Arthur – La Péniche https://www.lapeniche.net Le Journal Étudiant de Sciences Po Thu, 03 May 2007 19:20:31 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.9 https://www.lapeniche.net/wp-content/uploads/2022/08/cropped-Bitmap-32x32.png Arthur – La Péniche https://www.lapeniche.net 32 32 Compte – rendu de la réunion d’information sur la mention Finance & Stratégie https://www.lapeniche.net/compte-%e2%80%93-rendu-de-la-reunion-d%e2%80%99information-sur-la-mention-finance-strategie/ https://www.lapeniche.net/compte-%e2%80%93-rendu-de-la-reunion-d%e2%80%99information-sur-la-mention-finance-strategie/#comments Thu, 03 May 2007 19:20:31 +0000 http://lapeniche.net/?p=193 A part des sous, que fait-on en F&S? Ces initiales ont-elles un sens caché? A quoi sert Sciences Po Finance? Tous les financiers ont-ils une chemise rose à col relevé? Est-ce un secteur bien rémunéré? "Je déteste l'éco et je ne sais pas ce qu'est un espace préhilbertien,est-ce grave?" Toutes les réponses à vos questions dans cet article, issu de la réunion de ce Jeudi 3 Mai 2007 en salle F. Goguel, en présence de Thomas Lardeau, responsable pédagogique et de Sciences Po Finance.

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A part des sous, que fait-on en F&S? Ces initiales ont-elles un sens caché? A quoi sert Sciences Po Finance? Tous les financiers ont-ils une chemise rose à col relevé? Est-ce un secteur bien rémunéré? « Je déteste l’éco et je ne sais pas ce qu’est un espace préhilbertien,est-ce grave? » Toutes les réponses à vos questions dans cet article, issu de la réunion de ce Jeudi 3 Mai 2007 en salle F. Goguel, en présence de Thomas Lardeau, responsable pédagogique et de Sciences Po Finance.

La mention (et non le master, bande d’ignares !) Finance et Stratégie se divise en deux sous mentions, respectivement Finance et International Business (IB).

Le spectre de professions couvert par cette mention est très large. Faire de la finance lors de ses études supérieures mène à des métiers aussi variés que le conseil et stratégie en cabinet (certifications de comptes, commissariat aux comptes, conseil aux entreprises lors de leur passage aux normes IFRS, évaluation globale, etc.), en entreprise (audit interne, contrôle des procédures, analyse des risques), le conseil en management et en organisation et le conseil en stratégie (fusac, élaboration d’une stratégie de croissance, analyse des projets de développement).

La triple spécificité de cette mention réside dans:

– le strict maintien de ce qui fait la valeur de la formation proposée à Sciences Po ( la culture générale et la prise de responsabilités)

– l’étroite imbrication entre les problématiques financières et les problématiques stratégiques des entreprises, choix délibéré qui fait une différence avec les formations en fac ou en école, ou la séparation est clairement marquée. Ce « pari » des responsables pédagogiques s’inscrit dans une logique de globalisation financière actuelle dont les acteurs les plus récompensés sont ceux qui parviennent à mêler plusieurs questionnements à partir d’angles de vue différents.

– une perspective professionalisante intégrale : l’enseignement, les enseignants, l’articulation pédagogique, tout cela vient du monde de l’entreprise. Fini avec les exposés et les fiches techniques, place aux études de cas réels !

La pédagogie est progressive et adaptée à tous les profils. Ainsi, les maquettes pédagogiques sont accessibles sur le site de Sciences Po et il serait inutile de les décrire à nouveau. Quelques petites précisions cependant :

– M. Lardeau a bien insisté sur le fait qu’aucun pré-requis technique n’était exigé. De plus, chaque semestre s’appuie sur le précédent. Sciences Po n’a pas vocation a mettre ses étudiants en concurrence avec des X en market finance, le sujet est suffisamment vaste pour que la démarche progressive proposée par le master (incluant un semestre de stage hors les murs) donne entière satisfaction à tout le monde.

– Les semestres d’enseignements articulent cours fondamentaux (les grandes connaissances de base) et les enseignements électifs qui sont centrés sur la mise en application de techniques professionnelles propres aux métiers visés. Lesdits électifs sont à choisir en toute liberté, et ne correspondent en aucun cas à une « sous-sous-mention » de master, ils ont été crée à titre purement indicatif.

– Lors de la rentrée prochaine, les responsables du master s’interrogent sur la possibilité de compléter tous ces enseignements par une nouvelle catégorie dédiée à l’étude des Marchés Financiers. La demande des entreprises excédant l’offre d’étudiants spécialisés, il est donc possible que des modifications soient apporté à la maquette pédagogique d’ici l’année prochaine.

Le projet collectif est d’une grande importance à Sciences Po. Ce travail de groupe autour d’un objectif à atteindre grâce aux connaissances assimilées lors de la scolarité tend à développer les qualités suivantes : l’esprit d’équipe, le sens de l’organisation, la prise de responsabilités. Le sujet peut être choisi :

– suite à une offre proposée par une structure professionnelle (ex : TOTAL s’adresse souvent aux étudiants de Sciences Po pour leur faire réaliser certaines études de cas spécifiques, M. Lardeau soulignant le poids qu’un tel travail a dans le CV)

– suite à une offre de l’association Sciences Po Finance

– par les étudiants, la liberté leur étant laissé de choisir le sujet qu’ils désirent mais une validation étant nécessaire.

Question : les doubles diplômes.

Les doubles diplômes compatibles avec la mention F&S sont celui de la SIPA, de la Bocconi (cursus en anglais) et de St Gall (uniquement pour IB, cursus en anglais et en allemand).

Il est conseillé de s’informer le plus possible au cours de l’année, en contactant le secrétariat de la mention, l’équipe pédagogique, et, plus globalement, d’assister à certains évènements relatifs à l’univers de la finance (conférences, petits-déjeuners entreprises, forums, etc.)

La deuxième partie de la réunion a été consacrée à l’association __Sciences Po Finance__ , créée en 2002 par quelques étudiants désireux de répondre aux évolutions conjointes de Sciences Po et du monde la finance. En effet, Sciences Po, avec 80% des diplômés travaillant en entreprise, ne peut désormais plus être considéré comme une simple « antichambre de l’ENA  » ; un réel besoin a été identifié, apporter des réponses sur les carrières financières et organiser des rencontres avec des professionnels du secteur. Quelles sont les missions de cette assocation?

Développer un « esprit de promo »

– Sc Po Finance organise une cérémonie de fin d’études en présence des enseignants, pendant laquelle sera remis un précieux sésame, le polo F&S (avouez que ça claque en boîte)

– Cette association met également en place des social events, dans des restaurants et bars du quartier St. Germain : rencontre entre les enseignants, les étudiants et les anciens élèves.

– Dans un souci d’information, tous les renseignements sur les Summer Internships sont dévoilés et expliqués lors de conférence : ces stages, très recherchés, généralement à la City, chez les grands acteurs du domaine, sont très bien payés (jusqu’à 4000€/mois), permettent à l’étudiant de mettre le plus tôt possible un pied dans le monde du travail.

– L’assoc a crée et gère l’annuaire de la mention et le tient à la disposition des recruteurs.

– Elle édite également la newsletter bimensuelle, décrivant les évènements en rapport avec la finance, relatant l’actualité économique et publie également des articles d’analyse.

– Elle gère la participation au tournoi de foot intermasters

Faire découvrir les métiers de la finance :

– Les fiches « secteurs et métiers » sont détaillées et accessibles sur le site.

– L’association s’occupe d’organiser les petits-déjeuners de présentation des métiers : audit, conseil, M&A, conseil en restructuration avec des collaborateurs prestigieux (Price Waterhouse Coopers, Calyon, CSC, JPMorgan, HSBC, etc.)

– Elle est à l’origine de la conférence thématique annuelle. Le 26 avril 2007 a ainsi eu lieu, en amphi Chapsal, et en présence d’invités de marque, une conférence sur « Les Grands Scandales Financiers »

– Elle offre également la possibilité de se familiariser avec l’ambiance de travail du secteur en faisant visiter une salle de marché.

Promouvoir la formation autour des professionnels.

– Le site web a ainsi été réalisé dans un souci de clarté et est accessible à tous.

– Un parrainage est organisé avec le groupe finance de l’association des anciens élèves de Sciences Po.

– Participation au Téléthon de la Finance

– Publication d’articles dans la presse spécialisée : SWAP, Finance Grandes Ecoles…

Question : quelle est la répartition des élèves ?

-50% viennent du premier cycle de Sciences Po -25% sont étrangers -25% ont déjà une formation préalable

Question : la rémunération des stages

En général, ce sont les mieux rémunérés : entre 1500-2000€ / mois alors que les stages effectués dans les autres mentions dépassent rarement le SMIC.

Question : l’année de césure

Celle-ci est autorisée entre la 4° et la 5° année, dans le cas d’un CDD ou d’un stage long ; dans ce cas, ce dernier comptera comme stage hors les murs. Entre 25 et 30% de la promo choisissent d’effectuer cette année de césure. Il n’y a généralement pas de problème particulier à trouver du travail en F&S. Il est bon de préciser que la recherche de stage devient une matière à part entière : il faudra vous habituer à chercher, écrire des lettres de motivation, passer des dizaines d’entretiens. Il est cependant très intéressant d’apprendre à se vendre.

Question : Sciences Po F&S, ça fait moins joli qu’HEC ?

A l’international, dans les premières années de sa vie professionnelle, on est énormément tributaire de l’image de son établissement mais, en même temps, on la véhicule ! M. Lardeau insiste sur le fait que la formation F&S de l’IEP de Paris est du même niveau que celle d’HEC ou de l’ESCP. Ainsi, exemple précis : la DG de JPMorgan France est issue de Sciences Po. De plus, dans l’optique « savoir se vendre », le label Sciences Po est un plus non négligeable face aux recruteurs, qui recherchent des profils ouverts et complets. De plus, la pédagogie de la mention F&S permet aux étudiants, une fois les fondamentaux acquis, de se concentrer uniquement sur ce qu’ils ont envie de faire, et de ne pas se trainer, comme dans les écoles de commerce, des enseignements de tronc commun parasites qui ne leur plaisent pas : marketing, ressources humaines, etc. Quant à la question de faire une école de commerce après le master, T. Lardeau précise que cela est généralement mal vu des recruteurs, dans le sens où ce serait très redondant. Autant, une formation très précise et parfaitement complémentaire se justifie tout à fait, autant « faire HEC parce que ça fait joli » est une mauvaise chose. Dans le domaine de la finance, à l’influence anglo-saxonne considérable, il est très important d’avoir un parcours cohérent et de ne pas retarder son entrée sur le marché du travail

Question : LSE après Sciences Po F&S, c’est cool?

Oui, dans la mesure où cette université offre d’excellents compléments en matière d’étude de marchés financiers. D’un autre côté, si vous avez bien lu ce compte-rendu, vous devez savoir que Sciences Po compte se doter d’une spécialisation en ce domaine. Ce serait donc à nouveau redondant. Pour les boulimiques des études qui ne sauraient se satisfaire du seul diplôme de Sciences Po, objecte M. Lardeau, il est beaucoup plus pertinent de travailler quelques années, puis, une fois sa voie parfaitement définie, de faire un MBA dans un pays anglo-saxon, qui sera de toute manière 10 fois plus valorisé que le diplôme d’une école de commerce française, aussi prestigieuse soit-elle.

Conclusion : cette mention vous invite à cesser de raisonner en termes d’études, et à vraiment entrer dans un monde professionalisant : intellectuellement stimulante, très ouverte elle dispose notamment de passerelles avec les cabinets publics. Si vous en avez l’occasion, faites un bout d’essai lors de votre année à l’étranger. Rares sont les universités qui ne proposent pas de cours de finance !

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Les photos de la soirée Samovar sont en ligne ! https://www.lapeniche.net/les-photos-de-la-soiree-samovar-sont-en-ligne/ https://www.lapeniche.net/les-photos-de-la-soiree-samovar-sont-en-ligne/#comments Fri, 09 Mar 2007 11:56:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=127 A l'occasion de la journée de la femme, évènement important en Russie, Samovar, l'association franco-russe de Sciences Po, nous a conviés Jeudi 8 Mars 2007 à une soirée orignalement mais impeccablement organisée...

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A l’occasion de la journée de la femme, évènement important en Russie, Samovar, l’association franco-russe de Sciences Po, nous a conviés Jeudi 8 Mars 2007 à une soirée orignalement mais impeccablement organisée…

La Journée Internationale de la femme est célébrée le 8 mars, chaque année par des groupes de femmes dans le monde entier. Elle est également reconnue par l’ONU et donne lieu, généralement, selon les pays et les humeurs, à des attentions plus ou moins expressives de la part des hommes. Il existe cependant un pays où ces attentions atteignent des sommets et se transforment souvent en montagnes de présents: La Russie. Héritée de l’ère soviétique, cette tradition consistant à combler les femmes sur tous les plans (les restaurants sont souvent pris d’assaut, le champagne russe et le vin moldave coulent à flots, quant aux félicitations, chaleureuses, elles sont prodiguées à toutes, même aux inconnues!) donne un caractère particulièrement important, si ce n’est saint, à ce jour précis.

L’association franco-russe de Sciences Po, Samovar, se devait de marquer l’événement. En plus de la soirée, des roses ont été distribuées aux jeunes filles toute la journée en Péniche. Ce fut l’occasion pour certains membres de l’équipe de surmonter leur timidité et d’aller offrir de magnifiques roses rouges, blanches ou roses à des inconnues qui ont généralement accueilli le présent avec joie. Malgré certaines qui ont stigmatisé le côté un peu réducteur de cette journée, l’initiative a été très bien accueillie et fera sans nul doute date.

Passons maintenant aux choses sérieuses: la soirée du 8. Depuis Lundi, les préventes étaient disponibles en Péniche. M.K, secrétaire général de l’association, avoue-lui même avoir été surpris du succès: les places sont très vite parties. Il est vrai qu’avec des tarifs aussi attrayants pour les jeunes filles (un euro) de nombreuses convoitises ont été soulevées. Les représentants du sexe masculin étaient quant à eux également très satisfaits par le prix, quasi symbolique, de l’entrée. A tel point que de nombreuses personnes n’ont pu avoir de place. Samovar les rassure et leur promet une soirée beaucoup plus ambitieuse, très prochainement. En effet, aussi sympathique soit-il, L’Escale est et reste un bar, certes doté d’un caveau confortablement aménagé, mais de taille non extensible. Au final, les calculs faits par l’équipe se sont révélés exacts, la place disponible était suffisante pour se mouvoir mais il y avait largement assez de monde pour assurer une excellente ambiance: à l’étage, atmosphère calme et conviviale, propice aux conversations, dans un cadre typique (mais pourquoi cubain? N’y a-t-il pas de bars russes à Paris?). Au sous-sol, environnement beaucoup plus excité: avec des tarifs négociés au bar (type happy hour), une forte proportion de russophones et une quasi-intégralité de russophiles, inutile de préciser que l’on ne regrette pas sa soirée! Sacha, le président, nous avait assuré que l’alcool serait au centre de la fête. Au final, on salue la diversification des activités qui ont fait apprécier les réjouissances par tous. La musique était quant à elle originale mais particulièrement remarquable: un mix balkano-boomb…izvinitié, ma plume a fourché, un mix d’inspiration slave, donc, a réellement réussi a imposer une ambiance truculente, propre aux concours de danse russe. Certains ont d’ailleurs réalisé de rares performances…

Dernière chose, sans doute la meilleure: la fameuse surprise! Les demoiselles ayant été invitées, dès leur entrée, à déposer leur nom dans une urne, cela avait bien entendu pour but de réaliser le fameux tirage au sort de 23h, à l’occasion duquel six hommes,que dis-je, six éphèbes étaient à gagner: je ne peux résister à l’envie de vous citer les paroles de Natacha, en charge du tirage au sort « Votre troisième lot, mesdemoiselles, vient du froid, c’est un véritable playboy » ainsi que « le cinquième lot, mesdemoiselles, est un homme des cavernes, il a une barbe, c’est un homme sauvage ». Ces éphèbes avaient ensuite pour mission de contenter leur conquérante à tout prix, en lui offrant des fleurs et à boire pour le reste de la soirée. Samovar a également pensé aux nombreuses déçues en leur proposant à toutes une rose.

Bref, une réussite. Nous attendons avec impatience la soirée Oligarque!

Les photos sont disponibles dans la section « Galerie » de LaPeniche.net ! Courez-les voir ici-même Un grand merci à Charlotte pour sa contribution

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WEI 2006 Premier Cycle à Rouen (III) : entretien avec Emilie Barbette, accompagnatrice pour Golden Voyages https://www.lapeniche.net/wei-2006-premier-cycle-a-rouen-iii-entretien-avec-emilie-barbette-accompagnatrice-pour-golden-voyages/ https://www.lapeniche.net/wei-2006-premier-cycle-a-rouen-iii-entretien-avec-emilie-barbette-accompagnatrice-pour-golden-voyages/#comments Mon, 30 Oct 2006 12:01:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=25 A l'occasion du WEI Premier cycle à Rouen, nous avons recueilli les impressions d'Emilie Barbette, accompagnatrice pour Golden Voyages.

Une occasion d'avoir un point de vue extérieur sur le WEI.

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A l’occasion du WEI Premier cycle à Rouen, nous avons recueilli les impressions d’Emilie Barbette, accompagnatrice pour Golden Voyages.

Une occasion d’avoir un point de vue extérieur sur le WEI.

Emilie bonjour. Pourrais-tu te présenter rapidement?

Je m’appelle donc Emilie, j’ai bientôt 23 ans et je suis accompagnatrice de week-end d’intégration pour l’agence Golden Voyages. Je suis étudiante parallèlement en master d’Anglais à Jussieu et j’ai toujours bossé dans l’animation, en fait, j’ai toujours eu l’immense chance de pouvoir faire des petits boulots qui me permettaient de lier l’utile à l’agréable. Ce boulot chez Golden c’est E-NOR-ME ! Je veux dire être payée pour aller en WEI, faut le faire quand même étant donné que moi j’ai jamais eu la chance de faire un week-end ou même une soirée d’inté. C’est un peu ma revanche ! Sinon euuuuuuuh…, je suis célibataire, c’est bien ici qu’il faut s’adresser ?!

Sans te demander une stat’ à la décimale près, à combien de WEI environ as-tu participé ?

Sept, je crois. C’est ma première année chez Golden mais auparavant j’avais bossé dans d’autres secteurs d’animation, en colos, en séjours linguistiques, à la mairie de Paris, au Club Med, mais avec des plus petits, qui pensent moins à se mettre minables quoi…

Peux-tu, sans dresser de comparaisons strictes avec tes expériences passées, nous donner tes impressions sur ce WEI-ci ?

Très très calme et assez atypique. J’ai été surprise par la chasse au trésor dans Rouen et le concours de Rock. C’est assez rare qu’en WEI on fasse des vraies activités donc j’ai trouvé ça plutôt sympa. Les autres WEI, ça se limitait à bataille d’oeufs, de farine, de mousse à raser et jeux alcooliques en tout genre… Exactement ce qui convient à un petit cerveau d’étudiante en fac comme le mien!

Tu as également fait la promo du film Borat, bientôt en salles. Certains te reprochent d’avoir monopolisé l’ambiance avec un coup marketing. Qu’aurais-tu à leur répondre?

Well… personne ne s’est jamais plaint auparavant de recevoir des cadeaux. Je ne vous mets pas non plus le couteau sous la gorge pour aller le voir ce film, je ne reçois aucune commission pour ça. Après je préfère avoir un tshirt Borat qu’un sweat « Haute Normandie », mais j’avoue que, face aux Ipods mes fausses moustaches ne faisaient pas le poids !

De même, un des évènements marquants du week-end est le joyeux trip des Moustaks. Totalement spontané?

Ils m’ont sincèrement épatée. Encore une fois, je leur tire mon chapeau Je ne leur ai rien suggéré, ils sont venus me voir me demandant si il y avait moyen d’avoir un t-shirt s’ils portaient le string. Je leur ai dit oui et je ne m’attendais certainement pas à ce qu’ils créent un boys band à partir de là. En tout cas, quel vent de folie ! Je suis vraiment leur fan numéro un et jamais un string masculin ne fut aussi bien porté !

Un ou deux mots pour qualifier:

  • L’ambiance du groupe d’étudiants : Sage (mais pas chiante pour autant non plus)
  • L’organisation : professionnelle. Dans les BDE, c’est assez souvent le bordel, mais eux ils sont restés sobres, ce qui est assez rare. Souvent ils relâchent la pression et ce sont eux qui tombent en premier ! Mais bon, je n’ai pas eu mon t-shirt Staff
  • Le rôle qui t’as été confié : Mmmmmmmmmh j’ai bien envie de dire inexistant.
  • Les Moustaks : Délirants et à jeun en plus (ou presque…) NDLR : tout est dans le “ presque ”

Tu serais prête à le refaire?

Ouais carrément, c’est quand même un boulot sympa, c’était un endroit hyper sympa, on avait un bon DJ et des gens relativement cool en général. J’ai adoré le jeu des couples où on devait trouver sa moitié avec à la clé une coupe de champagne. C’est là que je me suis dit « Ah ouais c’est la magie Sciences Po… Champagne ! » J’ai apprécié au final la « sobriété » du WEI, pas vraiment de gros bourrés relous qui me demandent en mariage, de drogues dures ou de partouzes… C’est reposant parce que bon, pour tout vous dire c’est plus de mon age tout ça !

En tous cas, merci pour tout.

Merci à vous !

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WEI 2006 Premier Cycle à Rouen (II) : compte rendu d’Arthur https://www.lapeniche.net/wei-2006-premier-cycle-a-rouen-ii-compte-rendu-darthur/ Mon, 30 Oct 2006 11:17:00 +0000 http://lapeniche.net/?p=24 Où l'auteur, trépignant bruyamment face à son PC pendant le CM de droit, tente de faire partager ses impressions sur l'évènement majeur de l'année... du semestre, bon, du mois d'Octobre. OK, de la semaine du 15...

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Où l’auteur, trépignant bruyamment face à son PC pendant le CM de droit, tente de faire partager ses impressions sur l’évènement majeur de l’année… du semestre, bon, du mois d’Octobre. OK, de la semaine du 15…

IEP DE PARIS Week-End d’Intégration Premier cycle Rouen

Certains pourront s’étonner que la jeunesse, c’est-à-dire la frange la plus parasitaire de la population, bénéficie sous nos climats d’attentions certaines qui confinent à la bigoterie. Une semaine après le Week-End d’Inté des Premier cycle, il apparaît très clairement que l’étudiant moyen de l’IEP de Paris est un privilégié rare : nanti, choyé, brossé, ciré, chouchouté, motorisé, transporté en carrosse jusqu’au c�ur de la campagne normande, dans un château du XVIème siècle, où il peut vomir en toute quiétude, entouré de ses semblables, le fruit de ses débordements éthyliques. Bref, il serait particulièrement mal venu de critiquer une pareille réussite ; certes, quand la brillante et gourmettée promo du départ revient en état de décomposition avancée, agonisants précoces, les cheveux et le foie teints en vert par les abus d’alcool et de fines herbes (Desproges), comme ce fut le cas, si je ne m’abuse, l’année précédente, il est possible de faire remarquer le caractère hautement pathétique d’une pareille orgie ayant la bénédiction sordide de l’intelligentsia crapoteuse qui se prétend notre aînée. A mon humble avis, ce WEI 2006 fut davantage marqué par une ambiance “ colonie de vacances ”, et ce pour plusieurs raisons.

Prenons le trajet en bus…Sa seule utilité, outre le fait secondaire d’emmener le groupe à destination, est de faire réviser toutes les chansons paillardes de la création. Certaines oreilles chastes ont certainement été choquées. D’où l’essence fondamentalement initiatrice du WEI… Autre moment hautement créateur de valeur ajoutée : les traditionnels questionnaires distribués par le staff. Que prouvent-ils ? Tout simplement que le WEI n’est pas prétexte au bizutage des petits nouveaux, puisque ceux-ci tendent à s’autoflageller dans la joie et la bonne humeur. Dans l’entourage géographique proche de votre humble serviteur lors de cette période, j’ai pu relever des intentions traduisant un état d’esprit étrange,si ce n’est saugrenu. Autant “ rouler une pelle à sa voisine ” ou “ passer sur le chauffeur ” ne surprend plus personne et est même caractéristique d’une assez grande paresse intellectuelle, autant vous avouerez quand même que “ manger une capote ”, “ mâcher son string ” ou “ sniffer sa gerbe ” ne sont pas des comportements courants ni sous nos tropiques civilisées, ni en Normandie. Bref, l’ambiance générale était à l’autodérision et à la blague bon enfant. Certains reprocheront le caractère lourdingue des activités proposées. S’ils n’ont pas le sens de l’humour, c’est foutrement dommage pour eux, car franchement, le passer de Marshmallow de bouche à bouche pendant une heure ou la lecture intégrale des questionnaires pendant 2h30 (dans un autre bus,le fameux Ricar Descoings, ), j’ai rarement vu quelque chose d’aussi transcendant depuis le dernier Bigard.

Passons maintenant à l’hébergement. Quand je vous aurai dit l’ampleur de ma dégoûtation pour les lois collectives et les marches forcées, quel bonheur cela ce fût-il que de découvrir le règlement de l’internat St Joseph. Je citerai au hasard des joyeusetés telles que “ lever à 6h30 ” ou “ extinction de la lumière à 22h ”. L’ambiance n’en fut que meilleure. Réveillonner joyeusement dans ces lieux sacrés, allumer la lumière dans de nombreuses chambres vers 7h (les auteurs de cette bonne blague se reconnaîtront dans ces lignes…) ou voler des traversins (en revanche je ne sais pas si le staff considère cela comme une “ bonne blague ”) furent parmi les activités de nombreux jeunes gens, dont l’élévation d’esprit peut surprendre.

Pour rassurer les pauvres malheureux qui ont été privés de sortie, et qui n’ont par conséquent pu témoigner d’une joie de vivre fébrile et quasi psychopathe à l’instar de leurs semblables, je vais tenter de leur décrire brièvement la manière par laquelle nous avons dépensé nos 154 800 secondes environ de récréation pure. Restons mesurés et écrivons que la plupart des participants se sont conduits avec désinvolture, mais dans les limites du bon goût. Il semble ainsi, qu’à quelques exceptions près, le BDE n’ait pas eu à adresser beaucoup de reproches au groupe, et ce fut réciproque : Je m’attendais personnellement à un encadrement digne de la fameuse semaine d’Inté de Pharma Marseille 2005, ce ne fut pas le cas. J’oserai même dire que le staff s’est dépassé pour nous offrir des activités autres que l’imbibation planifiée ou le zigounipiloupilage collectif, ce qui est tout à leur honneur. De même, l’immaturité éthylique extrême est restée sous forme de cas isolés et aucun effet de groupe n’a été à déplorer. Grâce à l’aide d’Emilie Barbette, accompagnatrice pour l’agence Golden Voyages, (qui nous a évité un(e) second(e) Jimi Hendrix) et aux efforts du BDE (qui dès le deuxième soir, a instauré un système réduisant la consommation d’alcool pour les mineurs), le WEI s’est presque transformé en séminaire des cadres de Conforama à la foire du Trône.

Stop. Depuis le début de ce best-seller, il me semble que je fais parfois du mauvais esprit, et il faut reconnaître que ce WEI était, à mes yeux, particulièrement réussi. La bonne surprise des Moustaks, – groupe séparatiste kazakh ayant choisi ce WEI comme tribune de revendications -, la sortie dans Rouen, les deux soirées assez réussies et le charme de l’endroit ont grandement contribué à ce qui restera sans doute longtemps comme un excellent souvenir. De nombreux 1A m’ont fait part de leur envie de recommencer cette expérience l’année prochaine, ce qui est une preuve encourageante de la qualité du Week-End d’Intégration 2006 de Sciences Po.

Pour conclure, je souhaiterais juste écrire qu’il existe des inventeurs lumineux, dont la gloire fracassante résonne longtemps après eux à travers les plaines infinies de la connaissance humaine. Parmi ceux-ci, un petit groupe de personnes dont je tairai l’identité, mais qui se reconnaîtra sûrement, a forgé un nouveau concept révolutionnaire : celui de voler de l’alcool pendant un open-bar.

Etonnant, non ?

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