

Alors le Banquet, c’est quoi ? Contrairement à ce que son nom semble indiquer, le Banquet tient plus d’Épicure que de Platon. L’idée centrale de l’association est de permettre aux Sciences Pistes de se retrouver autour de bons petits plats concoctés par chacun. Attention, ce n’est pas un simple « Sciences Bouffe » : il ne s’agit pas seulement de se régaler mais encore de le faire dans une ambiance festive ; autant que la gastronomie, c’est bien la convivialité qu’il s’agit de promouvoir.
La convivialité comme leitmotiv, donc, et une foultitude de projets gourmands. L’un des plus appétissant : la création d’une plateforme internet pour échanger ses bons plans gourmets. Les étudiants pourraient y faire découvrir à de potentiels camarades d’orgie leurs adresses parisiennes favorites pour se nourrir bien et à peu de frais, ce qui n’est pas si évident dans notre chère capitale – non, la cafèt’ du 27 ne compte pas ! Ils pourraient aussi y partager leurs recettes fétiches à base de pâtes, d’oeufs et de boîtes de thon, bref, de denrées abordables et faciles à cuisiner… Vous l’aurez compris, le Banquet n’entend pas être le promoteur d’une haute gastronomie inaccessible, mais plutôt l’auxiliaire des Sciences Pistes fauchés ne disposant que de sept mètres carrés et d’une plaque de cuisson et qui veulent quand même faire plaisir à leur papilles. Idée merveilleuse s’il en est, on m’évoque la perspective d’un Yearbook réunissant les recettes les plus belles/surprenantes/pétillantes/goûtues pour la fin de l’année.
Outre ce Meetic de la cuisine estudiantine, et parce que bien manger c’est le début du bonheur, nos jeunes aventuriers du goût souhaitent organiser plusieurs évènements gastronomiques extra-ordinaires au cours de l’année. Pour Noël d’abord, ils me parlent, des étoiles dans les yeux, d’une déferlante de chocolats, kouglofs et pains d’épices au 27. Adieu café, bonjour vin chaud ! Voilà qui réchauffera l’ambiance en Boutmy. Vous avez hâte ? Étienne Wasmer aussi.
Dans le courant de l’année devrait ensuite venir un Top Chef, qui consiste – précisons-le pour les affreux intellectuels snobant M6 – en un concours de cuisine pour gastronomes amateurs: tous les aspirants cuistots ont à disposition les mêmes ingrédients et un temps de préparation limité, qu’ils doivent optimiser pour livrer en fin de compte leur ambroisie personnelle au palais exigeant du chanceux jury. On ne peut qu’être alléché par l’idée – surtout quand on s’est vu promettre une place dans le fameux jury en échange d’un article dithyrambique dans LaPéniche… Seulement, et c’est là que le bât blesse un peu, on se demande comment le budget va suivre : gourmand, cet event l’est aussi en argent. Ne faisons toutefois pas trop la fine bouche : nos gais ripailleurs y ont réfléchi, et évoquent d’ores et déjà la possibilité d’un partenariat avec le CROUS pour les financer.
Et le programme ne s’arrête pas là ! Aux premiers gazouillis des oiseaux, le Banquet nous conviera à un pique-nique géant dans l’un des bois des environs de Paris. Amateurs d’ambiances champêtres, cakes aux fines herbes, quiches aux légumes, salades ensoleillées et feuilletés croustillants, ce sera votre moment. Notez que vous pouvez aussi amener des chips, du Coca et des sandwiches Subway si c’est ce qui vous fait rêver : « Ici, insiste le Banquet, on n’est pas là pour manger sain et bio mais pour se faire plaisir. » D’ailleurs, Grégoire me confie sans rougir qu’il ne dit pas non à un bon DoMac de temps en temps.
Enfin, évoquons un dernier projet qui tient tout particulièrement à cœur à nos mordus de la tambouille : l’ambition est de terminer l’année par une ultime rencontre culinaire qui rassemblerait tous les étudiants pour fêter la fin des partiels. Ce serait notamment pour les 2A l’occasion de se retrouver avant l’éparpillement de tous aux quatre coins du monde…
De la convivialité vous dis-je !
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