par ailleurs, l’université sélectionne. C’est un fait: 72% des mecs de tolbiac dégagent à la fin de la première année. On ne peut pas le nier, il y a un problème de ce côté là, et ça coute à la collectivité comme à ceux qui se retrouvent dans des formations inadaptées..
sélectionner est une question de principe et un critère d’efficacité dans l’orientation. Pourquoi les étudiants en ont-ils peur? Remettre un peu de competition dans les formations peut etre bénéfique à ts, et au moins ce serait officiel, donc plus encadré que la sélection par l’échec. Tu parles bcp louisa, mais tu es à scpo, tu t’assures une bonne formation, et c’est aussi parce que tu as travaillé, pas uniquement parce que tu es avantagée de quelque façon que ce soit…
par ailleurs, la sélection n’est pas incompatible avec l’augmentation des moyens et la diversité des formations. Vous êtes anti-élitistes à l’UNEF alors que la plupart des grands esprits de ce pays furent formés en partie par le contexte de sélection et la dureté des formations qu’ils ont suivies (Sorbonne d’avant, ENS, X, ENA et en général tout ce qui demande une prépa). Pourquoi dire aux faqueux qu’ils n’ont pas droit d’être sélectionnés comme les autres? Quand ils auront des contraintes fortes de résultats notés, dans les premières années bien sûr, pas en doctorat…alors ils auront gagné, en plus de leur légitimité académique certaine, le respect dont jouissent les grandes écoles et la crédibilité sur le marché du travail
]]>On est effectivement meilleurs en sortant car on a reçu une formation de qualité, mais pas en entrant à cause d’un concours. Et une formation de qualité grâce à la pluridisciplinarité, au taux d’encadrement, aux cours de langues, aux moyens matériels, etc… bref, des choses qu’on peut apporter aux facs par un vrai financement. On ne vaut pas mieux que les autres, on ne mérite pas plus d’argent qu’eux. Le jour où il n’y aura plus aucun biais social, alors là, j’accèpterai volontier de parler de sélection. Ce serait bien que les Facs puissent choisir sur dossier, ok, si t’es président de fac du préfère un mec d’H4 ou un mec de Bobigny? Pourquoi? Parce que les lycées ne sont pas tous aussi bons… ah merde! comment on fait alors pour assurer l’égalité du droit d’étudier?
Dernier point, on manque, selon l’organisme Trostykiste qu’est l’OCDE, de diplomés du supérieur en France… face à ça, faut-il vraiment réduire le nombre d’étudiants par une sélection? Non, il faut permettre à tous ceux qui entrent à l’université d’en sortir avec un diplôme…
L’éducation ça coûte cher, ba oui, mais c’est comme ça qu’on permet à un pays de se développer, d’avoir des gens compétents et qualifiés, voire intelligents, de créer des richesses. Je pense ne rien t’apprendre en te disant que les étudiants d’aujourd’hui sont les travailleurs de demain…
]]> 1/ Ils sont selectionnés (et surselectionnés, puisqu’ils le sont une fois par leurs profs pour suivre le programme, ils passent un premier exam devant leur lycée, et un exam devant pipo enfin)
2/ Peut-être que ce mode de recrutement va faire baisser ce que les recruteurs pensent du diplôme de Scpo ? Qui sait ? il faudra des années pour s’en rendre compte, donc c’est inutil de lancer le débat
Deuxiemement, oui Scpo a une bien plus grande autonomie que les autres universités ! Pipo fixe tout ! De leur maquette pédagogique aux programmes, au parcours de leurs élèves, les selectionnent s’ils veulent, créent leur propre barême de droits d’inscription et leur propre système de bourse qui compense celle de l’éducation nationale et créent les diplômes etc. Ils ont une totale liberté d’organisation de la scolarité, ce qui, il me semble n’est pas du tout le cas des autres universités.
Et je ne sais pas, mais pour moi c’est le meilleur modèle ! En France on raisonne beaucoup trop encore sur le modèle jacobins ultra centralisé (toutes les universités doivent être les mêmes de Lille à Marseille) et en même temps comme on se sent coupables de cette centralisation, on essaye d’amener le bien "université" comme si c’était un service public de transport. On crée des antennes d’antennes à n’en plus finir dans le moindre village pour être sûr que les étudiants auront pas trop à se déplacer. Et au même moment, bah on les prive de bibliothèques solides, de vie étudiante valable, de toute habitudeà la mobilité, et de tout besoin de motivation (du coup les gens s’inscrivent au petit bonheur la chance). Et ça, je le tiens d’un professeur d’université, c’est pas moi qui l’invente.
Dans tous les autres pays, il y a les bonnes universités prestigieuses, et puis les autres. Et il n’yen a pas 200 000 non plus. Et ça paraît normal à tout le monde. En France, il y a les Grandes Ecoles chouchoutées par l’Etat qui disposent d’énormement de droits puisqu’elles bénéficient d’un statut différent. Quant au reste, ils sont soumis à 2 000 régulations, et ne sont maîtres de rien, même pas de sélectionner leurs étudiants ! On croit rêver. On les condammne à la médocrité. Et pas la peine de me dire qu’il y a déjà une selection : le bac. Tout le mode sait bien que le bac n’est plus un challenge pour personne, et n’est une garantie de rien. Les universités n’ont même pas le droit de recruter sur dossier (ce qui n’ajouterait pas de concours ni rien, ni de dérives de "prépas" possibles que l’unef dénonce). Enfin bref, ça paraît dément.
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