Le principe de ce chat géolocalisé est simple. Il devient possible, en tout anonymat, de parler à n’importe qui se situant dans un périmètre précis, un lieu donné, autrement dit: un « saloon ». À titre d’exemple: « Tu arrives à la bibliothèque, c’est blindé, tu demandes en tout anonymat, si quelqu’un à une place de libre pas loin » nous dit Anthony. Le public ciblé par Saloon est principalement étudiant : amphithéâtres, bibliothèques, résidences étudiantes, soirées, ou encore tout évènement propice à ces chats improvisés, dans lesquels on « entre » et on « sort » de façon immédiate.
« Au début, on pensait que ce serait une plateforme de discussion classique, propices aux discussions anonymes, éphémères et légères, mais les fonctionnalités de Saloon sont très nombreuses. On était loin d’avoir envisagé toutes les portées de l’application », indique Jeremie. De surcroit, Saloon ne requiert aucune création de compte particulier, ne demande aucune adresse e-mail, ne nécessite aucune inscription. « Je déteste avoir une application avec 10 pages de formulaires à remplir avant de télécharger une application » nous confie-t-il. « On voulait que tout le monde puisse l’utiliser immédiatement », ajoute Sacha. Pour le moment l’application fonctionne seulement sur l’Iphone. « Dans un premier temps on lance Saloon pour iPhone, puis, s’il rencontre une demande importante, on le développera sur les androides et autres smartphones », nous dit Sacha.
Application innovante, Saloon recèle des usages très attractifs pour les étudiants. Elle semble promise à un grand succès, du moins, c’est ce que nous souhaitons à ses jeunes créateurs.
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Pourquoi l’ENA ?
Pierre Eliott: Pour ma part, j’étais intéressé par les métiers offerts à la sortie, plus particulièrement, les fonctions financières de l’Etat et on y a accès plus particulièrement par l’ENA
Stéphane : Il y a certains jobs dans l’administration auxquels tu ne peux accéder que par l’ENA, si tu veux faire une carrière dans ce domaine c’est idéal.
Quentin : Oui, il y a des postes qui sont plus ou moins réservés aux énarques, ce sont des postes qui, effectivement, sont intéressants pour nous, en ce qui concerne la construction des politiques publiques par exemple. Et puis, en faisant le master Affaires Publiques, on découvre les métiers qui y sont liés…
Quand avez vous décidé de faire l’ENA ?
Pierre Eliott : J’ai d’abord été motivé par un stage qui m’a montré ce qu’était l’administration, ce qu’on pouvait y faire, alors qu’avant j’avais une vision très restreinte. Je pensais que l’ENA, c’était quelque chose d’inaccessible, mais on m’a convaincu de tenter.
Stéphane : Je ne suis pas rentré à Sciences Po en ayant en tête de faire l’ENA, et de même, je pensais que l’ENA était quelque chose d’inaccessible. Mais quand j’étais en stage, j’ai rencontré pas mal de jeunes énarques, et ça m’a donné envie de passer le concours.
Quentin : C’est vrai qu’avant d’arriver au bout du Master Affaires Publiques, on pense que l’ENA est quelque chose d’extraordinaire. Effectivement, c’est très selectif et il faut bosser pour l’avoir, mais c’est pas non plus inaccessible
Vous évoquez la charge de travail, mais, à ce propos : comment avez vous préparé le concours ? Pensez vous que Sciences Po suffit en soi ?
Stéphane : Sciences Po aide beaucoup : le master Affaires Publiques est calqué sur le concours et tout est fait pour t’aider. Mais naturellement, c’est un travail personnel, personne n’apprendra ton droit public à ta place.
Quentin : Sciences Po te donne la méthode. C’est indispensable à la préparation des épreuves : au concours, tout le monde peut avoir la connaissance, mais, ce qui fera la différence, c’est la méthode. Or elle est vraiment enseignée à Sciences Po. Stéphane : Cela se voit également dans les résultats au concours, on remarque une suprématie de Sciences Po
Pierre-Eliott : Pour en revenir à la préparation : à mon sens, le plus important c’est l’aptitude à travailler. Être capable de passer ses journées à la bibliothèque, pendant les vacances autant que pendant les révisions d’examens.
Et maintenant que vous êtes admis, comment rester modestes ?
Stéphane : Il faut quand même relativiser : dans le concours il y a une grand part de chance. Des gens très bons ne l’ont sans doute pas eu : cela incite à l’humilité.
Pierre-Eliott : D’autant plus qu’on n’a rien fait pour l’instant, on sort tout juste de Sciences Po !
Quentin : Oui, il faut savoir, que les gens du concours interne ont parfois quinze à vingt ans d’expérience dans l’administration. Certains ont travaillé à Bercy, ou encore dans des administrations étrangères etc.
Est-ce une fierté pour vous d’être rentrés sans prep’ENA ?
Pierre-Eliott : Cela aurait été une fierté il y a dix ans, mais aujourd’hui, la plupart des admis n’ont pas fait de prep’ENA.
Stéphane : Clairement, si je ne l’avais pas eu, je serais retourné en prep’ENA, mais ça aurait été dur de s’y remettre. L’investissement est vraiment fort.
Pierre-Eliott : Surtout, on arrive en prep’ENA en janvier et la moitié de l’année est passée
Êtes vous d’anciens summa cum ?
Tous : Non !
Pierre Eliott : Un bon niveau en master est nécessaire, parce que les matières sont les mêmes qu’au concours
Quentin : Mais ça ne correspond pas toujours. À la fin de la cinquième année, quand tu travailles les matières du concours, tu dois aussi mettre de côté les fiches habituelles
Stéphane : La réussite dépend beaucoup de la motivation, et pas uniquement au niveau académique.
Quentin : Oui c’est une question d’organisation et de motivation pendant l’été qui précède le concours. Il faut tenir un rythme intensif pendant les derniers mois, ne pas s’épuiser dès le début.
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Vous avez sans doute remarqué la présence inhabituelle d'Émille Boutmy et René Stourm au détour de votre page Facebook. Les pères fondateurs de notre cher Institut ont en effet repris vie sur la toile, créant « events » et « fanpages » sur le réseau social. Mais rien n'est du au hasard. Émile Boutmy est justement le nom attribué l'année dernière à la promotion 2011, d'où l'apparition d'une page « Promotion Émile Boutmy » sur Facebook. Les diplômés 2011 n'ont pas seulement une page à l'effigie du fondateur de l'Institut, ils ont aussi une fête à leur nom.]]>
Vous avez sans doute remarqué la présence inhabituelle d’Émille Boutmy et René Stourm au détour de votre page Facebook. Les pères fondateurs de notre cher Institut ont en effet repris vie sur la toile, créant « events » et « fanpages » sur le réseau social. Mais rien n’est du au hasard. Émile Boutmy est justement le nom attribué l’année dernière à la promotion 2011, d’où l’apparition d’une page « Promotion Émile Boutmy » sur Facebook. Les diplômés 2011 n’ont pas seulement une page à l’effigie du fondateur de l’Institut, ils ont aussi une fête à leur nom.
La première « Boutmy’s private and secret party » sera organisée Mardi 22 novembre à 21h au Carmen près de Pigalle. L’ancien hôtel particulier de George Bizet accueillera les membres de la promotion 2011 qui d’après le mystérieux organisateur René Stourm, auraient tout intérêt à présenter leurs médailles de diplômés à l’entrée du club. Non contents d’investir un lieu fort original, les organisateurs ont également concocté une boisson toute particulière : le « cocktail Émile Boutmy ». Il semblerait que les autres promotions de Sciences Po soient également invitées à se joindre à eux, mais à une condition : « seuls les plus valeureux rentreront » nous a-t-on dit. Si vous voulez tenter votre chance, toutes les informations concernant la soirée sont disponibles sur la page de l’évènement.
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A.L : J’ai eu un parcours erratique après le bac. J’ai d’abord fait une année de Mathématiques, puis une année d’économie et de philosophie simultanément à Paris I. Au moment du Bac je n’étais pas du tout dans l’idée de faire une prépa, j’avais une sorte de révolte par rapport au système scolaire. Je ne m’orientais pas vers les concours. Une fois à la fac, j’ai eu du mal à me repérer. J’ai eu de bons résultats en économie, mais je refusais de m’inscrire dans les filières sélectives, à un moment, j’ai eu peur de devenir économiste. J’avais envie de retrouver des études généralistes. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu faire Sciences Po. J’ai voulu retrouver une pluralité de disciplines, ne pas être bloqué dans une seule. J’avais envie d’écrire et je ne voulais pas étudier ma passion pour la littérature pour qu’elle reste une passion. Je voyais les études comme une chose à faire en plus pour accumuler des savoirs sur le monde dans plusieurs directions et non une seule : je ne me voyais pas devenir spécialiste d’une seule chose. Développer mon goût pour la littérature, l’écriture était mon projet principal, mais pas mon projet d’études.
D.A : Que vous a apporté Sciences Po ? Quels souvenirs en gardez vous ?
A.L : Ce qui m’attirait le plus c’était l’histoire. J’ai eu de très bon cours d’histoire contemporaine, pour moi c’était ça l’apport. Je continuais d’étudier la philosophie à Paris I. La deuxième chose qui m’a beaucoup intéressé à Sciences Po est beaucoup plus formelle : c’est la formation pour la prise de parole en public. Le monde universitaire ne prépare pas du tout à ça. C’est pourtant un gain considérable dans la vie active, car si on est capable de prendre la parole en public : de le faire à bon escient, on se fait réellement entendre. Les souvenirs. Quand je suis arrivé à Sciences Po il y a une chose importante pour moi qui venait de l’université c’est que dès la première année les gens étaient très très bons élèves et du coup ils ne profitaient pas vraiment de ce qui était offert, ils étaient obsédés par la note, par le résultat. Quand on a fait la fac et qu’on est au delà de ce bachotage, on peut profiter de tous les enseignements d’ouverture etc… qui ne servent à rien du point de vue de la note. C’est pas mal de venir de la fac et d’avoir du recul par rapport à la performance scolaire. À l’époque il y avait 30% d’écrémage, on ne pouvait pas redoubler. Le passage par la fac fait qu’on aborde les choses différemment, sans ce rapport anxieux au savoir.
D.A : Que pensez vous justement de cette façon de traiter le savoir qu’on raille à Sciences Po en parlant régulièrement de « pipo » ?
A.L : Dans le domaine du savoir, il faut vraiment apprendre à tirer parti des contraintes. Il faut se focaliser sur un livre, un article qui va nous marquer. Ce serait complètement illusoire de vouloir prendre une vue exhaustive. Je me souviens avoir eu un examen final d’histoire sur « L’évolution de la culture européenne entre 1880 et 1939 » en 4h, c’est juste du délire. On ne peut pas traiter la question. Mieux vaut parler des choses que l’on connait bien.
D.A :Vous parlez de passion pour la littérature et avez même publié votre premier livre durant votre dernière année à Sciences Po
A.L : Les vacances scolaires sont longues. Non seulement j’avais une semaine idéale qui me permettait d’écrire trois jours par semaine du matin au soir, mais j’ai passé une grande partie de mon été entre la deuxième et la troisième année à écrire. Du coup, j’avais un manuscrit prêt et fini à la fin de l’été. Il a été pris chez Grasset qui n’est pas très loin de Sciences Po. J’ai déposé mon manuscrit le mercredi matin et le lendemain j’avais des nouvelles de l’éditeur qui voulait qu’on se voie au plus vite. Le mercredi matin j’ai appris que Grasset était intéressé. Il s’est écoulé presqu’un an avant que le livre ne soit publié.
D.A : Quand vous étiez étudiant à Sciences Po, envisagiez vous de faire de l’écriture une profession ou aviez vous autre chose en tête ?
A.L : Je n’ai pas commencé à écrire à Sciences Po, ça m’est venu très tôt. Pour autant, je ne pensais pas pouvoir en vivre, mais c’était ce que j’avais envie de faire. Pour moi, faire des études, c’était, en dehors de la passion de la chose qui réellement m’anime, acquérir des diplômes, acquérir des compétences pour « monnayer ma place dans l’espace social », tout en apprenant des choses intéressantes. Pour moi il y a toujours eu cette division entre une passion dont on ne peut pas vivre, et les études. Mais on peut prendre plaisir à étudier, c’est aussi ce qui alimente la passion.
D.A : Vous avez ensuite lancé Philosophie Magazine : comment l’idée vous est-elle venue ?
A.L : À Sciences Po j’avais fait un stage à l’Évènement du Jeudi qui était un hebdomadaire mourrant. Là j’a vu le spectacle d’une profession sinistrée : du fait du climat qui régnait dans le journal, des gens qui vivaient dans la terreur du Rédac Chef, qui picolaient au bureau… Bien que je rêvais d’être journaliste depuis longtemps je réalisai que je ne pouvais pas en faire mon métier : le stage m’avait dégouté. Comme mon premier roman avait un peu marché, je suis allé vivre à la campagne, pour écrire, pour lire, pendant sept ans. J’ai donné des cours à Sciences Po Paris, Sciences Po Lyon et j’ai fait des piges dans le journalisme indépendant… Je ne pensais pas revenir dans la vie active. J’ai participé à un journal qui s’appelle « L’Imbécile de Paris » où travaillait un financier qui avait investi dans le journal : Fabrice Gerschel. Il voulait financer son propre projet qui à l’époque paraissait fou : un journal de philosophie. Personne n’y croyait ! Un jour il m’a proposé de devenir le rédacteur en chef. On a donc commencé à travailler en mai 2005 et le premier numéro est sorti en juin 2006.
D.A: À propos de ce passage à la campagne, vous l’évoquez dans un certain nombre de textes de l’Imbécile de Paris. Sont-ils autobiographiques ? Je pense particulièrement à celui sur les toits de Paris: y racontez vous des péripéties d’étudiant à Sciences Po?
A.L : Oui, c’est vrai. J’aimais beaucoup monter sur les toits. Ce qui est très étonnant c’est le fait qu’après l’avoir mis en ligne sur mon site, un nombre de gens incroyable a réagi. Des gens qui montent sur les toits et cherchent des adresses ou encore des réalisateurs de cinéma cherchent à tourner des films sur les toits. Mais ce texte à été écrit il y a huit ou neuf ans !
D.A : Vous êtes aujourd’hui également professeur. Était-ce une vocation ? Quelle relation entretenez vous avec l’enseignement ?
A.L : Quand j’étais étudiant, déjà, je donnais des cours d’économie dans des centres de formation de la fonction publique territoriale. J’ai senti que j’aimais ça. Ensuite, comme j’avais publié un roman tout en étant étudiant à Sciences Po, j’ai eu la proposition de Richard Descoings d’enseigner l’année suivante. J’ai enseigné à 23 ans mais une matière où tout est permis. À l’époque c’était un cours de littérature et donc un projet pédagogique et non académique : un projet très libre. On amenait des textes et on les lisait, très orienté sur le 20ème siècle : Kerrouac, Mallarmé… J’ai bien aimé ça, sachant que c’était une matière de dialogue, de discussion, où on n’est pas dans un rapport à la note où c’est cela qui importe. J’ai peu à peu fait écrire mes étudiants, et maintenant, mon cours s’appelle « écriture créative ». À l’époque il n’y avait pas de différence entre les étudiants et moi, aujourd’hui, il y a un écart : finalement c’est très appréciable de se sentir vieillir.
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Vous avez fini votre master « ECO-FI » en 1997, ce qui semble bien éloigné de la carrière que vous avez construite par la suite : vous destiniez vous pourtant déjà au monde de la nuit ?
J’ai toujours aimé la fête. D’ailleurs, au BDE j’étais déjà responsable soirées en deuxième année. Jusqu’à l’âge de 30 ans j’ai fait des choix de carrière raisonnable entre des débuts comme consultant chez Booz, un MBA à l’INSEAD, suivi par du marketing chez l’Oreal. A ce moment-là je me suis dit, comme d’autres pourraient le faire pour la photo ou l’écriture, que ce que j’avais vraiment envie de faire, c’était d’organiser des belles fêtes. Chose que je faisais à titre d’amateur depuis un petit moment déjà. En plus de ca, j’ai aussi laissé nombre de notes salées dans beaucoup de boites de nuit… Avant de me lancer, j’ai bien étudié l’histoire.
Quel parcours auriez vous envisagé si vous n’aviez pas monté votre propre entreprise ?
Plus jeune, je rêvais d’organismes internationaux comme l’ONU ou la Banque Mondiale. Plus tard, la finance et finalement, au sortir de l’INSEAD, plus la communication et le marketing qui sont des disciplines qui me correspondent davantage. Si je ne m’étais pas si mal entendu avec ma hiérarchie chez l’Oréal j’y aurai peut-être fait un bout de chemin en évoluant dans le marketing ou en agence de publicité. J’ai toujours été passionné par les marques et la vie qu’on pouvait leur insuffler avec des stratégies marketing bien réfléchies. D’ailleurs, c’est ce que je fais avec mes histoires de nuit et ce que je souhaite faire avec BonjourBonjour, ma nouvelle application de rencontres géolocalisées sur Smartphone.
Quels souvenirs gardez vous de votre scolarité à Sciences Po ?
Des moments studieux, surtout en AP où je pense ne jamais avoir autant travaillé de ma vie. Puis de très bons moments de vie étudiante à boire des coups au Basile, à déjeuner avec les copains tous les samedi à La Palette ou à organiser des fêtes au Folie’s Pigalle ou aux Bains Douches pour le BDE… Je me rappelle aussi de l’occupation qu’on avait fait de Boutmy pendant 24h pour protester contre la suppression des bourses étudiantes. On avait bien rigolé en buvant des bières devant les appariteurs abasourdis.
Les soirées de l’Institut Bonheur semblent à l’opposé du crédo étudiant : plus chic, plus huppées, plus sélect… Était-ce déjà votre vision de la fête quand vous étiez étudiant ?
Et pourtant j’en ai beaucoup des étudiants à mes fêtes! Effectivement, avec l’expérience et l’age, les envies et la conception d’une belle fête évoluent. A l’Institut Bonheur, on aime s’entourer de gens qui nous amusent, nous plaisent ou nous intéressent. C’est un savant mélange qui permet de créer une vraie énergie et un moment d’échange pour lesquels les gens ont envie de venir et de revenir. Etudiants ou pas, effectivement il faut correspondre à la ligne éditoriale de nos physionomistes draconiens. Trop d’étudiants et on nous accuse d’être trop jeune. Trop de mecs et ca fait troisième mi-temps. Trop de cadres dynamiques en veste-chemise et ca fait BCBG. Trop de branchés et ca fait prétentieux…Une belle fête c’est une beau mélange de tout ca. Un moment où tout le monde y trouve son compte, où tout le monde s’amuse et où tout le monde ressort en ayant fait de belles rencontres. Select certainement pour ces raisons-là. Plus chic ou plus huppées je ne sais pas. Les gens à nos fêtes ont des choses à dire, les filles et les garçons sont plutôt jolis. Si ce n’étais pas le cas, nos fêtes feraient moins parler d’elles…
Un organisateur de soirées branchées m’a un jour confié que « ceux qui réussissent vraiment dans le milieu sortent tous des grandes écoles : Sciences Po, HEC…etc », qu’en pensez vous ?
Dans tous les métiers, pour réussir, il faut avoir une bonne intuition, de la rigueur et de la persévérance. Ce sont effectivement des choses qui s’apprennent dans les grandes écoles, mais pas seulement… André, Lionel ou Jean-Roch ne sortent pas de grandes écoles si je ne m’abuse.
En quoi la formation de Sciences Po vous a-t-elle aidée dans votre projet professionnel ? Est-ce vraiment la clé du succès ou avez vous un secret ?
Mais si je bénéficie d’une petite notoriété, je ne considère pas avoir tant de succès que ca! Il m’arrive parfois d’être à découvert et j’ai des galères comme tout le monde. Je vends de l’alcool en faisant danser des gens. J’y arrive plutôt bien et ca fait rêver certains, mais je ne sais pas si on peut considérer ca comme un succès… Par contre, le fameux esprit de synthèse de Sciences Po est utile tous les jours. J’y vois plus clair alors que certains peuvent se laisser aller par des problèmes qui leur semblent insurmontables. La culture générale que j’y ai acquise me permet de cotoyer et de convaincre des gens de tous les milieux, ce qui est très utile dans le métier que je fais.
L’idée de la plus grande chaîne de French Kiss au monde en 2008 a été un grand coup de pub pour l’Institut Bonheur, comment l’idée vous est-elle venue ?
A une soirée un peu coquine…
Quelle est selon vous votre plus grande réussite ? Le Renard ? Les soirées à Bagatelle ? La Blitz ?
Bagatelle a été un tremplin fantastique qui m’a permis de faire beaucoup de choses. Je ne l’ai pas fait tout seul, mais avec plusieurs associés et une belle équipe. Ceci dit, Bagatelle m’a permis de réaliser un certain nombre de projets, donc quelle que soit la suite et les succès de ces projets, j’imagine qu’on peut qualifier Bagatelle comme ma plus grande réussite.
Mis à part les lieux que vous avez investis pour vos évènements, quels lieux de la vie parisienne nocturne conseilleriez vous ?
L’été, j’aime beaucoup trainer en terrasse de café l’été à La Palette ou au café Charlot (même propriétaire comme par hasard). J’aime beaucoup les bars comme le Prescription ou la Candelaria. La nuit je reste un inconditionnel du Baron, mais ai fait des infidélités avec le Raspoutine dernièrement. J’aime aussi le Social Club, le plus beau club de Paris qui a encore besoin d’un peu de patine…
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