Isabelle – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Thu, 13 Nov 2008 14:16:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png Isabelle – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 D’Alfred de Musset à Henrik Ibsen…Interview d’Isabelle Quirin, professeur de théâtre à Sciences-Po. https://www.lapeniche.net/d%e2%80%99alfred-de-musset-a-henrik-ibsen%e2%80%a6interview-disabelle-quirin-professeur-de-theatre-a-sciences-po/ Thu, 13 Nov 2008 14:16:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=646 theatre.jpgLes cours d'art, et en particulier de théâtre ont aujourd'hui une place à part entière dans l'offre de cours de l'établissement, grâce à notre cher Bureau des Arts. Preuve de leur reconnaissance accrue, ils vous font gagner 2 crédits par semestre alors qu'ils n'étaient auparavant qu'un cours récréatif au milieu d'une dure semaine de boulot. J'ai rencontré pour vous Isabelle Quirin, qui entame sa quatrième année d'enseignement du théâtre à Sciences-Po et nous fait part de ses impressions et projets pour ses élèves.

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theatre.jpgLes cours d’art, et en particulier de théâtre ont aujourd’hui une place à part entière dans l’offre de cours de l’établissement, grâce à notre cher Bureau des Arts. Preuve de leur reconnaissance accrue, ils vous font gagner 2 crédits par semestre alors qu’ils n’étaient auparavant qu’un cours récréatif au milieu d’une dure semaine de boulot. J’ai rencontré pour vous Isabelle Quirin, qui entame sa quatrième année d’enseignement du théâtre à Sciences-Po et nous fait part de ses impressions et projets pour ses élèves.

  • La Péniche : Isabelle, peux tu nous présenter les cours de théâtre que tu enseignes cette année à Sciences-Po ?

Isabelle Quirin : J’enseigne trois fois deux heures de cours par semaine. Tout d’abord un tout nouveau cours, la classe d’improvisation. On fait tout un training pour incorporer les bases de l’improvisation (le temps, la forme de l’impro), avec des thèmes de travail comme « à la manière de Molière » ou la publicité.

D’ailleurs, j’attire l’attention des étudiants sur un grand matche d’improvisation qui aura lieu lundi soir prochain (17/11) entre l’équipe nationale de Montréal et la ligue d’improvisation de Paris, au Cabaret Sauvage. ll sera disputé entre des joueurs professionnels et le show sera présenté par Jean-Luc Reichman; la place est à 20 euros. Vraiment j’invite les étudiants à y aller!

Je suis à la LIFI, c’est un centre incroyable, unique.

(ndlr : il semble que le matche d’impro du 17/11 soit déjà complet mais pour tout le programme de la saison 2009 de la LIFI est disponible sur son site).

  • La Péniche : Ensuite un cours qui vise à mettre en scène une pièce?

Mon cours du jeudi après midi consiste à travailler sur une oeuvre d’Henrik Ibsen, les Revenants, que nous allons mettre en scène pour la fin de l’année. Il y a aussi dans ce cours des sorties théâtre : Tartuffe en septembre et Gertrude en janvier, qui sera joué au théâtre de l’Odéon.

  • La Péniche : Et enfin, une master classe. Qu’est-ce que c’est exactement?

Le Bureau des Arts a passé un partenariat avec Chrisophe Teillou, qui travaille au sein des relations publiques au théâtre de l’Odéon. On travaille sur Gertrude de Howard Barker, auteur contemporain anglais. On va aller voir la pièce et les élèves vont apprendre des extraits de scène. Puis il y aura une rencontre avec le metteur en scène ; on ne reste pas dans le théorique, il y a un vrai côté pratique. Il y a une prise de parti forte, violente, trash de la part du metteur en scène, dans tous les termes. Les élèves ont été perturbés au début.

  • La Péniche : Comment es tu venue à enseigner le théâtre?

C’est l’envie de transmettre les bienfaits que le théâtre m’a apportés. Tout ce que le théâtre a permis d’aérer chez moi. Je me suis dit, ce n’est pas possible, il faut que je le partage.

Le théâtre est un art très complet. Il demande une disponibilité du corps et de la parole, une capacité d’ouverture et de dépassement de soi.

J’ai l’impression que je peux transmettre quelque chose aux étudiants. Et j’apprécie particulièrement l’enseignement à des non-professionnels ; il y a moins de pression de leur part, et on reste dans ce qui est l’essentiel, l’amusement. Je suis convaincue que le théâtre renvoie à où on en est dans la vie et procède vraiment d’un don de soi.

J’ai une approche très pratique du théâtre parce que j’ai suivi beaucoup de stages. Je lis beaucoup de livres de metteurs en scène : Peter Brook, Declan Donnellan qui est un metteur en scène anglais de ouf!, Michel Bouquet que je relis tout le temps, Novarina…

  • La Péniche : Concrètement, qu’apportent selon toi ces cours de théâtre aux étudiants dans l’éventail des cours à Sciences-Po?

Ils permettent de faire quelque chose de différent de ce qui est enseigné dans le tronc commun : ils sont crédités au même titre que le sport donc il y a une vraie reconnaissance. Les élèves me disent souvent qu’heureusement qu’ils ont ce cours au milieu de leur semaine pour décompresser. Et puis, c’est un moyen de se rencontrer : l’université est tellement grande que le cours de théâtre est bienvenu pour rencontrer des gens puisqu’on organise au cours du semestre des soirées, des pots… Je pense surtout aux premières années, cela leur permet d’être dans un environnement moins anonyme. Les élèves aiment travailler en groupe dans le travail de mise en scène.

  • La Péniche : Penses-tu qu’ils peuvent aider des élèves à se dépasser?

Certains élèves ressentent une timidité, une difficulté à gérer leurs émotions par exemple lorsqu’ils doivent présenter des exposés. C’est lié à la confiance en soi. Je ne sais pas si un semestre est assez, mais certains élèves me disent qu’ils trouvent beaucoup de plaisir à suivre le cours. Je suis assez surprise de ces réactions car je trouve que je suis assez exigeante. Je pense qu’au théâtre il ne s’agit pas de mettre son ego sur le plateau mais au contraire de se mettre en danger, je suis exigeante dans mes cours, d’où ma surprise lorsque j’ai un retour aussi positif de la part des élèves. Certains élèves ont tellement aimé leur année de théâtre qu’ils ont créé un groupe de mise en scène cette année.

  • La Péniche : Dans quel état d’esprit faut-il être pour suivre un cours de théâtre?

A mon avis, l’humanité est à la base du théâtre. Le théâtre procède vraiment de cela. Il faut arriver avec la curiosité des autres.

  • La Péniche : Quels projets as tu réalisés avec avec les élèves au cours des dernières années?

C’est la quatrième année que j’enseigne à Sciences-Po. La première année (2005-2006), on a compilé des extraits de scènes des principales oeuvres de Musset : Les Caprices de Marianne, Lorenzaccio, On ne badine pas avec l’amour. L’année d’après, nous avons travaillé sur une pièce absurde : la cantatrice chauve d’Eugène Ionesco. Enfin l’année dernière la classe du lundi soir s’est penchée sur Les précieuses ridicules de Molière. Et l’un des élèves Rémy, a écrit huit scènes parlant de l’exclusion ; les élèves les ont mises en scène, c’était vachement fort.

La Péniche te remercie!

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WEI à Bruxelles https://www.lapeniche.net/wei-a-bruxelles/ Tue, 04 Nov 2008 15:41:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=638 WEIb.jpgVendredi 24 octobre, peu avant 14h : une bonne dizaine d’étudiants de 4A quitte l’amphi Boutmy en plein cours de stratégie. Qu’a-t-il bien pu se passer ? Le professeur aurait-il lancé une blague peu appréciée des étudiants ? Ou bien s’agit-il d’un brusque coup de barre général qui leur fait déserter les bancs de l’amphi? Aucun des deux. Un indice : ils ont tous une valise.

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WEIb.jpgVendredi 24 octobre, peu avant 14h : une bonne dizaine d’étudiants de 4A quitte l’amphi Boutmy en plein cours de stratégie. Qu’a-t-il bien pu se passer ? Le professeur aurait-il lancé une blague peu appréciée des étudiants ? Ou bien s’agit-il d’un brusque coup de barre général qui leur fait déserter les bancs de l’amphi? Aucun des deux. Un indice : ils ont tous une valise.

Il s’agit bien sûr du coup d’envoi du week-end d’intégration des étudiants de master et des étudiants internationaux ! Cette année, le cap a été mis sur Bruxelles, capitale européenne certes, mais surtout ville très festive une fois la nuit tombée. Les deux soirées en boîte nous l’ont prouvé : d’abord la légendaire soirée Schtroumpf au You le vendredi, puis à la Louise Gallery le samedi soir.

Sans oublier le barathon du samedi en fin d’après-midi permettant de s’imprégner à fond de la culture bruxelloise et de ses bières, au Delirium cafe, inscrit au guiness des records pour la variété de son offre. Comme le souligne un étudiant de 4A fraichement entré à Sciences-Po, à propos de Bruxelles : « l’endroit était très sympa. C’était une bonne idée de nous distribuer un plan des restos et bars où aller. Ce week-end m’a permis de rencontrer plein d’étrangers, mais j’ai trouvé plus difficile de rencontrer des Français. » Les étudiants étaient libres d’occuper leurs journées à leur guise : Musée de la BD, Manneken Pis, visite du quartier des institutions…il n’y avait que l’embarras du choix.

Philippe, élève du master droit économique (4A) nous a confié ses impressions : « C’était un excellent week end à condition de connaître les personnes y participant. C’est paradoxal pour un week end d’intégration et cela a du gêner pas mal de personnes étant donné qu’étaient présents à la fois des étudiants qui se connaissaient, des étudiants nouveaux et des internationaux. Néanmoins c’est le concept du week end du master qui se veut moins ludique et plus libre que celui du premier cycle. Pour ma part je me suis bien amusé, le choix de Bruxelles était excellent et à moins de jouer les perfectionnistes je ne peux rien reprocher au BDE. »

Du côté du BDE, on est également satisfait de cette escapade en Belgique : « nous avons trouvé tout d’abord que Bruxelles était un chouette endroit pour un WEI : ville pas trop grande, avec une ambiance sympa, et pas mal de choses à faire (plus des bars et petits restos à foison !). Les clubs avaient été choisis sur les conseils de Bruxellois de souche, et nous pensons qu’ils correspondaient parfaitement à l’ambiance que l’on souhaitait créer, notamment le YOU avec la soirée Schtroumpf qui a apporté un côté très sympa », selon le président du BDE, Marco Poletti.

Un week-end festif et réussi donc, qui a rempli sa mission et permis de démarrer l’année sur les chapeaux de roue…mais bien sûr trop court pour goûter à toutes les spécialités culinaires de la ville (gaufres, chocolats et bien sûr les frites typiques) et vous dire laquelle de la gaufre de Liège ou de Bruxelles est la meilleure : alors à quand le WOI? (Week of Integration) pour avoir le temps de tout découvrir!

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Coldplay, en concert, à Paris https://www.lapeniche.net/coldplay-en-concert-a-paris/ https://www.lapeniche.net/coldplay-en-concert-a-paris/#comments Wed, 24 Sep 2008 15:27:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=586 Viva Coldplay !

Récit d'un concert grandiose, auquel une brave rédactrice Lapéniche s'est sacrifiée à aller.

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Viva Coldplay !

Récit d’un concert grandiose, auquel une brave rédactrice Lapéniche s’est sacrifiée à aller.

Il est minuit, ce mardi 9 septembre 2008.

Les alentours du 8, boulevard de Bercy (Paris) ont des allures de fourmilière géante. Le quartier grouille de monde, la foule se disperse lentement dans les rues et la station de métro voisines, alors qu’en bruit de fond on entend la voix d’un public qui ne se lasse pas de chanter le refrain de Viva La Vida. Des jeunes, des moins jeunes, des hommes, des femmes ; visiblement ce soir là à Bercy, la tête d’affiche attire le plus grand nombre.

Et pour cause, le concert de Coldplay vient de se terminer. Sur les marches du Palais Omnisports, quelques irréductibles se refusent à partir, visionnant les vidéos enregistrées sur leur portable tandis que le bruit de fond de la foule s’amplifie. Tous gèrent leur retour sur terre après ce concert majestueux du quatuor anglais, de passage pour deux soirs consécutifs à Paris Bercy à l’occasion de sa tournée mondiale.

En achetant deux billets pour le show Viva La Vida – Coldplay and special guests un jour de juin, je m’attendais à vivre un moment incroyable, et je n’ai pas été déçue. La foule qui se masse à l’extérieur de Bercy aux alentours de 19h donne le ton de la soirée : électrique. La salle affiche complet, et à l’entrée quelques places sont en vente sous le manteau à 100 euros minimum.

22h, Chris Martin entre en scène, entouré de ses trois acolytes du groupe Coldplay. Les premières notes de «Life in Technicolor » retentissent dans un Bercy enflammé. Les lumières laissent apparaître le décor, un tableau peint au XIXème siècle par Eugène Delacroix « la liberté guidant le peuple », illustration choisie comme couverture du quatrième album du groupe, Viva La Vida, sorti en France en juin 2008 et vendu à 200 000 exemplaires.

Le groupe varie les plaisirs pour le plus grand bonheur de ses fans. Des valeurs sûres comme In my place, Clocks et Speed of Sound se mêlent aux tout récents Viva La Vida, Violet Hill et Lovers in Japan. De même au niveau des styles : les balades au piano 42 et The Scientist côtoient des titres plus énergiques comme Yellow, qui a clôt le spectacle. Tout cela forme un subtil mélange. L’ambiance ne retombe pas une seconde. Rien à dire, c’est du grand art.

Et le groupe nous réserve quelques surprises. Parmi les moments forts, on retient la superbe interprétation acoustique à la mandoline de The Scientist dans les gradins à l’opposé de la scène. Et ce, après que le groupe ait rejoint cet endroit en courant à pleines jambes et serrant les mains des spectateurs au passage, escorté par une horde de gardes du corps. Puis Chris laisse le micro au batteur Will Champion et l’accompagne à l’harmonica sur un air inédit, Death will never conquer. Retenons encore l’interprétation de Talk sur une petite scène au milieu de la fosse : Chris Martin passe de l’harmonica à la guitare puis au piano en toute aisance.

Il tente même de parler français, on retiendra le mythique « Je suis désolé mais ma français est un petit peu merde »; on peut bien lui pardonner cela, lui qui a livré au public français une performance impeccable.

Un minuscule bémol, car il faut bien en trouver un ; nous avoir fait attendre jusqu’à 22h, soit 3 heures 30 après l’ouverture des portes pour voir le groupe entonner sa première chanson, mais là c’est vraiment chercher la petite bête, tant le show a été grandiose.

Chapeau bas aussi à la première partie d’Albert Hammond Jr, le guitariste du groupe The Strokes –mais si! vous connaissez The end has no end, la musique de la pub EDF ou encore Last nite-. L’Américain, qui fait ses débuts en solo a assuré une belle performance en chauffant la salle à bloc pour accueillir Coldplay. Il a encore fait monter l’ambiance d’un cran dans la salle, bien que le son soit parfois trop saturé. « You guys are excited for Coldplay? », nous a-t-il demandé. Question on ne peut plus rhétorique !

Si la chanson phare du nouvel album, Viva la Vida, raconte l’histoire d’un roi déchu de son trône par une révolution, nul doute que mardi soir à Bercy, Coldplay a régné en maître sur ses 15 000 spectateurs. Aucun vent de révolte n’a semblé contester la magie des riffs du groupe. Une chose est sûre, si vous ne les connaissez pas encore, foncez découvrir Coldplay !

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