J’ai suivi une formation complémentaire puisqu’un an après ma sortie de Sciences Po, je suis rentré à HEC (en deuxième année). Mes études en école de commerce ont eu l’avantage de m’éclairer sur le fonctionnement des entreprises. Néanmoins je ne pense pas que compléter ses études à Sciences Po soit une obligation. On peut avantageusement remplacer la poursuite d’études par une formation professionnelle, pourvu qu’elle soit bien choisie et donc réellement enrichissante.
Je n’ai pas eu de difficultés particulières à trouver mon premier emploi. Ce qui a pu m’aider lors de mes entretiens, c’est que Sciences Po enseigne une certaine façon de structurer sa pensée qui facilite l’exposé des motivations et fluidifie les échanges avec les recruteurs. En revanche, il est fréquent que les chargés de recrutement perçoivent Sciences Po comme une formation trop théorique.
Je fais toujours appel à certaines compétences développées à Sciences Po dans le cadre de mon métier. Étant chargé de préparer des dossiers sur des sujets variés, la capacité à synthétiser des données diverses et à rédiger correctement des notes me sont très utiles.
Cependant, de façon plus pragmatique, comme je travaille dans le secteur de l’énergie je suis confronté à des sujets techniques pour lesquels ma formation à Sciences Po ne m’est pas d’une grande aide.
Les enseignements délivrés au sein des différentes majeures sont bien calibrés pour préparer les étudiants à leurs futurs métiers. En Finance et Stratégie par exemple, je suis convaincu que la formation délivrée à Science Po est bien plus complète et mieux construite que celle donnée dans les écoles de commerce. En revanche, dans ce domaine, les business schools bénéficient toujours (et certainement à tort) d’une meilleure image.
Les entreprises doivent mieux comprendre la spécificité du diplôme de Sciences Po, qui non seulement garantit l’acquisition de compétences techniques solides, mais assure à l’étudiant une réelle faculté d’adaptation, laquelle n’est pas forcément aussi développée chez les diplômés d’autres grandes écoles.
Je n’ai jamais utilisé le réseau Sciences Po pour obtenir un poste, mais je n’hésiterais pas à le faire jouer si besoin. Pour autant, il n’existe pas de véritable solidarité entre anciens à mon sens.
]]>
Après avoir été élève à Sciences Po, j’ai poursuivi mes études à HEC. Ce complément de formation a eu l’avantage d’être plus professionnalisant et plus orienté vers des thématiques économiques. De manière générale, je conseille de compléter sa formation Sciences Po, que ce soit en parallèle ou ultérieurement.
Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières à trouver un premier emploi. Par ailleurs, je n’ai jamais eu de reproches relatifs à ma formation Sciences Po au cours des différents entretiens que j’ai passés. Je pense que les exercices oraux ont joué en ma faveur, car ils ont été un atout indéniable pour acquérir une aisance que je n’avais pas avant de rentrer à Sciences Po. D’autre part, c’est une formation qui développe une forme d’ouverture d’esprit assez appréciée lors des entretiens.
Pour le poste que j’occupe actuellement (ndlr : consultant en fusion-acquisition), mes années passées à Sciences Po me sont surtout utiles pour analyser des problématiques de façon réfléchie. La culture générale que j’y ai acquise me permet en effet de prendre du recul par rapport à un problème donné. Comme les matières enseignées sont très diverses, une multitude d’outils sont disponibles pour résoudre les difficultés rencontrées.
Si je devais formuler un reproche, je dirais que la relation profs-élèves ne permet pas d’appréhender de façon directement efficace les relations humaines au travail. Sciences Po n’enseigne pas la science du contact avec le client, comment attirer l’attention, le consentement, etc. Mais ce n’est pas vraiment une déception puisque ce genre de connaissances s’acquiert en travaillant.
Un moyen de mieux correspondre aux attentes de recruteurs sur le marché actuel serait de nous mettre davantage en situation professionnelle. Sciences Po a tendance à vouloir inculquer un savoir théorique sans s’inquiéter de sa mettre en pratique (ndlr : les récentes réformes des masters comblent de plus en plus cette lacune)
Je n’ai jamais eu à faire jouer le réseau Sciences Po pour obtenir un poste mais je ne doute pas qu’il existe une certaine solidarité entre les diplômés de l’école. S’il le fallait, je serai prêt à avoir recours au réseau des anciens.
]]>
Avez-vous suivi des formations complémentaires à votre diplôme de Sciences Po ?
Oui, j’ai fait un DESS de Management des risques à Dauphine après Sciences Po. Cela m’a apporté une expertise technique plus ciblée et une connaissance plus approfondie de certains métiers. Je pense qu’il est très utile de compléter sa formation après Sciences Po.
Avez-vous rencontré des difficultés à trouver un premier emploi ?
Non, j’ai pu trouver très facilement à la fin de mes études.
Quels sont les éléments de votre formation à Sciences Po qui vont ont particulièrement aidé lors de vos entretiens pour un premier travail, juste après l’obtention de votre diplôme?
Les éléments de ma formation à Sciences Po qui m’ont particulièrement aidé ont été la capacité à organiser ses idées, l’ouverture et la curiosité, ainsi qu’une connaissance généraliste des différents sujets, permettant de répondre aux différentes questions posées lors des entretiens.
Inversement, des points spécifiques relatifs à la formation que vous avez reçue à Sciences Po vous ont-ils été reprochés au cours des différents entretiens que vous avez passés?
Oui, notamment l’absence de connaissances pratiques. En effet, lors de la scolarité nous voyons un peu trop de théorie, et pas assez de cas pratiques.
Dans le cadre de l’activité de gestion du risque, que jugez-vous être les atouts et les éventuels manques de cette formation ?
Les atouts principaux et reconnus d’un Sciences Po dans cette activité sont principalement la capacité de synthèse mais aussi l’ouverture d’esprit et la façon très globale de traiter les sujets. En ce qui concerne les manques, ce sont les aspects techniques qui n’ont pas été approfondis lors de la formation.
Enfin, pensez-vous que l’on puisse parler de solidarité entre les anciens Sciences Po ?
On peut probablement parler de solidarité, mais de solidarité limitée, moins développée que dans d’autres écoles.
Illustration: www.wilogo.com
]]>