Zacky du 92 – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Tue, 06 Sep 2011 11:58:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png Zacky du 92 – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Règlement de scolarité: Haro sur l’oisiveté! https://www.lapeniche.net/reglement-de-scolarite-haro-sur-loisivete/ https://www.lapeniche.net/reglement-de-scolarite-haro-sur-loisivete/#comments Tue, 06 Sep 2011 11:58:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1212 Nouvelle année scolaire, nouveau règlement de scolarité. Deux modifications concrètes: autrefois quasi-illimité, le redoublement est dorénavant bridé à un essai par année d'étude ; le nombre d'absences "tolérées" par enseignement passe de 3 à 2. Serait-on face à une croisade contre l'oisiveté?

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Nouvelle année scolaire, nouveau règlement de scolarité. Deux modifications concrètes: autrefois quasi-illimité, le redoublement est dorénavant bridé à un essai par année d’étude ; le nombre d’absences « tolérées » par enseignement passe de 3 à 2. Serait-on face à une croisade contre l’oisiveté?

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En début d’année, LaPéniche vous livrait en exclusivité une information qui allait déchaîner les passions dans un article qui demeure à ce jour l’un des plus consultés de l’histoire de LaPéniche: « Un taux de redoublement record en première année ». Le chiffre de 25% est lâché comme une bombe, les commentaires fusent, Richard Descoings sort une vidéo et l’administration se met à couvert, à l’image de Françoise Mélonio qui explique ce chiffre par les décrochages purs et simples d’étudiants qui choisissent d’étouffer eux-même leur flambeau au lieu de laisser à Denis Brogniart cet honneur. Le taux de redoublements stricto sensu – autrement dit la proportion d’étudiants qui échouent à passer en deuxième année mais qui, eux, désirent continuer l’aventure – se situerait, selon la doyenne du Collège Universitaire, autour de 10%.

Il reste que ces chiffres et toute cette agitation inattendue ne peuvent être totalement bons pour l’image de l’établissement, quel que soit le mode de calcul. Peut-être est-ce pour cela que le nouveau règlement de scolarité met fin au redoublement illimité, qui aboutissait selon les mots d’Hervé Crès à des « situations personnelles parfois dramatiques d’élèves qui triplent voire quadruplent aujourd’hui une année d’études« .

On peut toutefois s’interroger sur la nature réelle du changement qu’opèrerait ce nouvel article 15, par ailleurs adopté à l’unanimité des membres du Conseil de direction au sein duquel siègent des représentants de nos syndicats. Quels sont les élèves qui tripleraient ou quadrupleraient une année d’étude? Des décrocheurs? Assurément non, plutôt même des « accros ». Notre belle école désirerait-elle se délester plus précocement de prétendants enamourés accrochés à son grappin? Peu probable.

Dans les faits, il n’est pas rare que les candidats au triplement reçoivent un coup de fil une fois les résultats tombés, afin de pudiquement « faire le point« , à la manière d’une petite amie qui vous appellerait pour vous lancer, l’air grave, le « Il-faut-qu’on-parle » fatidique – en réalité pour négocier une réorientation. La modification des conditions de redoublement ressemblerait donc davantage à un alignement du règlement sur la pratique plutôt qu’à un durcissement . Le triplement est dorénavant présenté comme plus proche de la faveur exceptionnelle que d’un droit inaliénable.

scpolille.jpg Alignement également sur nos « confrères » provinciaux, à côté de qui nous passions et passons toujours pour des tire-au-flanc finis. En effet, nos rivaux du Crit’ n’y vont pas avec le dos de la cuillère en bois: saviez-vous que les lyonnais, pour tenter de peut-être éventuellement arriver à notre cheville un jour, suivent des cours de sport obligatoires durant leurs deux premières années? Mais surtout, un seul redoublement par année. A Lille, triplement impossible également.

Mais c’est surtout concernant l’assiduité que le bât blesse. Insurgez-vous, parisiens, le règlement de scolarité mis à jour réduit la « tolérance » des absences à seulement 2 par enseignement! Ô rage, Ô désespoir ! Indigne toi, toi qui faisait sauter un quart de tes cours: à 1/6ème tu te limiteras. Plagiant brillamment un mauvais Woody Allen, les anciens boiront du vin au Basile et parleront aux nouveaux du bon temps, de cet âge d’Or perdu où « on n’allait pas en cours ». 3absences.png

Mais avant de réserver à Richard Descoings et vos élus syndicaux un accueil digne de celui réservé à Eric Besson en Péniche, songez que si vous aviez eu la malchance de trébucher dans un I.E.P., la laisse serait encore plus courte. Certes les Lyonnais ne vont directement aux rattrapages qu’après la quatrième absence. Mais ils perdent deux points sur leur moyenne au bout de la troisième. Et surtout, la cinquième entraîne l’exclusion définitive.

Au Nord, bien plus au Nord, plus dur encore: les absences sont comptabilisées toutes conférences confondues – au bout de quatre absences injustifiées, si vous êtes lillois, vous avez interdiction de composer en 1ère session d’examen. Et à votre grand désarroi, le Crit’ n’est pas une justification valable. Alors si vous, les oisifs de la rue Saint-Guillaume pouvez pleurer votre Augmentation de Temps de Travail, la prochaine fois que vous serez au bord de la défaillance, pensez donc à la province qui se lève tôt.

Images:
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– http://www.munwalk.fr
– http://problemesdesciencespistes.tumblr.com

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Éphémère semaine d’introduction au développement durable https://www.lapeniche.net/ephemere-semaine-dintroduction-au-developpement-durable/ https://www.lapeniche.net/ephemere-semaine-dintroduction-au-developpement-durable/#comments Fri, 15 Apr 2011 01:31:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1188 Affiche semaine ddDu 4 au 8 avril, les murs de Sciences Po accueillaient la Semaine du Développement Durable. Jusqu'où celle-ci a-t-elle marqué les esprits? On pourrait craindre que le manque de prosélytisme des organisateurs n'ait fait de la semaine de l'environnement - à l'instar de la place du thème dans la vie politique - qu'un sujet parmi d'autres dans la vie mouvementée de l'Institut cette semaine-là.

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Affiche semaine ddDu 4 au 8 avril, les murs de Sciences Po accueillaient la Semaine du Développement Durable. Jusqu’où celle-ci a-t-elle marqué les esprits? On pourrait craindre que le manque de prosélytisme des organisateurs n’ait fait de la semaine de l’environnement – à l’instar de la place du thème dans la vie politique – qu’un sujet parmi d’autres dans la vie mouvementée de l’Institut cette semaine-là.

Ah oui, c’est vrai, c’est la Semaine du Développement Durable à Sciences Po. Lundi 4 avril, quelques piliers du 27 sont timidement vêtus de vert. En Péniche, il est dit qu’ « être écolo, c’est rigolo ». Nous pouvions d’ailleurs nous poiler sévèrement en tentant de gagner des paniers bio- équitables Max Havelaar en participant à un quizz développement durable. Initiative louable, si ce n’est que le texte des questions était en partie « emprunté » à l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). LaPéniche remercie Sciences Po Environnement pour les tablettes de chocolat.

Le développement ludico-durable n’a visiblement pas séduit – deux poufs verts installés dans le petit hall, destinés à la pratique du jeu « Néo Eco », n’ont servi qu’à soulager la bibliothèque. Même constat pour l’application « Coach Carbone®  » de la Fondation Nicolas Hulot: à condition de trouver une chaise et d’avoir en tête, entre autres, les mensurations de votre logis, vos menus hebdomadaires et votre nombre d’ampoules, vous auriez pu passer une heure pour savoir précisément combien de tonnes de carbone vous rejetez annuellement. Une cage de métal vous incitait à « Donner une seconde vie » à vos appareils électriques, un message si efficace qu’un grille-pain encore fonctionnel avait été placé parmi ces condamnés au recyclage.

Ne doutons pas que ces saupoudrage de l’arsenal à sensibilisation aient été amusants pour qui s’intéresse au sujet de la semaine – mais on ne peut pas dire des premiers jours que nous ayons été violemment interpellés par des discours chocs. Les élèves auraient pu être farouchement pris à parti, par d’ardents défenseurs de la cause écologique munis de casques verts et scandant des slogans guerriers. Mais à l’image des préférences-consommateur en vigueur 52 semaines par an, les crackers bio n’ont su triompher des Ferrero Rochers distribués sans économie d’énergie par les groupuscules sectaires qui squattaient ces jours-là la Péniche pour des motifs peu clairs, ou du moins inexpliqués à ce jour.

FNE Kill BeesL’espace mental de l’élève de Sciences Po est chose précieuse, tant il est assailli de propositions. L’enchaînement et l’enchevêtrement des « Semaines » du second semestre réduit inévitablement le temps d’attention possible, tant pour les habitués du « multi-tasking » que pour les mono-maniaques. L’urgence du développement durable est un sujet relativement « dominé » en termes d’affluence, bien que cela puisse-t-être un peu moins vrai tout récemment. Il reste que pour l’année prochaine, il serait souhaitable qu’elle ait sa semaine à elle toute seule, afin d’éviter le paradoxe apparent a celui qui promenait son regard du côté gauche au côté droit de la Péniche durant la fin de la campagne BDE.

Comme souvent, les fatalités horaires de notre bouillant Institut ont joué sur l’affluence aux divers rendez-vous. Première idée, donc projet phare de Sciences Po Environnement, le débat politique intitulé « A un an de la présidentielle, quelle place pour l’environnement ? » était concurrencé par la visite imprévue du Ministre des Affaires Européennes de la Turquie, en Boutmy quelques étages plus bas. L’écrasante majorité du public ayant gravi les marches faisait partie de Sciences Po Environnement. Élus EE-LV, UMP et PS, ainsi qu’une représentante de France Nature Environnement, les invités se sont livrés à une danse subtile. Entre les positionnements partisans à coup de leitmotiv, les participants – globalement tous écolos – se sont différenciés par leurs analyses de ce que la société penserait du débat.

Ne pas dissocier l’environnement de l’économique et du social: exhortation de FNE aux partis. Cet appel est en tout cas nécessaire: Serge Grouard (UMP), a dit craindre que l’environnement ne soit qu’un sujet parmi d’autres pour son parti, au sein duquel il a admis être minoritaire. Rendre le développement durable désirable? Il est pessimiste quant au niveau de préoccupation environnementale des français. Le maire d’Orléans (par ailleurs connu pour avoir attaqué un blogueur en justice), s’est fait opposer par le député EE-LV que « les élus pensent que les électeurs sont plus conservateurs qu’ils ne le sont vraiment », arguant que l’écologie représente, de manière utilitaire, un intérêt concret pour la population. La représentante PS l’intègrerait quant à elle dans une « social-écologie », qui voudrait effacer une « contradiction » supposée entre justice sociale et écologie. Si chacun a promu sa vision de la question écologique, les propositions sont restées vagues, le débat assez théorique et parsemé de tautologies, malgré les questions assez pointues de la salle.

schéma DDL’autre événement politique, cette fois-ci plus clivé sur la question écologique, est aussi resté dans les clous de ce qu’on pouvait en attendre. Modéré par nos confrères de RSP.fm, le débat entre partis de Sciences Po sur la politique énergétique de la France se déroula devant un public réduit de moitié depuis le départ de Rama Yade. Au bénéfice stratégique de la pénétration du développement durable, peut être aurait-il été préférable faire passer l’ancienne ministre en deuxième. La joute dérivant rapidement sur le dernier sujet d’actualité – le nucléaire – les positions partisanes ne furent guère plus évoluées que celles de leurs partis de tutelle, bien que les invectives fusèrent comme chez les grands, dans une ambiance cordiale. Accusé de populisme, le représentant d’Europe Écologie-Les Verts eut du mal à se défendre, notamment face à un excellent orateur UMP promouvant, sans démagogie aucune, le maintient du nucléaire pour le salut de la facture d’électricité des français.

La dimension sociale de l’écologie, présentée comme un des trois piliers du développement durable (avec l’économique et l’écologique), n’a été que peu mise en avant lors de cette semaine. Les thèmes environnementaux étaient bien là, avec la cafeteria auto-gérée, l’art écolo, les jeux, les conférences, le quizz paniers-bio – mais les deux autres piliers, dits « pragmatiques », passèrent moins de temps sous les projecteurs. Il reste que les initiatives menées donnèrent une coloration verte à Sciences Po durant cette semaine, à certains égards plus présente que certaines semaines thématiques cette année.

Projet phare de P.A.V.é.S, la cafet’ bio-équitable du 13 a eu jeudi un succès certain. Le créneau distribution de nourriture étant libre, les étudiants ont pu, par vagues entre les cours de l’après-midi, se délecter de boissons chaudes et de gouters bio-équitables, certes payants mais à des prix défiant la concurrence des machines toutes proches. P.A.V.é.S serait a priori rentré dans ses frais. C’est de bonne augure pour l’association, qui a le projet d’implanter durablement dans le courant de l’année prochaine,une cafétéria de ce type à Sciences Po. Mais ce serait plutôt au 28 rue des Saints Pères que les écolos viendront casser la croute, le CROUS ayant des projets prioritaires sur le bar inutilisé du 13. Les hyperphages parmi nous noteront avec joie que cela porterait alors à 4 le nombre bâtiments du campus pourvus points de sustentation.

Semaine DD Jardin orduresLe soleil qui a baigné cette semaine du développement durable aura permis le bon déroulement d’une opération coup de poing qui ne sera pas passée inaperçue. Comme beaucoup l’auront noté, la pelouse du jardin était en fin de semaine bariolée d’une semaine de déchets – journaux, sac plastiques et gobelets n’avaient pas l’air de gêner autant les élèves que la progressive disparition du soleil de l’enceinte de l’Institut. « On les aura vu, Sciences Po Environnement », lance une étudiante.

Mais les avons nous entendu ? Nous ont-il convaincu de l’urgence de prévoir le futur? Ont-ils touché hors de ceux ayant déjà une affinité pour les thématiques écologiques ? L’étudiant lambda sera-t-il plus enclin à ramasser les journaux humides du jardin comme l’ont fait ceux grâce à qui cette opération fut réalisée ? A voir. A l’image des quelques curieux, qui en chemin pour la Bibliothèque du 27, s’arrêtaient un instant dans leur labeur pour examiner ces œuvres faites de matériaux recyclés, on pourrait déplorer que cette semaine n’aura été pour Sciences Po qu’une éphémère introduction au développement durable. A celle de l’année prochaine de convaincre.

Remerciements à: Etienne Combier, Olivier Pivot.
Images: Sciences Po Environnement, France Nature Environnement, Wikipedia, Adrien Bonnet.

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Rencontre avec Renaud Boulant, responsable des sports à Sciences Po https://www.lapeniche.net/rencontre-avec-renaud-boulant-responsable-des-sports-a-sciences-po/ https://www.lapeniche.net/rencontre-avec-renaud-boulant-responsable-des-sports-a-sciences-po/#comments Wed, 23 Feb 2011 03:45:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1139 Sport1.pngLe Critérium inter-IEP 2011 arrive à grandes foulées, les vestiaires bruissent des crampons qu'on affute et le supporter parisien fait ses vocalises. Mais à part ces trois jours de mars, le sport est rarement sous le feu des projecteurs. Pourtant, chaque semaine, 2100 étudiants pratiquent au moins un sport, et le planning du jeudi après-midi est toujours chargé de compétitions. Pour décrypter le sport à Sciences Po, LaPéniche est allé à la rencontre de Renaud Boulant, responsable des sports à Sciences Po.

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Sport1.pngLe Critérium inter-IEP 2011 arrive à grandes foulées, les vestiaires bruissent des crampons qu’on affute et le supporter parisien fait ses vocalises. Mais à part ces trois jours de mars, le sport est rarement sous le feu des projecteurs. Pourtant, chaque semaine, 2100 étudiants pratiquent au moins un sport, et le planning du jeudi après-midi est toujours chargé de compétitions. Pour décrypter le sport à Sciences Po, LaPéniche est allé à la rencontre de Renaud Boulant, responsable des sports à Sciences Po.

Pour beaucoup, l’organisation des sports à Sciences Po s’arrête aux portes du local de l’Association Sportive (A.S.), qui enregistre votre inscription et range soigneusement votre chèque dans une petite boîte métallique. Mais derrière le travail de ces aimables forcenés se cachent des rouages plus discrets qui permettent le bon fonctionnement des activités sportives. A la manœuvre, Renaud Boulant, Responsable des Sports à Sciences Po depuis Avril 2009. Un nom que beaucoup reconnaîtront de cette occasion où il a fallut s’inscrire manuellement au cours souhaité, dans ce bureau 205 du bâtiment du 56 rue des Saints-Pères.

M. Boulant dirige le service des sports – qui se limite dans les faits à sa personne – qui gère l’aspect « scolarité » des cours de sport de Sciences Po: le recrutement et la rémunération des enseignants, et tout ce qui a trait à la validation des précieux crédits. De plus, le service des sports chaperonne l’A.S. qui parfois tout de même « fait remonter » un problème ou un blocage s’il concerne les crédits, les professeurs ou les infrastructures – il y a division du travail, mais une « concertation » constante, assure M. Boulant. Le besoin des talents organisationnels de cet ancien gestionnaire des risques et de la gestion d’actifs se fait notamment sentir au niveau du dialogue avec la mairie de Paris en vue de la réservation des infrastructures, pour lesquelles la demande est très élevée. A noter que les dépenses relatives aux infrastructures représentent le premier poste de dépense de l’A.S., avec un peu plus de 142 000 euros de frais d’infrastructures pour l’exercice 2009-2010.

Sport3.pngSi Renaud Boulant était un professeur conventionnel (il enseigne l’escrime dans nos murs), il dirait sûrement à la première séance être « diplômé de cette maison ». Issu de la promotion 2003 puis de l’ENS, il passe quelques années entre la Société Générale et CNP Assurances avant de rejoindre le service des sports de Sciences Po. A l’université, en cherchant le responsable des sports, on ne trouverait pas un responsable aux compétences organisationnelles certaines mais le « SUAPS », le Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives, regroupement de professeurs d’EPS au fonctionnement collégial. Cette différence « fait la force de Sciences Po » selon notre interlocuteur.

Quid de la rémunération des enseignants? « J’ai l’impression cela ne vous regarde pas vraiment » plaisante-t-on. On comprend au détour d’une phrase que l’Institut alloue un « budget enseignants », et puis c’est tout. Les intéressés ont par ailleurs récemment été encouragés (et incités dans les règles) à accompagner leurs ouailles aux compétitions. On nous assure que nos cotisations et les variations inévitables qui existent entre les différents tarifs sont liées aux infrastructures, au matériel et aux licences, volet géré par l’Association Sportive – avec un droit de regard du responsable des sports bien entendu.

Où en est le sport à Sciences Po ? 2100 étudiants inscrits, soit « un bon tiers » d’entre nous qui avons trouvé notre compte parmi la large palette de sports proposés (plus d’une soixantaine). Plus que l’année dernière, mais la croissance des effectifs demeure proportionnelle à celle que connaît Sciences Po. On ne sait pas encore si il existe une sur-représentation masculine parmi ces sportifs. Proposé en collaboration avec des clubs spécialisés depuis l’année dernière en réponse à une volonté du service de l’aide sociale, le handisport n’a été choisi par aucun étudiant ce semestre. « Il n’y a pas beaucoup de demande », remarque Renaud Boulant, avant de s’empresser de souligner un éventuel manque d’information.

Sport2.pngCe que l’on sait en revanche, c’est que les étudiants aiment leurs cours de sport. La satisfaction est en hausse, comme en témoignent les chiffres fièrement exhibés. Nos évaluations sont observées de près: entre le 1er semestre de l’année 2009 et celui de cette année, la part des « satisfaits » et « très satisfaits » a augmenté de 83% à 89% en moyenne (une malencontreuse erreur de M. Boulant nous permet par ailleurs d’informer nos lecteurs avides de savoir à utilité réduite que les taux de satisfaction pour les cours du BdA sont du même ordre).

Peu d’entre nous auraient pu clamer savoir que le sport a fait irruption dans les murs de l’Institut au début des années 1930, et ce à la suite d’une initiative étudiante qui déboucha sur la création de l’Association Sportive qui fêtera ses 75 ans cette année. Les cours de sport furent ensuite rendus obligatoires, puis à nouveau proposés de manière facultative. Les beaux jours du sport à Sciences Po seraient-ils terminés? M. Boulant plaide pour la ré-instauration du sport obligatoire, en tant que vecteur d’intégration et créateur d’esprit d’école. Il milite non seulement pour la pratique hebdomadaire obligatoire, mais également pour l’introduction de cours collatéraux traitant d’autres aspects du sport, comme la théorie, la nutrition ou encore la préparation mentale. Ainsi, si pour certains la prise de parole en public s’apparente à un combat de boxe catégorie poids lourd au niveau de l’effort déployé, peut-être que des solutions autres que l’écoute en boucle de Eye of the Tiger avant les exposés pourront être proposées à l’avenir.

Il faut s’attendre à du mouvement dans le paysage de l’organisation des sports à Sciences Po. Le premier journal vidéo des sports a tout récemment fait son apparition en tant que projet collectif sous la houlette de M. Boulant. En effet, en collaboration avec l’A.S., l’administration a pour ambition une couverture médiatique plus étoffée de l’activité sportive, tant sur les terrains qu’aux entraînements.

Les plus jeunes des trublions en jaune et noir qui occupent le fond de la cafétéria devraient par ailleurs prendre note d’un changement annoncé pour la mi-avril: en adéquation avec la volonté de rendre plus démocratique le fonctionnement de l’A.S. tout en augmentant l’implication des étudiants dans celui-ci, il est prévu de mettre en place, sur le modèle de ce qui se fait pour le BDE et le BDA et conformément aux statuts de l’association, un renouvellement des membres du staff par scrutin de liste, en substitution de la cooptation qui prévaut pour l’heure.

Images: http://www.monarcrit.fr

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Des fragments latino-américains loins des clichés https://www.lapeniche.net/des-fragments-latino-americains-loins-des-cliches/ Mon, 24 Jan 2011 09:44:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1125 PenicheAMlatPhoto2.jpgLes vestiges du premier semestre peinent à s'évanouir de nos souvenirs, débute maintenant l'attente des résultats, ces enfants bâtards générés dans les entrailles de l'Institut au terme d'une sombre mécanique de gestation sur laquelle la spéculation va bon train à l'aide de mots parfois terribles ; « népotisme », « tricherie », « note-à-la-gueule », « harmonisation » – tout y passe pour adoucir la grimace involontaire qui convulsera nos visages à la découverte du fruit de presque cinq mois de labeur. Dans l'attente de ce jugement qui arrivera après un délai très raisonnable si l'on considère la justice française, l'étudiant moyen s'attèlera simultanément à évincer de son espace mental les restes parasitaires de ses cours défunts avec plus ou moins de succès, à l'application de bonne résolutions sur lesquelles je me verrai mal vous réitérer une boutade déjà faite maintes fois à ce stade de l'année, et enfin – et peut-être surtout– à entretenir cette douce langueur que procure l'entre-deux semestres, ce cocon de soie nommé temps-libre qui te berce et qui te ment en te disant que ça durera toujours.

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PenicheAMlatPhoto2.jpgLes vestiges du premier semestre peinent à s’évanouir de nos souvenirs, débute maintenant l’attente des résultats, ces enfants bâtards générés dans les entrailles de l’Institut au terme d’une sombre mécanique de gestation sur laquelle la spéculation va bon train à l’aide de mots parfois terribles ; « népotisme », « tricherie », « note-à-la-gueule », « harmonisation » – tout y passe pour adoucir la grimace involontaire qui convulsera nos visages à la découverte du fruit de presque cinq mois de labeur. Dans l’attente de ce jugement qui arrivera après un délai très raisonnable si l’on considère la justice française, l’étudiant moyen s’attèlera simultanément à évincer de son espace mental les restes parasitaires de ses cours défunts avec plus ou moins de succès, à l’application de bonne résolutions sur lesquelles je me verrai mal vous réitérer une boutade déjà faite maintes fois à ce stade de l’année, et enfin – et peut-être surtout– à entretenir cette douce langueur que procure l’entre-deux semestres, ce cocon de soie nommé temps-libre qui te berce et qui te ment en te disant que ça durera toujours.

Plan Maison Amerique LatinAfin de prolonger cette illusion lyrique au delà de la reprise, LaPéniche.net vous propose une pause latino-américaine dont on peut résumer les avantages déterminants qu’elle possède en une phrase, affront que je n’ose vous porter ici qu’en raison de l’espace qui m’est imparti: l’exposition Fragments latino-américains, qui dure jusqu’à vendredi, est gratuite ; la Maison de l’Amérique Latine qui l’abrite de 11h00 à 20h00 se situe à 8 minutes à pied du 27.

Photographes aguerris, hispanophones rêvant d’une évasion précoce, novices de l’objectif et des « r » roulés, chacun y trouvera son compte, c’est ce qui arriva à votre serviteur pourtant membre de la troisième de ces catégories. Dans les sous-sols clairs de ce très classe hôtel particulier, clichés (surtout) et vidéos (trois) s’espaçant sur 40 ans et réalisés par 16 artistes sud-américains aux renommées inégales et de 9 nationalités différentes, offrent aux yeux usés un kaléidoscope exceptionnel de la création visuelle moderne et contemporaine du continent: l’exposition ne tente nulle synthèse monolithique de l’Amérique latine – comme en témoigne son titre – mais aspire à en donner un aperçu multiple, fragmentaire, et ce par une pluralité des approches, des visions, pour rendre compte de la multiplicité des identités et des représentations du continent.

Salgado-1988.536.000-450x303.jpgVisages graves en noir et blanc, paysages urbains colorés, photo militante ou non, films conceptuels et matériaux innovants, ciels majestueux et scènes de la vie quotidienne, détournements saturés de chefs-d’œuvre européens – la diversité des sujets et des formes attise la curiosité du visiteur, le presse à avancer pour découvrir le prochain artiste et sa sensibilité. Les bustes féminins de Manuel Alvarez Bravo jouxtent des visages de Leo Matiz que l’on devine endurcis par le soleil et la poussière, un regard d’enfant se détache au détour d’une rue encombrée, deux mains dépouillent à Bogotá un tourbillon de bulletins de vote pliés.

Le visiteur est happé par les ambiances urbaines dont on entend presque le flamenco en bande-originale. Les portraits et les corps narrent souvent la souffrance, la misère des peuples, mais ici point de pathos, seulement une résolution que l’on devine tenace, une dignité que les artistes parviennent à révéler au visiteur de manière à ce que l’émotion devienne sensible, à l’image du travail du brésilien Sebastião Salgado, ancien économiste reconverti à la photographie militante.

Des favelas aux ranchs argentins, Fragments latino-américains offre une diversité de sujets, d’artistes et de médias qui ne peut laisser complètement indifférent, et qu’on ne saurait ne pas vous exhorter à découvrir. Dans le meilleur des cas vous aurez véritablement bondi en Amérique latine et vous en redemanderez – certains artistes, comme l’excellent Vik Muniz qui fourvoie l’œil du visiteur inattentif à l’aide de matériaux par la suite photographiés, ne se voient qu’une mince place attribuée parmi les grands noms, et l’on souhaiterai parfois qu’une exposition entière consacrée à nos favoris soit disponible. Dans le pire des cas, vous aurez fait une petite balade le temps de la consommation de votre pitance du midi.

Images: Collection de la Maison Européenne de la Photographie, Paris.

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La Grande Finale du Transatlantic Debate Championship https://www.lapeniche.net/la-grande-finale-du-transatlantic-debate-championship/ https://www.lapeniche.net/la-grande-finale-du-transatlantic-debate-championship/#comments Thu, 25 Nov 2010 14:18:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=1105 OrateurJeudi 5 Novembre, l'amphi Boutmy affichait « sold out » – enfin, hors balcon – pour la finale du « Transatlantic Debating Championship ». Organisé par un unique étudiant en deuxième année au Campus de Poitier, Ian Sielecki (et non par notre association résidente), le Championnat fit venir la « crème de la crème » des jeunes débatteurs anglo-saxons à Sciences-Po pour deux jours endiablés de joutes oratoires. Des affiches de rêve: Yale versus Princeton, Cambridge contre Sciences Po ET Polytechnique, et enfin en finale, Sciences Po-Polytechnique contre Yale (Plus d'informations).

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OrateurJeudi 5 Novembre, l’amphi Boutmy affichait « sold out » – enfin, hors balcon – pour la finale du « Transatlantic Debating Championship ». Organisé par un unique étudiant en deuxième année au Campus de Poitier, Ian Sielecki (et non par notre association résidente), le Championnat fit venir la « crème de la crème » des jeunes débatteurs anglo-saxons à Sciences-Po pour deux jours endiablés de joutes oratoires. Des affiches de rêve: Yale versus Princeton, Cambridge contre Sciences Po ET Polytechnique, et enfin en finale, Sciences Po-Polytechnique contre Yale (Plus d’informations).

On avait eu, organisé par Sciences Polémiques et le BDE, le prix Philippe Séguin, où en affrontement individuel nos rhéteurs locaux en avaient décousu devant un Laurent Fabius presque déchaîné. Ian Sielecki nous offre, après 11 mois de travail, un total 1100 mails envoyés et une affaire conclue avec Descoings sur le chat Facebook, une joute oratoire anglophone par équipes de 5: il s’agit de jouer collectif pour offrir une argumentation construite qui en même temps réfute les arguments de l’autre équipe.

« Should Obama care about Europe? », Obama devrait-il se soucier de l’Europe?. C’est évidemment la french connection des polytechniciens et des Sciences Pistes qui doivent soutenir que le 44ème Président des Etats-Unis ne devrait-pas daigner se soucier du Vieux Continent. Boutmy est chaud bouillant sous les coups de semonce humoristiques du Modérateur du débat qui présente les dix « gladiateurs » sous des cris hystériques après que les parents des futurs élites de demain purent obtenir une photo de leur progéniture.

Plus tard dans le débat, Omar Dhobb de Polytechnique fera remarquer le caractère impeccable de la présentation des cinq challengers de la Ivy League: costards cintrés, tailleurs ajustés, raies sur le coté nettement exécutées. Avant même le début du débat, on sent le grand professionnalisme et la hargne qui anime les Nord-Américains face à des frenchies peut-être un peu plus détendus en apparence. Ils savent qu’ils ont reçu le bord le plus difficile à défendre, et leur argumentation passera en conséquence par plus d’humour et moins de rationalisme.

Remy Leblond, premier orateur de l’équipe française, ouvre les débats dans un silence de plomb. Il détend rapidement l’atmosphère lançant la première métaphore à succès qui fera fil rouge tout au long du débat: l’Amérique est un gosse qui doit tout à sa vieille mère, l’Europe. Don’t go to Viêt-Nam, don’t go to Irak, l’ado états-unien n’écoute jamais. En bon Science Piste, il définit les termes du sujet. Se soucier de l’Europe, c’est s’en inspirer, mais l’Europe c’est à la fois trop ringard pour tes problèmes et trop bien pour toi, Amérique. Quelques boutades sur la droite américaine et la réforme suicidaire du système de santé. C’est aussi en termes de priorités que vont argumenter les français: Fais attention à la Chine, Obama, nous on pèse plus grand chose.

La voix posée de Remy Leblond qui se démène dans la langue de Jon Stewart est vite oubliée lorsque Kristin Briggs déballe ses arguments avec un rythme survolté à tel point que les moins anglophones d’entre nous n’ont certainement pas tout saisi, tant les jurys semblent être la priorité. Telle une dominatrix sans pitié elle refuse en beauté l’intervention d’un français d’un no, thank you presque condescendant. L’aisance du débit sans notes impressionne, mais l’effet TGV contraste avec le tempo détendu qu’avait institué Rémy. Un à un, elle réfute méthodiquement les arguments exposés et annonce l’évidence: ne pas se soucier de l’Europe est antithetical to the platform Obama was elected on et Obama s’est toujours dit en rupture avec Bush l’unilatéraliste: l’ouverture à l’Europe est une nécessité. Elle ajoute qu’un enfant devenu adulte va toujours voir sa mère de temps en temps lui demander conseil. On comprend à quel point les Américains ne sont pas là pour rigoler lorsque Kristin Briggs finit seulement dix secondes après la fin du temps qui lui était imparti.

PublicJules Prouteau enchaîne les blagues sur les tea partyers, sur la réforme de santé euro-inspirée qui a ouvert la boîte de Pandore, la salle rit de bon cœur après la performance incisive et glacée de Kristin Briggs. Le complexe d’Oedipe est fort chez l’Amérique, qui salive devant les belles législations sociales européennes. Mais c’est un jeu dangereux. Première sous-partie, l’Europe n’est pas un bon argument de politique intérieure. Obama est déjà considéré par les Américains comme étant le diable, ou pire, un communiste. Regardez ce que les Républicains ont fait à Clinton – et celui là n’était pas noir.

Yale réplique en invoquant la nécessité de s’unir contre le terrorisme, de s’inspirer de pays européens ayant réussi à construire des démocraties libérales à partir d’un État dictatorial, ou bien de leurs politiques écologiques avancées. Aux plaisanteries pas toujours drôles répondent les cruelles réalités du monde globalisé. On ressent néanmoins une vile satisfaction à voir ces Américains venir à genoux prendre l’Europe comme modèle tandis que nos compatriotes dessinent un monde où l’Europe serait une belle campagne qui n’aurait pas besoin de se faire embarquer dans du nation building dans un désert loin des terrasses de Saint-Germain.

Max Dovala de Yale remet de l’ordre dans la bataille: Obama, à l’inverse de la plupart des membres de son sexe, pourrait faire plusieurs choses à la fois. L’argumentation en termes de priorités est jugée non-pertinente. La logique de la réalité interconnectée du monde semble sans pitié pour l’argumentation imagée des français qui ploie sous le leitmotiv américain, « à des objectifs globaux, des solutions globales ». M. Dovala trahit l’état des lieux lorsque, acculé, il avoue ne pas connaître le nom de notre charismatique Catherine Ashton, ce qui enchante la salle, mais rapidement la part américaine des investissements étrangers en Europe reprend le dessus dans son argumentation.

Omar Dhobb, sacré meilleur orateur, fait beaucoup rire la salle dans un discours qui, autodérisoire, argue que les États-Unis n’ont rien à faire avec l’Europe. George Clooney contre Gérard Jugnot, iPad contre Minitel – nous sommes ringards. Non merci, Obama, ne te soucies pas de nous, tu ne nous fait que du mal. Un passage sur un candidat estonien qui a repris le slogan « Yes we can » provoque l’hilarité générale. Nos leaders ne valent rien à côté d’Obama, et d’ailleurs, regardez nous les débatteurs français, vis-à-vis de ces élèves parfaits de Yale. Omar se met même l’opposition dans la poche. Les applaudissements semblent le consacrer d’avance.

Au débatteur le plus drôle répondit un des plus convaincants: Nixon, Reagan, Clinton et même Bush ont tous mené de concert leur politique simultanément à l’intérieur et à l’extérieur, avance Nazz ElKhatib. Si les orateurs, particulièrement les Français, ont pu préparer une farandole de traits d’esprits raillant le RER et la ringardise européenne, ils n’ont pu modifier leur stratégie argumentaire des priorités alors que celle-ci avait déjà été réfutée de nombreuses fois. Nate Blevins, certainement le plus à l’aise de tous les orateurs, remue le clou dans la plaie en cristallisant brillamment les arguments et les réfutations de Yale, ancrées dans la réalité: comment faire pression sur la Chine sans ses partenaires commerciaux. On est bien loin des allusions à Gérard Jugnot.

Après une séance de questions qui servirent plus à meubler le temps de délibération qu’à contribuer au débat, les jurés, issus de la diplomatie et de l’administration de Sciences Po, ont jugé la rhétorique mais surtout la rationalité des arguments, et Yale l’emporte sans grande surprise. La salle approuve leur choix à l’applaudimètre. Ian Sielecki, qui de ces confrontations espérait réunir les futurs élites pour réfléchir aux problématiques Transatlantiques, a surtout réussi son pari d’offrir un beau match dont le déroulement spectaculaire plus que l’issue quasi prédéterminée fut l’enjeu.

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