Vie du campus

Collégiades: Vibrez au rythme de Dijon 2012

Les Collégiades 2012 de Sciences Po se sont achevées à Dijon le mardi 22 mai. Force est de constater qu’elles ont offert leurs lots d’exploits artistiques et d’épopées sportives herculéennes. Avec le débarquement d’un millier d’étudiants, autant dire que la citadelle bourguignonne a vécu 5 jours de pure folie. Comme promis, La Peniche vous a fait suivre les temps forts et découvrir les coulisses de cet événement réunissant les 6 campus delocalisés (Nancy, Le Havre, Menton, Reims, Poitiers et Dijon), la néophyte section « Afrique » basée à Paris et le « campus central » du prestigieux IEP. » Retour sur l’intégralité de ces Collégiades 2012.

Mardi 22 mai

Photo de famille

Joie des vainqueurs

Les trophées

La cérémonie de clôture s’est déroulée dans une excellente ambiance, faisant la part belle aux moments d’émotion. Outre le sacre d’un Poitiers au septième ciel, -vainqueur devant Nancy pour seulement cinq petits points-, on retiendra surtout l’esprit d’union inter-campus qui a régné en maître durant ces Collégiades 2012. Un grand merci aux organisateurs qui ont tout mis en oeuvre pour rendre l’événement le plus magique possible et nous vous disons, chers lecteurs, à l’année prochaine, probablement du coté de Reims!

La Péniche vous propose le classement final de ces Collégiades 2012 organisées à Dijon.

1- Poitiers

2- Nancy

3- Reims

4- Dijon

5- Paris

6- Le Havre

7- Menton

8- Europe-Afrique

Prix de l’ambiance: Menton

Meilleure mascotte: Mushu, l’inénarrable dragon havrais

Un prix spécial est décerné à l’administration récompensant son honorable participation (elle aura en tout et pour tout inscrit 4 points).

Supporters de Nancy

Mushu se déhanche

Il est 15 heures pétantes lorsque l’ensemble des 950 étudiants réunis pour ces Collégiades débarquent « Place de la Liberation » (place phare de Dijon). La raison de cet attroupement qui surprend les badauds? L’imminente réalisation de la photo de famille, une première dans l’histoire de l’événement. Une initiative louable de la part des organisateurs, surtout qu’ils ont ont savamment orchestré la prise du cliché. A peine « shootés », les membres des différents campus doivent se rendre rapidement au « Square Darcy », cérémonie de clôture oblige.

Photo de famille

La dernière journée de ces formidables Collegiades 2012 commence sur les chapeaux de roue. Nancy remporte brillamment l’épreuve de volley devant des mentonnais louables de combativité. Par la suite, Paris surfe sur sa vague de triomphes sportifs et assoie sa domination en battant Reims d’un point seulement, au terme d’un match au suspens insoutenable.

Triomphe parisien

Lundi 21 mai

Sur fond de problème de « sono » (les organisateurs n’y sont pour rien), Poitiers a remporté le concours de « pom-pom », devant Le Havre. Ce grâce à une prestation phénoménale, une chorégraphie qui a fait vibré le Stade des Poussots et convaincu l’exigeant jury.

Pom-pom Poitiers

Intouchables parisiennes

Les « Bitchbirds » au paradis. L’équipe parisienne de football féminin a fait honneur à son statut d’ultra-favorite de la compétition en remportant le titre contre Poitiers. Orphelines de leurs stars, les « Pachamamas » n’ont pu résister aux assauts jaunes et noirs, s’inclinant 4 buts à 1. Si les filles de la capitale souffrent le martyre lors de leur premier match en phase de poule (victoire à l’arraché devant Reims), elles produisent ensuite une partition sans accrocs et conquièrent au final un titre amplement mérité.

Paris en vainqueur

Inter-galactiques Spartiates

Ils l’on fait! Ce lundi 21 mai, les pharaoniques « Espartanos » de Poitiers ont écrit l’un des plus belles pages de leur histoire, érigeant un monument footbalistique époustouflant et atomisant techniquement une équipe de Reims sans solution. Mirifiques, monstrueux de combativité, les latinos l’ont été pendant toute la rencontre. Les hommes de l’expérimenté Sebastian Tobon débutent le duel pied au plancher, prenant à la gorge et étouffant leur adversaire. Cuits physiquement, Reims accuse le coup et semble à la dérive. Mais, aussi surréaliste que cela puisse paraitre, les « beavers » (castors) parviennent à maintenir leur cage inviolée durant la première période. Le début de la seconde mi-temps est même plutôt à leur avantage…Jusqu’à la dixième minute. C’est le moment que choisit Thomas Hajjar, ultra-véloce colombien formé au Deportivo Cali, pour montrer au public l’étendu de son talent faramineux.

Ouverture du score

Profitant d’une passe en profondeur millimétrée du brésilien Ivan Nisida, grand adepte du « jogo bonito », il prend de vitesse un défenseur reimois un tantinet pataud et loge le ballon au fond des filets grâce à un lob hallucinant sur lequel le gardien ne peut esquisser le moindre geste. 1-0 pour Poitiers, le délire, voire l’hystérie collective s’empare des supporters rose et noir. Aux antipodes de l’état de transe poitevin, on devine la déception dans le regard des fanatiques de Reims, pourtant surmotivés. Quelques minutes plus tard, ce « diable » de Gabriel Noriega, déjà buteur décisif contre Nancy, double la mise de manière spectaculaire. A 30 mètres des cages adverses, excentré sur le coté droit, il se distingue en catapultant le cuir dans la lucarne opposée. Le délire poitevin se mue alors en frénésie incontrôlable, obligeant le pôle « sécurité » des Collegaides à demander aux supporters de ne pas gêner le travail des juges de touche. Alors qu’ils sont à deux doigts du sacre, les « Espartanos » continuent leur travail de sape et veulent conclure leur festival offensif en apothéose. Seulement voilà, l’homme en noir décide de s’en mêler. Il « oublie » incroyablement un penalty évident pour Poitiers puis siffle un coup-franc inexistant pour des reimois qui n’en demandaient pas tant. Brillamment exécuté, le coup-de pied arrêtée trouve la tete rageuse d’un « Beaver » et fait mouche. Reims réduit le score, 2-1 pour Poitiers à 120 secondes du coup de sifflet final. Sur le bord du terrain, certains latinos ont carrément peur de regarder la fin du match. La tension, insoutenable, est à son paroxysme. Mais le summum de cette finale stratosphérique est atteint lorsque sur une contra-attaque poitevine rondement menée, l’immuable Hicham Elbamrani transperce la muraille violette, inscrit le troisième pion « espartano » et délivre tout un peuple. Les reimois, abattus, s’écroulent sur la pelouse tandis qu’une vague rose déferle sur le « synthé » du Stade des Poussots.

Scènes de liesse

La déception reimoise

Submergés par l’émotion, les « Espartanos » communient avec leur public et rendent hommage à leur capitaine « Timo » Narring, ancien gardien reconverti en premier rempart d’une défense infranchissable. Ce titre n’est pas seulement une etoile de plus que les « Espartanos » pourront arborer sur leur traditionnelle tunique rose et noir. Il symbolise avant tout le fruit d’un travaille de longue haleine, acharné, débuté il y 4 ans sur les pelouses de l’obscur CEP Poitiers. En 2011-2012, la mayonnaise a parfaitement pris entre les premières et deuxièmes années, les joueurs n’étant plus de simples coéquipiers mais des amis unis, dans et en dehors du terrain. Malgré des conditions d’entrainement « spartiates », Timo, Tobon et leur bande de joyeux lurons ont façonné un jeu collectif léché, mis sur pied une défense intraitable et remis au gout du jour l’armada offensive latina, capable d’enrayer coup sur coup les mécaniques de Paris, Nancy et Reims. Tout simplement énorme.

Victoire de Poitiers

Sur le synthétique détrempé du Stade des Poussots et sous une pluie battante, Nancy s’est adjugé la petite finale du football féminin en tombant Reims 3 buts à 1. Un match marqué notamment par l’irruption pitoyable d’un « striker ». Certes, le trublion n’était pas en tenu d’Adam, mais tout de même…Autre moment fort, positif cette fois-ci, la vibrante accolade entre les mascottes des deux équipes. Une embrassade qui a évidemment rendu le public hilare.

Striker

Accolade entre les mascottes

Qu’ils ont fière allure les parisiens! Faciles vainqueurs de Reims en finale du rugby masculin, les hommes de la rue Saint-Guillaume, encouragés par leurs supporters fans du « Nabab », succèdent aux palmarès à Poitiers. Supérieurs dans tous les compartiments du jeu, ils ont posé leur rythme sur la rencontre et terminé ces Collegiades en apothéose. Finalistes, les reimois n’ont pas démérité et pourraient faire figure d’épouvantail l’an prochain. A coup sur, ils tenteront d’imiter les filles, qui ont réussi l’exploit de remporter le titre en venant à bout des valeureuses « Amazonas » de Poitiers. Une sacré performance.

Victoire parisienne

Triomphe des "Beaver"

Elle restera sans doute comme l’une des images poignantes de ces Collégiades 2012 et le symbole magnifique d’un élan de solidarité mémorable. Il est 9h30 ce lundi matin lorsque Juan Felipe Caicedo, capitaine de l’équipe poitevine de rugby, accepte la décision de son homologue nancein d’interrompre prématurément les hostilités. Spontanément, les acteurs du duel décident de former une ronde et de partager leur détresse dans un instant de « communion » rugbystique qui restera à jamais gravé dans les mémoires. Quelques minutes auparavant, un « Sodomite » (surnom osé de l’équipe de Poitiers) avait involontairement heurté l’un des piliers lorrains, K.O. Un choc d’une violence inouïe, puisque la victime s’écroule et perd alors connaissance. Les secours tardent étrangement à intervenir, tandis que les pompiers sont appelés en renforts. L’assistance contemple la scène médusée. Plusieurs supportrices de Nancy, bouleversées, envahissent la pelouse pour tenter d’en savoir plus. Fort heureusement, après quelques minutes intenses de flottement, le blessé reprend ses esprits. Les hommes en rouge, en étroite collaboration avec le SAMU, hissent l’éclopé sur un brancard, direction le CHU de Dijon. A cet instant précis, on parle d' »hémorragie interne ». Depuis, nous sommes en mesure d’informer les lecteurs de La Péniche que le solide gaillard nancéien va mieux et que cette grosse frayeur ne l’empêchera pas de reprendre très rapidement du service.

Moment d'émotion

Elan de solidarité mémorable

Instant de détresse

Reims remporte l’épreuve de rugby féminin en dominant Poitiers (3 essais à 1) de la tête et des épaules. La fringante équipe « beaver » s’est appuyée sur une ossature offensive solide pour dicter le rythme de la partie et opérer un travail de sape qui a laissé sans réaction les « Amazonas ». Il faudra compter sur ce groupe reimois l’an prochain, surtout qu’il évoluera sûrement à domicile.

Triomphe de Reims en rugby

Voici le programme détaillé de cette troisième journée de compétition sportive. Un lundi qui s’annonce intense, puisqu’il fait la part belle aux finales (football M/F et rugby M/F). N’oublions toutefois pas l’entrée en pistes des pom-pom girls (et boys, selon nos informations) qui auront à coeur de se subjuguer et de transcender un public avide de sensations fortes.

Lundi 21 mai

Dimanche 20 mai

Poitiers réécrit l’histoire

Lors d’un match sous haute tension et sur un terrain détrempé et glissant, les « Espartanos » de Poitiers ont validé leur ticket pour la finale du football masculin en venant à bout de nancéiens pourtant archi-favoris. Une victoire 1-0 -ubuesque de par les conditions météorologiques dantesques- acquise grâce à une réalisation magnifique de leur avant-centre équatorien Gabriel Noriega. Au coup de sifflet final, la foule poitevine en délire ne s’est pas faite prier pour envahir la pelouse, tandis que les gladiateurs rose et noir, submergés par l’émotion, pleuraient à chaude larmes. Un moment intense, épique, voire mythique.

Ce lundi, au stade des Poussots, ils tenteront devant Reims de « ramener la coupe à la maison », pour citer l’un des guerriers latinos. Mais quoi qu’il advienne, les « Espartanos » ont déjà en partie lavé l’affront.

Victoire Poitiers

Victoire Poitiers 1

Poitiers-Nancy

Pour Nancy, par contre, la défait fût particulièrement dure à avaler.

Désillusion pour Nancy

Alors qu’une pluie diluvienne s’abat sans répit sur Dijon, où de minute en minute semble se dessiner un paysage apocalyptique, La Péniche vous propose de revenir sur les 3 moments marquants de cette journée dominical. A noter que l’ambiance de ces Collegiades demeure bon enfant, comme à l’accoutumé, et qu’aucun débordement n’est pour l’instant à signaler.

Pluie diluvienne

Tout d’abord, revenons sur l’incroyable « mise à mort » de la mascotte havraise, alias Mushu. Tel un kamikaze, le dragon rouge a tenté d’attaquer son « confrère » mentonnais et de lui subtiliser sournoisement son déguisement. Une décision aux conséquences dramatiques, puisque les protecteurs du chameau de Menton veillaient au grain. Mushu, dont la tête s’est retrouvée en miettes, a disparu de la circulation durant deux heures. Le temps de trouver un rebouteux capable de rafistoler son squelette. Une heureuse nouvelle, tant le cracheur de feu semble apprécié par les étudiants, toujours enclins à lui donner l’accolade.

Attaque de Mushu

Attaque Mushu 2

Attaque de Mushu 3

Paris n’est plus magique

Cruelle désillusion pour les footballeurs de la capitale. Incapables de venir à bout des « Espartanos » de Poitiers (score final 1-1), les parisiens se sont ensuite cassés les dents sur l’infranchissable muraille nancéienne. Ambiance tendue oblige, l’arbitre de la rencontre s’est vu plusieurs fois dans l’obligation de séparer des adversaires, pas loin d’en venir aux mains. Défait 2-0 par des lorrains bien en jambes, Paris quitte la compétition dès la phase de poule et pour la première fois de sa jeune histoire (Collégiades s’entend) ne disputera pas le match décisif. Une contre performance de taille qui nous incite à écrire que sa victoire 7-0 sur Dijon était en réalité l’arbre qui cachait la forêt.

Paris-Poitiers

Joueurs de Paris

Le cauchemar africain

Obligées à disputer trois duels consécutivement (avec cinq minutes de pause à chaque fois), les footballeuses du néophyte Europe-Afrique ont vécu une journée aux sombres allures de calvaire. Pris de pitié, l’arbitre en est allé jusqu’à abréger leur souffrance, en diminuant le temps de jeu alors que les 7 jeunes filles étaient au bord de la rupture physique. Pas du tout préparées (l’une des joueuses portait des sandalettes), elles n’ont pu éviter 2 énormes roustes, l’une face à Paris (1-9) et l’autre contre Reims (0-7).

Sinon, les « Pachamamas » poitevines sont restées fidèles à leurs habitudes, enchaînant les victoires et atomisant les rivaux qui se dressaient sur leur route. Pour pouvoir soulever le prestigieux trophée, elles devront s’imposer demain lundi devant une solide équipe parisienne, forte du talent de son Nº9, véritable « renard des surfaces ».

Ci-dessous, le programme sportif du dimanche.

Programme du dimanche 20 mai Dimanche 20 mai

Samedi 19 mai

Football

De son coté, Dijon a déçu ses spectateurs et tentera demain dimanche de faire oublier cette première journée sportive plus proche d’un calvaire que d’une sinécure. En témoigne la prestation des footballeurs du campus hôte qui, à des années lumières de leur meilleur niveau, ne sont pas passés loin de la déculottée contre les »Espartanos » de Poitiers. Score final, 2-0 pour les anciens adorateurs de coach Jean-Mi, fameux entraineur sévissant jadis dans la région Poitou-Charentes.

Poitiers-Dijon Poitiers-Dijon, but poitevin

Rugby

Barbara Baumann ou la capitaine héroïne! Adulée par certains, vénérée par d’autres, la capitaine des « Amazonas » de Poitiers a fait subir au pack nancéiens toutes les misères imaginables, contribuant de fort belle manière au succès d’une équipe qui vise son second titre consécutif. Portee en trimpohe par les étudiants du campus euro-latino-americain, elle s’érige en moteur (type Formule 1, tant sa vitesse de pointe impressionne) de la Squadra rosada, même si d’autres de ses coéquipières ne déméritent pas.

Barbara Baumann

Célébrations Rugby

Poitiers Rugby

Basket

Ce samedi 19 mai nous a offert une après-midi riche en émotions fortes dont le summum demeure sans nul doute le retentissant exploit des basketteurs havrais, auteurs d’une herculéenne épopée face à Poitiers. Malgré une détermination hors norme, les « Pumas », guidés par l’inénarrable Stephane Mottet (un véritable « showman sur la touche), n’ont pas vu leurs prières exaucées.

Veux poitevins

Faisant du « marquage à la culotte » son fer de lance et de l’implication défensive son cheval de bataille, Le Havre s’est magnifiquement sorti de la toile d’araignée latino. Avec ce triomphe historique (jamais dans l’histoire des Collégiades Poitiers n’avait perdu un duel de basket contre Le Havre), les gladiateurs du campus normand ont surtout prouvé qu’ils ne désirent plus endosser le costume de « petit poucet ». Dans les autres matchs phares ayant rythmé cette seconde partie de « journée basket », l’étincelante performance des robustes nancéiens contre de bien trop timides reimois, surement dépassés par l’enjeu et incapables de se montrer à la hauteur de l’événement. On retiendra aussi la surprenante victoire à l’arraché du campus Euro-africain, homérique devant l’ogre parisien. Transcendés par l’envergure de la compétition, les oranges ont ensuite communié, nous entendons par là entonner des champs en honneur au « tiers-monde » (vous avez dit glauque?) dans la « joie » et la « bonne humeur » avec une pléiade de poitevins (qui à cet instant précis n’étaient pas éliminés du tournoi).

Le Havre

Les activités sportives viennent de reprendre sur l’ensemble des terrains! L’après-midi sera-t-elle aussi marquée par les exploits en tous genres, comme le fût cette mémorable matinée?

Lors du déjeuner, l’ambiance a été plutôt bon enfant, de nombreux chants d’encouragements succédant aux danses latinos et orientales. Toutefois, Menton semble avoir décidé de rompre son alliance avec Poitiers, en atteste l’un des clichés ci-dessous.

Nancy Menton

Basket

Héroïques poitevins. Monstrueux de volonté et de détermination, les basketteurs « latinos » ont renversé la montagne Europe-Afrique lors d’un match d’ouverture sous haute tension. Pourtant largement dominés durant toute la rencontre, les hommes du chevronné Stéphane Mottet (enseignent de macro-économie au campus de Poitiers) sont allés puiser au fin fond de leur ressource physique et psychologie pour changer le cours d’une rencontre bien mal embarquée, écrivant ainsi l’une des plus belles pages de l’histoire des « Pumas » (surnom de l’équipe). Encore menés de 4 points à l’entame du dernier quart-temps de ce match au scénario hitchcockien, ils ont su appuyer sur l’accélérateur au moment opportun pour finalement s’imposer par 26-25 au terme d’un finish haletant. Sitôt sifflée la fin du duel, les supporters envahissaient le parquet tandis que les joueurs, submergés par l’émotion, s’enlaçaient chaleureusement. De leur coté, malgré une mécanique en apparence bien huilée, les oranges « Euro-Africain » peuvent nourrir maints regrets.

Basket Poitiers Basket 3

Rugby

La ballon ovale a encore fait des siennes, laissant sur le carreau plusieurs blessés, dont un havrais qui pourrait souffrir d’une fracture au poignet. Quant au volet strictement sportif de la compétition, Paris s’érige en grandissime favori de la compétition. Sans pitié face à Poitiers (6 essais contre 1), ils ont ensuite étrillé sans coup férir les malheureux dijonnais. Comme à la parade quoi. Du coté féminin, les « Amazonas » de Poitiers font figure d’épouvantail, tant elles semblent sûr de leur talent sans égal. En véritable démonstration ce matin, on ne voit pas ce qui pourrait les empêcher de remporter un second titre consécutif. Nonobstant, ce n’est ni plus ni moins que l’enthousiasme ricain’ reimois qui a surpris et laissé pantois l’ensemble des autres délégations. Venus en comité restreint l’an passé à Poitiers, ils n’ont pas ménager leurs efforts, entonnant une pléthore de chants plutôt originaux au demeurant et s’époumonant comme si leur vie en dépendait, et il ne serait pas surprenant que le jury, bon prince, leur décerne la palme du « meilleur public ».

Rugby

Badminton

Epreuve néophyte de ces Collegiades 2012, le badminton a permis à des illustres inconnus au bataillon sportif de s’illustrer par leurs performances incroyables. On pense notamment à plusieurs joueurs issus du campus normand, puisque le Havre s’avère loin d’être un foudre de guerre tant en football qu’en rugby. Sans cesse encouragés par le dragon Mushu, toujours enclin à amuser la galerie, les havrais ont sorti l’artillerie lourde et font du bad’ leur priorité ce week-end. Les autres participants doivent encore réviser leurs gammes, afin d’espérer soulever le trophée.

Mushu

Les hostilités sportives, tant attendues, ont débuté ce samedi à 8h pétantes. Toutefois, grandiose barathon de vendredi oblige, le sommeil a pris le pas sur la motivation de nombreux supporters, restés reclus dans leur hôtel. Il faut attendre 9h30 pour voir les « ultras » des différents campus commencé à se masser dans les vétustes installations sportives du campus universitaire dijonnais. Au fil des minutes, une véritable marrée humaine prend forme et l’émotion, souvent teintée de liquide lacrymale, prend le pas sur la fatigue. La Peniche vous propose de revenir sur les moments forts de la matinée. Matinée rythmée par des exploits abracadabrantesques, des victoires hors du commun et des défaites qui en laisseront meurtri plus d’un.

Vendredi 18 mai

Formidable performance théâtrale des « acteurs » de Menton!! A n’en pas douter, la troupe vient de faire un grand pas vers le Graal suprême. Pour tout vous dire, le show mentonnais fait le « buzz » sur Twitter. En témoigne ce « tweet » dithyrambique de l’Association Sportive Ibero-americaine (ASI, campus de Poitiers).

Tweet Menton

Malheureusement, le temps ne semble pas au beau fixe. Ce matin, une pluie diluvienne s’est abattue sur Dijon. Les organisateurs et les services météorologiques tablent sur des éclaircies pour demain samedi, première journée de compétition sportive. Les parapluies de sortie? Une image qui, espérons le, ne se renouvellera pas cette semaine.

Pluie torrentielle

Conformément à ce qui était annoncé, une partie des Collégiades de l’Art sera ouverte au public. Le lundi 21, badauds et autres admirateurs curieux auront la possibilité de s’extasier devant les dessins/peintures, photos et autres poésies des étudiants de Sciences Po. Toutes ces merveilleuses productions, dont le thème commun s’intitule « Lumières », décoreront les murs du fameux Hôtel Vogué de Dijon. Edifié en 1614 pour le plaisir d’Etienne Bouhier, alors conseiller au « Parlement de Bourgogne », il abrite aujourd’hui le Service des affaires culturelles de la capitale de Côte-d’Or.

Petite polémique concernant les ordres de passage. Les « acteurs » de Poitiers passeront en dernier (vers 17h55), mais, aussi incroyable que cela puisse paraître, les « danseurs » du campus euro-latino-américain seront les premiers à entrer en piste (18h25). Ainsi, les étudiants qui participent aux deux activités bénéficieront d’un temps de récupération relativement court. Dans la soirée nous tenteront d’en savoir plus sur ce qui a motivé cette décision du pôle artistique.

Ordre de passage

Pour la première fois dans l’histoire des Collégiades, les organisateurs ont prévu une « photo de famille ». Celle-ci aura lieu le mardi, aux alentours de 15h, Place de la Libération. Une initiative louable de la part des dijonnais et qui ne passe évidemment pas inaperçu.

Selon nos toutes dernières informations, le verdict du jury devrait être rendu mardi lors de la Cérémonie de clôture au Square Darcy (16h-18h).

A 15h55 débute l’épreuve de « théâtre », où les acteurs voudront briller de mille feux. Ci-dessous, l’ordre de passage.

1-Le Havre

2-Reims

3-Dijon

4-Nancy

5-Menton

6-Section Europe-Afrique

7-Poitiers

La compétition de musique bat son plein et pour l’instant, il semblerait que Poitiers (et son groupe Rhapsodia Ambulante)tienne la corde pour l’emporter. Toutefois, Menton et Dijon ne déméritent pas et il apparait tout aussi envisageable qu’ils parviennent à convaincre l’exigeant jury composée par des professionnels de l’art.

Talent musical

Le planning sportif du samedi est disponible. Au niveau du rugby masculin, il faudra suivre attentivement le déroulement du choc intergalactique entre Paris et Poitiers, tandis que chez les femmes, le duel entre Reims et Dijon pourrait valoir son pesant d’or. Dès 8h, une équipe composée par des membres de l’administration de Sciences Po sera sur le pont pour défier les bourguignons. Avec en perspective un combat de haut vol entre basketteurs expérimentés, Nancy et Menton tenteront d’enflammer le public massé dans les gradins des Installations du SUAPS (campus universitaire). Les néophytes de la section « Afrique » affronteront successivement les « Pumas » de Poitiers, les guerriers parisiens et des Havrais revanchards, après de trop nombreuses éliminations précoces. Le ballon rond sera également de la partie demain, puisque les favoris poitevins voudront opérer une démonstration de force devant 11 gaillards dijonnais surmotivés.

Planning samedi

A noter que la première « grosse soirée » de ces Collegiades 2012 se tiendra à la discothèque « Le Carré » et offrira un thème plutôt orignal au demeurant: « Réveillez le personnage qui sommeille en vous ».

Soirée Dijon

La cérémonie d’ouverture des Collégiades 2012 a débuté comme prévu à 13h pétantes, dans une salle Devosge pleine à craquer. Outre Hervé Crès, administrateur provisoire de Sciences Po, sont aussi présents Laurent Grandguillaume (Adjoint au maire de Dijon) et Lukas Macek (Directeur de l’antenne dijonnaise de l’IEP parisien). Les supporters des différents campus donnent allègrement de la voix et attendent impatiemment le début des hostilités artistiques.

Supporters de Poitiers

Au fil des années, des alliances « inter-campus » se sont cristallisées. Notamment celles d’une part entre Menton et Poitiers, et d’autre part entre Reims et l’hôte bourguignon.

Alliance Poitiers-Dijon


Les nombreux « visiteurs », poitevins notamment, sont arrivés en terre promise dans le courant de la matinée et se préparent jovialement pour le début des hostilités.

Campus de Poitiers

Drapeaux poitevins

Le programme de vendredi fera la part belle à l’aspect artistique des Collegiades, puisqu’à la cérémonie d’ouverture, lors de laquelle sera rendu un vibrant hommage à Richard Descoings, succéderont les compétitions de danse, courts-metrages, théâtre et musique. Ci-dessous, le programme d’une première journée harassante, aussi bien pour les supporters qui devront donner de la voie que pour les artistes en quête du fameux Graal.

13h-14h: Cérémonie d’ouverture

14h-15h25: Musique

15h55-18h10: Théâtre

18h25-19h55h: Danse

20h20-21h55: Courts métrages

Les étudiants, surement assoiffés par tant d’efforts, entameront ensuite le traditionnel barathon, arpentant artères et bars dijonnais au gré de leurs désirs. A ce propos, un papier truffé d’erreurs (le journaliste affirmant que les « forces de l’ordre sont sur le qui-vive ») publié par le site internet dijonnais « Le Bien Pulic » a engendré la polémique et suscité une vague d’indignation sur le groupe Facebook des Collegiades 2012. Chez nos confrères de « Radio Campus Dijon », Geoffroy Berson (responsable du pôle communication) avait d’ailleurs insisté sur le fait que « les étudiants s’engagent à bien se tenir, puisqu’à Sciences Po il ne s’agit pas de s’illustrer tristement, comme certaines corpos ». Ci-dessous, une copie d’écran effectuée sur le réseau social entré hier en bourse et voici le lien vers l’article choc: http://www.bienpublic.com/grand-dijon/2012/05/16/une-fiesta-bien-encadree.

Polémique sur Facebook

Demain samedi, cela sera au tour des sportifs de mouiller le maillot. A l’ordre du jour? Badminton, basket, ainsi évidemment que le football et le rugby, alias les deux « épreuves phares » des Collegiades.

15 Comments

  • Francis TREFF

    Bonjour,

    Secouriste sur les collégiades à Dijon sur la totalité de l’évènement, c’étais super sympa et la FFSS 21 est prête à renouveler l’expérience les prochaines années.
    Cordialement
    TREFF Francis

  • L'ancien observateur

    Quel article… J’en reste pantois. Ces collégiades resteront les pires jamais organisés dans l’histoire de SciencesPo. Des campings insalubres, un staff d’incompétents, et j’en passe tellement … Une soi-disant  »ambiance de ouf quoiii » et un campus de Paris qui ne serait  »plus magique ». Paris n’a pas emmené ses sportifs, l’équipe de foot était une équipe de rugby, l’équipe de basket était une équipe de volley, etc. Personne ne s’est déplacé de la capitale. Voir la tête de campuceaux croyant vivre un événement exceptionnel (arrivant même à pleurer pour cause de défaite) est tout simplement pitoyable. Normal qu’à Paris personne ne se déplace. Le  »vrai » Crit est magique, le  »mini-crit » ne mérite même pas son usage sémantique partiel. A Poitiers, le mini-crit était cool. Je n’avais même pas pensé qu’une compétition pouvait être aussi mal organisée. Ce fut une honte pour notre école. Tout comme le ton angélique de cet article.

  • Maurice

    Toutes les corrections demandées ont été réalisées. Concernant l’équipe de football féminin de Paris, j’en parle en long et en large, ainsi que des exploits « beavers » en rugby.

  • Morgane Carré

    Etant donné le mal que nous nous sommes donné pour réunir un jury compétent composé de professionnels ou semi-professionnels en ce qui concerne les arts, j’aurais aimé que l’on omette cette Nième erreur à propos de « l’exigeant jury composée (sic!) par des membres issus de tous les campus. »

  • TuMeFaisRire

    Hahaha je n’ai lu que le descriptif de la finale de football, et tu m’as bien fait rire. Je pense honnêtement que nous n’avons pas vu le même match. À l’avenir, conserve cet enthousiasme, mais pas besoin d’inventer des choses et d’être méprisant. C’est bien d’avoir gagné, et je vous félicite, vous le méritiez au vue de la finale. Par contre écrase un peu, c’était pas non plus Barcelone sur le terrain.

  • Poitforce

    Si bien l’article n’est pas totalement objectif, il ne faut pas oublier que c’est Poitiers qui a remporté la victoire finale. Peut-etre l’auteur du billet met-il l’emphase sur les victoires de Poitiers à cause de cet élément. Moi je trouve l’article plutôt marrant à lire et puis ça reste les Collegiades, l’événement est sérieux sans l’être totalement!

  • BuenHum

    Je suis Poitevin et j’insiste sincèrement dans le fait que l’on n’associe l’expérience générale qu’ont eu les gens du campus de poitiers lors de ces fantastiques collégiades, a la constante et biaisée hyperbole de cet article , ( ainsi qu’à son abus d’adjectifs).

  • Dijonska

    Un second article avec un point de vue moins poitevin ne serait pas du luxe, et permettrait même de corriger un certain nombre d’erreurs factuelles et d’apporter un second regard sur les Collégiades 2012. En effet un certain nombre d’informations rapportées dans cet article sont incorrectes. Un exemple parmi d’autres : s’il y a une alliance qui s’est formée au cours des collégiades, c’est bien les forces unies de l’Europe Dijon-Nancy, Nancy qui ne s’est pas défait au basket d’une équipe dijonnaise aux abois mais qui a au contraire été mené jusqu’au troisième quart temps, pour finalement l’emporter d’un seul point (même scénario que pour les « héroïques poitevins »).
    Par ailleurs, le lac Kir ne bénéficie pas d’un micro climat : il pleuvait autant sur le camping qu’au F1, pourquoi cette photo google ?
    S’il s’agit de donner un compte rendu des Collégiades 2012 autant essayer de survoler entièrement leur déroulement, et de ne pas orienter l’histoire. Par ailleurs il serait peut-être temps d’en finir avec la paranoïa du complot anti-Poiton, anti-havrais, anti-reimois… Les Collégiades sont un évènement clef dans la vie des collèges universitaires où tous les étudiants partagent un moment unique et riche en émotions. Personne n’a envie de jouer le sabotage ou le mauvais esprit, et sûrement pas les organisateurs qui ont fait de leur mieux avec les petits moyens d’un petit campus.

  • bitchbirds

    Paris n’est plus magique?
    La Péniche oublie cruellement un sport dans ses articles: le foot féminin! Paris est magique… et gagne le tournoi haut la main ! 😉

Répondre à L'ancien observateur Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.