Nicolas – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Sat, 28 Nov 2009 21:19:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png Nicolas – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Plug n’play, l’association LGBTQIH de Sciences Po https://www.lapeniche.net/plug-nplay-l%e2%80%99association-lgbtqih-de-sciences-po/ https://www.lapeniche.net/plug-nplay-l%e2%80%99association-lgbtqih-de-sciences-po/#comments Sat, 28 Nov 2009 21:19:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=896 n45590928046_4128.jpgLa campagne de lutte contre l’homophobie dans l’enseignement supérieur et l’approche de la journée mondiale de lutte contre le Sida constituent deux bonnes occasions de discuter avec les responsables de Plug’n Play.

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n45590928046_4128.jpgLa campagne de lutte contre l’homophobie dans l’enseignement supérieur et l’approche de la journée mondiale de lutte contre le Sida constituent deux bonnes occasions de discuter avec les responsables de Plug’n Play.

Plug’n Play, Ghislain et Charles la présente comme « l’asso LGBTQIH de Sciences Po »(sic). Pourquoi aller au-delà de la dénomination assez courante LGBT? LGBTQIH pour Lesbiennes, Gays, Bis, Trans, Queers, Inters, Hétéros : le but est d’inclure toutes les catégories, ou même, pourquoi pas, dépasser les lignes d’affiliation sexuelle ou de genre. L’association veut insister sur l’intégration plutôt que l’exclusion et la différenciation. En effet, (trop) souvent l’imaginaire collectif est plein d’a priori pour ce type d’assoc’ : renfermée sur elle-même, frisant avec l’hétérophobie, revendiquant des droits spécifiques pour une catégorie d’individus spécifique …

L’idée qui guide les bons mots de Plug’n Play c’est en fait bien moins de revendiquer la différence que l’égalité pour tous. Ca l’était l’année dernière avec la campagne décalée contre l’hétérophobie, ça l’est encore cette année avec le slogan « Nous sommes tous des pédettes et des lesbiens ». Les pédettes et les lesbiens – après avoir butté quelques secondes sur la formule – on en déduit que c’est tout le monde : les hommes qui aiment les femmes (et vice versa), les femmes qui aiment les femmes, les hommes qui aiment les hommes (..). Une préoccupation d’élargir les rangs qui se retrouve jusque dans la dénomination du groupe facebook, « plug n play friendly ». « Friendly », un qualificatif que l’on utilise parfois pour les bars gays… mais pas que. Cette volonté d’unité ne se veut pas coquille vide mais plutôt un moyen de combattre les préjugés et sentiments de rejets qui subsistent à l’égard des LGBT(..). Face à l’impression que l’homophobie serait « derrière nous », Ghislain et Charles insistent sur le fait que ce sentiment ne correspond pas à la réalité : l’homophobie existe toujours même si son caractère est peut être plus diffus.


Cet état d’esprit se retrouve également lorsque l’assoc dévoile les activités pour la Journée mondiale contre le Sida le mardi 1 décembre prochain. L’équipe rappelle tout d’abord que le Sida touche au final plus d’hétéros que d’homos. Tout le monde est concerné, et donc tout le monde est invité à venir s’allonger sur le sol de la Péniche mardi à 12h15 lors d’un « die in » pour représenter et rendre hommage aux victimes du virus. Dans le cadre de cette journée auront lieux conférences, distribution de ruban rouge, de préservatifs mais aussi en Petit Hall d’une campagne sur le modèle national « Et si j’étais séropositif.. » avec la branche Sciences Po de AIDES. Le but de la campagne est de lutter contre l’exclusion des séropositifs en générant de l’empathie envers les malades.


Vous voilà donc « branchés » sur l’actu p&p, à vous de jouer !

Les liens:

« Die »-quoi ?


La campagne « si j’étais. »

Le site de Aides

La conférence.

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Le pari du Paris Globalist https://www.lapeniche.net/le-pari-du-paris-globalist/ https://www.lapeniche.net/le-pari-du-paris-globalist/#comments Sat, 03 Oct 2009 14:14:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=836 Vol-III-Issue-2_couv.jpg La Péniche a rencontré la semaine dernière Nathan et Eléonore, tous deux en affaires (publiques et internationales) pour le Paris Globalist. Le quoi ? Le Paris Globalist ! Jamais ou vaguement entendu parler ? C’est bien le problème pour la nouvelle équipe, alors petit topo.

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Vol-III-Issue-2_couv.jpg La Péniche a rencontré la semaine dernière Nathan et Eléonore, tous deux en affaires (publiques et internationales) pour le Paris Globalist. Le quoi ? Le Paris Globalist ! Jamais ou vaguement entendu parler ? C’est bien le problème pour la nouvelle équipe, alors petit topo.

Le Paris Globalist c’est le magazine de relations internationales par les étudiants de Sciences Po. Pour ne pas trop s’éloigner du schéma de pensée sciencespiste et éviter ainsi le découragement du lecteur, on dira que le caractère international du magazine se retrouve à la fois dans la forme et dans le fond. Dans la forme, tout d’abord, ou plus exactement la méthode utilisée puisque le PG fait parti d’un réseau de publications présentes dans dix universités partenaires à travers le monde. Le réseau, Global21, crée à Yale en 2005 permet l’échange d’idées mais aussi d’articles lors d’une publication annuelle commune. Le caractère global se ressent également du fait des nombreuses contributions d’étudiants d’échange- ce qui contraste avec le relatif manque d’ouverture de la vie associative aux internationaux- et de la publication de la moitié des articles en anglais.

Dans le fond, ce mode de fonctionnement permet au magazine de bien cerner son objet : les relations internationales. La publication papier chaque fin de semestre traite d’un thème principal comme les Rogue State (Etats Voyous) ou les diasporas l’année dernière. Une interview d’un spécialiste vient compléter l’analyse des étudiants sur le thème central. D’autres sujets d’actualité sont abordés sous la forme d’articles courts ou de photo-reportages (les tamouls à Paris l’année dernière) ou encore d’un reportage « sur le terrain » réalisé en partenariat avec l’Ecole de Journalisme. Osons le terme, le tout est assez bluffant. Outre la qualité de la mise en forme et de l’impression, les contributions sont assez percutantes tandis que le recours à l’image permet de donner à l’ensemble un aspect dynamique. On en arrive alors à un paradoxe : la qualité est là mais le magazine reste assez méconnu des étudiants. Pense t’on qu’il est trop « pro » pour s’y intéresser en tant qu’étudiant?

Le Pari du Paris Globalist pour cette année est donc d’améliorer la visibilité du magazine. Les obstacles administratifs et financiers semblent d’ors et déjà levés. Signe d’une meilleure reconnaissance institutionnelle, le magazine est désormais référencé à bibliothèque tandis qu’un partenariat avec l’Association du Master RI débute, sans doute pour l’organisation d’événements communs. En ce qui concerne la sécurité financière, le partenariat avec l’Agence Française Pour les Nations Unies a été renouvelé. L’augmentation de la visibilité ne devrait pas se faire au détriment de la rigueur intellectuelle. La nouvelle équipe veut encourager la coopération entre les étudiants-rédacteurs et les professeurs sur le modèle américain où l’étudiant discute de son article avec un professeur avant publication. Last but not least, la refonte du site internet devrait permettre de répondre à ce double objectif de rigueur et de visibilité : accroitre l’accessibilité du magazine aux personnes extérieures à SciencesPo et la réactivité à l’évolution de l’actualité internationale.


Pour aider le Paris Globalist à tenir le pari n’hésitez pas :

  • à assister à la réunion de rentrée du Mardi 6 Octobre, 19h15 (salle à définir)
*à visiter le site internet http://www.global21online.org/paris/
  • à rencontrer l’équipe en Péniche lors du forum des assoc’
  • à contacter par mail nathan.grison@sciences-po.org ou eleonore.peyrat@sciences-po.org (Pdt et rédac chef du PG)
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Stage de terrain, plutôt malin ou malsain ? https://www.lapeniche.net/stage-de-terrain-plutot-malin-ou-malsain/ https://www.lapeniche.net/stage-de-terrain-plutot-malin-ou-malsain/#comments Sun, 21 Jun 2009 22:00:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=812 finalwork2901.jpgL’été arrive à grand pas. Si l’appel d’Arcueil est là, il est néanmoins difficile d’éviter de penser à son 15 août face au soleil qui tape sur la nouvelle pelouse du jardin. L’été des 1A ne s’éloignera pourtant pas trop du travail. Il s’organisera pour la 2e année consécutive autour d’un stage de 30 jours qui constitue une "obligation de scolarité". Nécessité "vitale" pour les uns ou aberration pour les autres : c’est quoi le stage de 1A ?

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finalwork2901.jpgL’été arrive à grand pas. Si l’appel d’Arcueil est là, il est néanmoins difficile d’éviter de penser à son 15 août face au soleil qui tape sur la nouvelle pelouse du jardin. L’été des 1A ne s’éloignera pourtant pas trop du travail. Il s’organisera pour la 2e année consécutive autour d’un stage de 30 jours qui constitue une « obligation de scolarité ». Nécessité « vitale » pour les uns ou aberration pour les autres : c’est quoi le stage de 1A ?

Les néo sciences pistes se rappellent sans doute de leur premier moment en Boutmy : les magnas de l’administration à coup de speech en deux parties deux sous-parties annoncent les réjouissances de l’année à venir. Un des points d’orgue de cette introduction porte sur la mise en place d’un « stage de terrain » -selon l’appellation officielle – obligatoire pour tous les étudiants pendant l’été. Le but pédagogique, voire sociétal, joliment annoncé est de former des « managers de demain » capable d’ « envisager le fonctionnement des organisations du point de vue d’une unité de base« . En clair, et pardon pour les clichés, l’administration semble partir du constat que les titis de l’ouest parisien arrivent en fin de cycle sans avoir jamais vraiment mis les pieds dans un véritable lieu de travail. Faire de ces étudiants des agents d’exécution, certes pour une période limitée, permettrait de remplir un double objectif de découverte de l’entreprise et de génération d’une certaine empathie envers les exécutants, ce qui sur le long terme rendrait nos aspirants managers un peu moins tyrans.

Critiques : certains pointent l’intrusion de Sciences Po dans les sacro-saintes vacances d’été en s’appuyant sur les analyses de bacheliers ES zélés non mécontents d’y voir « un signe de plus du flou qui s’installe entre période de formation et non formation ». Plus simplement, et sans parler de critique explicite, la réaction de rejet d’une partie des étudiants est assez intéressante : on parle de « stage ouvrier » plutôt que de « stage de terrain » et l’on rejoint volontiers le groupe facebook « J’ai survécu à mon stage de terrain… ». Si, bien sur, le registre est celui de l’humour, la ligne jaune, celle de la condescendance est assez vite franchie avec de jolies sorties du style « franchement, nous, on n’a pas que ça à faire », etc. Cette attitude montre un certain défaut de la communauté estudiantine qui vient confirmer le diagnostique des penseurs du stage de terrain : le manque d’humilité. Rien que le processus de recherche du stage permet d’ailleurs de développer un peu l’humilité : on s’aperçoit assez vite que pour avoir un stage d’été mieux vaut avoir une étiquette BAFA qu’une étiquette Sciences Po.

Néanmoins, cette relative difficulté dans la recherche du stage n’a pas qu’un effet positif. Beaucoup d’étudiants ont recours à une convention de stage plutôt qu’à un CDD, parfois par manque d’informations (« Ah bon, on n’est pas obligé de passer par une convention ?« ), mais surtout du fait de la difficulté à trouver un CDD. La convention de stage, et c’est un lieu commun, incite les employeurs à ne donner aucune rémunération ou tout au plus 300€ d’indemnités pour un travail équivalent au SMIC. Pour l’enseigne de Sèvre Bab employeuse de stagiaires c’est bel et bien « Bon Marché ». L’effet pervers est que ce régime de travail gratuit, paradoxalement, ne touche pas ceux qui sont le plus « à l’abri » financièrement et dont la motivation pour le stage est a priori plus didactique qu’économique. En effet, ceux qui disposent du réseau adéquat pour trouver un CDD sont a priori les plus favorisés tandis que ceux qui restent « bloqués » à 300€ ou moins par la convention de stage sont ceux qui auraient le plus besoin d’argent pour préparer l’année à venir. Enfin, la frustration s’exprime aussi sous un angle « moral » : plutôt que d’être « exploité » par une enseigne du Grand Capital, nombreux sont les étudiants qui préfèreraient décupler leur sentiment d’utilité en offrant leur service à une organisation caritative par exemple.

En résumé, l’objectif de découverte fixé par l’administration est sans doute louable mais le CDD est assez difficile à décrocher pour une si courte durée, en particulier pour ceux qui ne peuvent pas passer par le piston.

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