy », en forme, se baignant avec sa famille. Pas de bol, les photos ont quatre ou cinq ans.
Depuis : … rien ! Les ventes n’ont pas décollé, et le journal est toujours un torchon. Le Parisien marche dans les pas de France Soir, et l’ensemble de PQN se casse la gueule tranquillement. Mais ne nous alarmons pas, il y a le concours France Soir !
PS : J’oubliais de préciser que ce repor’tour ne passerait probablement pas par Rome ou Moscou, les services de presse de Berlusconi et surtout de Poutine s’occupent d’informer France Soir sur ce qui se passe dans ces pays-là.
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