L’événement se doit aussi d’être un moment de convivialité où l’espace urbain mis en valeur par des performances artistiques se fait un peu moins hostile au bénéfice de la nuit. Une initiative des plus louables donc, même s’il est parfois un peu difficile d’en profiter réellement lorsqu’il faut affronter les flots furieux de la foule et courir aux quatre coins de Paris pour assister aux différentes performances. Cette année c’est décidé, vous profiterez des Nuits Blanches car vous vous serez ORGANISES, notamment grâce à notre petite sélection des œuvres qui nous ont paru les plus folles ou les plus intéressantes.
Cette année les directeurs artistiques de l’événement Hervé Chandès et Ronald Chammah ont choisi d’axer leur projet sur les gares « portes symboliques des villes modernes ».
Une ouverture de Paris sur l’extérieur, sa banlieue comme le reste du monde, l’occasion de voyager en quelques arrêts de métro.
Le choix de tels lieux pour l’élaboration de l’événement offrait une contrainte supplémentaire : celle de ne pas perturber le fonctionnement normal du réseau ferroviaire. Pari réussi pour la gare de Lyon qui, pour une nuit, sera investie par toute l’équipe de tournage d’un film bollywoodien dirigée par Shaad Ali célèbre réalisateur indien. Les rôles principaux seront tenus par Aditi Rao et Louis Garrel, peut être l’occasion de découvrir ce jeune acteur qui n’en finit pas de réciter comme au théâtre dans un autre style que l’éternel film intello-snob-parisien… (Mais non les filles moi aussi je le trouve très beau !).
La gare de l’Est elle, accueillera l’œuvre de Pierrick Sorin artiste reconnu et exposé dans de nombreux musées internationaux notamment à la Tate Gallery de Londres ou au musée Guggenheim de New York. Pour l’occasion celui-ci a eu l’idée de projeter diverses photos de famille ou de vacances, photos banales que chacun retrouverait dans ses tiroirs, mais où il s’est systématiquement mis en scène dans un rôle différent, celui du frère, du mari, de l’amant…. Des photos le représentant lui et des membres du public dans une situation amicale seront aussi élaborées et projetées.
Enfin, un gros coup de cœur pour la performance qui se tiendra à l’église Saint-Eustache où Javier Tellez , artiste vénézuélien, projettera un film intitulé Letter on the Blind for the use of Those who see. Dans cette œuvre, des personnes aveugles sont invitées à toucher un éléphant et à exprimer leur sensation. Dans cette optique d’exploration de la différence et de la marginalité l’accès lui-même de l’exposition à été favorisé pour les personnes handicapées puisque des explications en braille seront distribuées et le film sera traduit en langage des signes toute la soirée.
En vous souhaitant à tous une très bonne nuit blanche pleine de découvertes...

Derniers commentaires
Vous critiquez sont analyse mais ce qu'il dit n'est pas complètement faux , il a dit quand même les points fort de l'album et les points faible malgré que je suis pas d'accord sur ce qu'il dit sur…
~ brice
Belle mais musicalement mauvaise...A te lire, elle aurait au moins la forme, si ce n'est le fond. On ne peut pas en dire autant de ton article, dépourvu de l'un et de l'autre.
~ "Naitre pour mourir, le titre est éminemment prémonitoire"
Excellente critique
~ Marc Aurèle
C'est un très agaçant cet article: le style est pompeux et lourd, et la critique ne s'appuie pas sur grand chose d'autre que du mépris et de la condescendance.
~ MD
"Non, les années quatre vingt dix et ses couches de synthés/violons/boîtes à rythmes ne valent pas les productions épurées des fifties et du début des sixties" peut-on m'expliquer ce qui justifie un…
~ lol