Plus pluridisciplinaire que Sciences Po!
A mes yeux, le point fort de cette formation est assurément son caractère pluridisciplinaire, un aspect complété par de nombreuses rencontres. Certes, si vous demandez aux étudiants les raisons qui les ont poussés à s'orienter vers Sciences Po, près des trois quarts (et je pèse mes mots) vous répondront que le côté pluridisciplinaire des enseignements dispensés rue Saint-Guillaume à joué un rôle prépondérant dans leur choix…
Dès lors, comment faire plus pluridisciplinaire que pluridisciplinaire? C'est pourtant ce qui se fait au sein du bi-cursus. Au tronc commun composé d'économie, d'histoire et de droit, et qui est propre à la première année à Sciences Po, s'ajoutent des enseignements en philosophie esthétique, en philosophie des sciences, en philosophie ancienne, en philosophie moderne, mais aussi en philosophie contemporaine. Il s'agit au fond un véritable parcours général en philosophie dispensé en plus de Sciences Po; cette seconde formation étant assurée par Paris IV.
Je mentirais si je disais que cette formation n'était pas prenante. Vous vous doutez bien que la charge de travail y est non négligeable. Il est vrai également que tout ceci a un intérêt puisque, armés d'un tel bagage culturel, vous serez capables d'appréhender toutes les facettes de questions telles que : "A-t-on besoin de la philosophie?", ou "Peut-on croire en l'homme?". Enfin, si vous comprenez que ces enseignements, loin d'être disjoints, sont au contraire imbriqués, alors vous serez à même d'extraire la "substantifique moelle" de ces sujets ô combien épineux.
Des intervenants de qualité
La richesse de cette formation est aussi visible dans la variété des intervenants, dans la richesse des personnalités que j'ai eu l'occasion de rencontrer, de près comme de loin. Aux autres ministres, diplomates, hommes d'affaires, économistes de renommée mondiale qui se sont succédés à Sciences Po, je préférerai ici m'attarder sur les intervenants du côté de la Sorbonne. Ainsi avons-nous eu l'occasion de rencontrer, à titre personnel, le philosophe André Comte-Sponville dont la visite était en rapport avec un TD sur le thème de "L'engagement du philosophe dans la Cité". Si je fais abstraction de son parler plutôt mielleux à mon sens, la venue de M. Comte-Sponville n'a fait que confirmer le regard que je portais sur certains élèves. Je reviendrai sur ce point un peu plus loin. Quelques semaines plus tard sont venus débattre, toujours sur ce même sujet, Vincent Peillon (lequel ne nous a pas posé un lapin) et Pascal Bruckner. N'ayant pu y assister, je ne peux que me fonder sur les échos que j'ai eu de mes camarades, lesquels ont été ravis.
De Saint Germain des Près à Clignancourt

Pour clore cette première partie, je m'attarderai sur un autre avantage de cette formation: la découverte de deux systèmes (université/grande école), ainsi que de deux paysages différents tant géographiquement (Saint Germain des Près/ Clignancourt) que socialement parlant (catégories aisées du côté de Sciences Po/ classes moyennes du côté de Paris IV). Je trouve cela bénéfique car, outre le fait de voyager à travers Paris, les trajets effectués presque quotidiennement entre le 7ème arrondissement et le 18ème ont le mérite de nous faire prendre conscience de la chance que nous avons de travailler dans un cadre tel que les locaux de la rue Saint-Guillaume. Certes, je suis le premier à râler concernant la bibliothèque de Sciences Po, son manque de place, le nombre trop important de livre exclus du prêt... Mais chaque nouveau trajet à Clignancourt me fait relativiser: c'est simple, à Clignancourt, il n'y a pas de bibliothèque et, par conséquent, pas de livres. Enfin, voyager entre ces deux établissements, c'est aussi pouvoir rencontrer deux fois plus de personnes, découvrir deux fois plus de nouvelles pensées, et ce faisant, bâtir sa propre opinion à partir de deux fois plus de ressources. Mais ce dernier point exige d'aller vers les autres, de faire preuve d'ouverture.
Ce bi-cursus à aussi ses revers et les imperfections de cette formation sont multiples. Je traiterai ici de celles qui m'ont paru être les plus flagrantes: la sélection des étudiants et le corps professoral.
Des têtes bien pleines, à défaut d’être bien faites ?
Je reviens donc au passage évoqué plus haut, c’est-à -dire la venue de M. Comte-Sponville que j’avais laissée en suspens. Après que ce dernier se soit exprimé près de deux heures, il y eût, comme pour toute conférence, une partie "questions". Or, plutôt que de chercher à obtenir des réponses à de sincères interrogations, certains étudiants n'ont eu de cesse d’étaler leurs connaissances. Qu'espéraient-ils? Impressionner l'invité? Toujours est-il que leur façon de faire a eu l'effet inverse. Ainsi, M. Comte-Sponville s'est permis de nous "recadrer", nous faisant implicitement comprendre que l'humilité est une vertu qui faisait défaut à certains. Pour avoir pratiqué le football à haut niveau, cet épisode me fait penser à nombre de mes coéquipiers qui, dans l'espoir de taper dans l'œil d'un recruteur, en arrivaient à trop en faire sur le terrain. Au final, ces gens-là sont restés sur la touche…
D’autre part, il est triste de constater que de nombreux élèves au sein de cette formation ont surtout des têtes bien pleines et non bien faites. Il peut être navrant de discuter avec certaines personnes lorsqu’elles n'ont de cesse de recracher texto ce qu'elles ont lu dans un livre, entendu à la radio, vu à la télévision. En somme, des personnes qui ne savent pas faire le tri. Ce manque de personnalité, ce manque de prise de distance, sans doute ces élèves le combleraient-ils au contact d'individus extérieurs à ce bi-cursus, des individus aux origines socioculturelles diverses car, j'ose le dire, les origines sociales de mes camarades sont loin de refléter la réalité… D'où le manque d'ouverture d'esprit, valeur pourtant si chère à Sciences Po, chez certains.
Intégrer ce bi-cursus se faisait en deux temps. A une première phase de sélection de dossiers, reposant sur les seuls résultats académiques, succédait une seconde phase: un entretien oral tendant à récompenser les élèves les plus authentiques, spontanés, ouverts. Il est évident que certains sont passés entre les mailles du filet, pour le meilleur comme pour le pire.
Grande Ecole/ université : même combat ?
Un autre défaut est l'écart qui s’observe dans le fonctionnement interne propre à chaque établissement et dans la qualité du corps enseignant. Ce défaut n'est autre que la manifestation du gouffre qui sépare une université d'une "grande Ecole" (juridiquement, Sciences Po ne fait pas partie de la liste des grandes Ecoles, mais dans les faits, l’IEP est considéré comme ayant ce statut).
Du côté de Sciences Po, nos professeurs nous encadrent, nous suivent davantage que ceux de Paris IV. Notre travail est contrôlé par de nombreux exposés ou de devoirs, lesquels ont lieu à échéance régulière. Enfin, nous avons droit à deux galops d'essais au cours de l'année, au milieu de chaque semestre.
Du côté de Paris IV, c'est tout le contraire: en dehors de la période des partiels, nous avons peu de travaux à rendre. Je ne dirais pas que c'est le Club Med, mais presque: ponctualité, rigueur, assiduité sont moins vérifiées qu'à Sciences Po. En outre, force est de constater qu'en dehors de nos conférenciers qui sont de qualité, nos chargés de TD manquent d'expérience et, pour la plupart (si ce n'est pour tous) n'ont pas la fibre pédagogique. N'y a-t-il pas pire approche de la Critique de la raison pure de Kant que l'apprentissage par cœur de la structure du livre, voire du livre lui-même? Assurément. Or c'est ce qu’exigeait notre chargé de TD. De même, comment espérer que trente étudiants comprennent la Critique de la faculté de juger du même Kant quand, en guise d’explication de l'œuvre, le cours se borne à recopier les paroles d’une jeune enseignante qui ne semble pas du tout convaincue par ses propos?
Des pistes d’amélioration pour l’an prochain
Ces limites ne sont toutefois pas insurmontables. C'est que semblent avoir compris les personnes en charge de la coordination du bi-cursus. Parmi les mesures qu'elles entendent prendre dès l'an prochain se trouve la possibilité, pour les étudiants ayant intégré Sciences Po par la procédure CEP, de pouvoir postuler à cette formation. Cette mesure a fait ses preuves depuis maintenant presque dix ans. Espérons qu'elle rencontre le même succès avec ce double-diplôme. Je pense, pour ma part, qu'il est également important de rapprocher les étudiants du bi-cursus tant des étudiants de Sciences Po en parcours "classique" que des étudiants de la Sorbonne. Cela passe, entre autres, par un meilleur aménagement de notre emploi du temps, afin de nous laisser la possibilité de faire une activité sportive, artistique, de nous engager dans la vie associative... Pourvu que mes voeux soient entendus!
Illustrations 3 et 4: site de l'Université Paris IV

Commentaires
Il y a bien une bibliothèque à Clignancourt, elle se situe rue Championnet.
halcyonElle est d'ailleurs fort bien fournie et très agréable.
Qu'en huit mois, l'auteur n'ait pas eu l'occasion d'y mettre les pieds me laisse perplexe.
@ halcyon: il semblerait que tu connaisses mal Clignancourt. Sur le site même de Cligancourt, il n'y a point de bibliothèque! Comme tu l'as dit, elle se trouve sur le site de Championnet, lequel est, en marchant bien, à plusieurs minutes de Clignancourt. A Sciences Po, il nous suffit de faire 5 mètres pour avoir accès à des centaines de milliers d'ouvrages.
victorDe ton commentaire, j'en arrive à l'alternative suivante: ou bien tu as tendance à parler sans vérifier tes sources, ou bien tu n'es jamais vraiment sorti(e) de Saint-Germain des Près si tu es étudiant(e) à Sciences Po. Dans le premier cas, je t'invite à faire preuve de plus de rigueur dans tes propos. Dans le second cas, je t'invite à faire preuve de plus d'ouverture.
L'auteur a eu l'occasion d'y mettre les pieds. La "bilbiothèque de Clignancourt" est située à l'intérieur du centre Championnet, d'où la confusion. Le centre Clignancourt proprement dit en est dépourvu. Ceci dit, il est à cinq minutes, et la bibliothèque est bien fournie, sans jamais manquer de place. L'exemple est mal choisi, mais il a le mérite de pointer l'écart des conditions d'études entre Paris IV et Sciences Po. Un second mérite de l'article est de dénoncer les biais du recrutement du bi-cursus, qui en font - à vue de nez, je n'ai jamais vu de statistiques sur cette question - un environnement encore plus fermé socialement que le reste de Sciences Po. C'est dire.
ClaireCependant, la manière choisie par l'auteur d'exposer ces réalités est douteuse. En se plaçant supposément au-dessus de la mêlée, il en profite pour épingler condisciples et professeurs. Un certain manque d'élégance, un manque certain de légitimité. Sponville, au fait. Sans "t".
Je suis d'accord sur la conclusion concernant l'ouverture du bi-cursus aux CEP. En théorie, l'intégration du bi-cursus par les admis de la CEP doit déjà être possible. Dans les faits, elle est inexistante, du moins en philosophie. Merci cependant de défendre la diversité sans se poser en héros de l'élite. Ce serait un début.
@ claire: "Cependant, la manière choisie par l'auteur d'exposer ces réalités est douteuse. En se plaçant supposément au-dessus de la mêlée, il en profite pour épingler condisciples et professeurs. Un certain manque d'élégance, un manque certain de légitimité."
Ta critique est fort pertinente. Petit bémol: je crois que tu as oublié la nature même de mon exercice: un billet d'humeur qui se veut subjectif. Comme je l'ai dit, "cela n'engage que moi". En aucun cas, il n'a été question de se "placer au-dessus de la mêlée". Je mets cela sur le compte d'une mauvaise interprétation de mes propos.
victorNone taken ?
ClairePour le coup, c'est subjectif. Contrat rempli.
Je n’ai pas suivi le double cursus, j’ai simplement étudié à Paris IV et Sciences Po en parallèle. Ton billet d’humeur m’a laissé une impression étrange d’une certaine naïveté mêlée d’une condescendance dont tu ne sembles pas avoir conscience. Tu sembles souffrir du même manque d’humilité et d’ouverture d’esprit dont tu accables tes condisciples. Plutôt que de nous renseigner plus en détail sur ton emploi du temps, l'intérêt des cours que tu as suivis, la qualité des cours magistraux, l'articulation entre les deux formations, nous avons le droit à une démonstration par l'exemple basée sur un seul cours et une critique des chargés de TD assez lapidaire. Bon.
Pour le reste, dire qu’à « Clignancourt, il n'y a pas de bibliothèque et, par conséquent, pas de livres » simplement car ladite bibliothèque se trouve à cinq minutes est un peu pathétique c’est tout.
halcyon@ halcyon: Je prends note de tes remarques et tâcherai de m'améliorer pour mon futur article ou billet d'humeur.
victorArticle très intéressant et authentique. Sévère avec les camarades, mais comme pourraient l'être les étudiants de Sciences po avec leurs classes.
JohnyL'histoire à propos de la bibliothèque en dit long sur le flou entourant la partie Sorbonne.
A mon avis, la volonté de Sciences po de multiplier ces masters aurait pu être approfondie. Quel scandale cette histoire! On "démocratise" l'entrée, pour mieux fermer l'école dans des formations de ce type, des doubles masters ensuite. C'est une école à deux vitesse.
Les CEP dans ces classes en proportion égale? Mais bien sûr, quand les raisons qui ont justifié, et justifient encore, cette "expérience" auront cessé d'être, c'est à dire qu'ils auront le niveau pour passer le même concours.
@ johny: Merci de ton commentaire. Je vois que tu es le seul, jusqu'à présent, à avoir évoquer l' authenticité de mon billet d'humeur car c'est que j'ai essayé d'être le plus possible. Tu as raison par ailleurs quand tu écris que "la volonté de Sciences Po de multiplier ces masters aurait pu être approfondie". Hélas j'avais des contraintes en termes de longueur. Mais j'y songerai pour un prochain article.
victor"l'humilité est une vertu qui faisait défaut à certains. Pour avoir pratiqué le football à haut niveau..."
(sans commentaire)
Déjà tu pourrais péter un coup et travailler la forme de ton article (par exemple, 'pas' au lieu de 'point', 'beaucoup' au lieu de 'fort') parce qu'il est franchement laborieux... Tu parles d'esprit formaté, mais ton papier est tout ce qu'il y a de plus scolaire ("pour clore cette première partie...").
Outre les informations erronées (cf bibliothèque de clignancourt) présentes dans ton billet et tes formules démago toutes faites ("bâtir sa propre opinion à partir de deux fois plus de ressources"), tu te permets de juger les élèves de manière condescendante. Tu es plus mature, plus ouvert, plus épanoui, plus profond que les autres ? Ceux qui te connaissent apprécient sûrement ta modestie...
J'espère que tu ne seras pas aussi susceptible et agressif qu'avec les autres commentateurs, et que tu "prends note de (mes) remarques et (tâcheras) de (t)'améliorer pour (ton) futur article ou billet d'humeur.
En fait non, il vaut mieux que tu arrêtes tes billets d'humeur....
Le gros prétentieux du double cursus qui étale sa cultureCe n'est pas parce que cet article s'intitule "billet d'humeur" et que tu assumes son caractère subjectif que tu as le droit d'écrire un article sans que l'on puisse te tenir rigueur de tes propos très biaisés.
Notre bicursus est très récent, et ton article est à l'heure actuelle l'une des seules sources d'information disponibles sur Internet à son sujet ; après lecture de ton article, on peut imaginer que certains élèves de Terminale hésitant à suivre cette formation risquent d'abandonner ce projet, ce qui est vraiment dommage, car ce cursus est une chance très précieuse, et malgré la charge de travail, nous sommes tous (à peut-être une ou deux exceptions près dont nous n'avons pas connaissance) très contents d'en faire partie, et ne regrettons absolument pas d'avoir fait ce choix. Nous pensons que ton article ne met pas suffisamment l'accent sur les très nombreux aspects positifs et la satisfaction globale des étudiants.
Ce qui est le plus gênant dans cet article, c'est le passage où tu juges l'état d'esprit des étudiants (dont il nous semble que tu fais partie).
Quelques citations qui nous ont le plus choqués : "plutôt que de chercher à obtenir des réponses à de sincères interrogations, certains étudiants n'ont eu de cesse d’étaler leurs connaissances. Qu'espéraient-ils? Impressionner l'invité? " ;
"Pour avoir pratiqué le football à haut niveau, cet épisode me fait penser à nombre de mes coéquipiers qui, dans l'espoir de taper dans l'œil d'un recruteur, en arrivaient à trop en faire sur le terrain. Au final, ces gens-là sont restés sur la touche…";
Et ce paragraphe entier, dont nous ne savons que choisir : "D’autre part, il est triste de constater que de nombreux élèves au sein de cette formation ont surtout des têtes bien pleines et non bien faites. Il peut être navrant de discuter avec certaines personnes lorsqu’elles n'ont de cesse de recracher texto ce qu'elles ont lu dans un livre, entendu à la radio, vu à la télévision. En somme, des personnes qui ne savent pas faire le tri. Ce manque de personnalité, ce manque de prise de distance, sans doute ces élèves le combleraient-ils au contact d'individus extérieurs à ce bi-cursus, des individus aux origines socioculturelles diverses car, j'ose le dire, les origines sociales de mes camarades sont loin de refléter la réalité… D'où le manque d'ouverture d'esprit, valeur pourtant si chère à Sciences Po, chez certains."
Mais Victor, qui es-tu pour te permettre de juger avec autant de mépris trente étudiants, que tu ne connais pas tous suffisamment par ailleurs? Tu n'es ni notre professeur, ni notre chargé d'admission!
Pour avoir discuté quelques fois avec toi (mais nous estimons, pas assez fréquemment pour être connus de toi en tant que personnes sans personnalité, sans ouverture d'esprit, sans esprit critique, prétentieuses et sectaires ne parlant à personne d'autre que les étudiants du bicursus), nous te percevions comme quelqu'un de humble et ouvert au débat. Pourtant il n'y a rien de plus prétentieux que de se placer comme tu le fais au dessus de tes pairs et de leur adresser sans distinction des griefs aussi sévères, qu'il ne t'appartient d'ailleurs absolument pas d'établir, car tu n'as pas à juger de nos capacités intellectuelles et de notre degré d'humilité. Cette démarche est à la fois hautaine et grossière dans sa façon de dresser des amalgames.
Kim & Hugo, co-étudiants qui te défient de retrouver le gros bouquin prétentieux duquel nous avons recraché texto ce commentaire
kigoAu sujet du double cursus,
Je pense que faire une license de philo "à côté" de sciences po est une meilleure solution, pour les raison suivantes:
* en s'inscrivant en "examen terminal" on a la liberté de venir ou non en cours (sauf méthodo), ce qui est agréable quand on est devenu un grand garçon responsable.
* on sort de sciences po et de ses incessantes disputes sur le complexe de supériorité de chacun (et je dit ça en toute humilité!)
* on rencontre des vrais étudiants qui ne glandent rien, qui s'en foutent et s'en sortent très bien. C'est agréable de voir des gens pour qui les études ne sont pas importantes.
* on peut se vanter d'être à sciences po et se faire agréablement mousser
* on suit les cours incognito, ce qui évite les "vous qui serez l'élite de la Nation" ou autres inepties du genre.
* les cours sont bien plus approfondis que ceux de sciences po, on prend du temps, le temps de la réflexion.
* on peut choisir son université en fonction du lieu où on habite (argument fatal pour qui habite à Tolbiac et veut faire de la philo et pipo...)
C'est en toute humilité que je laisse ce commentaire, et ne croyez pas que je me vante d'être humble, ce qui serait prétentieux. Je ne me mets pas au dessus de la mêlée, ce serait trop vantard, j'accepte ma condition aliénante de piposard vaniteux. Je n'accuse personne, après tout qui suis-je pour accuser quelqu'un? D'aileurs, on ne devrait jamais oser critiquer, ni même parler de quelqu'un d'autre. Ce serait très orgueilleux de prétendre avoir la possibilité de juger un autre homme alors que soi-même est si...
enfin bon, je propose l'arrêt total de tout esprit critique par amour de l'humilité.
vicky"Il est évident que certains sont passés entre les mailles du filet, pour le meilleur comme pour le pire."
Non mais là , c'est le pompom !
A quoi t'attendais-tu en écrivant ton modeste "Billet d'humeur" ? Une lettre d'excuse des erreurs de casting ?
Bien cordialement (ou pas).
Mohamed
MohamedBonjour,
J'aimerais faire une précision : le bi-cursus est DEJA ouvert au CEP... Il y en a une, par exemple, dans ma triplette...
Ca me paraissait quand même important de le dire... Et de bien montrer par là le côté "trop" subjectif de l'article, bien que je te rejoigne sur certaines analyses.
Cordialement,
Raphaël
RaphaëlOuais Raph', c'est bien ce que je me disais...ca semblait etonnant.
"Ce manque de personnalité, ce manque de prise de distance, sans doute ces élèves le combleraient-ils au contact d'individus extérieurs à ce bi-cursus, des individus aux origines socioculturelles diverses car, j'ose le dire, les origines sociales de mes camarades sont loin de refléter la réalité…"
Je ne suis pas d'accord, je trouve que nous sommes un groupe de gens issus de milieux assez différents et, de plus, le double-cursus, ce n'est pas non plus une secte: nous sommes evidemment en contact avec le reste du monde [et avons donc tout le loisir de combler les lacunes de nos personnalités respectives avec ces gentilles personnes qui ne sont pas en bi-cu' et meme -soyons fous- qui ne sont pas a Sciences Po' :o].
"Il est évident que certains sont passés entre les mailles du filet, pour le meilleur comme pour le pire."
C'est mon cas je suppose, vu la spontanéité de hamster agonisant dont j'ai fait preuve le jour de l'entretien. M'enfin, je suppose que je dois etre une une tete bien pleine ET bien faite. Je ne vois que ca. :p
Je salue tout de meme ta bravoure pour cet article, au moins tu es un esprit libre [qui risque de prendre cher, certes, mais libre :p]
Sur ces bonnes paroles, je mets un terme à mes errances sur le web.
[Qui se lance pour la version bi-cursus lettres?]
Co'@ Le gros prétentieux du double cursus qui étale sa culture, ainsi qu'@ kigo et viky: vos remarques semblent intéressantes. Hélas trop longues. Le temps me manquant, je n'ai pu les lire.
@ raphael: il me semble que tu parles de la filière lettre. Or je parle de la filière philo dans laquelle il n'y a pas de CEP! Les premiers CEP devant intégrer le bi-cursus à la rentrée prochaine. Donc non, le bi-cursus scpo/philo n'est pas DEJA ouvert aux CEP, du moins PAS ENCORE.
@ Co': dsl mais je ne vois pas ce que la "bravoure" a avoir là -dedans. Esprit libre dis-tu? je m'efforce de l'être. Au risque de prendre cher? peu importe.
victorBravoure car tu laisses couler ton encre venimeuse alors que tu sais bien que tu vas te mettre une partie du peuple à dos.
Co'Le fait qu'il n'y ait pas de CEP en philo veut-il dire la procédure est impossible ?
Raphaël@ Co': dois-je en conclure que tu n'aurais pas eu cette bravoure si t'avais dû écrire un article qui te tenait à coeur? donc que tu aurais fait preuve de lâcheté? tu me fais, soit dit en passant, trop d'honneur en prétendant que je suis brave, même si pour moi il n'y a rien de courageux dans ce que j'ai fait.
@ raphaël: une de nos chargés de TD nous a dit que les premiers CEP intégreraient le bi-cursus à la rentrée prochaine. Par conséquent, je crois qu'il ne fait aucun doute que la procédure était jusqu'à présent impossible. Si t'as des infos, elles sont les bienvenues.
victorFinalement Victor, est-ce que tu conseillerais ton double-diplôme? Les points positifs compensent-ils tous les désagréments que tu présentes? À quel type d'étudiants penses-tu que ce DD est destiné? Est-ce que la charge de travail supplémentaire en vaut vraiment le cout?
mouaEffectivement, si certains étudiants du bicursus sont incapables de lire une vingtaine de lignes, ils sont vraiment passés entre les mailles du filet.
kigoBonjour,
Je souhaitais simplement apporter une petite précision sur la présence ou non des CEP en bi-cursus, puisque j'ai moi-même été admise par le biais de cette convention CEP, et que je fais effectivement partie du bi-cursus lettres (et non philo, mais c'est moi qui ait fait ce choix en fonction de mes préférences).
Je n'ai pas été informée du bi-cursus dans mon lycée d'origine, ni par Sciences Po, mais je l'ai découvert sur le site internet de l'école. Et j'ai donc fait les démarches auprès de l'administration, après avoir passé mon oral d'admission à Sciences Po, pour passer le second oral d'admission au double cursus (en même temps que ceux qui venaient de passer le concours me semble-t-il). Et ils ont accepté sans aucun problème.
Je ne saurais donc dire s'il s'agit simplement d'un manque de communication entre Sciences Po et les lycées concernés par la convention CEP, ou s'il s'agissait d'un acte volontaire de Sciences Po, mais ce serait tout de même choquant...au final, j'ai été admise de la même façon que les autres, je ne pense pas ramer beaucoup plus que les autres pour les cours; je ne vois personnellement pas de différence...Donc je m'adresse aux lycéens concernés pour leur dire que c'est tout à fait possible, et j'espère avoir éclairé certains d'entre vous!
CamilleApparamment, on n'a pas validé mon précédent commentaire... Je m'en tiendrais à une réaction vis à vis des commentaires précédents; vous vous sentez tous agressé, alors que l'auteur a parlé de "certains élèves", peut être seulement de deux ou trois, et je ne pense pas qu'on puisse affirmer de manière uniforme qu'aucun éleves du double cursus ne soit atteint du mal "science pipo"...
mvD'autre part, je ne pense pas qu'il se mette au dessus des autres; je pense qu'il faut être un peu humble nous même et reconnaître froidement quand les choses ne vont pas. Et bien, si l'un ou plusieurs (je penche pour plusieurs) d'entre nous ont le même sentiment sur certains points relevés par Victor au sein du double cursus, il faut accepter de se remettre au question, au lieu de le vouer au Gémonie sous prétexte qu'il a osé dire ce qu'il pensait. Un peu de courage enfin!
Et je soutiens l'article de Victor. Et si je me met le peuple à dos, bah tant pis!
D'ailleurs, je tiens à rappeler que j'ai été catégorisée avec un simplisme proche du ridicule pendant de long mois de raciste et d'antisémite limite nazie (sympatisante FN en tout cas ca c'est sûr), sous prétexte qu'en débat noté j'avais demandé à une intervenante de se justifier sur l'affirmation grotesque: "interdisons le FN, c'est antisémite"... Si ce n'est pas faire preuve de simplisme, d'avis tout fait, et de manque d'intelligence... Car non, je ne suis pas FN, ni antisémite, ni même raciste! Décidément, que de révélations!!
PS: d'ailleurs, même si j'avais été FN, en quoi cela vous dérange si vous vous dites si ouverts d'esprit??
mvcher Victor,
quand je vois toutes les réactions suscitées par ta pasquinade, une fameuse phrase de Molière me vient à l'esprit: "Que celui qui est morveux, qu'il se mouche!". Tu as déclenché une séance mouchage collectif apparemment ...
Acte courageux, et il faut le répéter, car les double-cursus ont pour habitude de faire comprendre à ceux qui ne pensent pas comme eux à quel point ils les aiment ...
Que pensent-ils? Invariablement, la Une du Monde (certainement le bouquin dont nous parle kigo ... )
Merci de déchirer ce voile d'hypocrisie, qu'essaie de défendre malgré tout la devise tant répétée: "vous êtes l'élite de la nation..."
Avec mon soutien cordial! et longue vie aux moucheurs! car sans eux, on s'ennuierait ...
Nitnuk@ camille: merci de l'info
@ MV et Nitnuk: merci
victorComment ne pas se sentir touché par ce billet qui étale les points négatifs du double-cursus et pose en coupable l'élite prétentieuse passée " à travers les mailles du filet" ?
Je suis d'accord avec MV pour dire que certaine chose ne vont pas, pour le moins en philo, et que nous avons largement dépassé les bornes. Nous en sommes TOUS responsables. Et je ne pense pas que cracher sur les chargés de TD de la sorte soit une manière très humble ni très responsable de se remettre en question. Je ne vois pas sous quel prétexte l'on peut se permettre de remettre en cause les compétences de ses jeunes doctorants passionnés.
Un minimum de respect à leur égard serait une meilleure marque d'humilité et d'ouverture qu'une critique exacerbée du "Club Med" sorbonard et de ses vacanciers sciences-pistes.
Je ne pense pas non plus que notre beau parleur de Victor se soit personnellement inclut dans ses critiques et tend parfois à oublier qu'il est lui aussi le fruit de "l'élite" pipoteuse.
Enfin si ça peut rassurer MV, Sponville a levé tous les doutes en nous assurant de ton marxisme.
PauTout cela devient étrangement personnel. Dommage.
Pourquoi faire comme si l’auteur était seulement attaqué pour avoir « osé dire ce qu’il pensait » ?
Pourquoi faire semblant de ne pas comprendre son manque de légitimité à juger du caractère justifié ou non de la présence de certains de ses condisciples dans le cursus ?
Et pourquoi réduire les commentaires laissés en réponse à un sentiment d’orgueil blessé de ceux qui se seraient sentis personnellement visés ? Il ne m’a pourtant pas semblé que l’enjeu était ici de se défendre personnellement de la pauvreté intellectuelle pointée par l’auteur. Au contraire, vu le nombre de commentaires postés, et le nombre de ceux qui ont réagi, tant du côté du bi-cursus Lettres que du bi-cursus Philo, on pourrait aussi se dire que la question n’est pas celle de savoir qui se sent personnellement visé ou non. En refusant le « nous » quand il parlait des élèves du bi-cursus, l’auteur s’est de toute façon placé lui-même en porte-à -faux vis-à -vis de l’ensemble du reste des étudiants. D’où, sans doute, la réaction en bloc.
Peut-être faudrait-il aussi faire attention à la certaine mauvaise foi qu’il y aurait à se poser en martyr de la liberté d’expression, et à souligner son propre courage à aller contre la majorité, et à dire tout haut ce que certains pensent tout bas. Si je voulais moi aussi faire preuve de mauvaise foi, cela pourrait me rappeler les tendances d’un certain « brillant intellectuel » à nous rappeler inlassablement son courage exemplaire à lutter contre la bien-pensance générale, et à briser tabous et langues de bois…
Blague à part, ce que je trouve vraiment le plus dommage, c’est que l’auteur se permette par-dessus tout de juger les professeurs de la Sorbonne, et d’une manière si méprisante (cf. la jeune enseignante pas convaincue par ses propos). Elève en première année, sans doute l’humilité voudrait-elle ici que du haut de ses huit mois en licence 1, on accepte de ne pas pouvoir prétendre savoir mieux que les enseignants eux-mêmes comment il conviendrait d’enseigner la philosophie de Kant, puisque c’est l’exemple choisi. Mais tout cela a déjà été dit...
Dommage alors, pour finir, que l’auteur en soit resté à souligner les écarts entre ‘grande école’ et université sans aller plus loin dans la mise en perspective du problème, et sans plutôt dénoncer – le choix était pourtant large – le manque de moyens accordés aux universités, la précarité de nos chargés de TD qui font ce qu’ils peuvent avec ce qu’on leur donne, les aberrations de la politique menée dans l’enseignement supérieur depuis des années et qui ne font que renforcer un système déjà bancal, etc. …
Et si le vrai problème aujourd'hui n’était pas uniquement celui de la proportion d’élèves issus de ZEP dans les grandes écoles ?...
(à retrouver avec tous les arguments détaillés en Une du Monde – mais seulement en Une.)
Soleneaaah ... j'adore ce grand mouchage de printemps!
NitnukComte-Sponville a remis en cause l'esprit critique du double-cursus, ses capacités d'analyse et de réflexion. Capacités propres, sensées être décelées lors de l'entretien de sélection; capacités acquises, sensées être apportées par la formation (cours, TD, travail personnel ...)
Victor, tu as tenu le même discours... sauf que ça ne passe pas. Le message est clair: on ne critique pas Sc Po! ... à moins de s'appeler Comte-Sponville
C'est triste mais c'est comme ça: la fatwa lancée contre toi est indépendante de la pertinence de ta critique.
Tu fustiges l'illusion narcissique dans laquelle baigne l'élite de la nation ... et l'élite n'apprécie pas que ce soit l'un de ses pairs qui le fasse.
Tu secoues brutalement leur confort de pensée... les pauvres, c'est vraiment intolérable! fichtre!
Ainsi, l'élite t'invite gentillement à attendre d'être Comte-Sponville, ou d'avoir la majorité des soutiens.
"ce que tu dis est vrai? peu importe, t'as pas la majorité!"
Solene t'a ôté la palme de "martyr de la liberté d'expression", alors je te décerne celle de "martyr de la débilocratie" (profites-en, car on rique de te l'enlever aussi, à grand renfort de cris scandalisés)
et je propose une devise pour le double-cursus ScPo-Sorbonne:
La politique ne consiste pas à résoudre les problèmes, mais à faire taire ceux qui les posent. Henri Queuille, président du Conseil
La critique ne réside pas dans le fait que l'auteur mette en avant les défauts de ce double-cursus et les améliorations à imaginer ( intention louable !) mais bien dans la manière ici employée. Le fait est que l'auteur incarne lui même par ses comportements et son article les défauts de ses camarades qu'il relève. Abandonnons mépris, arrogance, fausseté et tachons davantage de faire des remarques constructives qui apporteront au double-cursus. L'image que nous donnons ici tant de la formation que des formateurs et des formés est quelque peu pitoyable....
Bien à vous,
Vivien
VivienMalgré toutes les critiques (justifiées ou non) adressées à cet article, je remercie Victor de l'avoir publié car c'est effectivement l'une des rares sources d'information concernant ce bi-cursus.
A kigo : Si vous déplorez le fait que des élèves puissent abandonner leur projet à cause de cet article, pourquoi ne pas en écrire un ?
Auriez-vous des conseils pour l'entretien ?
Une pauvre élève de terminale S.
kistiPersonne n'a donc compris le titre de l'article ? N'est-ce pas un "billet d'humour" qui donc n'engage que l'auteur? De plus ne souligne-t-il pas la dimension "subjective" de l'essai ?
PhilAyant envoyé mon dossier pour ce programme aujourd'hui j'ai quelque part peur de me retrouver avec des gens si peux ouverts et prêts à balancer de la critique à tout bout de champ, comme le montre le ton de certains de ces commentaires.
@ kisti: je me permets de te répondre avec un peu de retard. Le seul conseil que je puisse te donner pour l'entretien est d'être originale et naturelle. Ne cherche pas à épater le jury en faisant étalage de ta connaissance car tous les étudiants qui seront sélectionnés pour l'entretien ont un bagage important de ce côté là . Cherche plutôt à te démarquer. L'entretien ne porte pas sur un programme à réviser ou un truc dans ce genre. C'est une discution entre toi et le jury. C'est à toi de mener le débat, de donner envie au jury d'en savoir plus sur toi. N'hésite pas à contredire le jury sur certains points si tu n'es pas d'accord avec lui. Mais soigne au mieux ton argumentation ensuite.
Autre chose s'adressant à TOUS: soignez votre tenue vestimentaire, votre look... On nous répète, on vous répète sans cesse que l'introduction dans une dissertation est capitale puisque au travers de ces quelques lignes qui représentent souvent 1/5 de l'ensemble du devoir le correcteur se fait très vite une idée bonne ou mauvaise. Dans un sens on sait tous que cette façon de faire est débile mais c'est ainsi. Eh bien c'est la même chose pour l'entretien. Le jury se fait une opinion plus ou moins positif au vue de votre présentation: évitez donc les autres jogging, baggy, short, décolletés pour les nanas. Bon c'est pas non plus obligatoire de venir en costard-cravate pour les mecs et tailleur pour les nanas. Soyez là encore naturels, sobres.
Dernier point: c'est un entretien. Il faut donc se "vendre", et donc que vous soyez capable de vanter vos points forts comme souligner vos défauts (exercice difficile soit dit en passant). Quant à votre parler, il faut qu'il soit convaincant, percutant: parlez donc de manière posée, audible, claire (évitez autant que possible les "euh...", à la place faites mine que vous réfléchissez et donc soyez silencieux quelques secondes), pas trop vite, usez des mots simples, regardez droit dans les yeux TOUS les membres du jury. Quant à votre posture: tenez-vous droit, n'hésitez pas à faire des mouvements avec vos mains, ne soyez donc pas raides; bref ne donner pas au jury l'impression que vous êtes intimidés par eux (même si parfois leurs questions sont destabilisantes, de même que leur regard...) mais au contraire que vous prenez plaisir à faire cet entretien, à converser avec eux.
A TOUS, montrez au jury que vous savez pourquoi vous êtes là ! que vous savez pourquoi vous voulez faire ce bi-cursus! Montrez au jury pourquoi il faut choisir VOUS plutôt qu'un autre!
victorL'admissibilité pour ce bi-cursus est séléctive jusqu'à quel point? Un Bac ES mention Bien suffit-il pour aller en entretien? Je sais bien que les notes des bulletins sont très relatives et n'ont pas une référence précise, mais j'aimerais savoir s'ils ne prennent que les élèves excellents et si les élèves moyens-bons ont la chance de passer en entretien... Et surtout si le CV et la lettre de motivation jouent un rôle important dans le processus d'admission.
(Victor, je sais que vous êtes un élève et que vous ne travaillez pas dans le bureau des admissions, mais étant donné que c'est le seul lien que j'ai trouvé sur ce bi-cursus, pourriez-vous m'informer sur votre niveau académique lors de votre postulation? Et aussi sur le niveau de vos collègues de classe au Lycée...)
Merci d'avance.
Amicalement,
LouisLouis
@ louis: je te renvoie vers ce lien qui je pense répondra à tes questions (regarde surtout la question 6)
http://college.sciences-po.fr/sites...
Pour ma part, je ne vais pas te parler de mes années lycées car je n'ai pas suivi une scolarité comme tout le monde.
victorSinon, la lettre de motivation est, selon moi, très importante. Ainsi, entre deux élèves au profil, résultats... similaires, eh bien la différence peut se faire avec ladite lettre de motivation. Comme je l'ai dit dans mon message précédent, fait tout pour te différencier des autres candidats. Te focalise pas sur eux, mais sur toi: d'une certaine manière, faut te vendre, donc séduire.
Dommage que tu ne t'investisses pas autant dans tes cours que dans tes humeurs!
A.MLes cursus lettres ont réagit, au tour des cursus sciences!
Faisant honneur à mon esprit profondément cartésien (humilité quand tu nous tiens), je me permets de prendre la défense de cet auteur, même s'il est vrai, son ton est parfois quelque peu condescendant. (Dans notre cursus, une condamnation à une mort violente à coup d'azote liquide aurait sans aucun doute été unanimement voté, mais je respecte son courage, car courage il y a).
J'ai lu quasiement tous vos commentaires, et je comprends les réactions. Néanmoins, j'oserai signaler qu'étudiant à la fac, nous rencontrons aussi certaines difficultés. Lorsque l'un d'entre vous s'offusque de voir l'auteur porter un jugement relativement sévère sur les profs de TD, je trouve que c'est relativement hypocrite. Si certains ont la chance de tomber sur des "doctorants passionés", il est vrai que d'autres, on en rencontre pas mal à Paris 6, ne sont pas intéressés par l'enseignement. J'ai discuté avec un de nos profs de TD qui n'a plus le temps de bosser sa thèse car les professeur d'amphi le submerge de TD... quand je ne parle pas de doctorants qui s'en foutent royalement et qui répondent à nos questions (en maths, c'est quelques peu problématique), par un "c'est pas compliqué", en montrant un tableau rempli de calculs.
D'autre part, oui, la FAC peut ressembler à une blague. ET j'appuie sur le terme RESSEMBLE. J'admire ceux qui, parmis vous, ont réussi à mener de front leurs études à sciences po et à la fac sans être en retard dans certaines matières. Pour ma part,(et je sais, compte tenu de nos révisiosn de partielles que je ne suis pas seule dans mon cas), le fait que nous soyons très peu suivis à la fac fait que nous privilégions fiches techniques, exposés et autres, au détriment d'un travail continu nécessaire. Comme nos présence en cours ne sont pas obligatoires (en pratique, même en TD, beaucoup de profs se fichent de savoir si nous sommes là ou non... Et aucune réaction enflammée n'est nécessaire sur ce sujet vu que nous savons tous que c'est une expérience au cas par cas), que nous avons très peu de contrôle, les partiels, qui eux ne sont pas de la blague et sont destinés à faire du nettoyage en particulier en L1, ont parfois l'effet d'une grosse, grosse claque.
Donc il est véridique qu'il existe une très grande différence de rythme entre ces deux institutions et que la fac peut en pâtir.
Voilà , je me permettais ces quelques remarques, car je vous trouve un peu injuste vis à vis de votre camarade.
Et à ceux qui visitent cette page pour s'informer sur les doubles curusus: ceux-ci sont un expérience formidable.
méméJ'ai découvert des gens d'horizons extremement variées: tous les coins de france, si ce n'est du monde (mention spéciale à nos originaires d'amérique latine, de Géorgie et des Dom-Tom) et de toutes les couches sociales (la semaine de vacances à 20 euros... ça crée des liens)
Merci mémé d'avoir porté ici la parole des pseudo-scientifiques que nous sommes!
Je m'en vais gaiement appuyer ton témoignage et ajouter ma petite opinion à cette collection d'avis (oui bah c'est le principe du forum non! la liberté d'expression de l'homme moderne, taper ses petites pensées sur un clavier pour renvoyer la balle à un autre clavier..bref on est pas dans un mail, inutile de flooder avec des remarques ... inutiles)
Sur la fac: évidemment très différent de sciences po (pas les mêmes moyens de toute façon, héhé), mais personnellement j'ai beaucoup aimé de découvrir les deux parallèlement, comme l'auteur de l'article. Pas le même environnement, ni le même genre de personnes, ni le même fonctionnement, ni les mêmes types de méthodes de travail à développer etc .. et cette diversité dans l'enseignement est franchement enrichissante.
Les profs de fac et les chargés de td ne sont pas toujours top, je suis tout à fait d'accord, mais souvent ils sont (avec du recul, je me dois de l'admettre) quand même carrément impliqués dans ce qu'ils font, et ça fait plaisir. Surtout, ce sont des enseignants chercheurs, ce qui fait que oui, du point de vue des qualités pédagogiques, c'est pas toujours ça, mais je trouve ça génial d'avoir en face de toi pour t'expliquer les sciences quelqu'un qui a les pieds dedans vraiment, qui passe ses journées à essayer de la faire avancer. C'est sur ce point précis que la fac égale carrément sciences po à mon avis. Mais c'est sûr, la fac nous donne bien plus d'autonomie et de libertés, alors inéluctablement ça part souvent en free style (mais foncièrement, on tiendrait aussi bien si la fac était aussi exigeante que sciences po?). Et puis, à propos de la section "des intervenants de qualité", là pour le coup ça serait bien cool si on nous faisait rencontrer des médailles fields ou des nobels de chimie à jussieu ... (sweet dreams) mais ne nous plaignons pas, les doubles cursus scientifiques ont le plaisir de rencontrer le sosie de Hugues Auffray ! Hmm.
En tout cas, pour ceux qui dans le futur se demanderaient si les doubles cursus sont faits pour eux, c'est franchement comme dit mémé une expérience géniale, dont les bénéfices surpassent de loin les contraintes, à mon (humble?) avis :)
Finalement, pour réagir à ce qui semble être le but de l'article, je ne peux qu'aller dans le sens de l'ancêtre: je trouve justement au contraire, qu'il y a en double cursus une extraordinaire diversité de personnes. C'est probablement l'aspect que j'y ai préféré, non pas la variété des sujets abordés en cours, ni même les approches très différentes entre la fac et la "grande école" mais la variété à tous points de vue des gens qu'on y rencontre.. et de là , les rencontres inattendues (j'allais dire alternatives) et l'ambiance si particulière. Bref, un double cursus ça n'est pas le repaire de geeks uniformes drogués du boulot que l'on pourrait croire, futurs étudiants, n'hésitez plus !!
Saluons nos amis de doubles cursus philo, je compatis pour le st germain - clignancourt que vous vous tapez tous les jours (bon, nous on est plus près mais en contrepartie, on bouffe de l'amiante - mais qui a dit que c'était dangereux? Nos profs sont toujours en vie!).
lapin rougeToute cette discussion ne manque pas de... philosophie !
futur élève en bi-cursuset j'ajouterai, à la réflexion, que les doubles cursus laissent une grande marge de liberté. Cette expérience est ce que vous en faîtes, vous: aucuns profs ne se soucient de l'ambiance du cursus, de vos sorties, de vos vacances, de vos cours manqués, de vos bidouillages qui foirent et qui vous font rater 3/4d'heure d'interro d'institution politique. Les seules idées qui remontent sont celles concernant le contenu pédagogique.
Ainsi, j'ai réellement trouvé qu'on se prenait en main pour tracer notre chemins de petits bi-cu' et que si on voulait y faire régner une ambiance sympa, c'était à nous de la créer.
Etant quand même une majorité du temps ensemble (mis à part peut être les confs d'anglais, mais en même temps, on y dort) il ne faut pas trop compter sur les activités de sciences po qui ne sont pas toujours adaptées à notre emploi du temps.
Donc, petits bi-cu', bâcheliers frais émoulus d'un petit lycée de province étriqué, gnômes(!) à la recherche d'un avenir éclatant, de gloire, de triomphe, futurs 1A, prenez votre vie en main, elle vous attend.
Scubus potestas est.
(ouai, bon, je m'enflamme un peu là , mais faut les motiver les générations futures!)
méméBonjour à tous, je suis élève de terminale L & compte inscrire ce double cursus dans mes voeux pour l'année prochaine.
Je voulais simplement savoir en quoi l'entretien consistait, enfin, en bref, quel genre de questions peuvent nous être posées. Nos motivations, d'accord. Mais y a-t-il aussi des questions de cultures générales etc ? Pouvez-vous donner des exemples précis tirés de votre expérience personnelle ?
Merci d'avance!
PS : Victor, après que + indicatif :) : "après que ce dernier s'est exprimé"* Voilà !
LolaBonjour à tous et merci pour cet article et ces commentaires inspirants.
MayaJe suis en terminale ES et les résultats d'admission pour le bicursus tombent demain. Comme j'espère être admise (je croise les doigts!), je voulais savoir si certains d'entre vous pouviez donner quelques indications sur l'entretien dont la description me semble assez vague, dans ce que j'ai pu lire en tout cas. En fait, je me pose les mêmes questions que Lola.
Voilà ce serait adorable de votre part, merci d'avance.
Bonjour à tous,
CamJe suis élève en terminale ES et j'ai postulé pour le bi-cursus, auquel je suis admissible à l'issue de la 1ère sélection. A l'instar de Maya et Lola, j'aurais souhaité obtenir quelques renseignements sur cet obscur entretien, un peu effrayant pour de pauvres lycéens peu exercés à la tâche... Car les informations du Net à ce sujet sont on ne peut plus rares, et ma motivation est on ne peut plus grande (en dépit de vos désaccords somme toute assez relatifs et partiels quant aux bienfaits/méfaits du bi-cursus). Soyez sympas, filez donc des tuyaux à vos potentiels successeurs, ils en seront reconnaissants! merci d'avance
Bon je sais que pour cette année les entretiens sont finis, mais pour les générations futures (haha) je peux parler de l'entretien que j'ai passé avant-hier pour le bicursus philo. (je ne connais pas encore les résultats donc j'en serai d'autant plus objective) D'abord il faut dire que les trois profs présents (un prof de philo à la Sorbonne, une de littérature comparée à la Sorbonne aussi et un prof de droit à Sciences Po) étaient plutôt sympas, ils m'ont mise à l'aise et c'était plutôt cordial. Ils m'ont demandé de me présenter, de parler de moi, puis on a parlé de toutes sortes de choses, de la façon dont j'envisageais l'avenir, de mon opinion sur certaines questions (peine de mort ou avortement), de la musique que j'écoutais, de la raison pour laquelle j'avais commencé la musique... C'était très "conversation de salon" même si le prof de philo me rappelait de temps en temps qu'on n'était pas là pour rire (il a objecté à mon "je suis contre la peine de mort" un "Rousseau et Hobbes sont pour", ce à quoi j'ai répondu que ce n'était pas une raison...). Je ne pense pas avoir très bien réussi mais il ne faut surtout pas stresser pour ça et être le plus sincère possible je pense... Mais lisez un peu les journaux avant et préparez un petit speech pour vous présenter parce que je me suis fait piéger et que c'est difficile d'improviser ce genre de choses... Voilà , après si vous voulez tout savoir mon dossier n'était pas non plus excellent et pourtant j'ai été sélecttionnée (la seule matière où je suis vraiment forte, c'est la philo - sans blague - avec une moyenne à 19), mais le reste était vraiment pas formidable... J'espère que ce témoignage va en aider certains à bien se préparer et surtout à déstresser parce que c'est vraiment pas la peine... Et je tiens à formuler l'espoir de ne pas me retrouver avec une ambiance aussi charmante si je suis admise! Mais ça, ça doit vraiment varier donc je me fais pas trop de soucis non plus.
GazelleIl fallait opter pour le double cursus Histoire camarades ! Nous nous prenons bien moins la tête, je vous assure.
(Ps: Ce message ne sert à rien si ce n'est faire un peu de pub au bi-cu Histoire, ô combien génialissime)
ThucydidophileNon vous ne me découragerez pas! A mon grand étonnement, j'ai été admise à ce bi-cursus Sciences Po-Sorbonne IV philosophie. Mais pour rester prosaïque, il faut dire que cela ne facilite guère la quête déjà difficile d'un logement.
Pour une fois que je trouve des personnes qui ont l'air au courant des modalités de ce bi-cursus, j'en profite pour vous demander si vous savez comment se répartissent les horaires entre les deux établissements? J'espère qu'on n'a jamais philosophie et sciences sociales dans la même journée: le centre de Clignancourt est à 20 minutes en métro de la rue St-Guillaume. Excusez la vision provinciale, mais ça semble beaucoup, surtout si on doit faire le trajet plusieurs fois par jour!
PS: Pour la petite note d'optimisme, mais sans grand espoir: les bi-cursus peuvent-ils bénéficier d'un barème...assoupli...aux épreuves de fin de 1A?
Merci d'avance!
Ptite nouvelleà bientôt,