Tamara Bouhl – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Tue, 28 Apr 2015 17:07:40 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png Tamara Bouhl – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Le nouvel album de Blur : retour en force des 90’s ? https://www.lapeniche.net/le-nouvel-album-de-blur-retour-en-force-des-90s/ Tue, 28 Apr 2015 17:00:05 +0000 http://lapeniche.net/?p=28714 Malgré des déclarations du leader de Blur, Damon Albarn, qui indiquaient l’été dernier qu’il ne se remettrait pas à la musique de sitôt, l’un des deux groupes emblématiques de la britpop des années 1990 vient de sortir un nouvel album, The Magic Whip, après 12 ans de longue attente pour les fans.

The Magic Whip a été enregistré à Hong-Kong puis soigneusement enveloppé de mystère par le groupe, histoire de frapper un grand coup à l’annonce de leur retour que l’on n’espérait plus. Le groupe a sorti quelques singles au compte-gouttes (dont Go Out et There Are Too Many Of Us) accompagnés de vidéos difficilement compréhensibles. Après écoute, on peut affirmer que cet album enregistré « sans pression » selon le chanteur sera définitivement l’album du chill pour cet été.

The Magic Whip est largement acclamé par la critique et on comprend que Blur avait manqué à la scène musicale au cours des dix dernières années. On sait que l’album a été enregistré en quelques jours seulement, sans réelle intention d’en faire un jour quelque chose. L’album est pourtant si bien équilibré entre le style caractéristique de Blur et de nouvelles expérimentations sonores qu’on a l’impression d’écouter le fruit de plusieurs mois de travail. Il est rassurant de voir que le groupe n’a rien perdu de son talent malgré plus d’une décennie de séparation.

La première chanson de l’album, Lonesome Street, semble arriver tout droit des 90’s et peut très vite rassurer les fans qui craignaient que ce nouvel album ne soit pas assez Blur. Elle ne manque pas de nous rappeler de vieux succès du groupe comme Parklife et nous plonge tout de suite dans une ambiance familière. La majorité des chansons de l’album usent d’effets électroniques pour transmettre un sentiment aérien, tout particulièrement Thought I Was A Spaceman (6 minutes de pure merveille). Et si planer n’est pas ce que vous voulez, Blur s’est assuré de glisser sur l’album quelques chansons plus directes et agressives dans la veine du fameux Song 2, notamment Go Out et I Broadcast. The Magic Whip allie en fait l’identité de Blur aux expériences individuelles que chacun des membres a pu vivre ces dernières années. Ainsi New World Towers et Terracotta Heart sont très fortement marquées par le style bien reconnaissable des travaux solo de Damon Albarn, bien que la quasi totalité de l’album ait été retravaillée par le deuxième grand créateur du groupe, le guitariste Graham Coxon. La prouesse de cet album réside dans le fait que ces deux influences créatrices très fortes aient réussi à s’associer si harmonieusement. Aujourd’hui quadra, Blur sonne toujours aussi jeune, mais bien plus mature.

Le quatuor sera au Zénith de Paris le 15 juin et a également programmé son quatrième concert à Hyde Park pour le 20 juin. S’il vous faut une dose de Damon Albarn en plus, sachez qu’un nouvel album de Gorillaz , son autre groupe, est attendu en 2016. Quant au 90’s lovers, il semblerait qu’Oasis ne peut résister à l’appel d’un nouveau duel avec Blur et envisagerait donc de se reformer, croisons les doigts !

 

]]>
LE MAG – Brigitte : le « girl power » tout en douceur https://www.lapeniche.net/brigitte-le-girl-power-tout-en-douceur/ Mon, 24 Nov 2014 16:40:56 +0000 http://lapeniche.net/?p=24698 brigitte

 

Le duo féminin revient enfin avec l’album « A bouche que veux-tu ». Faites le plein de féminité, de disco et de sensualité.

Brigitte a trois atouts principaux qu’on retrouve abondamment dans ce nouvel album : sa musicalité, ses paroles et le girl power.

On est tout de suite projetés dans les années 70. Les influences disco dominent l’album (« A bouche que veux-tu ») mais sont accompagnées d’autres styles comme le reggae (« Plurielle ») ou un son plus récent et électro (« Les filles ne pleurent pas »). On retrouve également « la patte Brigitte » que l’on connaissait déjà.

D’abord les voix super harmonisées de Sylvie et Aurélie qui semblent ne faire plus qu’une. Ensuite, leur sensualité sans limite, notamment dans « J’sais pas », une chanson dépourvue de paroles mais qui fait son petit effet. Sensualité oui, mais Brigitte ne nous laisse heureusement pas nous endormir et propose quelques chansons rythmées et dansantes comme l’excellente « Hier encore ».

 

Niveau paroles, les filles nous régalent à nouveau avec leur sens de la rime et des sonorités. Elles nous offrent donc quelques pépites comme « Le déclin », si vous êtes d’humeur romantique, ou « Le perchoir », si vous avez plutôt envie de tuer quelqu’un. Le duo dit aussi défendre le « désir féminin décomplexé », mission accomplie dans « Oh Charlie chéri ».

Ce qui nous amène au dernier atout de Brigitte : le girl power, présent dans tout l’album au travers de l’influence des grandes divas du disco comme Donna Summer. Mais aussi avec des paroles sur les vies multiples des femmes dans « Plurielle ». C’est un album féminin mais à mon avis loin d’être réservé à la gent féminine (oui les mecs aussi ont droit à leur pause douceur).

« A bouche que veux-tu » est donc un album qui réussira à surprendre le public et qui remplira les attentes des initiés du duo. Seul bémol à mon goût, le style disco de l’album rend certaines chansons vite lassantes.

Défaut cependant compensé par le fait qu’il est facile de trouver sur cet album quelques coups de cœur à écouter en boucle. Je conseille particulièrement « Hier encore », « Oh Charlie chéri » et « Le déclin ». Si ça ne vous suffit pas et qu’il vous faut de la sensualité en live, Brigitte sera à l’Olympia les 5 et 6 mai prochain.

]]>
LE MAG – La chronique sonore du Mag’ : Lettre d’amour à Metronomy https://www.lapeniche.net/la-chronique-sonore-du-mag-lettre-damour-a-metronomy/ Fri, 07 Mar 2014 15:34:22 +0000 http://lapeniche.net/?p=17323 Source : Metronomy ]]> Quelques jours avant la sortie de son nouvel album, Metronomy nous fait profiter de « Love Letters » en écoute gratuite sur iTunes. Claviers, boîte à rythme et réjouissances.

Source : Metronomy
Source : Metronomy

En novembre 2013, trois ans déjà après « The English Riviera », l’album qui les avait révélés au grand public, les Anglais de Metronomy nous annonçaient leur retour.

On a d’abord pu découvrir les deux singles I’m Aquarius et Love Letters qui laissaient déjà présager un retour réussi pour le groupe. Impossible d’ignorer les vidéos qui ont accompagné ces deux premières chansons. De toute évidence, Metronomy accorde beaucoup d’importance à l’esthétique. A chaque clip, ils offrent donc au public de véritables pépites visuelles comme en témoigne leur dernière vidéo en date, celle de Love Letters réalisée par Michel Gondry qui a notamment travaillé avec IAM, les Rolling Stones ou encore Daft Punk (le clip d’Around the World, c’est lui!). Et voilà ce que ça donne :

Alors qu’on salivait devant ces prémices d’album, Metronomy nous a fait la jolie surprise de dévoiler intégralement l’album sur iTunes une semaine avant sa sortie prévue le 10 mars, et ce pour une durée limitée alors go go go ! Voici la liste des chansons (et leur place dans l’album pour que vous puissiez les retrouver, c’est cadeau) :

1 – The Upsetter (00:00)

2 – I’m Aquarius (04:15)

3 – Monstrous (08:17)

4 – Love Letters (12:10)

5 – Month of Sundays (17:26)

6 – Boy Racers (20:53)

7 – Call Me (25:12)

8 – The Most Immaculate Haircut (29:02)

9 – Reservoir (33:33)

10 – Never Wanted (37:13)

Les meilleurs éléments de Metronomy sont réunis : le synthé, les choeurs et la super voix de Joseph Mount, le chanteur. On oscille entre mélancolie (The Most Immaculate Haircut) et excentricités sonores (Monstrous, coup de cœur personnel). Ajoutez à cela de fortes influences soul (Love Letters) et vous voilà avec un véritable petit bijou.

Le quatuor parvient à conserver sa signature musicale si particulière tout en proposant de nouvelles combinaisons et de nouveaux arrangements au public. On les retrouve tout en les redécouvrant.

]]>
La chronique sonore du Mag’ : Jake Bugg, attendu au tournant https://www.lapeniche.net/la-chronique-sonore-du-mag-jake-bugg-attendu-au-tournant/ Thu, 21 Nov 2013 13:00:47 +0000 http://lapeniche.net/?p=14240 Rick Rubin et Jake Bugg. Source : Zumic
Rick Rubin et Jake Bugg. Source : Zumic

Le « nouveau Bob Dylan », comme certains l’appellent, revient de son escapade américaine pour nous présenter son second album : Shangri La. Après le succès dans les charts de son premier opus, le jeune de Nottingham a intérêt à se maintenir.

Shangri La est le nom du studio où l’album a été produit, et ce sous la tutelle du grand Rick Rubin (Johnny Cash et Eminem, entre autres, rien que ça !) et avec la collaboration d’une solide équipe de musiciens (notamment Chad Smith, le batteur des Red Hot Chili Peppers). Aussi bien entouré, l’échec semble quasi-impossible. Bugg, après avoir remporté un immense succès en Angleterre, s’est lancé dans la conquête de l’Amérique avec ce nouvel album enregistré à Malibu.

Ainsi, parmi la pop-folk anglaise à laquelle Jake Bugg nous avait habitués, on distingue clairement des influences toutes droit arrivées de l’autre côté de l’Atlantique, comme dans Kingpin ou All Your Reasons. Mais on retrouve surtout ses paroles crachées à toute vitesse avec son accent de lad bien british et sa guitare folk. Parfaits exemples, There’s A Beast And We All Feed It et Slumville Sunrise ouvrent l’album sur un rythme effréné, un débit rapide et la voix bien caractéristique de Jake. Le tout aussi rythmé What Doesn’t Kill You (ou plutôt « What Doesn’t Kill Ya ») a déjà récolté plus d’1 million de vues sur YouTube en 1 mois, pas mal !

Mais le vrai talent de Jake Bugg, et ce depuis son premier album, se révèle quand il calme son allure et nous offre des ballades romantiques mais pas trop. A la fin de Shangri La, Jake Bugg nous propose donc les très belles Pine Trees et Simple Pleasures qui terminent l’album dans une ambiance confinée. Kitchen Table se démarque des autres ballades par la présence du clavier qui ajoute un aspect jazz à la chanson.

Il y a dans Shangri La une plus grande diversité que dans le premier album de Jake Bugg. Du haut de ses 19 ans, le jeune de Nottingham a évolué sans pour autant délaisser la pop-folk qui l’a révélé au public.

 

En bonus, le clip plutôt psyché de Slumville Sunrise :

]]>