L’entendez-vous, cette petite mélodie des stades ? Les sentez-vous, ces soirées de fin d’été au bar entre collègues ? Car oui, the wait is over : elle est bel et bien là ! Comme chaque quatre ans depuis 1987, le monde de l’ovalie se rassemble pour un mois et demi de festivités, de joie et surtout de jeu. Et quel meilleur décor que notre chère France et sa ferveur populaire pour accueillir tel événement : des côtes basques aux coursives du Stade de France, la fête s’annonce totale ! L’été se prolonge et déjà les supporters du monde convergent dans un esprit léger de convivialité et de camaraderie, mettant de côté (temporairement) la rivalité sportive. Ainsi pouvait-on apercevoir ce matin dans les rues du quartier latin un groupe d’irlandais déguisé en leprechaun (petite créature issue du folklore irlandais), Guinness en main assurément, ou autres supporters australiens déboulant Place de la Concorde parés aux couleurs des Wallabies (petit kangourou australe faisant office de mascotte à l’équipe nationale).
Après six années d’attente, l’équipe de France est contre toute attente prête. Historiquement, inconstante, elle peut aujourd’hui se targuer d’une génération dorée et surtout d’un sélectionneur ambitieux qui a redressé les travers d’un rugby s’éteignant à petit feu d’année en année. Alors oui, depuis il y a eu des victoires prestigieuses (cf. Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Australie), un record d’invincibilité battue (14 victoires) et un Grand Chelem dans le Tournoi des Six Nations, mais il manque toujours cette coupe brodée sur la manchette de notre maillot, synonyme de victoire ultime. Toutefois la France s’est préparée à relever le défi avec en ligne de mire un objectif clair : soulever le 28 octobre prochain, la William Webb Ellis Cup et effacer à tout jamais le souvenir douloureux de trois finales perdues , les désillusions d’Auckland (1987 et 2011) et de Cardiff (1999). Malgré la blessure de son demi-d’ouverture, Romain Ntamack, le quinze de France pourra compter sur un effectif soudé mais surtout d’un capitaine, élu meilleur joueur de monde en 2021, Antoine Dupont.
Le rugby et sa hiérarchie mondiale sont historiquement plutôt fermés, préservant un palmarès restreint de 4 nations lauréates (Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Australie et Angleterre) mais les dernières années ont instillé un bouleversement de l’ordre établi. Aujourd’hui la tendance semble s’être inversée en faveur des nations de l’hémisphère nord qui semblent mieux armées que celles du sud. Ainsi plâne une incertitude qui n’a jamais été aussi croustillante à l’orée du pinacle. Parmi les prétendants naturels au titre, trois nations, en plus des bleus, se dégagent du paysage. En première ligne, les tenants du titre sud-africain : véritable machine d’efficacité, ils ont infligé une correction historique (35-7) aux All Blacks en match de préparation, et arrivent donc en France, imbibé de confiance, avec la ferme intention de faire la passe de deux, entre autre, de succéder à leur triomphe japonais. En deuxième rideau, on retrouve l’Irlande, théoriquement meilleure nation du monde au bilan comptable (première nation au classement World Rugby) mais surtout elle est la nation qui balaye tous ses adversaires depuis un an et demi avec à la clé un grand chelem dans le Tournoi cette année, réussiront-ils enfin à dominer leur démon des quarts de finale ? Pas sûr lorsque l’on est quasiment assuré de défier l’un des deux golgoths vainqueurs de la Poule A (France ou Nouvelle-Zélande). Troisième volet, c’est bien évidemment cette dernière : la Nouvelle-Zélande ! Malgré les discordes internes à la fédération et le jeu maladif proposé par son quinze, la Fougère nourrit, de par son ADN, une culture de la gagne et il serait sôt pour tout bon prétendant qui se respecte de ne pas les prendre comme tel. On pourrait également mentionner les équipes argentine, australienne, écossaise, anglaise ou encore fidjienne qui peuvent, légitimement, prétendre jouer les troubles fêtes et empêcher les favoris de dérober « Billy » (surnom donné au trophée).
Après une cérémonie d’ouverture étrange et surtout bien franchouillarde qui avait pour décor un village paillard des années 50’ parsemé de stars de l’hexagone (Jean Dujardin, Adriana Karembeu), prenait place un choc tant attendu : France versus Nouvelle-Zélande. Dans son antre incandescent, drapé de son nouvel habit et après un haka atténué par les sifflements, les bleus ont livré un premier élément de réponse aux attentes avec une démonstration de classe, score final 27 à 13 ! Déstabilisé par la pression en première période, les hommes de Fabien Galthié, sûrs de leur force, ont su profiter de l’indiscipline des hommes en noir pour exalter un public en liesse. Cette première clé de lecture ne doit pourtant pas leur porter préjudice, la Coupe du Monde est encore longue et la liste de blessés peut le devenir aussi. La preuve : hier soir c’est Julien Marchand, talonneur titulaire indéboulonnable, qui sortit au bout de 10 minutes de jeu, touché aux ischio-jambiers de la cuisse gauche, une mauvaise nouvelle qui, on l’espère, ne portera pas préjudice pour la suite de l’épreuve. Malgré tout, battre la meilleure équipe de l’histoire ne peut être une mauvaise nouvelle pour la bande à Dupont. Avec une équipe hôte ressuscitée, un public galvanisé, la coupe du monde est enfin lancée : alors que la fête commence !
]]>La Confédération africaine de football (CAF) et la CAN, sont nées toutes deux en 1956 dans le mouvement des non-alignés (organisation internationale regroupant 120 États en 2012, qui se définissent comme n’étant alignés ni avec ni contre aucune grande puissance mondiale) et du panafricanisme. Elles ont permis de doter le continent de nouvelles instances sportives indépendantes de la Fédération internationale de football association – plus connue sous le nom de FIFA. Se développe un football de plus en plus qualitatif sur le continent africain qui permet aujourd’hui à Ahmad Ahmad, président de la CAF, d’être nommé vice-président de la FIFA. La CAN est alors la compétition footballistique la plus prestigieuse d’Afrique et l’un des championnats les plus réputés au monde.
Avec 60 % des joueurs de la CAN qui évoluent dans des clubs non-africains, les talents du continent s’exportent et participent grâce à leurs qualités sportives à son rayonnement. On peut nommer parmi ces grands joueurs Édouard Mendy (Chelsea), Sadio Mané (Liverpool) ou encore Idrissa Gueye (PSG) du côté des lions. Chez les Pharaons (équipe d’Égypte) on peut notamment citer Mohamed Salah (Liverpool) et Mohamed Elneny (Arsenal).
Si les deux équipes qui s’affrontaient ce dimanche avaient un palmarès pour le moins inégal, la victoire des Lions est une véritable renaissance. En effet le Sénégal attend depuis 1965 sa première victoire, en face, l’Egypte compte sept victoires, record inégalé. Sénégal-Egypte, c’est également le choc entre deux attaquants, deux stars qui partagent le même maillot en club. Le duo Mané-Salah à Liverpool laisse place sur le terrain de Yaoundé à un duel entre deux grands noms du foot africain.
Le match s’est terminé sur un tir au but, après un score de 0-0 à la fin du temps réglementaire. Pourtant tout aurait pu être fini plus tôt, à la 6e minute un Pénalty est accordé à l’équipe du Sénégal. Sadio Mané tire mais la balle est arrêtée par Gabaski. S’en suit un match serré où les équipes – malgré une domination visible du Sénégal – ne parviennent pas à se démarquer.
Ce sont les tirs au but qui départageront les deux équipes (0-0, 4-2 tab). Les supporteurs retiendront leur souffle et ce jusqu’au dernier tir réussi – cette fois-ci – de Sadio Mané, héros à tout jamais pour le peuple sénégalais.
Toute cette nuit et pour plusieurs jours encore les Sénégalais célébreront cette victoire historique. Dans les rues de Dakar, des milliers de personnes se sont retrouvées au pied du monument de la Renaissance africaine où Wally Seck (chanteur) donnait un concert. Mais là fête n’était pas uniquement outre Méditerranée, à Paris, sur les Champs-Élysées, les supporters ont afflué des 22h50 pour fêter la victoire sénégalaise.
Enfin le président du Sénégal Macky Sall a déclaré la journée de lundi « fériée, chômée et payée » après « la brillante victoire » des lions de la Teranga.
]]>Aux Jeux Olympiques de Rio, SciencesPo peut se vanter d’avoir apporté deux médailles au palmarès Français : l’argent en boxe de Sarah Ourahmoune et l’or au judo de Teddy Riner. Les deux anciens élèves ont suivi le cursus « sportif de haut niveau » de l’école, une formation à part, pour leur permettre de pratiquer leur sport de la manière la plus intensive qui soit, tout en se donnant l’opportunité de se reconvertir, à travers des aménagements d’emploi du temps et un étalement de la durée des études. D’autres athlètes ont choisi, eux, d’entrer au collège universitaire comme n’importe quel autre étudiant. Ce sont ces sportifs de haut niveau, inscrits sur les listes ministérielles, ceux- là mêmes qui alternent entre galops de socio et compétitions internationales auxquels nous nous intéressons aujourd’hui. La Péniche se glisse dans la peau d’un athlète avec Aubin Dronsart, sciencepiste et escrimeur.
Aubin Dronsart est en deuxième année du cursus général à SciencesPo Paris. Il pratique en parallèle l’escrime, armé de son fleuret depuis 12 ans désormais. Une passion qui l’anime depuis ses 6 ans, jusqu’à l’emmener au rang de 5ème national dans la catégorie des moins de 20 ans.
GABRIELLE RADET : Bonjour Aubin, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions pour La Péniche. Nous imaginons que ton emploi du temps doit être très chargé, peux-tu nous en parler ?
AUBIN DRONSART : Effectivement ! Il y a bien sûr les entraînements, mais les compétitions sont plus intenses encore. Je participe à des championnats et des circuits français, sur les catégories moins de 20 ans, ainsi que seniors. Je fais également partie du « groupe France » dans la catégorie des moins de 20 ans. Nous sommes 12 français à partir pour des circuits de coupes du monde. Au terme de ce circuit de compétitions internationales, seuls les quatre meilleurs sont choisis pour aller aux championnats d’Europe et du Monde.
GR : Beaucoup de déplacements donc ?
Je participe en tout à une vingtaine de compétitions, donc je voyage beaucoup, oui ! Les destinations varient : Toulouse, Strasbourg, Bordeaux, Valence ou Hénin Beaumont pour les compétitions en France, l’Angleterre, la Hongrie, l’Allemagne ou l’Espagne pour les coupes du monde. Néanmoins, à part les aéroports, les gares et les gymnases, on ne voit pas grand-chose d’autre ! (rires) C’est plus ou moins exotique selon les compétitions !

GR : Tu es rentré à SciencesPo Paris l’année dernière, cela a-t-il perturbé tes résultats par rapport aux années précédentes ?
De façon assez paradoxale, l’année dernière a été très prolifique au niveau des résultats sportifs : j’ai fini la saison classé 5ème national dans la catégorie moins de 20 ans, champion de France junior par équipe avec mon club de Melun Val de Seine, et champion de France universitaire en individuel, sous les couleurs de SciencesPo. J’ai aussi connu des moments difficiles et des déceptions, notamment lors des périodes de galops ou d’examens. Il était plus dur d’aller s’entrainer, on a un peu la tête ailleurs… Néanmoins, j’ai aussi eu le sentiment de m’épanouir, au niveau universitaire comme sportif, libéré de la pression notamment. À plusieurs moments, ça a réellement été un plus je pense.
GR : Explique-nous un peu ton rythme de vie ?
On peut diviser mes semaines en trois parties : les cours de SciencesPo et le travail universitaire la journée, les entrainements et la préparation physique, et enfin les compétitions. Il faut réussir à libérer ses soirées pour les entrainements, s’organiser pour les départs à l’étranger en avion le vendredi pour partir en coupe du monde…
Je m’entraine trois fois par semaine, des entrainements de deux heures trente environ. C’est plutôt chronophage ! C’est un rythme à prendre : tu te lèves plus tôt pour faire un footing le matin avant de partir en TD, tu cours en sortant de ton amphi avec ta housse pour ne pas être en retard à ton entrainement… Évidemment ça implique des sacrifices : tu rates des soirées, tu déclines des invitations, tu vois moins tes amis…
En première année, à part mes cours je n’ai vraiment rien vu de SciencesPo (rires). Cette année, je me suis engagé dans différentes associations, je suis membre de l’AS. J’ai envie de pouvoir débattre dans différents cercles ou groupes de réflexion, participer à des évènements, rencontrer des gens différents, bref de participer à la vie étudiante de l’école ! Je ne veux pas finir mes années de SciencesPo en me disant que je suis passé à côté de la vie associative qu’on nous offre ici, j’aurai sinon le sentiment d’avoir raté quelque chose.
GR : Des sacrifices, mais pas de regrets ?
Pour pouvoir participer aux Championnats de France l’année dernière, j’ai raté deux examens. Ça implique plusieurs complications, des discussions avec l’administration, des rattrapages de mes matières en fin de deuxième année, un peu de stress pour le choix de 3A… Néanmoins je n’ai aucun regret, je suis très fier au contraire de pouvoir à la fois être à SciencesPo et continuer mon sport au plus haut niveau.
GR : Tu as fait les championnats de France universitaire, tu es membre de l’AS… Ressens-tu l’envie de développer l’escrime à SciencesPo ?
Complètement. L’année dernière, j’ai plusieurs fois entendu des élèves me dire qu’ils regardaient l’escrime aux Jeux Olympiques, ou que, petits, ils auraient vraiment voulu en faire… L’AS propose des cours d’initiation, ce qui est une vraie opportunité pour pouvoir pratiquer en partant de zéro. En parallèle des cours de l’AS, on a la chance d’avoir au sein de notre école une petite dizaine d’élèves qui font de l’escrime en compétition, dont deux membres de l’INSEP (Alexandre Sido, cursus sportif, et Malina Vongsavady, en 3ème année du cursus général). C’est une super opportunité pour faire briller l’école sur les pistes universitaires, nationales, ou en coupes du monde ! Cette année, j’ai réussi à regrouper les élèves motivés pour une créer la première équipe de compétition d’escrime (l’ASSAUT) à SciencesPo, tout en donnant plus de visibilité à l’offre des cours pour les débutants. Avoir gagné les France Universitaires 2016 sous la bannière de SciencesPo a été une vraie fierté et a donné une forme de crédibilité au projet. Je suis soutenu par l’AS, des amis… C’est très motivant
GR : Et pour toi, quelle finalité ? Escrimeur professionnel ?
Malheureusement, l’escrime est un sport amateur. On ne peut donc pas concrètement vivre de l’escrime, il est nécessaire d’avoir un emploi ou une formation en complément. J’ai des aspirations professionnelles de plus en plus précises avec les années, et il est certain qu’un moment il faudra vraiment choisir… Mais mon choix s’est déjà un peu fait, rien qu’en rentrant à SciencesPo dans le cursus général.
Néanmoins, l’escrime est une sphère primordiale dans ma vie. Je n’ai jamais abandonné, jamais renoncé. J’ai toujours essayé de faire le maximum pour équilibrer études et sport. Jusque-là, ça me réussit je crois, mais des challenges sont encore à venir. Tant que je pourrai être performant sur la piste et en dehors, je continuerai à tout donner. C’est un peu magistral comme réponse, je sais, mais c’est assez vrai (rires).
GR : Effectivement, et c’est ce que La Péniche te souhaite ! Avant de nous quitter, peux-tu nous dire quel sera ton prochain défi ?
La semaine prochaine débute la première coupe du monde de l’année, je serai donc à Budapest pour essayer de représenter au mieux la France. On croise les doigts !
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« Cette année, je me mets au sport. » Une nouvelle résolution classique, répétée, mais moins réalisée. Alors cette année, au lieu de prévoir une séance et de finir par échouer chez Macdo, l’objectif est de trouver un sport qui convienne, pour être sûr de ne pas abandonner au bout de quelques semaines – si ce n’est quelques jours – d’investissement.
Avec Sciences Po, un large choix de sports vous est proposé chaque semestre. Problème : les horaires sont imposés et les salles de pratique ne sont pas forcément près de chez vous. Vous finissez parfois par « griller » les deux absences tolérées, et puis à ne plus y aller du tout. Puisque de toute façon vous êtes déjà défaillant.
La rédaction vous propose de partir à la découverte des cours qui fleurissent depuis que la vague fitness a débuté, il y a quelques années. Ces cours, collectifs ou en petits groupes, sont proposés dans la majorité des salles de gym parisiennes.
Même si certaines peuvent paraître chères, renseignez-vous car des tarifs étudiants sont souvent proposés ! Sciences Po propose par exemple un partenariat avec Forest Hill, une des plus grandes salles de sport de Paris, située dans le 15e arrondissement à Balard (testée et approuvée). Tous les cours décrits ci-dessous y sont réalisables.
Bref, armée de ses biceps en béton, La Péniche décrypte pour vous :
Les cours collectifs : « Les Mills »
L’avis de la rédaction :
Hardcore. Mais efficace. Crush sur le Body Pump.
Le pour et le contre :
Ces cours ont pour objectif de vous construire un corps athlétique. Vous profitez de la motivation et de la technique des coachs vous accompagnant tout au long de la séance. A l’aide de poids, les exercices réalisés permettent de muscler en profondeur, de tonifier la silhouette et la redessiner. Le corps se muscle rapidement, permettant d’augmenter le métabolisme de base, ce qui permet de brûler plus de calories au repos (contrairement à l’idée reçue que seul le cardio fait mincir !). Ils améliorent également notre force et résistance à l’effort.
Pour qui ? Ces cours s’adressent aux hommes comme aux femmes. Il faut déjà avoir un certain niveau avant de se lancer dans ces cours, notamment le BodyPump. Destinés à ceux qui souhaitent se renforcer et n’ont pas peur de la résistance musculaire.
Où en faire ? Dans les clubs de sport affiliés aux Mills.
Cardio

L’avis de la rédaction :
Warning. La transpiration est maximale. Sinon, les cours sont vraiment top, pour tous ceux qui aiment se dépenser et se dépasser. Endorphines au max. Crush sur le Body Combat.
Le pour et le contre :
Pour les personnes cherchant à perdre du poids, ces cours sont extrêmement efficaces car brûlent un maximum de calories. Grâce à des exercices ciblés, ils tonifient également le corps et le sculptent tout en amélioration la résistance et l’endurance. Ces cours ont la particularité d’augmenter la capacité cardio- pulmonaire grâce à un travail de tout le corps.
Pour qui ? Les personnes qui aiment se dépenser et se dépasser dans des cours intensifs, accompagnés par une musique rythmée.
Où en faire ? Dans les clubs de sport affiliés aux Mills.
TRX
Renforcement des muscles profonds à l’aide d’un travail au poids du corps accentué par l’utilisation de sangles en suspension. Une méthode originale qui change des salles de muscu classiques !

CrossFit
Le CrossFit est une méthode d’entraînement visant à améliorer la condition physique et des performances plus que la minceur ou autre critère esthétique. La discipline est inspirée des séances d’entraînement militaire.
L’avis de la rédaction :
Pire que ce que ce qu’on imagine. Il faut le vivre pour comprendre. #jyailaissémonsang.
Le pour et le contre :
Le CrossFit permet un développement vraiment complet du corps, en se basant sur dix principes: l’agilité, l’équilibre, la vitesse, la puissance, la précision, la résistance, la coordination, la flexibilité, la force et le cardio. Ainsi, on travaille l’ensemble de nos muscles en une seule séance. Mais celles-ci sont très, très intensives et donc uniquement réservées aux sportifs les plus aguerris.
Pour qui ? Ceux qui aiment se dépasser et qui n’ont clairement pas peur de la douleur
Où en faire ? CrossFit Lutèce, dans le XVème ou le Ier arrondissements.
Vous savez maintenant à quoi vous attendre au Forest Hill et dans d’autres salles de sport ! Il existe également bon nombre d’exercices et de programmes à réaliser chez soi, avec peu voire pas du tout de matériel. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations !
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Le 25 juin 1978 vers 20 heures, le général Videla, à la tête de la junte militaire en Argentine, met un terme à la 11ème édition d’une Coupe du Monde de football ternie par des rumeurs de matchs arrangés et les cris des communistes torturés, en tendant le trophée à son compatriote Daniel Passarella, le rideau de fer de l’Albiceleste de Menotti. Dans un pays où le football est bien plus qu’un sport, cette image hautement symbolique marque l’intensification des liens entre politique et ballon rond.
Le foot chez les Argentins, c’est dans la famille. Pour les jeunes, c’est même un passage obligé et chacun se doit de supporter le club du paternel avec autant de ferveur que ses aînés. Autant dire que, comme la viande et l’inflation, ça représente une bonne partie de leur quotidien. Et ça, les politiques actuels l’ont bien compris, à commencer par la future ex-présidente Cristina Kirchner.
Au pouvoir ces 12 dernières années, le couple Kirchner a utilisé le foot comme un outil central de sa politique populiste à grande échelle. En rachetant les droits de tous les matches et en assurant leur diffusion gratuite sur les chaînes publiques et YouTube, le gouvernement s’est assuré un soutien important des classes moyennes et défavorisées, pour lesquelles pouvoir se poser sur un canapé devant Boca-River avec une Quilmes à la main est un droit autant qu’un devoir.
Si ce programme de nationalisation de la diffusion des matches de football, logiquement nommé Futbol para Todos, apparaissait d’abord positif, cela cache en réalité les nombreux problèmes structurels du modèle économique et social kirchnériste. Réussite politique car favorisant la diffusion de la propagande de l’Etat, ce programme n’a jamais été rentabilisé économiquement. Seuls 22 millions d’euros issus des recettes publicitaires ont été récoltés par l’Etat, insuffisant pour compenser les 100 millions d’euros d’investissements initiaux. L’opposition affirme qu’avec 2% du budget alloué à Futbol para Todos – soit 2 millions d’euros – on aurait pu refaire tous les bus de la capitale. Ou acheter un deux-pièces dans le 7ème.
La question du foot a donc naturellement eu son importance pour les deux candidats présents au second tour des dernières élections présidentielles, le vainqueur Mauricio Macri et son opposant Daniel Scioli. La victoire de Macri s’est basée sur le rejet progressif du système Kirchner et sur une campagne modérée et intelligente. Issu d’une grande famille d’industriels et accusé d’être un « capitaliste sauvage », l’ancien maire de Buenos Aires a su modifier son programme, notamment en promettant de perpétuer les programmes sociaux mis en place par les Kirchner.
Mais Macri a aussi appuyé son succès sur une image parfaitement soignée. Il a notamment renforcé sa légitimité de bon administrateur proche du peuple en étant un Président à succès à Boca Juniors, le club le plus populaire et le plus complexe du pays. En 12 ans à la tête des Xeneizes, il a rénové le stade, entretenu de très bonnes relations avec les barras bravas (les Fils d’Arcueil locaux) et a connu des résultats sportifs exceptionnels avec pas moins de 17 titres. Encore aujourd’hui, il affiche son soutien à Boca jusque dans la description de son compte Twitter, preuve de son attachement pour le club. Le futur résident de la Casa Rosada, le palais présidentiel où il s’installera le 10 décembre, a profité de son succès et de sa popularité dans le foot comme tremplin en politique : après son passage à Boca Juniors, il est devenu maire de Buenos Aires et désormais Président élu de la Nation.
Daniel Scioli, candidat kirchnériste battu, avait également pris en considération l’impact possible du sport-roi sur ces élections. Ancien champion du monde de Superboat (courses de bateaux à moteur), un sport qui serait pressenti pour intégrer le CRIT l’année prochaine, il ne jouissait pas d’une popularité footballistique comparable à celle de son opposant. Conscient que son image pouvait en pâtir, il a profité de sa qualité de gouverneur de la Province de Buenos Aires pour lever, juste avant les élections, l’interdiction de déplacement des supporters. Scioli a également cherché à renforcer son poids dans les instances du ballon rond. Dans le cadre d’un échange de bons procédés coutumier en Argentine, il a soutenu un candidat à la Présidence de la Fédération Argentine de Football (AFA), qui l’a appuyé en retour dans sa quête de pouvoir, sans succès.
C’est donc sans surprise que Futbol para Todos est revenu sur la table au cours des débats entre candidats. Même s’il en a souvent critiqué l’usage politique, Macri s’était engagé à conserver le programme, alors que son adversaire l’accusait de vouloir priver les classes défavorisées de leur loisir favori. Tant de bruit pour que les Argentins puissent assister aux jubilés de Tevez et Milito sans payer…
On l’a vu, le foot peut donc autant être un tremplin politique en Argentine qu’un facteur éliminatoire s’il est délaissé. Mais il n’est pas encore non plus un élément-clé de l’issue d’une élection, et si Mauricio Macri a été élu, c’est en raisons des solutions qu’il espère pouvoir apporter aux nombreux défis argentins. Encore heureux qu’il ne suffise pas d’aimer le foot et de savoir faire des jongles pour accéder au pouvoir – vous imaginez, vous, si Maradona négociait sur le nucléaire iranien avec Poutine et Obama ?
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