A la une,  Actualités,  Vie du campus

« Make it Work » – Prenons aussi le train en marche (c’est mieux que l’avion)

10 gestes quotidiens pour un campus plus éco-responsable

Les mails de la direction générale se multiplient : Sciences Po à l’air déterminé à transformer l’école pour l’inscrire dans la transition écologique. Alors nous aussi, communauté étudiante, essayons d’avoir des pratiques plus responsables. Que vous soyez déjà un étudiant sensibilisé ou au contraire, que vous découvriez seulement l’urgence absolue de la question environnementale (et comme tout le monde, vous paniquez), voici une liste de petites actions quotidiennes sur le campus de Paris qui peuvent rendre votre vie (et celle de la planète) plus verte (à défaut de la rendre plus rose).

Aller nourrir Helmut et Greta avec vos trognons de pomme.
Des composts se cachent dans le jardin du 27 rue Saint Guillaume depuis l’année dernière. Certes, il faut être motivé pour y déposer toutes ses épluchures de fruits et légumes (en les conservant dans son frigidaire avant de les amener). Mais aller jeter celles qu’on consomme sur le campus présente le triple avantage de se dégourdir les jambes, de respirer un peu d’air frais, ce qui ne se refuse jamais, notamment en période de révisions, et de réduire ses déchets. Quant à leurs noms, on ne vous donnera aucune explication sur Helmut. Même au sein de Sciences Po Environnement Paris, alors que l’association a milité pour les installer, on se demande quelles sont les origines de cette dénomination.

Apporter ses propres tasses au CROUS ou aux machines à café
Continuons sur le sujet des périodes de révisions : un café, ça ne se refuse pas. Par contre, un gobelet en plastique oui. Le laser (approximatif) des machines à café reconnaît (la plupart du temps et pour la plupart des machines) vos propres contenants, et le personnel du CROUS les accepte avec plaisir. Si vous vous trouvez à la cafétéria du 27 rue Saint-Guillaume, vous pouvez emprunter un écocup Sciences Po Environnement ou ramener votre propre tasse et la laisser sur l’étagère prévue à cet effet. Si vous vous trouvez au 28 rue des Saint Pères, Cafés vous servira directement. Si vous vous trouvez ailleurs, investissez dans un gobelet pliable. Promis, vous ne le regretterez pas.

S’organiser pour apporter ses Tupperwares pour déjeuner
C’est indéniable : vos petites préparations maisons seront meilleures que les baguettes pas très goûteuses des cafétérias (même si elles nous rendent parfois bien service). Et pour le petit conseil bonus, manger végétarien, c’est beaucoup moins cher (et meilleur pour notre santé et celle de la planète). Il n’y a rien de plus simple à cuisiner qu’un petit curry de lentilles corail !

Prendre son panier de légume Sciences Potiron et faire ses courses en vrac
Pour amener ses Tupperwares, rien de mieux que des courses de légumes toutes faites à aller chercher le lundi soir. Des fruits et des légumes qui ne viennent pas de loin, c’est parfait pour tester des nouvelles recettes et découvrir de nouvelles saveurs. Tous ces légumes pourront être complétés par des céréales et des légumineuses que vous achèterez dans les magasins qui offrent une réduction de 5% aux étudiants. Alors venez munis de sacs à vracs et vous voilà en route vers le zéro déchet !

En cas d’urgence, favoriser Cafés
Cafés, c’est pas cher, c’est végétarien, c’est sans déchet et c’est sympa. N’hésitez pas à aller essayer la cafétéria autogérée de l’association Pavés au 28 rue des Saints Pères.

Acheter une gourde
Sciences Po Environnement ne fait pas de profits sur ces gourdes, donc on ne pourra pas accuser cet article d’être un publi-communiqué. Mais Frédéric Mion a décidé de mettre à bas le plastique, il serait dommage de faire moins bien que la Direction.

Réfléchir sur le partenariat avec Total
Prendre conscience du partenariat avec Total et se faire son avis sur celui-ci semble important pour tout étudiant concerné par l’utilisation d’énergies fossiles. Ses défenseurs vous répondront que l’entreprise investit dans les énergies renouvelables, ou que Sciences Po finance des beaux projets (typiquement, des bourses) avec cet argent. Mais la réflexion est toujours bonne à réaliser !

Assister aux multiples conférences sur l’environnement
Pour poursuivre la réflexion, et parce que l’écologie est un sujet incontestablement politique, rien de mieux que les conférences. Les newsletters de Sciences Po sont truffées d’annonces de conférences qui concernent la transition énergétique ou les enjeux environnementaux. Deux heures en écoutant des experts intéressants (en tous cas on l’espère), c’est toujours utile pour ouvrir son esprit et s’interroger sur les manières d’agir en faveur de la protection de
l’environnement.

Choisir des cours relatifs à l’écologie
Certes, ce n’est pas le cas du cours d’économie de première année. Mais il en existe déjà quelques uns, et c’est sans conteste intéressant. La collapsologie ou les politiques environnementales sont des sujets qui sont largement assez vastes pour en parler vingt-quatre heures. De plus, les maquettes pédagogiques de Sciences Po sont actuellement revues par un comité chargé de s’assurer que l’environnement est un thème d’étude. Pensez-y lors des
prochaines inscriptions pédagogiques !

S’investir dans une association écologique
Les examinateurs des oraux et les lecteurs de lettres de motivation de Sciences Po entendent et lisent si souvent que la vie associative est un facteur incroyablement valorisant de l’école… L’écologie aussi fait partie intégrante de cette vie associative, et s’engager est le meilleur moyen de débattre sur celle-ci ou de faire avancer la société, en commençant par transformer la micro-société qu’est Sciences Po

Vous voilà armés pour participer à la consultation étudiante que la Direction va ouvrir « dans les semaines à venir ». Let’s make Sciences Po green again!

NDLR – L’auteure de cette article est coordinatrice adjointe de l’antenne de Paris de Sciences Po Environnement, mais elle tient à signaler qu’elle écrit cet article en son nom propre.

One Comment

  • CHRISTIAN MASSON

    Je me félicite d’une telle mobilisation autour des questions environnementales, plus encore quand de tels propos naissent sous la plume de ma propre petite-fille.

    Le dernier opus d’Yves Cochet – Devant l’effondrement : essai de collapsologie – me semble pouvoir enrichir une telle réflexion. Bonne lecture.

    Christian MASSON

Répondre à CHRISTIAN MASSON Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.