Bénédicte – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Fri, 29 Feb 2008 17:29:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png Bénédicte – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Exposition l’Enfer de la Bibliothèque, Eros au secret https://www.lapeniche.net/exposition-l%e2%80%99enfer-de-la-bibliotheque-eros-au-secret/ https://www.lapeniche.net/exposition-l%e2%80%99enfer-de-la-bibliotheque-eros-au-secret/#comments Fri, 29 Feb 2008 17:29:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=531 Amoureux de Paris, amateurs de littérature de charme ou férus d’érotisme, vous avez du faire attention au gigantesque X rouge lumineux qui habille depuis déjà un mois l’une des tours de la Bibliothèque François Mitterrand. A la tombée de la nuit, c’est comme si Paris nous susurrait à l’oreille ces vers de Baudelaire : « Cependant des démons malsains dans l’atmosphère, S’éveillent lourdement, comme des gens d’affaire, Et cognent en volant les volets et l’auvent. A travers les lueurs que tourmente le vent, La Prostitution s’allume dans les rues ; comme une fourmilière elle ouvre ses issues ; (…) ».

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Amoureux de Paris, amateurs de littérature de charme ou férus d’érotisme, vous avez du faire attention au gigantesque X rouge lumineux qui habille depuis déjà un mois l’une des tours de la Bibliothèque François Mitterrand. A la tombée de la nuit, c’est comme si Paris nous susurrait à l’oreille ces vers de Baudelaire : « Cependant des démons malsains dans l’atmosphère, S’éveillent lourdement, comme des gens d’affaire, Et cognent en volant les volets et l’auvent. A travers les lueurs que tourmente le vent, La Prostitution s’allume dans les rues ; comme une fourmilière elle ouvre ses issues ; (…) ».

Baudelaire, Sade, Apollinaire, Louÿs, Bataille et bien d’autre ont ainsi écrit chacun à leur manière, sur l’art de la satisfaction du désir et des plaisirs sexuels…Leurs textes et les croquis qui les accompagnaient ont été ainsi référencés par la BNF sous une cote renvoyant à une consultation « réservée », puis rangés soigneusement au rayon de l’ « Enfer ». Ces ouvrages considérés comme contraires aux bonnes mœurs ont ainsi été conservés dans les entrailles de la Bibliothèque, à l’abri des regards indiscrets, pendant des siècles. A l’aube du XXIe siècle, la BNF nous autorise à les regarder, et plus encore…

A peine entré dans la salle plongée dans la pénombre, le visiteur a l’impression de pénétrer dans un endroit secret et interdit. Sur sa gauche, il pourra dès lors admirer quelques esquisses représentant divers personnages (dont beaucoup de dieux de la mythologie grecque) s’essayant à une gymnastique assez particulière… En face, il pourra se pencher sur de très anciens écrits dont les propos ne manqueront pas de choquer les plus naïfs. En effet, le vocabulaire suggestif que certains pourraient encore employer aujourd’hui date parfois de cinq siècles !
La poursuite de la visite vous conduira vers d’étranges couvertures roses servant à étouffer une voix sensuelle récitant quelques passages des essais ou romans exposés sous verre précédemment. On peut ainsi voyager à travers des siècles de littérature érotique, et laisser glisser notre regard vers ces manuscrits au format minuscule (facilitant sans doute leur circulation de mains en mains…). On pourra également observer les tout premiers courts métrages érotiques réalisés au début du vingtième siècle. Des photographies pornographiques parfois presque plus osées que celles d’aujourd’hui datant du XIXe siècle surprendront notre visiteur libertin. Au passage, Mesdemoiselles, ne vous laissez pas impressionner par la moyenne d’age du public le matin (étant d’environ 60ans)…

Plus loin, l’exposition nous invite à admirer les travaux plus récents d’Apollinaire et Bataille, écrivains téméraires qui osèrent réaliser des recueils de littérature érotique et demandèrent l’accès public aux rayons dits de l’Enfer. Enfin, si vous avez comme moi fait le tour de l’exposition dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, vous finirez par les gracieuses estampes japonaises.
Au milieu de la salle, vous pourrez en apprendre plus sur l’Histoire même de l’Enfer au département des Estampes comme au département des imprimés. Partie réservée aux plus sages et moins audacieux…

Du 4 décembre au 22 mars 2008, à la Bibliothèque François Mitterrand, Mardi – samedi de 10 h à 19 h Dimanche de 13 h à 19 h sauf lundi et jours fériés

tarif plein : 7.00 euros tarif réduit : 5.00 euros.

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Paul Nicolas Paulsen, 2A, créateur de la série « décidetoiclement.com » https://www.lapeniche.net/paul-nicolas-paulsen-2a-createur-de-la-serie-decidetoiclement-com/ https://www.lapeniche.net/paul-nicolas-paulsen-2a-createur-de-la-serie-decidetoiclement-com/#comments Mon, 14 Jan 2008 16:07:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=528 Saviez-vous que de nombreux jeunes talents se cachent parmi les étudiants de Sciences Po? LaPéniche.net en a rencontré un qui a fini par sortir de sa cachette à mystères pour nous présenter sa série, décidetoiclément.com ! Et ce n’est pas n’importe quelle série… Le spectateur y joue une rôle actif ! Non seulement il vote pour décider de la suite des événements, mais il peut également se porter volontaire pour contribuer aux épisodes suivants… Rencontre avec le créateur !

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Saviez-vous que de nombreux jeunes talents se cachent parmi les étudiants de Sciences Po? LaPéniche.net en a rencontré un qui a fini par sortir de sa cachette à mystères pour nous présenter sa série, décidetoiclément.com ! Et ce n’est pas n’importe quelle série… Le spectateur y joue une rôle actif ! Non seulement il vote pour décider de la suite des événements, mais il peut également se porter volontaire pour contribuer aux épisodes suivants… Rencontre avec le créateur !

  • LaPéniche.net : Salut ! Tu veux bien te présenter à nos lecteurs ?

Paul Nicolas Paulsen : Je m’appelle Paul-Nicolas Paulsen, je suis en deuxième année et je lance une série sur Internet qui se veut novatrice et divertissante.

  • LaPéniche.net : Comment t’es venue cette idée d’une série sur le net ? Le cinéma, c’est une passion?

PNP : Le cinéma me passionne depuis tout petit, et j’adorerais gagner ma vie dans le divertissement audiovisuel. Depuis quelque temps, je suis fasciné par les séries (pour moi devenues une des formes artistiques les plus abouties) et les « nouveaux médias » (Internet, les lecteurs portables type Ipod ou PSP, la VOD…). J’ai donc créé ma société de production, ActiV Entertainment, qui a pour vocation de produire des oeuvres faisant participer activement le spectateur dans le processus créatif. Cela s’inscrit dans une nouvelle mouvance du net, celle de la création libre et collective.

  • LaPéniche.net : Comment t’es tu débrouillé pour monter la série « Décide-toi Clément » ?

PNP : Je m’y suis mis dès le début de l’année universitaire : j’ai fait passer des castings, mis en place un site web, écrit le scénario, breveté l’idée, tourné, monté, contacté des musiciens non-signés sur le net, trouvé un compositeur, etc… Il faut dire que j’avais déjà réalisé quelques courts-métrages auparavant, mais c’est le premier projet dans lequel je m’investis autant. A présent, c’est l’étape « diffusion », donc je compte sur vous et vos lecteurs pour en parler à un maximum de personnes autour de vous… Si vous aimez la série, bien sûr.

  • LaPéniche.net : Est-ce vrai que tu recrutes encore ?

PNP : Bien sûr ! C’est en fait le propre de la série, qui est à but non-lucratif, de laisser la participation ouverte à quiconque est intéressé. Si vous avez un talent d’acteur, de compositeur, de webmaster, de designer, de musicien, de technicien audiovisuel ou pensez simplement que vous pouvez apporter quelque chose à la série, n’hésitez pas à écrire à recrutement@activ-entertainment.com.

  • LaPéniche.net : Tu tournes les épisodes au fur et à mesure en fonction du vote des gens, ou tu filmes à l’avance les 2 suites possibles de la série ?

PNP : Filmer les deux suites serait inhumain. Dès que le vote est terminé, je filme l’épisode suivant en prenant compte des conséquences du vote.

  • LaPéniche.net : Psst… C’est quoi les résultats du vote?

PNP : Je n’en ai aucune idée ! Pour l’instant, seul le webmaster est au courant…

Vous voulez découvrir la série et voter ? Allez-y sans plus tarder, c’est par là !

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Exposition “Martine Barrat, Harlem in my heart” à la MEP jusqu’au 6 janvier 2008 https://www.lapeniche.net/exposition-%e2%80%9cmartine-barrat-harlem-in-my-heart%e2%80%9d-a-la-mep-jusqu%e2%80%99au-6-janvier-2008/ https://www.lapeniche.net/exposition-%e2%80%9cmartine-barrat-harlem-in-my-heart%e2%80%9d-a-la-mep-jusqu%e2%80%99au-6-janvier-2008/#comments Wed, 21 Nov 2007 13:12:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=517 La photographe Martine Barrat nous dévoile un magnifique reportage de la vie du quartier d’Harlem et du South Bronx, à New York, qu’elle a elle-même parcourue pendant plus de vingt ans… Son regard de française exilée aux Etats-Unis apporte une touche personnelle au reportage : on y lit son amour pour ce lieu populaire et vivant, son sentiment de familiarité, elle qui pourtant était une étrangère arrivée en lieu inconnu.

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La photographe Martine Barrat nous dévoile un magnifique reportage de la vie du quartier d’Harlem et du South Bronx, à New York, qu’elle a elle-même parcourue pendant plus de vingt ans… Son regard de française exilée aux Etats-Unis apporte une touche personnelle au reportage : on y lit son amour pour ce lieu populaire et vivant, son sentiment de familiarité, elle qui pourtant était une étrangère arrivée en lieu inconnu.

Martine Barrat quitte Paris pour s’installer à New York en 1968. Elle dirige alors un atelier de théâtre, de vidéo et de musique, avec un groupe de jazz de St Louis. De 1973 à 1978, elle réalise plusieurs vidéos mettant en scène la vie des gangs. La série, intitulée « You do the crime, You do the time », reçoit le prix du meilleur documentaire à Milan, après avoir été présentée au Whitney Museum of American Art de New York. En 1977, elle commence son reportage photographique sur Harlem.

Il s’agit alors de présenter un quartier populaire, modeste et authentique. Une population noire, à la marge, mais heureuse et solidaire par la musique, par le sport, la danse… Une joie de vivre, des plaisirs simples. Le Harlem des années 80 est certes pauvre, ses immeubles insalubres, ses habitants fatigués et usés par le labeur, mais il regorge avant tout de vitalité, et de chaleur entre les rapports humains.

Celle que les habitants du quartier surnomment « la photographe » sait garder une certaine distance qui lui permet de réaliser un travail de sociologue. L’enfant observe, imite les gestes de l’adulte…tel un acteur jouant un personnage. Les adultes sont fiers, dignes, se tiennent droit devant l’objectif et semblent presque soutenir le regard de la photographe. A Harlem, la vieillesse est belle : stupéfiante photographie en gros plan ou des dominos sont enserrés par des mains usées, aux rides creusées, semblables à l’écorce d’un arbre.

Une partie de l’exposition, « Do or Die », est consacrée à un visage plus violent de Harlem : la boxe. Ici, on est boxeur de père en fils, et on y travaille sans relâche, dès l’âge de 3 ans. Le jeune boxeur rêve de devenir champion, et s’endurcit. Il se bat tant bien que mal, c’est sa passion, et c’est aussi un moyen de s’échapper de la dure réalité de la vie…

Rendez-vous à la Maison Européenne de la photographie jusqu’au 6 janvier 2008. 5/7 rue de Fourcy, Paris 4ème, Métro St Paul. Ouvert de 11h à 20h, sauf les lundis, mardis et jours fériés. 3euros pour les étudiants, gratuit le mercredi de 17h à 20h.

Petit plus : après avoir vu l’exposition « Harlem in my heart », si vous êtes vraiment avides de photographie, profitez-en pour aller voir les autres expos, telle que « Larry Clark, Tulsa, 1963-1971 ». Lorsque vous payez l’entrée, vous avez le droit d’accéder à toutes les expositions. Plus d’infos sur le site.

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Exposition Weegee (1899-1968) au Musée Maillol, jusqu’au 15 octobre 2007 https://www.lapeniche.net/exposition-weegee-1899-1968-au-musee-maillol-jusqu%e2%80%99au-15-octobre-2007/ https://www.lapeniche.net/exposition-weegee-1899-1968-au-musee-maillol-jusqu%e2%80%99au-15-octobre-2007/#comments Wed, 03 Oct 2007 22:35:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=508 Amateurs de photo-journalisme, de noir et blanc, de New-York, de polars et d’humour noir, cette exposition est faite pour vous ! Le photographe Weegee n’a pas froid aux yeux : c’est l’un des rares, au cours du XXe siècle, à oser sauter dans sa voiture pour être le premier à prendre le cliché d’une victime abattue quelques minutes plus tôt par un gang new-yorkais. Pire, on dit même qu’il est capable d’anticiper les crimes…

+ de photos pour vous faire un petit avant-goût

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Amateurs de photo-journalisme, de noir et blanc, de New-York, de polars et d’humour noir, cette exposition est faite pour vous ! Le photographe Weegee n’a pas froid aux yeux : c’est l’un des rares, au cours du XXe siècle, à oser sauter dans sa voiture pour être le premier à prendre le cliché d’une victime abattue quelques minutes plus tôt par un gang new-yorkais. Pire, on dit même qu’il est capable d’anticiper les crimes…

+ de photos pour vous faire un petit avant-goût

L’exposition, présentée par la fondation Dina Vierny, présente 228 photos appartenant à la collection d’Hendrik Berinson. Si celles-ci peuvent surprendre par leur crudité, elle savent aussi transmettre au visiteur curieux toutes sortes d’émotions : surprise, dégoût, pitié, et même amusement. Un premier coup d’œil nous permet d’apprécier l’esthétisme de la photographie en elle même : noir et blanc, beauté du grain, mystère, New-York de l’entre-deux guerres… Mais ce premier coup d’œil nous invite à contempler le cliché avec plus d’attention : à présent, la photo nous raconte une histoire : avant le crime, une rue déserte, plongée dans l’obscurité de la nuit (première photo d’un diptyque). Après le crime, un homme, étendu sur le sol, qui vient de rencontrer la mort, les yeux ouverts, le regard vide(deuxième photo). Il faut croire que Weegee, de son vrai nom Arthur Fellig, avait un don pour se trouver «au bon endroit, au bon moment ». Le photographe prend un premier cliché d’un immeuble, au coin d’une rue. Une dizaine de minutes plus tard, un incendie embrase ce même immeuble…Il n’a plus qu’à sortir à nouveau son appareil de sa sacoche.

Ne croyez pas que c’est la perversion qui pousse Weegee à photographier ces scènes terribles. Au contraire, c’est par besoin d’en dénoncer toute l’horreur. Ne vous figurez pas non plus Weegee comme un personnage morose, aux idées noires : il ne manque pas d’humour…NOIR ! Souvent, il prend soin de laisser un message apparent sur l’un de ses clichés. Ainsi, il fait apparaître dans son champ de vision les premières lettres du mot « restaurant », (« rest »), inscrits sur une enseigne lumineuse, au dessus d’un cadavre.. Sans doute voulait-il souligner l’ironie de la situation : le pauvre homme a droit au repos (« rest », en anglais) éternel.

Les crimes ne sont pas son unique sujet d’intérêt. Weegee aime à vagabonder dans les quartiers pauvres de New-York. C’est ainsi qu’il capture en 1-2-3 secondes l’image d’un groupe d’enfants s’arrosant avec une bouche d’incendie, un jour de grande chaleur. Weegee se plait à photographier des musiciens, des célébrités, des scènes de bars, de cirque… Quel que soit le thème, c’est toujours avec virtuosité que cet artiste fait parler ses photos, dont on apprécie le tragique ou le comique.

Venez vite au musée Maillol, 61, rue de Grenelle, 7507 Paris, entre 11h et 18h. L’entrée est à 6euros pour les étudiants.

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ITW d’Alice Martins, 18 ans, co-créatrice du Festival « Parfums de Lisbonne » du 2 juin au 7 juillet 2007 https://www.lapeniche.net/itw-d%e2%80%99alice-martins-18-ans-co-creatrice-du-festival-parfums-de-lisbonne-du-2-juin-au-7-juillet-2007/ https://www.lapeniche.net/itw-d%e2%80%99alice-martins-18-ans-co-creatrice-du-festival-parfums-de-lisbonne-du-2-juin-au-7-juillet-2007/#comments Fri, 25 May 2007 18:52:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=482 Vous aimez la musique, le théâtre, la danse, la poésie, le cinéma, la photographie ? Vous êtes curieux ? Venez nombreux découvrir le Festival Parfums de Lisbonne… Le festival aura lieu dans deux endroits principaux : au café Lapeyronie, et au cinéma mk2 Beaubourg, du 2 juin au 7 juillet.

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Vous aimez la musique, le théâtre, la danse, la poésie, le cinéma, la photographie ? Vous êtes curieux ? Venez nombreux découvrir le Festival Parfums de Lisbonne… Le festival aura lieu dans deux endroits principaux : au café Lapeyronie, et au cinéma mk2 Beaubourg, du 2 juin au 7 juillet.

La Péniche : Quel est le programme de ce festival?

Alice : Le théâtre, le cinéma, la musique, la danse, la photographie, la poésie… vont nous permettre de présenter plusieurs thèmes autour de la ville de Lisbonne, de façon festive ! A chaque jour son thème : Pour la musique, ce sera du fado, du chant lyrique… mais aussi des poèmes de Nuno Judice mis en musique. Pour le théâtre, on trouvera des textes interdits pendant la dictature de Salazar, sur le 25 avril 1974 (révolution des œillets)… puis des choses plus légères, voire humoristiques avec des pièces portugaises ou espagnoles traduites en français. Ainsi « les longues vacances de Salazar » tourne en dérision le règne de Salazar et dans la comédie « Mon Cas » chaque comédien se bat sur scène pour raconter son histoire. Ce seront des interventions courtes (moins d’une heure), puisqu’il s’agit d’extraits de pièce. En poésie, nous interprèteront des poètes portugais, brésiliens, espagnols, et français. On ne prend jamais un texte ou une pièce toute faite : on « monte » le texte, les répliques… Il y a un vrai travail de réécriture. Le but est de jouer le poème, et non de le lire.

La Péniche : Comment vous est venue l’idée de ce festival ?

Alice : Un des participants de la troupe de théâtre Ca e La nous a demandé un jour d’intervenir pour une ou deux dates en juin au café Lapeyronie. Les gérants du café nous ont demandés : « Pourquoi ne pas intervenir tous les samedis de juin ? ». Alors que nous étions au café, le projectionniste du café mk2 Beaubourg a entendu parler du projet. Le directeur du cinéma mk2 Beaubourg nous a demandé d’intervenir dans le cinéma pour animer les séances avant ou après la projection de films portugais.

En plus des 4 samedis de juin prévus, nous avons dû rajouter les dates de la fête de la musique, celles du festival de cinéma, celles du marché de la poésie, et des officiels portugais, devenus nos partenaires ! Le thème « Parfums de Lisbonne » nous est apparu tout naturellement, au café Lapeyronie, avec toutes ces odeurs enivrantes qui venaient de gros sacs pleins de graines à café.

La Péniche : Il y a du théâtre, de la musique et de la danse, du cinéma, de la poésie… pourquoi une exposition de photographie ?

Alice : Les gérants nous ont expliqué qu’ils faisaient souvent des expositions dans leur café. Du coup, on s’est dit qu’on pourrait en faire une. Le thème des regards différents sur Lisbonne a été retenu. L’idée est d’éviter les regards « clichés. Ce sont des photos décalées, originales, inhabituelles.

La Péniche : Quel genre de public attendez-vous ? Ce festival aura-t-il une suite ?

Alice : Tout le monde est bienvenu ! Nous n’attendons certainement pas que des Portugais. Les dirigeants du café ne sont pas du tout Portugais par exemple. Nous voulons toucher un public très large. Les passants n’auront qu’à s’arrêter pour regarder nos interventions, qui se dérouleront souvent à l’extérieur du café. Nous espérons la venue d’étudiants : moi-même, je suis étudiante. Isabelle Vieira et Graça Dos Santos sont professeur à la fac. Tous leurs étudiants sont conviés, et ceux de ma faculté d’Histoire de l’Art aussi. Nous serons ravis d’avoir des étudiants de Sciences-Po.

Nous sommes très surpris par l’engouement que ce festival a déjà suscité. C’est quelque chose que personne n’avait encore fait. Nos collaborateurs, dont le directeur du cinéma mk2 se sont mis à parler de l’an prochain. Nous avons déjà pleins de nouvelles idées. Alors oui, pourquoi pas, ce festival deviendra annuel !

Pour plus de renseignements, le blog du festival.

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